Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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XXX
   
Titre original Syriana
Réalisation Stephen Gaghan
Scénario Stephen Gaghan
D'après l'oeuvre de Robert Baer (No Evil: The True Story of a Ground Soldier in the CIA's War on Terrorism)
Interprétation Kayvan Novak, George Clooney, Amr Waked, Christopher Plummer, Jeffrey Wright, Chris Cooper, Robert Foxworth, Nicky Henson, Nicholas Art, Matt Damon, ...
Musique Alexandre Desplat
Photographie Robert Elswit
Pays U.S.A.
Année 2005
Durée 126 min
Genre Drame, Espionnage
Producteur(s) Jennifer Fox, Georgia Kacandes & Michael Nozik
Site officiel  
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Salle 12 - Plan d'accès
Le jeudi 22 juin 2006
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en Français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

À Washington, Bennett Holiday travaille pour une importante firme d'avocats chargée de favoriser en coulisses la fusion entre deux pétrolières américaines. En prenant les rênes de ce dossier, Holiday ne tarde pas à découvrir les collusions entre les barons texans de l'or noir et le pouvoir politique en place.

Ce dossier est directement lié à une lutte de pouvoir faisant rage entre les deux fils d'un émir du golfe Persique qui prépare sa succession. L'un d'eux, le prince Nasir, qui profite des conseils de l'analyste américain Bryan Woodman, favorise des politiques qui vont à l'encontre des intérêts américains. Par conséquent, il devient la cible des assassins de la CIA, une mission pilotée par l'agent Bob Barnes.

 
 
Oscar du meilleur acteur de soutien décerné à George Clooney aux Academy Awards 2006
Award du meilleur casting aux Boston Society of Film Critics Awards 2005
Award du meilleur scénario adapté décerné à Stephen Gaghan au National Board of Review 2005
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telemoustique
  De prime abord, le raccourci manSuvres politiques = sevrage économique = action terroriste peut sembler léger. Syriana l'alourdit avec son scénario à tiroirs (Stephen Gaghan, le scénariste de Traffic, réalise), ses troubles intervenants (dont George Clooney en agent bedonnant de la C.I.A. rejeté par ses pairs) et ses multiples corruptions "nécessaires à la bonne marche de l'économie (américaine)". D'une densité rare - par moments, il faut vraiment s'accrocher pour en détricoter les nombreuses mailles! -, Syriana est un thriller géopolitique sans concession pour la politique extérieure américaine et ses nauséabondes ramifications. Explosif !
  Source : http://www.telemoustique.be/cps/rde/xchg/tm/hs.xsl/critiques_detail.html?revId=2870
   
cinenews - Adeline Weckmans
 

Le nom Stephen Gaghan ne vous dit sans doute rien. Et c'est normal: avant ce 'Syriana', il n'a tourné qu'un seul film, un thriller moyen avec Katie Holmes, 'Abandon'. Mais si on vous dit qu'il a écrit le scénario de 'Traffic', là, tout d'un coup, le franc tombe. Une histoire tordue, mêlant tellement de paramètres qu'il n'est pas toujours évident de s'y retrouver, mise en images avec brio par ... Steven Soderbergh (ici caché à la production).

Gaghan s'attaque à nouveau à l'une des vastes conspirations contemporaines: la collusion évidente entre les gouvernements et les magnats du pétrole, qui travaillent main dans la main à la conservation à tout prix de la situation optimale qui leur permet d'amasser le plus d'argent possible. Rien de neuf sous le soleil, direz-vous. Non, pas vraiment, mais si le propos de Gaghan (qui s'inspire ici du livre de Robert Baer) n'est pas renversant, il se retrouve présenté suivant une histoire bien ficelée, qui nous permet de retrouver à l'écran George Clooney et Matt Damon, un plaisir qui ne se refuse pas.

  Source : http://www.cinenews.be/Critics.Detail.cfm?ContentsId=4493&lang=fr
   
officecom - Martin Girard
 

Stephen Gaghan a acquis ses lettres de noblesse en écrivant le scénario du TRAFFIC de Steven Soderbergh, constitué d'un enchevêtrement riche et complexe d'intrigues sur le thème du commerce de la drogue. Dans SYRIANA, l'auteur adopte le même style narratif pour s'attaquer maintenant à l'industrie du pétrole. Mais cette fois, le scénario ouvertement critique apparaît encore plus touffu, exigeant de la part du spectateur un haut degré de concentration afin de bien identifier les ramifications complexes des différentes intrigues.

