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Quand j'etais chanteur réalisé par Xavier Giannoli
   
Titre original Quand j'étais chanteur
Réalisation Xavier Giannoli
Scénario Xavier Giannoli
Interprétation Gérard Depardieu, Cécile De France, Mathieu Amalric, Christine Citti, Patrick Pineau, Alain Chanoine, Antoine de Prekel, ...
Musique Alexandre Desplat
Photographie Yorick Le Saux
Pays France
Année 2006
Durée 1h 52min.
Genre Comédie dramatique, Romance
Production Luc Besson & Edouard Weil
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 21 septembre 2006
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Alain a cinquante ans. Il est chanteur de bal à Clermont-Ferrand. Il fait aussi les comités d'entreprise, les inaugurations, mais de moins en moins les mariages où les jeunes préfèrent les DJ. Alain a les cheveux teints mais sait bien qui il est. Il est mondialement connu à Clermont-Ferrand et cela lui suffit. La chanson était toute sa vie lorsqu'il rencontre Marion. Marion a 27 ans.

Elle est agent immobilier, vient d'arriver dans la région. Elle a un enfant de 4 ans qu'elle a eu trop tôt avec un homme qu'elle n'aime plus. Elle était perdue quand Alain l'a trouvée. Il lui fait croire qu'il cherche une maison pour passer du temps avec elle. Ils visitent des maisons vides, ouvrent des portes sur leurs secrets, des volets sur leurs désirs. Bien sûr il y a les autres. Une ancienne femme qui vous retient, un nouvel homme qui vous attire. Rien n'est possible alors tout se passe.

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festival cannes - Jacky Bornet
 

Décidément, la variété française a le vent en poupe dans notre cinéma national. Après Podium (Cloclo) et Jean-Philippe (Johnny), Quand j’étais chanteur rapproche un chanteur de bal, Gérard Depardieu, et une jeune femme qu’interprète Cécile de France. A cette occasion, le grand Gérard pourrait bien se voir remettre le Prix d’interprétation.

Si son nom ne circule pas vraiment dans le public, Xavier Giannoli, qui signe avec Quand j’étais chanteur son troisième long métrage, s'est fait reconnaitre il y a huit ans huit ans, quand lui revenait la Palme d’or du court métrage en 1998 pour L’Interview. Depuis, réalisateur de deux films (Les Corps impatients et Une aventure), il a également produit deux films d’Olivier Assayas, Demonlover et Clean.

Le retour de Gérard Depardieu à Cannes en compétition, où il avait obtenu le Prix d’interprétation en 1990 pour Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, s’opère sous les meilleurs auspices, sa qualité de jeu le démarquant de ses habitudes ou apparitions secondaires, dévalorisantes pour son talent. Qui éclate ici avec sobriété, en apportant une consistance inattendue à un personnage touchant, passionné et passionnant.

Il ne se passe pourtant pas grand-chose dans Quand j’étais chanteur. Durant près de deux heures, un chanteur de bal de province rencontre une jeune femme. Ils s’attirent et se cherchent, prenant le temps pour se trouver. Cette recherche est alimentée d’un portrait auquel Gérard Depardieu apporte une maturité aboutie. S’il interprète toutes les chansons du film, sans vraiment convaincre d’un talent de chanteur, il n’en communique pas moins la passion de son personnage pour son métier et l’aura qu’il en tire. Marion, Cécile de France, parfaite, n’y résistera pas.

Du moins le premier soir. Pour revenir ensuite sur son penchant, le film traçant son parcours pour retrouver l’impression du premier instant. Xavier Giannoli étonne par l’intérêt constant qu’il suscite de ces petits riens qui participent de la matière du cinéma français. La prestation d’un orchestre de bal, une visite d’appartement, la rencontre autour d’un verre ...

Longuement applaudi au rythme de la chanson de fin, éponyme du titre du film, de Michel Delpech, il vaut d’être vu jusqu’au terme de son générique, pour une prestation de Depardieu qui a enthousiasmé la salle. Sans conteste le meilleur film de la sélection française à Cannes, avec un Depardieu remarquable, quand il est acteur.

  Source : http://festival-cannes.france2.fr/filmsencompetitionofficielle/20629116-fr.php
   
dvdrama - Laurent Tity
 

Son premier long-métrage, l'éprouvant Les Corps impatients, laissait entrevoir chez Xavier Giannoli une aptitude peu commune à filmer et capter la douleur humaine, autant physique que psychologique. Le réalisateur renoue logiquement avec ce qu'il sait faire de mieux avec Quand j'étais chanteur, à savoir sonder la tourmente de personnages diablement attachants, plus, étonnamment, par leurs défauts que pour leurs qualités.

