Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Titre original Gabrielle
Réalisation Patrice Chéreau
Scénario Patrice Chéreau & Anne-Louise Trividic
D'après l'oeuvre de Joseph Conrad
Interprétation Isabelle Huppert, Pascal Greggory, Claudia Coli, Thierry Hancisse, Chantal Neuwirth, Thierry Fortineau, Louise Vincent, Nicolas Moreau, ...
Musique Fabio Vacchi
Photographie Eric Gautier
Pays France/Italie
Année 2005
Durée 1H30
Genre Drame
Producteur(s) Serge Catoire
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Salle 12 - Plan d'accès
Le Jeudi 22 décembre 2005
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Début du 20ème siècle. Gabrielle et Jean forment un couple heureux depuis dix ans. Ils vivent dans une maison luxueuse entourés de servantes et de domestiques. Leur vie est parfaitement organisée selon certaines règles et habitudes.

Leur cercle de connaissances les respecte et les admire. Leurs soirées mondaines sont réputées. Mais un jour, il y a une lettre et l'horloge se dérègle. Une passion incontrôlable s’introduit dans leur vie et leur monde s’écroule…

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La Libre Belgique
 

Huppert et Greggory sublimes dans cette adaptation d’une nouvelle de Conrad par Patrice Chéreau. Patrice Chéreau confirme la place singulière qu’il occupe dans le cinéma français et européen aujourd’hui.Loin de toutes les écoles, à la fois d’une rigueur classique et d’une inventivité formelle constante – jamais ostentatoire, toujours au service de l’histoire.

On est surpris d’être surpris par "Gabrielle ", énième film sur le couple, qui parvient à repousser les limites du genre porté par ses deux magnifiques acteurs – Pascal Greggory d’une froideur glaçante, Isabelle Huppert si expressive dans son mutisme. Usant de toutes les ficelles de son art, Chéreau injecte du théâtre dans sa mise en scène pour mieux faire surgir la vérité des sentiments, exploite le confinement de son huis clos pour créer des abîmes vertigineux, fige le temps de cette société sclérosée et révolue pour mieux parler d’aujourd’hui et rappelle l’origine littéraire de son texte par des intertitres écrasants.

La mise en scène, le jeu des acteurs, la circulation de la caméra, le montage, d’apparence anodine, sont une partition et une chorégraphie complexes où rien est laissé au hasard, où chaque image fait sens. Rarement drame a été aussi beau.

  Source : La Libre Belgique
Le Soir
 

Le suspense tire sa force de la mise en scène des sentiments et des gouffres vers lesquels l’amour ou le non-amour peut mener…. Chéreau revendique la stylisation des choses pour mieux nous amener vers la réalité du récit. Il pousse ses comédiens à devenir ce couple aux accents contemporains, universels.

Pascal Greggory et Isabelle Huppert bouleversent totalement avec l’émouvante pudeur qui sied à leur personnage. Chéreau communique plus que jamais un véritable plaisir de cinéma.

  Source : Le soir
cinopsis
 

Marié à Gabrielle depuis dix années, Jean Hervey est un bourgeois qui se flatte d'avoir des amis et de les inviter chaque semaine à de bons repas. Le repas du jeudi est particulièrement couru par tous et toutes. Sa femme l'aime, il en est certain, et il aime sa femme, il en est également certain. Mais un beau jour, alors qu'il rentre chez lui, il trouve un mot de Gabrielle lui annonçant qu'elle est partie pour toujours avec un autre homme. Le monde de certitudes de Jean s'écroule ...

Patrice Chéreau, metteur en scène de théâtre avant tout, fait rarement des films dans les sentiers battus de ses confrères réalisateurs de cinéma (LA REINE MARGOT, INTIMITE). En adaptant une nouvelle de Joseph Conrad (Le Retour), il fait une nouvelle fois un pas dans une direction que peu aurait osé emprunter.

Très écrit, très dialogué, GABRIELLE est dynamisé au début du film par une caméra très fluide circulant au milieu des groupes de personnages suivant alors le rythme d'un des protagonistes et s'attardant parfois sur l'un ou l'autre. Par ce biais, Chéreau réussit le tour de force de faire passer au cinéma la pilule d'un récit qui reste très littéraire plutôt que visuel (la description orale du personnage de Francis que l'on ne voit pas à l'écran en est un bon exemple).

Puis vient, après l'envolée du début et après la brisure du couple, une caméra plus statique distillant des plans fixes qui saisissent alors le tourment et la tempête dans lesquels se débattent Jean et Gabrielle. La mise en scène ne doit plus en rajouter, la certitude de la caméra fait face à l'incertitude des personnages. La violence est plus souvent verbale qu'exprimée physiquement et lorsqu'elle atteint des sommets, Chéreau s'offre le luxe de l'intertitre pour en souligner la force.

