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Titre
original |
Truman Capote |
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Réalisation |
Bennett Miller |
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Scénario |
Dan Futterman |
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D'après
l'oeuvre de |
Gerald Clarke |
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Interprétation |
Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener, Clifton Collins
Jr., Chris Cooper, Bruce Greenwood, Bob Balaban, Amy Ryan, Mark
Pellegrino, Allie Mickelson, Marshall Bell, Araby Lockhart ... |
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Musique |
Mychael Danna |
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Photographie |
Adam Kimmel |
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Pays |
U.S.A. |
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Année |
2005 |
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Durée |
110 min |
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Genre |
Drame, Biographie |
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Producteur(s) |
Caroline Baron, Michael Ohoven & William Vince |
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Site
officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Salle 12 - Plan
d'accès |
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Le jeudi 01 juin 2006 |
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Le film est projeté en version
originale anglaise sous-titrée en Français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| En 1959, le romancier et journaliste Truman Capote est envoyé
au Kansas par le New Yorker pour couvrir le meurtre d'une famille
d'agriculteurs. Sa fascination pour un des deux assassins lui inspire
son célèbre livre "In Cold Blood". |
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Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour Hoffman aux Academy
Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour Hoffman aux BAFTA
Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour Hoffman aux Broadcast
Film Critics Association Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour à la Directors
Guild of America 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour aux Florida Film Critics Circle Awards
2005 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle dramatique décerné
à Philip Seymour aux Golden
Globes 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour Hoffman aux Kansas
City Film Critics Circle Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour Hoffman au National
Board of Review 2005 |
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Award du meilleur film décerné à Bennett
Miller aux New York
Film Critics Circle Awards 2005 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour aux Online
Film Critics Society Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle dramatique décerné
à Philip Seymour aux Satellite
Awards 2005 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle dramatique décerné
à Philip Seymour aux Screen
Actors Guild Awards 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle dramatique décerné
à Philip Seymour aux Southeastern Film Critics Association
Awards 2005 |
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Award du meilleur scénario décerné à
Dan Futterman au USC
Scripter Award 2006 |
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Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné
à Philip Seymour au Vancouver Film Critics Circle 2006 |
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Boston Society of Film Critics Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur scénario décerné
à Dan Futterman
- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Catherine Keener
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Chicago
Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur espoir dans la catégorie réalisation
décerné à Bennett Miller
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Dallas-Fort
Worth Film Critics Association Awards 2005 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Catherine Keener
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Gotham Awards
2005 |
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- Award du meilleur film décerné à
Bennett Miller
- Breakthrough Director Award décerné à
Bennett Miller
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Independent
Spirit Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur scénario décerné
à Dan Futterman
- Award de la meilleure production décerné
à Caroline Baron
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Los Angeles
Film Critics Association Awards 2005 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur scénario décerné
à Dan Futterman
- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Catherine Keener
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National Society of Film Critics Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur film
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San
Diego Film Critics Society Awards 2005 |
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- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award du meilleur réalisateur décerné
à Bennett Miller
- Award du meilleur scénario décerné
à Dan Futterman
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Toronto Film Critics Association Awards 2005 |
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- Award du meilleur film décerné à
Bennett Miller
- Award du meilleur acteur dans un rôle principal
décerné à Philip Seymour
- Award de la meilleure actrice de soutien décerné
à Catherine Keener
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télémoustique |
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Autant l'écrire d'emblée: il est impératif
de voir Capote en version originale! Il semble en effet inconcevable
de pouvoir doubler, dans une autre langue, l'élocution précieuse,
quasi affectée, de Philip Seymour Hoffman. Ce mimétisme
vocal avec Capote, l'auteur homosexuel de Petit déjeuner
chez Tiffany , lui a certainement valu l'oscar du meilleur acteur
autant que son époustouflante interprétation de l'écrivain,
dont il retrouve ici tous ses maniérismes de dandy scintillant.
Capote raconte les six années pendant lesquelles le romancier
a conçu De sang-froid , son ultime bouquin.
Un livre basé, au départ, sur un fait divers: l'assassinat,
en 1959, au Kansas, d'une famille de fermiers par deux minables
marginaux. Se muant en enquêteur, Capote va progressivement
se prendre d'amitié (et d'amour) pour l'un d'eux, qu'il va
sonder, manipuler, trahir, afin d'accoucher de ce livre qui le hante...
On suffoque bien vite face à une telle manipulation orchestrée,
en solo, par un être aussi brillant qu'insolent, séducteur
que prédateur, mais qui, dans l'aventure, perdra néanmoins
son âme (Capote finira alcoolique). Un film pudique, hautement
éclairant sur la complexité morale du personnage. |
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Source : http://www.telemoustique.be/cps/rde/xchg/tm/hs.xsl/critiques_detail.html?revId=2883 |
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cinopsis - Eric Van Cutsem |
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A partir d'un fait divers meurtrier dans le Kansas, Truman Capote
approche l'un des coupables, Perry Smith, et va réaliser
probablement un de ses meilleurs romans de non-fiction, Cold Blood
(De Sang Froid).
