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Titre
original |
Crash |
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Titre
français |
Collision |
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Réalisation |
Paul Haggis |
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Scénario |
Paul Haggis & Robert Moresco |
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Interprétation |
Karina Arroyave, Dato Bakhtadze, Sandra Bullock, Don Cheadle,
Art Chudabala, Tony Danza, Keith David, Loretta Devine, Matt
Dillon, ... |
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Musique |
Mark Isham |
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Photographie |
James Muro & Dana Gonzales |
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Pays |
U.S.A. |
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Année |
2005 |
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Durée |
1h 47min. |
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Genre |
Drame |
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Producteur(s) |
Don Cheadle, Paul Haggis, Mark R. Harris, Robert Moresco,
Cathy Schulman & Bob Yari |
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Site
officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Salle 12 - Plan
d'accès |
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Projection le jeudi 20 avril
2006 |
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Le film est projeté en version
originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans
entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs
de police qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari,
district attorney. Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup
d'autres ne se connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû
se croiser.
Pourtant, dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se
rencontrer, révélant ce que chacun voulait cacher
ou ne pas voir ...
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Award du meilleur montage décerné
à Hughes Winborne aux
American Cinema Editors 2006 |
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Award du meilleur acteur de soutien décerné
à Matt Dillon aux Dallas-Fort
Worth Film Critics Association Awards 2005 |
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Grand prix spécial décerné à Paul
Haggis au Festival
de Deauville 2005 |
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Award du meilleur casting pour un film dramatique décerné
à Sarah Finn & Randi Hiller à la Casting
Society of America 2005 |
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Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco aux Southeastern Film
Critics Association Awards 2005 |
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Award du meilleur acteur de soutien décernéà
Terrence Howard au Vancouver Film Critics Circle 2006 |
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Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco à la Writers
Guild of America 2006 |
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Award du meilleur acteur décerné à Terrence
Howard au National
Board of Review 2005 |
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Award du meilleur film décerné à Paul
Haggis aux Online
Film Critics Society Awards 2006 |
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Academy Awards
2006 |
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- Award du meilleur montage décerné à
Hughes Winborne
- Award du meilleur film décerné à
Paul Haggis and Cathy Schulman
- Award du meilleur scénarion originale décerné
à Paul Haggis & Bobby Moresco
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Outstanding Performance by a Cast in a Motion Picture Award
décerné à Ludacris, Sandra Bullock, Don
Cheadle, Matt Dillon, Jennifer Esposito, William Fichtner, Brendan
Fraser, Terrence Howard, Thandie Newton, Ryan Phillippe, Larenz
Tate aux Screen
Actors Guild Awards 2006 |
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BAFTA
Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Thandie Newton
- Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco
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Broadcast
Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award du Best Acting Ensemble
- Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco
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Chicago
Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award du meilleur film
- Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco
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London
Critics Circle Film Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Thandie Newton
- Award du meilleur scénario original décerné
à Paul Haggis & Robert Moresco
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Cinopsis -
Eric Van Cutsem |
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Scénariste pour la télévision, Paul Haggis
a, depuis 2000, réorienté sa carrière vers
la réalisation, l'écriture de long-métrages
de fiction. Et depuis, il n'a écrit rien de moins que MILLION
DOLLAR BABY, mis en scène par Clint Eastwood et oscarisé
à maintes reprises... Si ce n'est pas la certitude de faire
de CRASH un film de qualité, cela y contribue bien sûr.
Et effectivement CRASH tient ses promesses de film intelligent
à la fois dans sa mise en scène qui tient en haleine
le spectateur et dans son propos qui tend à faire inévitablement
réfléchir aux rapports que nous entretenons les uns
et les autres. Car dans cette histoire finalement, personne n'est
vraiment ce qu'il croit être. C'est en fonction des circonstances
et du destin que chacun va se révéler, montrant ainsi
sa face cachée, bonne ou mauvaise: le jeune flic blanc anti-raciste
va faire preuve d'un racisme flagrant, le flic raciste ne va pas
hésiter à risquer sa vie pour sauver une jeune femme
afro-américaine, etc. La vie n'étant ni toute blanche
ni toute noire, chacun tente plus ou moins d'atteindre un équilibre
entre ses actions, 'cherchant à équilibrer' ainsi
d'une certaine manière ce qu'il avait fait auparavant.
