Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Douches froides d'Antony Cordier
   
Titre original Douches froides
Réalisation Antony Cordier
Scénario Antony Cordier & Julie Peyr
Interprétation Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Jean-Philippe Ecoffey
Musique Nicholas Lemercier
Photographie Nicolas Gaurin
Pays France
Année 2005
Durée 1H42
Genre Drame
Producteur(s) Pascal Caucheteux & Sebastien Lemercier
Site officiel  
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Salle 12 - Plan d'accès
Le Jeudi 20 octobre 2005
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Douches froides c’est l’histoire d’un trio d’adolescents. C’est aussi l’histoire de parents pauvres face à des parents riches. On y explore les problèmes cruciaux des gens de 17 ans : Comment supporter une mère qui coupe l'électricité à la maison pendant deux semaines ? Qui est le plus fort du judoka ou du karateka ?

Peut-on reprocher à son père de trop picoler ? Comment perdre huit kilos en six semaines ? Comment faire sortir le reste d’un tube de dentifrice vide ? Y a-t-il vraiment des gens qui désirent les catastrophes ? Comment aller à l'hôtel faire l'amour à trois ? Douches froides, c’est une comédie dramatique sur le bonheur.

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Entretien avec Antony Cordier

La première image du film, c'est un tableau noir…

Je viens de là, de l'école républicaine comme on dit. J'ai tout appris à l'école, même le cinéma puisque j'ai appris le montage à la Fémis. C'est sans doute pour ça, c'est ce qu'il y a à l'origine: un tableau noir… Le premier film que j'ai fait, Beau comme un camion, c'est un documentaire sur ma famille. Je me suis senti socialement et artistiquement autorisé à faire du cinéma à partir du moment où les films m'ont amené à parler avec les gens de ma famille, comprendre pourquoi, quand j'étais enfant, on me disait “ qu'il ne fallait pas faire ouvrier”.

Quelle est l'idée de départ ?

Le monde ouvrier accorde beaucoup d'importance à la notion d'effort, de sacrifice : il faut souffrir dans la vie, il faut en baver. Je voulais voir jusqu'où ça pouvait nous mener, cette logique du sacrifice, dans tous les domaines, et en particulier dans le domaine du coeur. Qu'est-ce qu'on a à sacrifier en amour ? Pourquoi ? Quel plaisir est-ce que ça peut procurer ?

C’est une forme de masochisme !

Presque ! Ce que je trouve étonnant, c'est qu'il y a des gens qui trouvent leur bonheur en se privant de choses essentielles. Des ascètes par idéologie, pas par spiritualité. Dans le film, la famille coupe l'électricité et ils se mettent tous à vivre dans le noir, sans pouvoir se servir ni du micro-onde, ni de la télé, ni du rasoir : c'est un défi lié à la nécessité de faire des économies mais on sent bien que ça leur apporte presque du bonheur !

Cette famille qui s’éclaire à la bougie, c’est une histoire vraie ?

Ah non, c’est fictif, mais je viens d'une famille où l'on était très préoccupé des conditions de notre survie. Ce n'est pas tout le monde qui est comme ça. Si on voulait survivre, il fallait économiser sur un peu tout : l'électricité, le chauffage, la bouffe, les vacances, les vêtements… On ne choisit pas cette manière de vivre, cette culture. Elle s'impose à vous parce que le travail ouvrier est très mal payé, payé juste en dessous de ce qu'il faudrait pour survivre normalement : ça oblige les gens à trouver des combines, à être un peu dans l'illégalité, et ça maintient un climat de peur.

Pourquoi avoir choisi le judo ?

Si j'ai commencé à écrire sur le judo, c'est parce qu'il s'agit du sport que je connais le mieux, pour l'avoir longtemps pratiqué, mais j'avais dans l'idée de changer de sport en cours d'écriture, de parler d'athlètes par exemple. Mais l'histoire du régime que s'impose Mickael a pris tellement d'importance que le judo est devenu indéboulonnable.

Un combat de judo, ce n'est pas toujours très agréable à regarder mais je savais ce que j'avais envie d'aller chercher. “ Politiquement ”, c'est intéressant : c'est un art martial qui a été inventé par un homme qui mesurait 1m55 et qui voulait développer une méthode de combat qui permette aux petits de battre les plus grands en utilisant la force de leur adversaire.

Dans le film, ils font du judo par équipe, avec un combattant par catégorie de poids : on dirait un peu les Dalton…

Oui, c’est comique et en même temps c'est malin comme organisation : une équipe de judo, c’est comme une microsociété utopique où les handicaps de poids (beaucoup trop léger, un peu obèse) deviennent des avantages…On ne voit jamais de judo au cinéma mais, en France, c'est le 3e sport au nombre de licenciés.Tout le monde a fait un an ou deux de judo. Dans l'équipe, il y avait des techniciens qui avaient pratiqué le judo enfant et qui étaient vraiment émus de remonter sur un tatami ! C'est un sport qui marque d'abord… philosophiquement.