Romancier et nouvelliste, Truman Capote a marqué la littérature
américaine du 20e siècle de son empreinte. Mais au-delà
de l'oeuvre, l'homme et son destin sont plus qu'intéressant
et il n'est donc pas étonnant de voir enfin un film s'attacher
à une époque charnière de sa vie et de son
oeuvre, celle de la conception et l'écriture de Cold Blood.
Qualifié de roman de non-fiction (un roman basé sur
des faits réels) par son auteur, Cold Blood a accaparé
six années de la vie de Capote qui s'est investi corps et
âme dans cette oeuvre majeure.
Pour incarner un tel homme, il fallait un acteur à transformation,
un acteur capable de se glisser dans la peau de son personnage pour
en transcender toute l'essence. Philip Seymour Hoffman (ALMOST FAMOUS,
THE BIG LEBOWSKI, BOOGIE NIGHTS) a réussi ce pari et cet
acteur extraordinaire donne ici une de ses performances les plus
réussies et les plus abouties récompensée à
juste titre par l'Oscar du meilleur rôle masculin. Il est
en plus merveilleusement secondé par une Catherine Keener
(BEING JOHN MALKOVICH) formidable dans le rôle de l'amie d'enfance
de Capote, Harper Lee.
Les motivations de Capote sont complexes et volontairement pas
toujours clarifiées: est-ce son amour pour Perry le tueur
qui le motive ou simplement son envie de réaliser une grande
oeuvre littéraire? Est-il un homme froid et sans coeur ou
une âme à la sensibilité exacerbée? Et
c'est là toute la réussite du film: avoir réussi
un portrait très fin reposant plus sur les situations et
sur le jeu des interprètes et sur des dialogues naturels
et peu appuyés. On peut dire que pour son premier scénario
David Futterman a réussi son coup et pour son second long
métrage Bennett Miller sert le film avec une mise en scène
solide sans ostentation. |
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Source : http://www.cinopsis.com/rev_main.cfm?lang=fr&ID=4739&rr=1 |
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la
libre belgique - Hubert Heyrendt |
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Les démons de l'Amérique
Bennett Miller conte la naissance de "De sang-froid",
chef-d'oeuvre de Truman Capot
Connu des cinéphiles comme l'auteur du pétillant
"Breakfast at Tiffany's", adapté au grand écran
par Blake Edwards en 1961, Truman Capote l'est tout autant pour
"De sang-froid", premier roman de non-fiction, retraçant
le massacre d'une famille au fin fond du Kansas qui passionna et
terrorisa l'Amérique des années 50. Loin de livrer
une biographie de l'écrivain, Bennett Miller choisit avec
"Capote" de se centrer sur les quelques années
de son existence qui donneront naissance à son chef-d'oeuvre.
Une pério- de capitale puisqu'elle laissera chez lui des
traces indélébiles. En effet, Capote ne parviendra
jamais plus au bout d'un livre et finira alcoolique, dévasté
par une overdose en 1984.
La question que pose le jeune réalisateur américain
est celle de l'attrait mystérieux qu'exerça ce fait
divers macabre sur l'écrivain. Pourquoi un auteur mondain,
adulé par la critique new-yorkaise, courtisé par Hollywood,
s'est-il lancé dans cette aventure aux frontières
du journalisme et de la criminologie? La réponse, "Capote"
nous l'apporte avec brio, refusant tout discours idéologique,
psychologique ou encore esthétique. Tout en finesse, le film
s'attache plutôt à faire s'entrecroiser les différentes
raisons qui poussèrent Capote dans son périple au
coeur des démons d'une Amérique en crise. Des démons
que symbolisent John Hickock et Perry Smith, deux tueurs ayant agi
sans réel motif, annonçant une vague criminelle d'un
nouveau genre qui plongera définitivement le pays dans le
sentiment d'insécurité.
Refus de la monstruosité
Pourtant, dans la lignée de "De sang-froid", Bennett
Miller se refuse à une condamnation simpliste des deux meurtriers.
Jamais, en effet, ceux-ci ne sont relégués au ban
de l'humanité, ne sont traités en monstres. Au contraire,
c'est le cheminement de Capote que l'on suit, celui qui l'attire
vers Perry Smith, développant avec le jeune assassin une
relation ambiguë teintée d'amitié et de séduction
quasi amoureuse. Capote garde cependant la tête froide tout
au long de son enquête, cultivant la distance et un égoïsme
certain, puisqu'il n'hésitera pas à abuser de la confiance
de Smith pour mener son projet à terme.