Mais, en plus de s'attacher aux personnages, le film s'attache
aussi au climat général qui semble régner dans
ce Los Angeles là. Tout le récit baigne dans un sentiment
d'insécurité doublé d'un racisme et d'une xénophobie
ambiants qui sont le creuset dans lequel vont naître les joies,
les peines et les moments magiques des protagonistes. Des peurs
jailliront le positif ou le négatif qui atteindront peu à
peu ce fameux équilibre du destin ...
Avec un casting solide (Matt Dillon, Sandra Bullock, Don Cheadle,
Brendan Fraser, ...) et sans faute malgré le nombre d'interprètes
et son histoire mêlant des destins très différents
avec une maestria certaine, CRASH n'est pas sans rappeler un certain
SHORT CUTS de Robert Altman même si c'est dans un registre
plus proche du polar. Paul Haggis confirme ici un talent de conteur
et de metteur en scène qui en fait un personnage à
suivre dans le monde souvent factice d'Hollywood...
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Source : http://www.cinopsis.com |
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Belga films - B.J. |
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Le premier film du scénariste de Million Dollar Baby (réalisé
par Clint Eastwood), Grand Prix du dernier Festival de Deauville,
vole de succès en succès. Un triomphe amplement mérité
pour un film qui secoue, dérange et fait réfléchir.
Collision c’est 36 heures à Los Angeles, la Cité
des Anges, carrefour de toutes les ethnies, de toutes les religions.
Des vies se croisent, se frôlent. Des effleurements qui deviennent
des collisions. Comment vivre avec l'autre? C’est toute la
question de cette œuvre majeure, indispensable.
Les récents désastres climatiques ont rappelé
au monde que la société américaine était
loin, bien loin d’être parfaite. Tandis que l’un
prolonge ses vacances, l’autre voit sa famille mourir sous
ses yeux…Malgré les beaux discours, on mesure avec
ce film tout le chemin qu’il reste à parcourir. Car
dans une société dont les ghettos sont si bien organisés,
le bilan ne peut être que tragique. On ne communique plus,
on craint et on rejette l’autre. Seule la famille compte…
et encore…
Paul Haggis a écrit Crash en se basant sur ses expériences
personnelles. (Il a été lui-même victime d’un
"car-jacking"). Ce scénario en forme de kaléidoscope
est magnifié par une mise en scène au scalpel et une
direction d'acteurs brillante qui joue admirablement sur l’effet
des contre-emplois (jamais Sandra Bullock, Matt Dillon, Ryan Philippe,
Bredan Fraser, Don Cheadle n’ont été meilleurs
!) Il y a dans cette réalisation du Paul Auster voire du
Robert Altman tant c’est éblouissant !
Crash, collision, accident… Pablo Picasso a eu cette phrase
un jour : "Les accidents, essayer de les éviter…
c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle
l’homme." S’il vivait encore on pourrait croire
qu’il a dit cela en sortant de la projection du film ...
L’Express, Paris Match, Rolling Stone, le Figaroscope, Positif
: les revues les plus en vue ont toutes décerné un
score maximum de 5 étoiles à cette réalisation.
Mieux encore : ces messieurs les critiques élitistes-coincés
des Cahiers du Cinéma n’aiment pas !
Raison de plus pour courir voir ce pur chef-d’œuvre. |
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Source : http://www.belgafilms.be |
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Land - Loïc Tanson |
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Dans Crash, Paul Haggis met en scène l'emboîtement
des destinées d'une dizaine de personnages représentant
la condition humaine.
Tous les destins humains sont interconnectés et dépendent
l'un de l'autre. Des rencontres improbables et des situations inévitables
nourrissent le sort de tout un chacun par des jeux de hasard aléatoires.
Dans le creuset ethnique de Los Angeles, les relations sociales
quotidiennes pèsent lourd sous l'emprise incontrôlée
du racisme.
