Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Bombon el perro de Carlos Sorin
   
Titre original Bombón el perro
Titre français Bombón le chien
Réalisation Carlos Sorin
Scénario Santiago Calori, Salvador Roselli & Carlos Sorin
Interprétation Juan Villegas, Walter Donado, Micol Estevez, Pascual Condito, Claudina Fazzini, Kita Ca, ...
Musique Nicolas Sorin
Photographie Hugo Colace
Pays Argentine - Espagne
Année 2004
Durée 1H37
Genre Comédie dramatique
Producteur(s) Óscar Kramer & José María Morales
Site officiel  
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Salle 12 - Plan d'accès
Le jeudi 13 octobre 2005
Le film est projeté en version originale espagnole sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Juan Villegas travaille depuis 20 ans dans une station-essence perdue sur une route de Patagonie. Le jour où le propriétaire revend la station, Juan se fait virer immédiatement par le nouveau patron. Alors qu'il cherche du travail, il rencontre une vieille dame qui lui demande de réparer la voiture de son défunt mari afin de pouvoir la revendre.

N'ayant pas d'argent, elle propose de le payer en lui donnant un chien. D'abord réticent, Juan finit par accepter et se rend compte petit à petit qu'il s'agit d'une race de chien rare et convoitée. Avec un ami, il prépare un concours canin, duquel le chien repartira à la 3ème place du podium. Juan sent que la chance est avec lui. Mais il se rendra vite compte que la chance peut tourner rapidement…

 
 
Prix de la critique internationale (FIPRESCI Prize) décerné à Carlos Sorin au San Sebastián International Film Festival 2004
Montgolfière d'argent décernée à Carlos Sorin au Festial des trois continents 2005
Prix du Meilleur réalisateur au Festival International du Film de Guadalajara 2005
Présenté au Festival de Toronto 2004
Bombón el perro a été nominé 7 fois aux Argentinean Film Critics Association Awards (Cóndor de Plata) 2004
 
  • Meilleur film
  • Meilleure nouvelle révélation masculine pour Pascual Condito
  • Meilleure nouvelle révélation masculine pour Juan Villegas
  • Meilleur réalisateur pour Carlos Sorin
  • Meilleur photographie pour Hugo Colace
  • Meilleur son pour Carlos Abbate & José Luis Díaz
  • Meilleure musique pour Nicolas Sorin
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Cinopsis - Bernard Grand

Juan Villegas travaille depuis 20 ans dans une station essence perdue sur une route de Patagonie. Le jour où le propriétaire revend la station, Juan se fait virer immédiatement par le nouveau patron. Alors qu'il cherche du travail, il rencontre une vieille dame qui lui demande de réparer la voiture de son défunt mari afin de pouvoir la revendre. N'ayant pas d'argent, elle propose de le payer en lui donnant un chien. D'abord réticent, Juan finit par accepter et se rend compte petit à petit qu'il s'agit d'une race de chien rare et convoitée. Avec un ami, il prépare un concours canin, duquel le chien repartira à la 3ème place du podium. Juan sent que la chance est avec lui. Mais il se rendra vite compte que la chance peut tourner rapidement ...

Après HISTORIAS MINIMAS, Carlos Sorin rallonge la sauce Argentine. De la même manière, Carlos Sorin a préféré les acteurs non professionnels, sans doute pour la spontanéité de leur jeu, et le minimalisme dans les dialogues.

Un bon regard vaut mieux qu’un long disours... Pas de ceux forcés retrouvés dans une certaine communauté de l’anneau, larmoyants parfois, et énervants souvent, mais de regards empreints d'une humanité et d’une tendresse exceptionnelles. Une histoire simple avec des gens simples, voilà, semble-t-il, le credo de Carlos Sorin.

BOMBON EL PERRO est un film de contrastes, surtout. Contrastes graphiques avec une photographie travaillée au burin, à grand coup de champs et contrechamps, de contre-jours, et de filtres sur l'objectif. Mais rien n'est gratuit, et ces jeux ne sont finalement que les prémices d’une critique de la société Argentine, empreinte, elle aussi, de bien des dissemblances.

Entre possédants, et possédés. Les petites gens n'ont pas voix au chapitre, les grands sont au dessus de tout. Avec légèreté, finesse et quelques traits d’humour, Carlos Sorin sait nous le faire sentir sans pour autant chanter l'Internationale et dresser le poing.

L'acquisition de "Lechien ", en français dans le texte, semble être une révélation pour Coco Villegas. Ce chien d'une race exceptionnelle lui ouvre en grand les portes des hautes sphères patagoniennes, il se retrouve du jour au lendemain propulsé du bureau d'intérim humiliant et déshumanisé au monde des éleveurs canins, où médecins, comptables et autres nantis ne le regardent enfin plus comme le plouc de service qui débarque de son garage miteux.

Il est des leurs, de la race des rares élus qui ont le privilège de participer à ces meetings, ces concours où se brasse une quantité astronomique de dollars.

Un chien clé, un chien poule aux œufs d’or également, mais on se demande parfois qui est le chien… En effet, ce n'est pas toujours Villegas qui promène le toutou entre les concours.

D'un côté il accède à ces sphères aisées, mais sans pour autant y faire fortune, et de l'autre, il est un peu dépossédé de son intégrité, devient par moment celui qui est promené en laisse. Ou pire : comme on le prévient avant qu'il ne parte prendre soin de la libido du chien "Dans le monde des saillies, il faut faire gaffe... On essaie toujours de t'entuber".

Articulé autour des quatre pattes, le film est surtout un portrait de la Patagonie, une galerie de portraits typiques, et une petite critique acidulée de la société argentine qui bat de l’aile. Mais c'est surtout une histoire profondément humaine, avec sa simplicité poétique qui fera du bien aux yeux, au cœur.

(In Cinopsis)

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