Si le propos de "Capote" est imparable, encore fallait-il
trouver l'acteur capable de provoquer chez le spectateur ce sentiment
de sympathie troublante. On imagine difficilement qui mieux que
Philip Seymour Hoffman pouvait s'acquitter de cette tâche.
Sans trop cultiver la ressemblance physique, le comédien
reproduit la petite voix nasillarde et les gestes maniérés
de son modèle, dans un jeu d'équilibriste qui le pousse
sans cesse à flirter avec le ridicule sans jamais y tomber.
Après une série de seconds rôles à chaque
fois bluffants, l'acteur trouve, enfin, un premier grand rôle
à sa mesure et confirme un immense talent qui lui a permis
de donner vie à des personnages très divers. Du pervers
dégoulinant chez Solondz ("Happiness") à
l'infirmier coincé chez Anderson ("Magnolia"),
en passant par le prof séduit par l'une de ses élèves
chez Lee ("The 25th Hour").
Pour l'épauler, Miller a fait appel à la crème
du cinéma indépendant américain, à commencer
par la brillante Catherine Keener, qui campe la romancière
Harper Lee, amie et confidente de Capote. |
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Source : http://www.bifff.lalibre.be/article.phtml?id=5&subid=105&art_id=276024 |
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arte
TV - Delphine Valloire |
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Plus qu'un film sur Truman Capote et la genèse du livre
"De Sang Froid", une magistrale réflexion en miroir
sur l'écriture, la conscience, l'Art et la mort.
Tout livre, tout film commence par une idée. Ccelle du réalisateur
Bennett Miller est d'une limpidité trompeuse : montrer comment
Truman Capote, après avoir écrit sur son enfance ou
sur les faux-semblants et les tragédies en sous-sol des mondains
new-yorkais, revient à la réalité brutale et
frontale d'un quadruple meurtre au Kansas pour en faire œuvre
de littérature. Qui plus est, de la grande littérature.
Le film débute donc simplement en suivant les pas de Capote
venu des salons où ses saillies font la joie de l'auditoire
jusqu'à la campagne où son "public" est
loin d'être aussi acquis. [ Suite
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Source : http://www.arte-tv.com/fr/1137922.html |
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Voir - Michel Defoy |
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Écrivain de choc et de charme
Capote, de Bennett Miller, trace le portrait d'une grande plume
américaine du 20e siècle. Défi de qualité
relevé par un acteur en état de grâce.
Parfois, un comédien brille à un point tel qu'il
en éblouit le reste de la production. Ses partenaires doivent
se contenter de l'ombre. Le film même se met au service du
roi-soleil et le spectateur ne distingue plus que ses feux puissants.
Ainsi rayonne Philip Seymour Hoffman dans Capote. L'interprète
de 38 ans livre une composition troublante, hantée, dominante,
de celles que l'Académie et la critique aiment à célébrer.
Passons tout de suite un coup de fil aux parieurs. Hoffman, meilleur
comédien à quatre contre un, vous dites? D'accord.
On conseillera au garçon de faire un peu de place sur sa
cheminée... Mais pour l'heure, restons-en aux affaires courantes.
Même séduit par l'extraordinaire travail de l'acteur,
on n'oubliera pas le récit à rapporter ...
Novembre 1959. Holcomb, Kansas. Quatre membres d'une famille ordinaire
sont retrouvés sans vie. Histoire de meurtres crapuleux pour
un bled sans histoire. Interloqué par ce sanglant fait divers,
le reporter et romancier à succès Truman Capote décide
d'en tirer un papier pour le New Yorker. Il se rend alors sur place
et mène sa petite enquête, usant à l'occasion
de subterfuges afin de soutirer de l'information. Deux coupables
sont bientôt épinglés. Richard Hickok (Mark
Pellegrino) et Perry Smith (Clifton Collins Jr.) font une telle
impression sur Capote que ce dernier décide d'étirer
son article. Il planchera six ans sur le roman de non-fiction In
Cold Blood, sommet de sa carrière.
Ouvrant grand la fenêtre
sur les lieux les plus intimes de la création, Capote postule
que l'écrivain est un vampire qui ne recule devant rien pour
nourrir son art. Thèse éminemment étayée,
qui trouve sa chute dans ce paradoxe: amoureux du meurtrier Smith,
le romancier Capote souhaite aussi sa mort, essentielle à
la conclusion du roman. Tout dévoué à illustrer
les pratiques du romancier, le film de Bennett Miller se voit dans
l'impossibilité de bien rendre compte de son génie
littéraire. Le scénario procède par ailleurs
à un découpage qui, en se concentrant sur un chapitre
en particulier, ne permet pas de prendre toute la mesure de l'œuvre.