Selon ce canevas, Paul Haggis a scénarisé et mis
en scène l'emboîtement des destinées d'une dizaine
de personnages issus de toutes les franges de la société
et d'origines culturelles différentes. Basés sur les
innombrables préjugés raciaux qui sévissent
dans les profondeurs intérieures de chacun et qui dominent
la vie de tous les jours, ce récit qui entrelace la vie d'inconnus,
va mettre en évidence leur ambivalence émotive, allant
de leurs côtés obscurs aux lueurs d'une générosité
altruiste indubitable.
Ancien réalisateur de télévision, Paul Haggis
s'est fait remarquer au cinéma en signant le scénario
de Million Dollar Baby de Clint Eastwood. La sensibilité
et l'humanité originelles qui émanaient de cette histoire
se retrouvent partiellement dans Crash.
Comparable par sa forme et sa structure à Magnolia de P.T.
Anderson ou à Short Cuts de Robert Altman, Haggis ajoute
cependant un paradigme invariable aux coïncidences qui réunissent
les vies des différents personnages : l'insécurité
intrinsèque qui se transforme en haine raciale. La peur arbitraire
de l'autre, de celui qui ne nous ressemble pas, ainsi que les situations
d'injustice inévitables qui en ressortent, forment l'épine
dorsale de ce film poignant et bouleversant par son honnêteté.
Porté par une pléiade d'acteurs connus et impressionnants,
comme Sandra Bullock ou encore Brandon Fraser, ce film ne joue pas
sur leur capital de star. En effet, la plupart des acteurs endossent
des rôles aux antipodes de leur registre habituel. Même
s'il n'y a pas de personnage principal qui domine le film, les interprétations
de Matt Dillon et de Don Cheadle restent au-dessus du lot.
Ce qui conditionne les personnages en général est
surtout le fait qu'ils ne soient ni fondamentalement bon, ni foncièrement
mauvais. Loin du manichéisme hollywoodien, chaque personnage
va se découvrir des traits détestables et louables
enfouis au plus profond d'eux-mêmes, pendant les deux jours
au cours desquels s'établit le récit.
La caméra de Haggis, désinvolte et sans pitié,
ne lâche pas ces personnages. Se positionnant en plein milieu
de l'action, elle renforce le propos du film et consolide l'identification
du spectateur aux divers personnages, ainsi que son immersion totale
dans le film et l'enchaînement d'émotions qu'il engendre.
La représentation de la ville de Los Angeles est tout aussi
originale. Se servant des ambiances variées émanant
des divers quartiers de la ville ainsi que de l'incidence visuelle
du moment de la journée sur l'action qui s'y déroule,
on ne semble jamais encore avoir aperçu la cité des
anges faire figure de décor si réel. Des matins ensoleillés
aux nuits claires, en passant par des après-midi brumeuses,
l'absurdité du hasard ne manquera pas à même
convier la neige dans le désert californien qui entoure la
ville.
La bande originale tout aussi colorée se positionne en soubassement
auditif et dramatique au déroulement des multiples histoires
racontées. La convergence des sorts individuels vers des
drames collectifs, les liens affectifs qui se créent dans
des situations extrêmes, ainsi qu'une remise en question personnelle
de tous les personnages, marquent l'évolution du récit
et confère une note plus optimiste à la majeure partie
des destins engagés qui butent l'un sur l'autre.
Les rencontres aléatoires et leurs répercussions
sur la vie de tous les jours ont finalement donné la possibilité
à Paul Haggis de se poser en cinéaste accompli qui
sait emmener les spectateurs dans ses réflexions sur la condition
humaine. |
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Source : http://www.land.lu |
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6Bears - Boul |
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Sandra Bullock, Brendan Fraser, Matt Dillon et Ryan Phillippe,
voilà un casting qui ferait fuir n'importe quel amateur à
la recherche de films un tant soit peu intelligents. Mais c'est
un choc qui nous attend au tournant.
Il est des films qui font l'effet d'une claque. Indéniablement
"Crash" fait partie de ceux-ci et est résumé
en une ligne de dialogue: "C'est le sens du touché.
Dans n'importe quelle ville, tu marches, tu te fais bousculer, tu
frôles des gens. À L.A. personne ne te touche. On est
toujours derrière du métal et du verre.
Je pense que nous manquons tellement de ce "touché"
que nous avons des accidents juste pour ressentir quelque chose."