Comment expliquer l'accueil mitiger de la caste cannoise pour ce bout de pellicule pertinent, drôle et émouvant à la fois ? Mystère. Car autant le titre, et même le casting pouvaient laisser craindre le pire, autant le film suscite très vite une implication de tous les instants. Grâce à des personnages profondément humains, à une histoire qui ne raconte rien d'autre que la vie, avec tout ce qu'elle comporte de joies et de déceptions.

La caméra de Giannoli cache les sentiments pour mieux les sublimer, les rendre inaccessibles, donc terriblement romantiques. Le réalisateur chamboule tous les codes. Pour mettre en scène une romance impossible, l'amour sera consommé d'entrée. Roublard ? Non, intelligent. En permettant à ses deux personnages principaux (Gérard Depardieu et Cécile de France) de coucher ensemble dès le début, Giannoli élude habilement la frustration purement physique que le film aurait pu donner à voir, ce qui ici ne servait pas le propos.

La différence d'âge ne se hisse pas trop ostensiblement comme un obstacle à leur relation. Les clichés sont ainsi évités. Il ne s'agit pas tant d'une différence de génération que de choix de vie à première vue totalement opposés, mais finalement peut-être justement trop semblables. Alain comme Marion se sont au fur et à mesure des aléas de la vie formés une carapace dure comme le roc. Chacun possède ses repères, et surtout ses barrières que personne n'est autorisé à franchir. Deux armures, deux sourires de façade qui cachent des blessures terribles, le sentiment d'avoir gâché sa vie pour lui, l'impression d'être une mauvaise mère pour elle.

Quand j'étais chanteur, c'est l'histoire de deux âmes en peine, c'est l'histoire d'une belle amitié, c'est une histoire d'amour comme on en fait plus. Le manichéisme, évidemment, reste au placard enfermé à double tour. Les bons côtés de chacun sont montrés avec une grande finesse et une justesse qui évite didactisme et redondance. Il n'existe pas un mais des traits de caractère, et ce dernier ne porte donc jamais à la caricature. De même, les démons intérieurs des personnages n'apparaissent pas gratuitement, mais en réaction face à des situations qui les révèlent. Les évènements comme la succession d'émotions coulent de source, dans une sorte de fatalité brillamment feinte.

L'interprétation, enfin, se doit de recevoir les honneurs. Gérard Depardieu réalise ici une performance tout simplement exceptionnelle. Exceptionnelle parce qu'il y a bien longtemps que l'acteur n'avait pas fourni une prestation aussi remarquable. Lui qui avait tendance à cabotiner ces derniers temps, se fond ici entièrement dans le rôle. Magistral. Ce qui relève encore l'interprétation de Cécile de France, qui parvient à se mettre au niveau.

Quand j'étais chanteur, outre ses qualités indéniables, a donc pour mérite de réveiller un grand acteur qui semble-t-il sommeillait quelque peu. Une scène résume le film, la dernière, belle à pleurer, où le pragmatisme rencontre la poésie, la douleur rencontre le bonheur, un homme rencontre une femme, le spectateur rencontre un grand film.

  Source : http://www.dvdrama.com/news.php?16289&page=2
   
comme au cinema - Arnaud Claes
 

Premier plan du film. Dans les coulisses d’une discothèque de province, sous les pieds de Depardieu, s’étale une moquette aux larges motifs marron et orange. Horreur : ça va être kitsch. Ou pire, méprisant. Que nenni – c’est tout simplement magique…

Par quel miracle Xavier Giannoli réussit-il à filmer la rencontre entre Gérard Depardieu, chanteur de bal quinquagénaire, et Cécile De France, jeune femme en rupture, sans tomber ni dans le ridicule, ni dans le graveleux ? Grâce à un regard aimant posé sur des personnages solides. Par petites touches, derrière la façade de bonhomie de l’un, d’assurance de l’autre, il nous fait sentir leur complexité, leurs failles et leurs contradictions. Et puis leur sincérité, leur générosité. Leur soif de tendresse. Tout ce en quoi on peut se reconnaître…

Et on y croit, à cette rencontre, parce qu’à ce moment de leur vie, malgré tout ce qui les sépare, on comprend que ces deux-là se ressemblent. Tous deux ont connu des déceptions sentimentales, bien sûr. Mais surtout, tous deux se voient parfois mis hors-jeu. Elle, en tant que mère séparée de son enfant. Lui, catalogué par certains « chanteur de seconde zone », quand il n’a jamais prétendu être autre chose qu’un interprète au service de « la roucoule ». Il n’y en aura pas beaucoup entre eux, de roucoule. Plutôt de la défiance, des coups de griffe, et puis… l’évidence d’une parenthèse. Car la vie a plus d’un joli tour dans son sac !