Enfin, modestes bémols que ceux-là, et qui n'enlèvent
rien à la prestation lumineuse de Hoffman, fait saillant
de Capote. |
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Source : http://www.voir.ca/cinema/cinema.aspx?iIDArticle=40223 |
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cyberpresse - Isabelle
Massé |
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Philip Seymour Hoffman, acteur de peu
de mots
Dans Capote, qui prend l'affiche aujourd'hui, Philip Seymour Hoffman
interprète l'auteur Truman Capote. Un rôle qui pourrait
bien lui valoir un Oscar dans quelques mois. On imagine Philip Seymour
Hoffman grillant une cigarette, en entrevue, comme le personnage
qu'il incarne dans Capote. Volubile également au téléphone.
Après tout, l'acteur de 38 ans livre une performance du
tonnerre dans la peau et les complets bien ajustés de Truman
Capote, auteur de Breakfast at Tiffany's et In Cold Blood (De sang-froid).
Probablement le rôle qui lui a donné le plus du fil
à retordre en carrière. "Je ne sais pas... C'était
effectivement très dur. Je devais ressembler à Capote
le plus possible", analyse succinctement Hoffman.
Pendant cinq mois, avant le tournage, l'acteur s'est imprégné
du personnage gai, maniéré, angoissé et imbu
de lui-même qu'était Capote. Et ce, à l'orée
des années 60, à une époque où l'homosexualité
était considérée comme une maladie aux États-Unis.
"Mais le fait qu'il était gay n'a rien à voir
avec ce film, croit Philip Seymour Hoffman. C'est ce qui fait que
Capote était si spécial. Il ne s'attardait pas à
son homosexualité. Je l'admire pour ça. Il a quand
même dû s'en faire un peu parce qu'il a grandi dans
le sud des États-Unis, mais ce n'était pas le seul
obstacle auquel il a fait face dans sa vie."
Le récit de Capote (en salle à partir d'aujourd'hui
en version originale anglaise avec sous-titres français)
débute, en 1959, avec la lecture d'une nouvelle dans le New
York Times: quatre membres d'une famille de fermiers du Kansas ont
été retrouvés morts dans leur maison. Truman
y voit tout de suite l'occasion d'écrire sur la réaction
des habitants du village ébranlé. De réinventer
également les romans basés sur des faits réels
en proposant une histoire captivante, même si on n'avait pas
encore mis le grappin sur les assassins.
Il saute donc dans un train, sans se douter une seconde que ce
fait divers le hantera jusqu'à la fin de ses jours. "Je
n'étais pas un fan de Capote, avoue Hoffman. Je connaissais
à peine son travail avant le tournage. Mais j'ai essayé
de comprendre ce qui le faisait vibrer, ce qui le motivait. Sa ténacité
m'a impressionné. Il n'a jamais abandonné son projet.
Il était audacieux, intrépide. Il savait comment négocier
avec les policiers, par exemple."
Le long métrage de Bennett Miller dévoile un côté
peu reluisant de la personnalité de l'auteur: le doux manipulateur
prêt à tout pour soutirer des informations. Capote
a mis six ans pour rédiger In Cold Blood... parce qu'il attendait
qu'un des deux assassins lui raconte dans le détail le déroulement
de la nuit meurtrière. Pour parvenir à ses fins, il
s'est lié d'amitié avec les prisonniers et leur a
même payé un bon avocat pour porter leur cause en appel
dans l'espoir de leur éviter la pendaison. Ou plutôt
de la retarder...
Cela dit, ce sont la gestuelle et la façon de parler du
personnage principal à la voix aiguë qui font dire que
Philip Seymour Hoffman a bûché sur le plateau, il y
a un an. "C'était très important pour moi de
ressembler et de parler comme le personnage, dit-il. C'est dans
l'essence même de l'histoire. Truman Capote doit aller enquêter
au Kansas et être ce type très bizarre, très
différent."
Celui qu'on a précédemment vu dans State and Main,
Happiness et Punch-Drunk Love pourrait bien cueillir une statuette
à la Cérémonie des Oscars du 5 mars 2006 et
aux Golden Globes, le 16 janvier 2006, comme Jamie Foxx (qui a incarné
Ray Charles), l'an dernier. Qu'en pense le principal intéressé?
"Je veux que les gens vivent une belle expérience en
voyant Capote..." Ou comme le rapportait le Miami Herald, en
octobre: "Quelqu'un m'a dit récemment: tu vas enfin
récolter ce qui est dû. C'est faux, car personne ne
doit rien à personne. Je fais simplement ce que j'ai à
faire." |
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Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20051216/CPARTS/512160535&SearchID=73234253776709 |
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