Est-ce que c'est un film sur l'adolescence ?

L'adolescence en elle-même ne m'intéresse pas énormément. Jamais il n'a été question de faire une chronique naturaliste de l'adolescence, surtout pas ! Les personnages ne parlent pas tellement comme “ des ados d'aujourd'hui ” . Non, ce qui m'intéresse, ce sont les différences, et à 17 ans, la question de la différence se pose de manière très crue – la différence sociale, la différence sexuelle… À la limite, oui, ce qui m'intéressait, c'est qu'à l'adolescence on peut être très libre sexuellement, très partant pour expérimenter des “figures ” . Faire l'amour à trois, ça ne veut pas forcément dire qu'on est partouzeur dans l'âme, ça peut juste vouloir dire qu'on a un rapport très sensuel aux amitiés… et qu'on cherche les limites et le sens de sa propre sexualité. Et puis à 17 ans, on peut encore voir la sexualité comme une performance. Le nombre, la durée, les positions, l'endroit où “ on l'a fait ” , ça a de l'importance. Je trouve que c'est touchant.

Justement, on a l’impression que la scène d'amour est le pivot du film ...

C'est une séquence que l'on a beaucoup chorégraphiée avec les acteurs, comme les combats de judo. Pendant la préparation, on avait un petit dojo pour nous tout seuls. Ce que font les trois ados, ça a du sens. On peut dire qu'ils font l'amour à trois mais forcément, à un moment, Mickael s'aperçoit qu'il a autorisé sa petite amie à faire l'amour avec un autre type. Il se retrouve spectateur et c'est forcé qu'il souffre de ça. Ce n'est plus du libertinage : il a fait acte d'allégeance. Il a appris à se priver de tout, et il est en train, bêtement, de se priver de sa petite amie. Assez injustement, il rend ses parents responsables de tout ça, puis Vanessa.

Après l'amour, il y a un beau moment, très silencieux entre les trois ados ...

J'ai essayé d'ellipser le moins possible. Faire l'amour à trois, ce n'est pas évident, mais se retrouver à trois après l'amour, c'est très gênant ! Les garçons retrouvent leurs réflexes de sportifs, ils se jettent sur leurs gels-douche… Vanessa est dans un état plus contemplatif. Dans les vestiaires, littéralement, les choses se nouent et se dénouent, mais dans quel sens ? Vanessa, elle a un lacet autour du poignet, elle est sérieusement entravée, mais Clément, lui, ne défait même pas ses lacets de chaussures ...

Le lendemain, Vanessa a des courbatures. Ce n’est pas un peu exagéré ?

Si ! C'est vrai qu'avec Julie Peyr, qui a écrit le scénario avec moi, on pensait beaucoup aux romans de John Irving, qui utilise souvent la lutte, un autre sport de combat. C'est une manière simple d'aborder le sport : comme métaphore de la sexualité. Parce que le sport au cinéma, ça peut être vite chiant ! D’ailleurs, dans cette scène où ils font l'amour tous les trois sur le tatami, les gestes sportifs deviennent des gestes tendres, sans que le passage de l’un à l’autre soit très marqué. Après, il y a quelque chose d'un peu athlétique et taciturne dans leur sexualité, une exagération que je trouve très drôle.

Les parents ont aussi leur importance ...

Dans le film, il y a des gens de 20 ans et des gens de 40 ans – et moi j'en ai 30 ! Je suis aussi éloigné des uns que des autres. C'est un film sur les gens qui ne sont pas de ma génération. Pour moi, il arrive la même chose à Mickael et à ses parents : ils ont chacun leurs difficultés (scolaires, professionnelles, sportives, sentimentales) mais les parents trouvent leur bonheur là-dedans alors que Mickael, pas du tout !

C'est une famille un peu névrosée, quand même ...

Carrément. Ils sont toujours à l'affût de ce dont ils peuvent se priver : la lumière, l'eau chaude, les matières grasses, l'amour… Ils planifient leur dépouillement. Ce sont des pauvres : ils redoutent tellement la catastrophe qu'ils sont soulagés le jour où elle arrive. C'est humain. Si Mickael décide qu'il doit perdre autant de poids, c'est parce que socialement, il est prédéterminé à se sacrifier. Au début du film, sa vie est plutôt bien engagée, mais petit à petit il laisse filer toutes ces belles promesses et il finit dépouillé.

Est-ce qu'il y avait la volonté de faire un film social ?