"Crash" est un film kaléidoscopique contant le
destin de dix vies qui vont se croiser dans les rues de Los Angeles,
se frôler et entrer en collision. La force de ces impacts
bouleversera définitivement les personnages. Certains seront
détruits, d'autres sauvés mais tous seront un peu
plus humains.
Pur produit de la télévision américaine, Haggis
fait partie de cette nouvelle génération de créateurs
de séries et de téléfilms qui se trouve être
le vrai vivier de talents et d'expérimentateurs de Hollywood
à l'heure actuelle. Après avoir écrit et produit
un certain "Million Dollar Baby", Haggis se lance dans
sa première réalisation pour Hollywood.
La moindre des choses que l'on peut dire sur ce film, c'est que
ni le budget d'un long métrage, ni le casting n'ont impressionné
Haggis. Il nous livre un film tranchant et précis comme une
lame de couteau, sans la moindre complaisance. Il nous expose face
à ce que nous sommes, racistes, apeurés, perdus dans
une société qui va trop vite et qui a oublié
de s'arrêter pour nous prendre au passage.
Quelque soit la couleur de la peau, la religion, la classe sociale.
Face à la caméra de Haggis tous sont égaux.
Exposant les préjugés, mais démontrant aussi
les mécanismes qui provoquent ces préjugés:
la crainte et l'incompréhension, la frustration. Paul Haggis
crée une histoire tendue et sans concessions de bout en bout.
Mais sous les différents drames une lueur d'espoir. Une lueur
d'humanité. Des êtres humains qui sont capables du
pire, souvent, mais qui, une fois, de temps en temps, sont capables
du meilleur et nous offrent la rédemption. Un film qui fait
l'effet d'une claque, mais d'une claque comme on devrait en prendre
tous au moins une fois dans sa vie. |
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Source : http://www.6bears.com |
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Cinecfeel |
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"Collision" est un film chorale. Evidemment, comme
tous les films chorale avec multitudes de personnages (Collision
se rapproche notamment de "Short Cuts" ou "Magnolia"),
le risque de se perdre dans les méandres des destins croisés
et de ne s'intéresser finalement à aucun des personnages
est grand.
Mais Paul Haggis a un fil conducteur (l'intolérance et la
compassion) et il le déroule subtilement. Tout d'abord, Paul
Haggis crée une ambiance de "grande ville" où
tous les personnages se heurtent aux murs de leur solitude et développent
des réflexes pour se protéger de leurs peurs : réflexes
de race et de classe sociale. On comprend parfaitement pourquoi
les personnages en sont là où on les croise : leur
réussite sociale et / ou leur couleur de peau les ont façonnés.
Ensuite Paul Haggis nous surprend par la tournure pris par les
évènements et certains personnages dévoilent
une facette de leur caractère ignorée d'eux (ou de
nous-mêmes). Les réactions des uns et des autres face
aux évènements ne sont pas prévisibles.
Enfin il ne s'agit pas ici de parler de "rédemption"
des personnages : simplement leur entrée en collision avec
d'autres les obligent à réagir et, après coup,
pourquoi pas à devenir plus tolérants ou plus compréhensifs
face aux réactions des autres.
Paul Haggis réalise donc un film d'une grande finesse où
l'émotion nous gagne peu à peu : on finirait presque
par croire qu'une cape "parre-balle" pourrait nous protéger
des armes à feu, comme en est convaincue un des personnages
du film... |
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Source : http://www.cinefeel.net |
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Krinein - Nicolas |
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Succès de Million Dollar Baby oblige, Paul Haggis (scénariste
sur l'oscar du meilleur film 2004) croule sous les demandes les
plus diverses, mais n'en oublie pas pour autant de saisir l'opportunité
que lui a offert Clint Eastwood. Le voici aux commandes de son premier
film, sorte de melting pot de ses propres expériences personnelles,
qu'il met en image dans d'abstraites figures de collision.
"C'est la sensation du toucher. Dans les vraies villes, tu
marches, tu effleures des gens, tu les bouscules...A Los Angeles,
personne ne touche personne. Nous nous cachons toujours dans ces
trucs de métal et de verre. Je crois que nous avons oublié
cette sensation, et que c'est pourquoi on se rentre dedans, pour
la ressentir à nouveau..." Par une collision, tout commence.