Mais, à l'instar du théâtre, Chéreau aime aussi diriger de grands acteurs. Et entre Pascal Greggory et Isabelle Huppert, on peut dire qu'il est servi. Le combat au sommet est admirable de maîtrise même si l'interprétation de Huppert est un poil au-dessus de celle de son compagnon de scène. Leurs faces à faces sont aussi terribles que leurs moments de déchirements solitaires. Et Pascal Greggory donne une suffisance formidable à son personnage qu'il utilise à merveille pour le briser ensuite ...

  Source : Cinopsis - Eric Van Cutsem
rtbf
 

Cinéaste inégal, Patrice Chéreau n’est jamais aussi inspiré que quand il traque le mystère des relations intimes : souvenons-nous de son adaptation de " Son frère", le roman de Philippe Besson… Son nouveau film, inspiré d’une nouvelle de Joseph Conrad, part d’un argument dramatique a priori maintes fois traités : une grande bourgeoise quitte son mari, lui laissant une lettre expliquant qu’elle rejoint un autre homme. Mais quelques heures après son départ, elle réintègre le domicile conjugal… Pourquoi ce retour ?

Et la vie de couple est-elle possible après ce retour ? Chéreau, pour explorer ces questions, multiplie les expérimentations formelles ( passage du noir et blanc à la couleur, surimpressions de mots sur l’image), mais sans jamais perdre de vue l’essentiel : montrer la violence des sentiments qui s’expriment, sous des dehors polis, par le mari trahi et la femme déçue… A l’arrivée, un film d’une redoutable intelligence, porté par les interprétations vibrantes de Pascal Greggory et Isabelle Huppert.

  Source : RTBF - Hugues Dayez
6Bears
  Foncièrement homme de scène, Patrice Chéreau est aussi un homme de cinéma confirmé. Il le prouve encore une fois avec son nouveau film mettant en vedette Isabelle Huppert.

Jean est un homme à qui tout réussit, il a du succès dans ses affaires, une grande maison, des domestiques et surtout une femme intelligente et discrète. Une vie calme organisée, dénuée de toute passion et de tout scandale, une vie parfaite pour cet homme du début du 20e siècle. Un jour, alors qu'il rentre chez lui, Jean constate que Gabrielle, sa femme n'est pas là. Les domestiques chuchotent. Sur son bureau une lettre et le monde s'écroule... Pire encore, Gabrielle revient.

Il est des films que l'on voit et dont on ne sait pas trop si l'on doit s'émerveiller ou être perplexe. Adapté d'une nouvelle de Joseph Conrad ("Le Retour"), le scénario de Chéreau et d'Anne-Louise Trividic offre un drame lourd et profond en huis clos, le portrait d'une femme complexe et finalement beaucoup plus forte qu'on aurait pu le soupçonner. En véritable chercheur en arts du spectacle, Chéreau fait preuve d'une réelle inventivité et manipule la matière filmique pour créer, ajouter du sens.

Si cela peut dérouter le cinéphile occasionnel, il faut admettre qu'il y a très longtemps que le cinéma "d'auteur"français n'avait plus proposé de recherches visuelles et sonores aussi enthousiasmantes. Par contre, Chéreau reste, malgré tout, profondément un homme de théâtre et cela se ressent assez fortement dans sa manière de diriger les acteurs. Chéreau réussit donc l'exploit paradoxal de faire un film qui soit à la fois incroyablement théâtral et incroyablement cinématographique.

  Source : 6Bears - Boul
Cinema - telerama
 

Sur la rupture d'un couple, un Chéreau parfois pompier, et finalement saisissant. Qui verra Gabrielle, de Patrice Chéreau, aura sans doute envie de lire très vite Le Retour, de Joseph Conrad, la nouvelle méconnue dont le film est tiré. C'est une histoire implacable et ramassée, le procès-verbal de deux vies en quarante-huit heures, et il est bizarre qu'un tel "synopsis"n'ait jamais été porté à l'écran ou sur scène auparavant. Soit un couple établi depuis dix ans, apparemment incassable. Un jour, contre toute attente, l'homme trouve une lettre sans appel de sa femme : elle l'a quitté pour un autre. Mais le soir même, avant qu'il n'ait eu le temps de prendre la mesure de cette nouvelle, elle rentre à la maison. Ce n'est que le début.