Le “ film social ” , je trouve que ça n'existe pas.Avec Sébastien Lemercier, le producteur, jamais nous n'avons parlé de faire un “film social ” , et pourtant nous avons beaucoup parlé du genre du film… Par contre, qu'il puisse y avoir des motivations sociales dans les sentiments ou même les expériences érotiques, c'était quelque chose que je voulais absolument décrire. Évidemment, quand on fait un film avec des riches et des pauvres, on essaie de faire attention aux clichés. C'est difficile parce qu'en même temps l'espace social est plein de vrais clichés, et qu'il faut en rendre compte. La barrière de l'argent, par exemple, elle est omniprésente quand on est pauvre. Comment on fait des scènes avec ça sans trop se répéter ? Dans la séquence de l'hôtel, Mickael laisse monter sa copine avec Clément parce qu'il n'a pas de carte bleue. Ça peut être exaspérant de toujours revenir au problème de l'argent mais dans les milieux ouvriers une phrase sur deux concerne le manque d'argent… Oui, c'est effectivement exaspérant ! Alors le minimum qu'on peut faire, quand on est réalisateur, c'est de voir ce que cette obsession peut avoir de poignant, ou alors carrément de drôle ...

Justement, quand Mickael va chez les Steiner pour la première fois, il a l’air ému et en même temps, c’est un peu dérisoire.

Exactement. Il y a Mozart qui tonne dans la jolie maison : c'est beau mais un peu con. Après, on est gentil avec lui mais on le laisse sur le pas de la porte, on lui fait un peu la leçon. Ça ressemble à la bourgeoisie : c'est civilisé mais au fond, très violent. La vie, quand on vient de ces milieux qu'on appelle “ défavorisés ” , c'est constamment de l'humiliation ...

Le sujet est presque noir mais le film est plutôt lumineux ...

Avec Nicolas Gaurin, le chef-opérateur, on savait ce qu'on ne voulait pas faire : une image sombre, contrastée… On voulait plutôt une lumière de film taïwanais, quelque chose de doux et d'assez coloré. Comme les vêtements que portent les sportifs : du coton et de la couleur. On regardait surtout des films américains et beaucoup de films chinois – les États-Unis et la Chine : les deux pays que Mickael confond à son épreuve de géo.Avant le tournage, on a projeté à l'équipe Blue gate crossing, un film taïwanais qui a été un gros succès là-bas. Les Chinois n'ont pas peur des formes que nous méprisons : la comédie, la pop, la bluette… C'est très libérateur.

Comment avez-vous trouvé Johan Libéreau ?

C'est quelqu'un qui vient de la rue, comme on dit, ce n'est pas un comédien de profession : il a fait de la chaudronnerie, de la pâtisserie… Mais je ne cherchais pas spécialement un petit prolo : j'ai vu beaucoup de jeunes comédiens, et aussi des judokas sans aucune expérience de jeu. Ça a duré un an et demi, on a dû rencontrer 250 garçons… Johan, je l'ai rencontré très tard. Étrangement, il a passé son casting en même temps que Pierre Perrier, qui joue Clément. C'est toujours idiot à dire mais dès la première lecture, il s'est passé quelque chose. Je ne sais pas s'ils étaient justes mais on sentait qu'ils ne forçaient pas, c'est-à-dire qu'il y avait entre leurs deux personnages une opposition qui n'était pas agressive. C'était une opposition intelligente, pleine de fascination mutuelle. On sentait que Johan enviait la prestance de Pierre, qui lui-même enviait l'aspect canaille de Johan. Ce n'était pas la lutte des classes, ni les bons contre les méchants, c'étaient deux formes masculines opposées de la séduction, donc c'était parfait.

Il est très proche du rôle ?

Si Johan était vraiment très bon, c'est aussi à mon avis parce qu'il comprenait absolument tout ce qu'il y avait dans le scénario. Il n'avait jamais aucun problème avec les situations : les complexes d'infériorité, la bagarre, la conquête, les défaites qu'on ne doit qu'à soi-même… il connaît tout ça.
Finalement, je pense que le plus dur pour lui, c'était le travail physique avant et pendant le tournage. Il a dû faire du judo pendant 6 mois, petite ceinture blanche au milieu des ceintures noires du Racing Club de France, et il avait un travail de musculation quotidien extrêmement contraignant… Bon, il était assez content de gagner des abdos, aussi ! Et puis il a dû grossir de 6 kilos avant le tournage, de manière à pouvoir les perdre ensuite progressivement au fil des scènes ...

Et Salomé Stévenin ?