Un procureur se fait braquer et voler sa voiture par deux petites
frappes, un réalisateur noir et sa femme se voient malmenés
par un flic, un serrurier mexicain bombardé de clichés,
un petit commerçant perse insulté... Tous vont se
rencontrer, se croiser, et se découvrir enfin tels qu'ils
sont ...
D'un coup d'un seul, on hait un type. Vingt minutes après,
il devient le contraire de ce qu'on avait pensé de lui. De
ce que les autres avaient pensé de lui. Collision tient entièrement
sur ce postulat. En filmant les rixes parfois brutales, souvent
raciales, d'une dizaine d'âmes en plein Los Angeles, Paul
Haggis lance en plein visage du spectateur le poids de sa réflexion,
de son observation de l'Amérique contemporaine.
Celle qui a connu le 11 septembre, et qui en a tiré les
leçons, les bonnes comme les mauvaises. L'image est violente,
consternante, et touchante tour à tour, par l'entremêlement
d'une poignée de destinées à peine développées,
de parfaits inconnus pour le spectateur comme pour le protagoniste,
pourtant déjà chargés de préjugés.
Un sentiment que l'on retrouve dans le choix des acteurs, pour certains
complètement antagonique à ce qu'ils ont l'habitude
d'incarner (Brendan Fraser et Sandra Bullock en tête), mais
profondément justes et communicatifs. La difficulté
fut alors de tenir autant de personnage en une durée somme
toute assez réduite, ce que fait Haggis non sans mal.
Oui, le propos est parfois répétitif, voire simpliste
sur certaines aspérités, et aurait peut-être
gagné à se jouer avec un "background" un
peu moins lourd à assumer. Et même si la réalisation
ne souffre d'aucun véritable défaut, ce qui est en
soit une excellente chose pour une première réalisation,
son style élémentaire tranché aux effets académiques
ne casse pas des briques.
Paul Haggis, déjà scénariste applaudi, signe
en tant que réalisateur une oeuvre très aboutie, dérangeante
et cruelle, jouant des préjugés et des conflits raciaux
avec un sens très aigu de l'analyse et de la réflexion.
Un bon premier film, et une solide mise en image des craintes de
l'Amérique du troisième millénaire. |
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Source : http://cinema.krinein.com |
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Cyberpresse - Marc-André
Lussier |
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Crash : beautés désespérées ...
Quoi qu'on en pense, il se produit encore en Amérique des
films qui portent à réflexion. Avec Crash, un film
choral qu'il a lui-même écrit et réalisé,
Paul Haggis assène au spectateur un véritable coup
de poing au plexus en le confrontant à ses propres interrogations,
à ses propres lâchetés.
Proposant une allégorie qui, d'un point de vue extérieur,
se révèle aussi fascinante que désespérée,
l'auteur cinéaste parvient à saisir parfaitement l'état
d'esprit d'un peuple contaminé par une culture de la peur
qui s'est exacerbée depuis les attentats terroristes du 11
septembre 2001.
Utilisant très habilement une forme à la Short Cuts
(le sublime film d'Altman), le scénariste de Million Dollar
Baby, qui signe ici son premier long métrage, explore ainsi
le tissu social de Los Angeles à travers différentes
histoires qui, parfois, s'entrechoquent pour dresser un portrait
saisissant de l'état des lieux.
Ainsi, le film commence par un vol de voitures qui, pour banal
qu'il soit, n'en déclenche pas moins une série d'événements
desquels, on le présume, tous ne sortiront pas indemnes.
Il se trouve que ceux qui se sont fait dérober leur luxueux
véhicule utilitaire à la pointe du fusil, un haut
placé de l'appareil judiciaire et son épouse (Brendan
Fraser, Sandra Bullock), font en effet partie d'une classe sociale
supérieure et, à la suite de cette agression, ils
n'ont d'autres réflexes que de se replier complètement
sur eux-mêmes. En soupçonnant tous ceux qui, par malheur,
affichent une couleur de peau un peu plus sombre que la leur ... |
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Source : http://www.cyberpresse.ca |
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Officemcom - André
Lavoie |
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Après avoir longtemps travaillé à titre
de scénariste ou réalisateur sur diverses séries
télévisées (DUE SOUTH, EZ STREET) le Canadien
Paul Haggis a écrit l'admirable MILLION DOLLAR BABY de Clint
Eastwood.