Beaucoup plus axé sur les scènes de dialogue que d'action, le film ne génère pas un grand suspense, mais une certaine tension finit par s'installer, surtout dans la séquence finale orchestrée avec habileté. Misant souvent sur une utilisation nerveuse de la caméra et un montage serré, la réalisation possède l'efficacité requise. Le jeu des acteurs s'avère solide.

  Source : http://www.officecom.qc.ca/Media-film/Fiche/Syriana.html
   
plume-noire - Sandrine Marques
  Politique, le cinéma américain l'est viscéralement, toujours prompt à prendre dans leur épaisseur les événements du monde et les préoccupations intimes des personnages, à confronter les stéréotypes à la dimension physique du plan. Syriana s'inscrit dans cette ligne claire, qui fait de l'exploration des relations complexes avec le Moyen-Orient une vraie géopolitique filmique. Oeuvre composite, Syriana met en scène, de façon expressive, le choc entre différents blocs narratifs et physiques (Orient et Occident). [ Suite ]
   
6bears
 

Le Prince Nasir rêve de réformer en profondeur son état situé dans le Golfe Persique. Pour ce faire, il permet à une compagnie chinoise de forer sur ses terres. Une situation qui ne plaît pas forcément à la compagnie Connex Oil qui gérait jusqu'ici ces différents puits de forage. Rapidement, la CIA décide d'envoyer l'un de ses meilleurs agents pour éliminer le prince. Le complot ne fait que commencer... Le scénariste de "Traffic" s'attaque après le marché de la drogue à celui du pétrole. Pour "Syriana", il fait même ses débuts derrière la caméra.

On retrouve des particularités avec le premier récit comme l'éclatement du scénario qui voyage entre Washington, Genève et le Liban. Dénonçant le pouvoir des sociétés pétrolières sur les gouvernements et l'Amérique en particulier, "Syriana" est un film intelligent qui par son sujet et son traitement complexe devrait avant tout intéresser les initiés. Pas toujours facile de lier événements et protagonistes. [ Suite ]

   
Voltairenet - Mireille Beaulieu
  Les films grand public véhiculent des représentations de la politique internationale qui peuvent influencer les conceptions de millions de spectateurs de par le monde. Le Réseau Voltaire débute aujourd’hui la publication d’une série d’articles mettant en lumière cette dimension de la production cinématographique. Mireille Beaulieu analyse le discours sous-tendu par le thriller politique Syriana, de Stephen Gaghan et produit par George Clooney, œuvre non dépourvue d’ambiguïté malgré un emballage contestataire. Ainsi, la dénonciation de la dépendance US au pétrole s’accompagne d’une validation implicite des principes de la "guerre au terrorisme ". [ Suite ]
   
comme au cinema - Amélie Chauvet
 

"La Chute de la CIA" de Robert Baer est le point de départ du scénario de Syriana, signé Stephen Gaghan qui nous avait déjà prouvé ses talents d'écriture avec Traffic. Ici, il réalise également. Complexe, intéressant, sur un sujet plus que d'actualité, Syriana nous entraîne avec une élégance rarissime dans les méandres méconnus mais passionnants des relations troubles entre les milieux politiques et pétroliers, des émirats du Golfe aux Etats-Unis. [ Suite ]

   
excessif - JDM
  Encensé par les critiques et récompensé par un oscar pour Traffic, le scénariste Stephen Gaghan nous propose avec Syriana son second film en tant que réalisateur. Adapté du livre de Robert Baer La chute de la CIA, Syriana ambitionne au travers d’une galerie de personnages d’éclaircir les causes et conséquences des politiques pétrolières occidentales, loin des codes du brûlot agressif mais avec une louable volonté d’investigation. [ Suite ]
   
voir - Martin Girard
 

Syriana: un exemple trop rare de cinéma hollywoodien politisé. Syriana, de Stephen Gaghan, nous plonge dans les arcanes de l'industrie pétrolière en levant le voile sur ses collusions avec le pouvoir politique, l'espionnage et le terrorisme. George Clooney incarne un agent de la CIA pour qui le Moyen-Orient n'a plus de secrets. Ses patrons lui ont confié la mission d'assassiner un prince du golfe Persique (Alexander Siddig) dont les politiques menacent la stabilité de l'industrie pétrolière américaine. Il s'agit d'une des nombreuses intrigues enchevêtrées de ce scénario tiré du livre d'un ancien agent de la CIA, Robert Baer.