  Source : http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=44228
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comme au cinema
 

Huit ans après sa Palme d’Or à Cannes pour son court-métrage L’interview, Xavier Giannoli présente cette année en compétition son troisième long après Les Corps Impatients et Une Aventure : Quand J'étais Chanteur. Changeant radicalement de registre par rapport à ses deux précédents films, le réalisateur nous raconte cette fois, sur le ton à la fois léger et grave de la comédie dramatique, l’histoire d’un chanteur de bal en Auvergne.

Alain Moreau (Gérard Depardieu), qui anime depuis toujours les bals populaires, thés dansants et autres soirées locales, rencontre Marion, jeune et belle femme (Cécile De France) séduisante et énigmatique. Comme son titre l’indique, Quand J'étais Chanteur joue beaucoup sur le registre musical, sur les paroles des nombreuses chansons qui ponctuent le scénario, morceaux français des années 50 à 80 le plus souvent.

Outre son sujet, le film nous touche parce qu’il évite très justement un sentimentalisme débordant, restant toujours sur le fil mais sans jamais y tomber. De même pour la parodie, la dérision, importante ici mais juste ce qu’il faut. Notons d’ailleurs la très belle performance de Gérard Depardieu, qui n’hésite pas à se jouer de sa propre histoire, lançant ici et là des répliques pinçantes du style « C’est en durant que l’on devient ringard, alors forcément, si l’on ne dure pas, on ne devient pas ringard » ou « non pas d’alcool, je n’ai plus envie.

J’tiens pas à mourir. Tout l’mode me voit déjà mort mais je suis toujours là et compte bien y rester ». Cécile De France s’offre pour sa part l’un de ses premiers vrais rôles de femme. Délaissant (enfin) l’éternelle ado, elle est ici une mère de famille mature et une femme épanouie. Si Quand J'étais Chanteur n’a peut-être pas le panache du chef d’œuvre propre à un palmarès cannois, on lui reconnaît au moins le mérite de nous distraire et de nous amuser deux heures durant… Un peu comme le ferait d’ailleurs un chanteur de bal !

Amélie Chauvet (Cannes, mai 2006)

  Source : http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=44228
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Interview de Xavier Giannoli le réalisateur
 

D’où vient l’idée de Quand J’étais Chanteur ?

Je me rappelle d’abord de mon père, debout dans la cuisine, interprétant des chants corses ou de l’opéra. Mon père chantait tout le temps, du matin au soir. Il y a aussi Christophe, le génial créateur (à l’époque en veste blanche) des Paradis perdus. Je le connais depuis l’enfance. C’est lui qui m’a montré mes premiers films sur son projecteur 35. Il est toujours très important dans ma vie. Alors le film est bien sûr traversé par tout cela mais d’une manière oblique...

Est-ce que vous connaissiez l’univers des bals ?

Pas vraiment. De vagues souvenirs de vacances…rien d’intéressant. J’étais même un peu comme dans la chanson de Brel : « Et puis j’ai horreur de tous les flonflons, de la valse musette et de l’accordéon ». Bref, j’avais de bons gros à priori bien imbéciles. En même temps j’étais attiré par ces gens qui vivent avec les chansons. Est-ce que je pourrais faire du cinéma dans ce monde-là, aujourd’hui ?

Le plus délicat était-il de ne pas tomber dans la caricature ?

D’abord en refusant le pittoresque, la moquerie ou la démagogie «popu», qui n’a rien à voir avec le populaire... Alors j’ai fait une enquête, un petit documentaire, et j’ai fini par rencontrer Alain Chanone, un chanteur de bal en Auvergne. Il fait les bals, les comités d’entreprise, les thés dansants… Il a été ouvrier chez Michelin et maintenant il aime dire qu’il est « mondialement connu à Clermont-Ferrand ». Il a pas mal d’autodérision et surtout il est sincère, honnête.

Le cliché de l’aigreur a ainsi tout de suite été évacué. Alain a sans doute des douleurs cachées, parfois ça se sent dans sa voix... Une belle voix, rien de plus, rien de moins. Comme disent les ados : « Il ne se prend pas pour un autre ». Je repense à un quotidien venu sur le tournage pour faire un reportage. Ils ont décrit Chanone comme un « chanteur de seconde zone ». Il a été meurtri, blessé. Il m’a demandé : « Pourquoi ils ne disent pas simplement chanteur de bal ? Je n’ai jamais eu d’autre prétention...». Ce cynisme, ce mépris et cette maladresse sont exactement ce que je voulais éviter dans mon film. C’est un regard condescendant, confortablement installé dans son élitisme, tout ce que je méprise...

Parlez-nous de cette rencontre entre Alain et Marion ...