Bien sûr, cette histoire de mariage est aussi une affaire de position sociale, de milieu et d'époque. Joseph Conrad l'a écrite en 1897. Patrice Chéreau, après plusieurs films contemporains, dont Intimité et Son frère, la situe au début du XXe siècle, dans la bourgeoisie fortunée. Mari et femme reçoivent une fois par semaine. Hélas, pour représenter cette microsociété proustienne (l'intention semble être de faire vivre un salon à la Verdurin) le cinéaste s'en tient scrupuleusement aux clichés en vigueur : il déploie une ronde forcée de précieux ridicules, endimanchés et bruyants. Tautologie, car à quoi bon filmer des mondains comme des mondains ?

Au chapitre des loupés, il faut ajouter ces trucs dont Chéreau abuse pour conjurer ce qui semble être sa double bête noire : le théâtre filmé et le téléfilm en costumes - des phobies bien curieuses quand on choisit d'adapter un quasi huis clos centré sur deux personnages et situé à la Belle Epoque. Vouloir "faire cinéma" à tout prix, tel est le piège que Chéreau s'est toujours tendu à lui-même. De la virtuosité (des mouvements de caméra) au pompiérisme d'auteur, il n'y a parfois pas si loin. Le passage impromptu du noir et blanc à la couleur ou l'inverse tient de la coquetterie illisible. Les quelques ralentis ou arrêts sur image, de même que ces cartons qui impriment en grosses lettres telle phrase du dialogue (entre la manière du cinéma muet et celle de Godard) restent lettre morte.

Mais si ces "excès"de style persistent, on cesse de les remarquer au fur et à mesure que s'épaissit le face-à-face entre les deux époux et que se précise leur moment de vérité. Mari et femme s'envoient à la figure des choses atroces, comme cette réplique de Gabrielle : "Si j'avais pu penser une seconde que vous m'aimiez, je ne serais jamais revenue."Ils cernent peu à peu cette hypothèse que le décor, funèbre, suggérait depuis le début : ils ne sont qu'un simulacre désincarné de couple, ils partagent leur grande maison et leur chambre à coucher sans désir, sans amour, comme deux cadavres un même caveau.

De la part de Chéreau, qui s'est toujours voulu un metteur en scène du corps, de la pulsion, le choix d'un tel sujet intrigue. Mais c'est un fait, Gabrielle, dont l'énergie un peu artificielle agace d'abord, est beaucoup plus convaincant à la longue, en austère lamento bergmanien, en théâtre de chambre glacé. Et si le cinéaste était moins charnel qu'il ne l'a toujours cru ? Dans le même ordre d'idée, face à un Pascal Greggory progressivement à l'aise (son phrasé évoque longtemps celui d'une voix de doublage), Isabelle Huppert enterre avec une belle abnégation l'espoir d'être jamais une héroïne passionnée, une Adèle H. Gabrielle, perdante, battue, rentre au bercail parce qu'elle se sait incapable de vivre pleinement un amour incandescent. Que la star française réputée la plus cérébrale joue cela est évidemment très savoureux, et même plus.

A rebours des fictions, nombreuses et diverses ces dernières années, de Eyes Wide Shut à La Moustache, qui dynamitent le couple bourgeois pour mieux le reconstituer in extremis, celle-ci ose la fêlure fatale, l'amertume absolue, les aveux et gestes irréversibles. Les personnages effectuent un trajet en aller simple au lieu de revenir à la case départ, de boucler une boucle. On s'aperçoit, quand défile le générique de fin de Gabrielle, que cette manière de trancher net est aussi un bon moyen de redonner quelque frisson romanesque.

  Source : Cinéma Télérama - Louis Guichard
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Isabelle Huppert au coeur de l'intimité
 

L'actrice est bouleversante dans "Gabrielle", femme en désespoir d'amour. En compétition, le nouveau Patrice Chéreau pourrait lui valoir son troisième prix d'interprétation. Et confirme son impact international.

Patrice Chéreau a illuminé le Lido avec "Gabrielle", son nouveau film présenté en compétition. Adaptant une nouvelle de Joseph Conrad, le réalisateur et metteur en scène français use aussi bien du cinéma, que du théâtre et même de la littérature pour impliquer émotionnellement le spectateur dans ce huis clos où un couple bourgeois du début du siècle se déchire sur les abîmes de sa relation.

Autant le portrait d'une société sclérosée que d'une femme en désespoir d'amour, "Gabrielle" offre à Pascal Greggory et Isabelle Huppert un espace d'expression de tout leur talent. L'ovation debout qui a accueilli l'arrivée de l'actrice lors de la conférence, outre une solide présomption pour une troisième coupe Volpi de la meilleure actrice, a démontré combien celle-ci s'impose comme l'une des plus grandes - sinon la plus grande - des actrices françaises vivantes.

