| Dans Stupeur et Tremblements, Amélie Nothomb nous racontait
comment, stagiaire dans une multinationale nipponne, elle avait
embrassé, bien malgré elle, la carrière de
dame pipi. Harcèlement moral, humiliations, culte de l’obéissance,
Amélie réglait alors ses comptes avec la culture d’entreprise
à la japonaise, si incompréhensible pour un esprit
occidental. Autant de thèmes que l’on devrait retrouver
dans l’adaptation cinématographique du roman, signée
Alain Corneau.
“Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur
Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito,
qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était
ma supérieure. Et moi, je n’étais la supérieure
de personne. On pourrait dire les choses autrement. J’étais
aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de
monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que
les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.
Donc, dans la compagnie Yumimoto, j’étais aux ordres
de tout le monde.” |