Avec CRASH, qu'il a tourné avec un petit budget, Haggis
s'inspire maintenant du Robert Altman de SHORT CUTS et du Paul Thomas
Anderson de MAGNOLIA, avec leurs scénarios aux nombreux croisements
narratifs.
On retrouve ici cette manière habile et intelligente de
mener de front plusieurs intrigues, dressant ainsi un portrait souvent
nuancé des malaises qui rongent la société
américaine: racisme, violence, individualisme, clivage des
classes sociales, etc. Optant pour un ton mélancolique, renforcé
par la musique envoûtante de Mark Isham, le film n'en demeure
pas moins ludique, le tout se déroulant sur une période
de 24 heures au cours de laquelle on égrène savamment
tous les liens probables entre les personnages.
Le film contient aussi sa part de scènes émouvantes,
et d'autres fort tendues. Visiblement éblouis par un scénario
d'une telle efficacité dramatique, bien des acteurs connus
ont accepté d'y figurer pour un cachet modeste. Cette distribution
de haut niveau est dominée par Don Cheadle, qui incarne en
quelque sorte la conscience de cette triste faune urbaine. |
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Source : http://officecom.qc.ca
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le quotidien du cinema
- Matthieu Deprieck |
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C’est beau une ville la nuit
Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs
de police amants à leurs heures perdues. Une femme au foyer
et son mari procureur. Un policier forcé de patrouiller avec
un supérieur antipathique. Cela pourrait être un inventaire
à la Prévert. Simple succession de figures. Mais,
le film Crash, titre original, n’a pas été rebaptisé
Collision pour rien.
Tous ces personnages vont se croiser dans la seule ville de Los
Angeles. On songe alors aux films du réalisateur mexicain
Inarritu (21 grammes et Amours Chiennes) et à celui d’Anderson,
Magnolia. Le tout est réalisé par Paul Haggis, créateur
de la série Walker Texas Rangers mais surtout scénariste
de Million Dollar Baby et Flags of Our Fathers, respectivement dernière
et prochaine réalisation de Clint Eastwood.
Selon toute logique donc, Collision devrait d’abord être
un scénario plus qu’un film. Et pourtant. Ce que l’on
retient, c’est incontestablement la qualité plastique
du film. Ici, Paul Haggis filme Los Angeles, offre au spectateur
une ballade atmosphérique tout en douceur et soudaines accélérations.
La musique soutient la moindre tension.
Sans en faire trop, sans verser dans l’héroïsme
aveugle ou dans le mélodrame larmoyant (si ce n’est
dans les dernières minutes mais chut !), Paul Haggis emporte
le spectateur. Toute l’essence de cette ville se retrouve
dans le propos de Collision. Los Angeles, Paul Haggis s’en
sert pour évoquer les problèmes de racisme envers
les latinos, les noirs, les arabes, etc… Et l’on sait
que le racisme est un sujet difficile à aborder au cinéma.
Surtout parce que le simple film mièvre n’est jamais
loin.
Même si le trait est parfois grossier, Paul Haggis pointe
justement du doigt les défaillances du modèle d’intégration
américain que l’on disait pourtant bien rodé.
Le melting pot, littéralement pot-pourri, sur le papier accepte
tous les hommes. En réalité, il n’efface pas
totalement les ressentiments de chacun. Haggis n’évite
pas les caricatures : le méchant flic blanc joué par
Matt Dillon et le gentil policier naïf, Ryan Phillippe, font
équipe ; l’avocat général, Brendan Fraser
et sa femme, Sandra Bullock sont de parfaits bourgeois méprisant
les émigrés, etc.
Mais, par la mise en scène, il multiplie les confrontations,
les situations et parvient à dessiner un tableau complet
et nuancé. D’autant que toutes les figures sont campées
par des acteurs de renom : Matt Dillon, Ryan Philippe (héros
du prochain Eastwood et donc du prochain scénario de Haggis),
Brendan Fraser et Sandra Bullock (qui redorent leur CV). Mention
spéciale à Don Cheadle qui, après un numéro
éblouissant dans Hôtel Rwanda, réalise une nouvelle
performance d’acteur.