Je préfèrerais le chanter mais bon…je ne sais pas… Dans une chanson récente de Christophe il y a ces vers que j’aime beaucoup : « Car les choses les plus belles au fond restent toujours en suspension…». En fait, pour parler psychologie des personnages je me sens vite mal à l’aise… En écrivant je n’ai aucun point de vue théorique sur mes caractères. Je cherche des faits, des gestes, des « moments » ou s’incarnerait à l’image ce que les mots ne suffisent justement pas à dire. Bref, je suis d’abord factuel, concret, je pars de là : il vaut mieux montrer que dire.

Alain Moreau vit dans les lumières des bals, les musiques et les rencontres. C’est un homme seul qui chante l’amour mais ne le vit plus ou mal. Sa manager lui dit qu’il ne bouge plus assez, sur scène, qu’il doit se réveiller. Marion est jeune, belle et exigeante. Elle est agent immobilier, toujours en mouvement. En lui faisant visiter des maisons vides et silencieuses elle va le sortir de son univers. Entre eux ce sera un peu comme une danse, une histoire de distance, de frôlements, de regards et d’humour aussi. Si Alain a des choses à dire, elle a des choses à taire. Il a l’élégance de le respecter. Ce qui les réunit c’est aussi une certaine façon d’aimer, ce refus de la lâcheté et de l’immobilisme.

Cet instinct qu’il y a dans l’amour quelque chose de vital, d’indépassable, mais aussi forcément d’inachevé. Toute la vie s’évalue là : le désir et la solitude. Alors ils seront l’un pour l’autre une énergie nouvelle qui rendra leur existence plus dense, plus pleine, plus musicale et sensuelle. Je pense à la paraffine qu’on répand sur la piste pour faire glisser les pieds des danseurs, à ce fragile et improbable nuage qui flotte un instant dans les lumières du dancing, en suspension. C’est très concret et pourtant impalpable, « en suspension ».

Pensez-vous à Gérard Depardieu, en écrivant ?

Oui. C’est l’acteur que je veux filmer depuis tout jeune. Il était pour moi ce qu’une rock-star était pour d’autres. Même si cela peut paraître naïf, je n’ai jamais douté que je tournerais avec lui. Je lui ai passé le scénario, il l’a lu et accepté. C’est simple. Il savait que je ne m’embarquais pas avec une super star, mais avec un acteur, un point c’est tout. Le respecter commençait là. Il a compris que le personnage devrait s’incarner avec retenue. De toute façon il comprend tout ...

Je n’ai pas eu envie qu’on « retrouve » Depardieu, comme j’ai commencé à l’entendre, mais qu’on découvre une nouvelle facette de son génie d’acteur. Il a été formidable sur le tournage, à la fois impliqué et inventif. Il sentait que Cécile, Mathieu et moi attendions tout de lui, qu’on ne lui lâcherait rien, jamais. Il s’est passé quelque chose… il a compris que ce moment avec lui était important dans nos vies. Je riais tellement quand il me disait entre deux prises : « Ah ! non… Paaaas de psychologie ! » Il pourrait dire comme Clint Eastwood : « Je le fais. C’est tout… ». En fait, c’est Depardieu qui construit quelque chose à travers les metteurs en scène, et pas le contraire.

Ceux qui ont cru faire une oeuvre avec des films où ils l’on fait jouer se sont faits avoir : c’est lui qui fait une oeuvre. Pour moi, il ne fait aucun doute que le cinéma est la chose la plus importante de sa vie. On le sait tous : c’est un génie, le seul acteur qui peut donner au plus modeste des destins une dimension mythologique. Ses erreurs l’humanisent et ses provocations nous tendent la main, tout cela fait partie de son travail d’acteur : c’est son métier de vivre. D’ailleurs que serait le cinéma français sans lui ? Pour moi, Gérard a accouché du cinéma moderne et j’ai voulu qu’il me fasse profiter de sa liberté pour m’exprimer, avec mes moyens à moi.

En plus, il sait vraiment chanter !

Il n’était pas question de le doubler. Il ne devait pas chanter comme Sinatra, mais simplement bien, pro. C’est même dans le sujet du film. On est donc allé en studio pour essayer une liste de chansons cohérentes avec sa tessiture de voix. Et il y a tout de suite eu des évidences. Quand il a interprété Save the last dance de Mort Shuman, ou encore L’Anamour de Serge Gainsbourg… Il habitait les chansons, prenait leur espace. Il y avait une évidence, un contact de peau.

Mais je n’ai pas envie d’en faire trop, ce serait à côté de la plaque. Je lui demandais de chanter comme un chanteur de bal, pas de faire un numéro. Et puis il était beau, avec sa mèche blonde enfin retrouvée et cette voix si singulière… Je crois aussi qu’il avait un peu peur. Il sentait qu’on était là pour l’observer sans complaisance.

  Source : http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=44228&Rub=Notes&noteid=27256
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