Salomé, c'est différent. J'étais en train d'écrire le scénario quand je l'ai vue dans Mischka, et je me suis senti très joyeux de savoir qu'elle existait. J'avais une intuition… “ sportive ” : pour moi, c'était la championne de France de sa catégorie, mais il fallait le prouver, aussi bien elle que moi… Donc, j'ai vu d'autres jeunes filles, j'ai fait des tas d'essais, et, en plus de confirmer l'excellence de Salomé, ça nous a permis de préciser son personnage. Ce qui est bien avec Salomé, c'est qu'elle n'incarne pas l'adolescence boudeuse, enterrée, mais la vie. Elle peut donner envie de l'emmener dans des aventures pas banales ...

Ce n'est pas le même type d'acteurs ...

Johan et Salomé sont fondamentalement différents, que ce soit socialement, mentalement, ou dans leur façon d'appréhender la vie quotidienne, et au tournage on pouvait s'appuyer sur cette différence. À Salomé, qui a besoin de beaucoup de pistes, je disais : “ Le personnage de Johan veut être le champion de son quartier. Ton personnage, lui, a juste pour ambition d'être une citoyenne du monde.”

Pendant le montage, j'ai lu une phrase de Jacques Piasenta qui m'a fait penser à mes deux petits acteurs : il comparait deux athlètes qu'il avait entraînées. Eh bien Johan et Salomé, c'est comme Marie-Jo Pérec et Christine Aaron : l'un dit tout le temps oui , et l'autre dit tout le temps non, mais ce sont des bêtes de compétition.

Comment avez-vous choisi les acteurs qui jouent les parents ?

Ce sont plutôt eux qui m'ont choisi ! Quand je les ai rencontrés, c'est moi qui passais un casting… et je leur suis très reconnaissant de m'avoir aidé à ce point. Florence Thomassin, je l'avais surtout appréciée dans les films de Gérard Mordillat, où elle a toujours beaucoup de classe, alors j'avais d'abord pensé lui proposer le rôle de Mathilde Steiner. Mais, je m'en suis aperçu en deux minutes, fondamentalement, c'est une magnifique prolétaire! Jean-Philippe Ecoffey, pour moi, c'est un peu comme s'il reprenait son personnage de marin dans L'effrontée vingt ans plus tard, comme s'il se réveillait tout juste du coup de mappemonde que lui file Charlotte Gainsbourg ! Mais je ne lui ai jamais dit ...

Et les parents “ riches ” ?

Aurélien Recoing et Claire Nebout forment un couple félin, très séduisant. Claire, avec sa modernité et sa force d'affirmation, on ne pense pas que c'est juste “ la femme de ” , comme si Steiner avait épousé une ancienne miss France, à la Afflelou… on se dit plutôt qu'il a épousé une championne de natation. Elle donne un peu de subtilité au cliché.

Louis Steiner est en chaise roulante ...

On peut penser qu'il a connu un accident, un vrai drame, donc face à lui Mickael ne peut pas trop se la jouer misérable. Steiner a un handicap qui le rend intouchable.

Comme lui, les personnages se présentent d'abord “ physiquement” ...

... Oui, mais en même temps je me méfie de cette thématique. Ce n'est pas du tout un film sur le corps. Mais là, il s'agit de décrire le monde sportif et les sportifs sont évidemment obsédés par leurs corps. C'est juste réaliste: dans la vie, les sportifs sont exhibitionnistes, narcissiques et douillets ...

Vanessa n'est pas du tout sportive mais, dans sa première scène, elle se déshabille en classe pendant son exposé ...

Les sportifs sont plus musclés et elle, elle est plus sexy, plus affranchie. C'est pour ça qu'elle exécute cette performance d'exposé / striptease… Comme Mickael au judo, dans la scène qui suit, elle balance tous ses adversaires par-dessus son épaule ! Je crois que ce genre de scènes, ça me sert dans le film à échapper à la surdétermination sociale. C'est une alternative: au lieu de filmer le pittoresque ouvrier, la misère et la richesse, on peut filmer simplement ce que les personnages sont physiquement. Je préfère définir Vanessa par son audace corporelle que par son milieu d'origine. D'ailleurs, on ne voit pas ses parents.

Dans cet exposé du début, il y a le poème Meet the monster : on se doute qu'il va y avoir des monstres dans l'histoire ...

Oui, mais on ne saura jamais vraiment ce que c'est. C'est une vraie fausse annonce : le film ne désignera pas vraiment les coupables. Moi je pensais plutôt à des monstres comme on en voit dans les films d'animation de Miyazaki, ces “ démons ” que l'on pense d'abord maléfiques et qui soudain se métamorphosent et aident le petit héros. Je me disais : bon, si c'était un dessin animé japonais, en quoi est-ce que ce personnage se transformerait pour devenir meilleur ?

C'est un film sur la métamorphose ?

Pour moi, c'est plutôt sur le bonheur.Toutes les formes du bonheur : l'ivresse de la victoire, l'argent, l'orgasme maximum. Mais pour vous, c'est sur ce que vous voulez ...

Source : In Cinempire

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