Démonstration de cet impact - et contre-point culturel - lors d'un entretien qu'elle a accordé (en anglais) à une quinzaine de journalistes non-francophones, anglais, polonais, russe, suédois, nord-américains ou australiens. Extraits.

Est-il fréquent qu'un réalisateur vous appelle en vous disant qu'il veut travailler avec vous ?

Ça arrive tous les jours (elle rit)! Non, vraiment, ce n'est pas la première fois.

Pouvez-vous nous donner un exemple de qui l'a fait ?

Et bien, Michael Haneke qui a écrit des rôles spécialement pour moi... Mais vous savez, en France, c'est très fréquent d'écrire un rôle pour un acteur bien précis. Je crois que votre étonnement provient du fait que c'est beaucoup plus rare comme situation aux Etats-Unis. Je m'étonne souvent du rôle prédominant des directeurs de casting là-bas. C'est une notion récente en Europe, et en France en particulier.

A quand remonte votre dernière audition ?

Une audition ? Il y a trente ans!

La vision de "Gabrielle" est une expérience très intense. Cette intensité était-elle palpable sur le tournage ?

Oui, d'une certaine manière. Ce n'était pas fatiguant à faire -mais très, très intense. Patrice Chéreau est quelqu'un qui cherche toujours à obtenir le meilleur de vous-même. Un peu comme Haneke. Peut-être pas le meilleur, mais le plus fort, le plus intense.

Est-ce difficile de se donner ainsi à un réalisateur ?

Oh non. C'est très facile. Quand on sait que le réalisateur sait ce qu'il veut, c'est très simple. C'est plus compliqué avec un réalisateur avec qui on n'est pas en confiance. Si le réalisateur est bon, le film est toujours facile. Le cauchemar, c'est un mauvais réalisateur.

Vous jouez souvent des rôles de femmes fortes ou indépendantes. Il y en a de plus en plus au cinéma ces temps-ci. Qu'est-ce qui vous attire dans ce genre de rôles ?

Ces rôles m'intéressent, mais je crois qu'ils intéressent aussi le public. L'exhibition de la frustration ou des questionnements féminins sont appréciés des spectateurs. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que ces interrogations sont très révélatrices du monde dans lequel nous vivons. Peut-être parce que les femmes ont toujours été perçues comme les plus faibles.

Seriez-vous heureuse de jouer dans des comédies ?

Mais j'en ai fait! Plusieurs mêmes. D'ailleurs parmi les films anglophones dans lesquels j'ai joué, il y a surtout des comédies, comme "I Heart Huckabee's", alors que je joue plutôt dans des drames en France. C'est étrange...

"Huckabee's", c'était une façon de vous détendre après "La Pianiste" de Haneke ?

Je n'ai pas besoin d'être détendue après un film avec Haneke. Je préfère être fatiguée avec Hanneke que d'être détendue avec David O. Russell.

Pensez-vous qu'il y a de bons rôles pour les femmes aujourd'hui ?

Oui, bien sûr. J'en suis une preuve vivante.

Peut-être y en a-t-il plus en Europe qu'aux Etats-Unis ?

Je ne sais pas. Peut-être qu'il y a des rôles un plus profonds en Europe. Mais je crois qu'il y a aussi de bons rôles comme ça aux Etats-Unis. Peut-être que les réalisateurs européens explorent plus la psyché féminine.

Il semble que vous avez le goût du risque.

Je n'aime pas trop ce mot, "risque". Pour moi, le seul risque c'est de travailler avec un mauvais réalisateur. Mais les acteurs ne prennent pas de risques. Il serait plus risqué de ne pas prendre ces "risques", de me contenter de rôles convenus. Il faut pouvoir se dépasser.

Qu'est-ce qui préserve votre enthousiasme d'actrice ?

Je vais peut-être vous décevoir, mais c'est un plaisir très égoïste. Bien sûr, il y a l'intérêt pour les films et pour les réalisateurs, mais c'est d'abord un plaisir personnel.

Y a-t-il d'autres choses que vous auriez aimé faire ?

Non, pas vraiment. Je crois qu'il y a d'autres formes d'expressions artistiques supérieures, comme la danse ou le chant. Le chant est quelque chose de très difficile pour un acteur qui a l'habitude de jouer avec son corps. Tandis qu'avec la chanson, il faut tout exprimer par la voix et toucher les gens uniquement à travers ça. Est-ce que je me fais bien comprendre? Je devrais peut-être chanter? (rires)

Pensez-vous que le statut d'acteur de cinéma est surévalué ?

Oui, bien sûr. On n'applaudit pas un grand chirurgien. C'est pour ça que je disais tout à l'heure que je ne considère pas prendre de risque en acceptant certains rôles. Notre situation est très confortable.

  Source : La Libre Belgique - Alain Lorfèvre

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