Bref, Collision a tout pour être un très bon film.
Il faudra tout de même faire abstraction de quelques faiblesses.
Et par exemple ne pas se demander ce qui rassemble tous ces personnages,
ni s’interroger sur leurs liens. En fin de parcours, Haggis
tente bien d’injecter une dose de scénario. Mais tout
cela semble artificiel. Et la question du racisme ne parvient pas
à lier les différents destins des personnages. Collision
reste un film honorable grâce à ses moments de franche
tension et à ses plans lents et épurés. On
ne peut s’empêcher de penser à Collateral de
Mann. Parce que les deux réalisations étalent des
plans superbes de la ville des Anges.
Alors Collision ou Collateral ? La réponse est évidente.
Même si le comparatif vaut le mérite d’être
fait. |
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Source : http://www.lequotidienducinema.com
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Cinemovies - Reynald Dal
Barco |
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Les désastres de l'ouragan Katrina ont rappelé au
monde entier les schismes raciaux qui continuaient de caractériser
la société américaine. Si le "Vivre ensemble
" demeure le but à atteindre, on mesure avec Collision
tout le chemin qu'il reste à parcourir.
Le bouleversant dernier film de Paul Haggis dresse ainsi le tableau
du société morcelée, qui paie assurément
ses non choix politiques en terme d'intégration : bilan tragique
d'une ghettoïsation économique et raciale savamment
orchestrée qui, au bout du compte, génère sa
propre misère, ses propres incompréhensions. Sous
couvert du "On ne se parle plus" (mais se sont-ils déjà
parlés ?, serait-on tentés d'observer), Haggis intègre
au sein de son chasser-croiser de destins beaucoup d'autres composantes,
pour un final un peu confus, tellement les maux semblent insurmontables
pour l'ensemble du peuple américain.
C'est d'abord le non-sens de couches d'immigrations qui reportent
sans cesse sur les vagues suivantes les rejets dont elles ont elles-mêmes
premièrement souffert : le non-savoir, l'irrespect caractérisé
des hommes (les Latinos ne sont pas tous des Mexicains, comme les
Asiatiques ne sont pas tous Chinois, et les Musulmans encore moins
tous des Arabes)... C'est la misère sociale ensuite... Et
peut-être plus encore, on assiste avec Collision, au grand
abandon, un rejet qui semble normal, tout du moins, maintenant fataliste
pour bon nombre de blancs.
Si Haggis constate, il dénonce aussi tout en douceur, avec
un peu de mièvrerie parfois. Si elle tire parfois vers l'improbable,
voire l'acharnement apocalyptique (boucles infernales de quiproquos),
sa trame narrative appose une autre terrible vérité.
A chercher son confort premier, la société américaine
a créé des îlots personnels. Seules les valeurs
familiales comptent, et tant pis pour le bien commun. C'est le règne
du grand repli sur soi-même... Le règne du " Marche
ou crève !"
On n'omettra pas de souligner quelques emplois de comédiens
à contre-courant, dont une Sandra Bullock plus hystérique
que jamais, dans le rôle d'une bourgeoise tétanisée
par une violence urbaine qu'elle ne capte plus, qu'elle ne sait
plus comment fuir.
Sous ses airs de douceurs amères qui s'étirent un
peu sur la longueur, largement arrosées de musiques deep
pour drames à répétition, Collision fait flipper,
terriblement flipper...
A voir ! Sûr ! |
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Source : http://www.cinemovies.fr |
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Comme au cinema |
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Collision raconte l'histoire de blancs, noirs, latinos, coréens,
iraniens, flics et criminels, riches et pauvres, tous victimes,
mais également coupables de racisme à leur façon.
Pour sa première réalisation, Paul Haggis signe un
thriller de deux heures, extrêmement bien ficelé où
l'on ne s'ennuie pas une seconde. Le scénario ne repose pas
sur le modèle manichéen américain habituel,
et si l'on cerne rapidement la vie de chaque protagoniste, leurs
réactions restent assez imprévisibles.