Pour venir brouiller encore davantage les cartes, le film suit aussi le parcours d'un analyste américain de l'énergie (Matt Damon) qui est amené à tirer avantage du décès accidentel de son fils pour conclure un partenariat d'affaires avec le prince. Sans parler du récit parallèle d'un jeune ouvrier pakistanais (Mazhur Munir) qui se laisse endoctriner par un groupuscule terroriste et d'un avocat de Washington (Jeffrey Wright) chargé d'enquêter sur la fusion entre deux pétrolières américaines. [ Suite ]

   
fluctuatnet - Jérôme Dittmar
 

Quelques semaines après la sortie de Good night and good luck, voici la nouvelle production Soderbergh/Clooney. Reprenant la narration éclatée qui a fait le succès de Traffic, ils s’attaquent à la corruption régnant entre les Etats-Unis et les pays producteurs de pétrole. Toujours avec bonne volonté, peut-être trop. Steven Soderbergh et George Clooney, producteurs de Syriana via Section Eight, sont des nostalgiques. Leur association est fondée sur une affinité cinéphilique d’ordre générationnelle, avec pour période clé les fameuses seventies, années de contre culture, de crise économique, de désillusion idéologique, d’avènement cinématographique du réel (avec le film super 8 de Zapruder comme trauma, montrant l’assassinat de Kennedy) et surtout d’un cinéma en position critique.

Comme ressource, cette période permet au duo de faire re-rentrer explicitement à Hollywood l’autocritique américaine. Ils produisent ainsi un cinéma plus civique que réellement politique, via des films (Traffic, Good night and good luck) ou une série télé (K-Street, signée Soderbergh) dont l’ambition n’est pas d’être au service d’une idéologie mais de pointer les mensonges du gouvernement et jouer avec la notion de vérité. D’où le caractère un peu inoffensif, ouvertement démocratique de leurs entreprises et la faiblesse de ce Syriana, premier long métrage de Stephen Gaghan (scénariste de Traffic), inspiré du livre de Robert Baer La Chute de la CIA : les Mémoires d’un guerrier de l’ombre sur les fronts de l’islamisme. En ne pouvant dépasser son procédé discursif balisé, l’oeuvre s’enferme dans une vision générique du monde qu’il voulait éviter. [ Suite ]

   
film de culte - Nicolas Plaire
 

Les destins croisés d’hommes et de femmes liés à l’industrie du pétrole au Moyen-Orient.

The battle for the Oil

Serait-on de retour dans les années 70? On n’avait pas vu ça depuis trente ans mais Hollywood semble se réveiller. Quelques semaines après Lord of War et Good Night, and Good Luck, un nouveau thriller politique engagé débarque sur les écrans français. Les tensions actuelles au Moyen-Orient faisant écho à la guerre du Vietnam et les scandales des mégacorporations renvoyant à la défiance de l’institution politique post-Watergate. Construit comme un film chorale, Syriana marque la nouvelle collaboration entre Steven Soderbergh (qui produit le film avec George Clooney) et Stephen Gaghan déjà auteur du scénario de Traffic. Refusant de sombrer dans le politiquement correct, Gaghan et ses producteurs attaquent de front leur Amérique dans ce qu’elle a de moins avouable, sortant de l’ombre sa part des ténèbres.

Le message est simple: les Etats-Unis sont dépendants de la totalité de l’industrie pétrolière et s’ils désirent conserver leur suprématie, ils doivent contrôler les pays de l’OPEP. A partir de ce canevas impropice à la narration, Gaghan brode un film intense, haletant et moral, joue avec les destins et construit des hommes et des femmes de fiction, mais tangibles dans leurs motivations et leurs choix. Chaque fil apportant sa couleur et sa texture à une histoire en apparence compartimentée. [ Suite ]

   
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