Le film nous fait partager la vie d'une quinzaine de personnes à
Los Angeles, que le destin va réunir sur 24 heures. Soucieux
de leur image, tous révéleront leur vraie nature au
fil des péripéties que leur réserve la vie.
En faisant se croiser le chemin de personnages hétéroclites,
Paul Haggis dépeint une Amérique qui se veut ouverte
et tolérante, mais regorge de violences racistes. Personne
n'est épargné : du politicien opportuniste au commerçant
à bout de nerf, sans oublier le policier violent, chacun
cache au fond de lui un passé, une colère qui le rend
agressif, spécialement envers les étrangers.
Toutes ces personnes, apparemment si différentes, se partagent
la même ville et vont comprendre qu'ils partagent également
les mêmes espoirs et rêves.
Collision est un film qui touche car son propos est universel.
A une époque où se côtoient différentes
cultures et nationalités, tout le monde a déjà
été confronté, si ce n'est au racisme, du moins
à l'intolérance. Une fresque poignante sur le monde
actuel, à ne pas manquer. |
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Source : http://www.commeaucinema.com |
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excessif - Elodie &
Caroline Leroy |
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Dans Crash se croisent les destins d'une femme au foyer et de
son mari procureur, d'un commerçant perse et de sa fille
médecin, d'un serrurier mexicain, d'un réalisateur
noir et de sa femme, d'une nouvelle recrue de la police, d'un couple
de Coréens...
Le film démarre 36 heures avant l'événement
qui va sceller leurs vies. Après le Los Angeles fantaisiste
et décalé de Shane Black qui nous ravi dimanche avec
Kiss Kiss Bang Bang, nous découvrons le Los Angeles raciste
et implacable de Paul Haggis qui traite de front la difficile réalité
de l'extraordinaire cloisonnement des communautés qui caractérise
cette ville immense.
Une ville où, selon le réalisateur, chacun se définit
en premier lieu par sa couleur, quelque soit son niveau social,
comme l'illustre le cas du réalisateur noir, privilégié
par son statut mais privé du véritable pouvoir de
décision. Même si cette dernière affirmation
n'engage que le réalisateur, toute personne qui connaît
un tant soit peu la Cité des Anges ne peut ignorer à
quel point les communautés se méprisent les unes les
autres voire se haïssent et vivent chacune isolée l'une
de l'autre, Los Angeles n'étant rien d'autre qu'une agglomération
de villes juxtaposées les unes aux autres.
Il était donc particulièrement intéressant
qu'un réalisateur fasse de ce triste état de fait
le coeur de son film au lieu de se contenter de placer ce thème
en toile de fond. Dans ce contexte, tous ces personnages, aussi
sympathiques soient-ils, se retrouvent tôt ou tard rattrapés
par leurs préjugés malgré leurs efforts pour
s'en défaire. Dans la forme, Crash évoque instantanément
Traffic de Steven Soderbergh : même genre de construction
dans un film choral à message, même genre de montage
serré, d'ambiances visuelle et sonore.
Au-delà de cette ressemblance formelle, le fond s'avère
en revanche radicalement différent. Sur un sujet aussi casse-gueule
que le racisme inter-communautés, Paul Haggis sait visiblement
de quoi il parle et parvient en à peine deux heures à
explorer l'envers et l'endroit de chaque personnage et de chaque
situation avec une belle virtuosité. Loin de paraître
systématique, ce parti-pris est le reflet de la compassion
sincère qu'éprouve le réalisateur pour ses
personnages malgré leurs erreurs voire leurs défauts
les plus abjects (le personnage de Matt Dillon en est un bon exemple).
Personne ne se réduit à une attitude et chaque être
humain est exposé dans toute sa contradiction. Dans sa dernière
partie, le film se change en véritable feu d'artifice émotionnel
dont les réminiscences perdurent jusqu'à la toute
fin, tragique et magnifique à la fois.
On ne ressort pas indemne de Cash et ce premier film tout simplement
bouleversant semble bel et bien avoir chamboulé toute la
salle, si l'on en juge par l'explosion triomphale d'applaudissements
et de cris déchaînés qui marqua les premières
minutes du générique de fin. |
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Source : http://www.excessif.com |
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