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Little Miss Sunshine  réalisé par Jonathan Dayton & Valerie Faris (Sortie Nationale)
   
Titre original Little Miss Sunshine
Réalisation Jonathan Dayton & Valerie Faris
Scénario Michael Arndt
Interprétation Toni Collette, Abigail Breslin, Greg Kinnear, Paul Dano, Alan Arkin, Steve Carell, Marc Turtletaub, Jill Talley, Brenda Canela, ...
Musique Mychael Danna & Devotchka
Photographie Tim Suhrstedt
Pays U.S.A.
Année 2006
Durée 1h 40min.
Genre Comédie
Production Albert Berger, David T. Friendly, Peter Saraf, Marc Turtletaub & Ron Yerxa
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 30 novembre 2006
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Les Hoover ont beau de ne pas incarner un modèle de famille équilibrée, quand Olive, leur fille de sept ans, décroche par chance une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille met le cap vers l'Ouest à bord de leur van Volkswagen délabré et entame un voyage tragi-comique de trois jours ...
 
 
Audience Award décerné à Jonathan Dayton & Valerie Faris au Festival International de San Sebastián 2006
 Grand prix au festival de Deauville 2006
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7 sur 7
 

Little Miss Sunshine couronné au Festival de Deauville

Le Grand Prix du 32ème festival du cinéma américain de Deauville a été attribué ce dimanche soir à Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris, salué unanimement par la critique. Cette comédie indépendante, lauréate face à dix autres films en compétition, pourrait d'ailleurs être le succès surprise de la rentrée cinématographique, comme cela a déjà été le cas aux Etats-Unis.

Grinçant, déjanté et drôle, Little Miss Sunshine raconte le périple en minibus vers la Californie d'une famille d'Américains moyens, dont la fille de sept ans doit participer à un concours de beauté de "mini-miss". Le père (Greg Kinnear) a écrit un livre sur la "culture de la gagne", le fils est un adolescent misanthrope et fan de Nietzsche qui a fait voeu de silence, l'oncle est un universitaire homosexuel et suicidaire spécialiste de Proust, le grand-père est un vieil héroïnomane libidineux et la mère (Toni Collette) est dépassée par les événements. Tout un programme. Half Nelson, de Ryan Fleck, a quant à lui fait coup double en raflant le Prix du Jury et le Prix de la révélation Cartier, nouvellement créé et présidé par le cinéaste Christophe Honoré.

Autre film a avoir obtenu une double consécration: SherryBaby, le premier film de Laurie Collyer, s'est vu décerner le Prix du scénario et celui de la critique internationale. L'actrice et réalisatrice française Nicole Garcia, présidente du Jury, a fait part "en cette veille du 11 septembre, de toute l'émotion des artistes français". "Nous avons pu au cours de ces quelques jours approcher tout ce qu'il y a de rêves, d'obsessions, de phobies, de vulnérabilité, de très grande force, bref quelques grands axes de la sensibilité" des Etats-Unis, a-t-elle conclu.

  Source : http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_257431.html?wt.bron=hlnBottomArtikels
   
cinemovies - Egil Bain
 

Depuis sa révélation au dernier Festival de Sundance, le buzz autour de Little Miss Sunshine ne cesse de grandir. C'est donc avec une impatience difficilement contenue que nous nous sommes rendus à la projection du film, ici à Deauville…

Premier film du tandem formé par Jonathan Dayton et Valerie Faris, Little Miss Sunshine pouvait apparaître, sur le papier, comme une comédie familiale indépendante sans grande originalité et aux personnages stéréotypés : un père qui essaie d'inculquer à sa famille son modèle du parfait petit winner, une mère débordée par les événements, un fils aîné rebelle et jusqu'au-boutiste, un grand-père cocaïnomane, un oncle homosexuel et suicidaire, et la cadette un peu boulotte qui, chérissant le doux rêve de devenir Miss America, embarque toute sa clique sur les routes du pays afin de participer à un concours de mini-miss. Mais voilà, Little Miss Sunshine est très loin de ce qu'on a déjà vu, loin des sentiers battus et rebattus !

Grâce à un scénario qui donne la part belle à ses personnages et aux dialogues jouissifs, les deux réalisateurs (venu du clip et de la pub) réussissent à nous livrer une comédie irrésistible, drôle, hilarante même. Sans jamais forcer le trait et le style, leur réalisation sonne incroyablement juste. Il faut dire qu'il ont été bénis des Dieux en réunissant un tel casting. Bien entendu, Greg Kinnear, Steve Carell et Toni Collette, dont la force comique n'est plus à démontrer, sont comme des poissons dans l'eau. En revanche, on reste soufflés dans notre fauteuil en découvrant les performances de Paul Dano, l'adolescent haïssant tout le monde et ayant fait voeu de silence jusqu'à son entrée dans l'armée de l'air, et Abigail Breslin (déjà adorable dans Signes), dans la peau d'Olive, une petite fille délurée vivant sur la planète Miss.

Un road-movie échevelé, sur fond de satire sociale, pour une famille bancale et décalée qui vous permettra de vivre de grands moments de comédie. Une gigantesque claque qui relègue les habituelles et trop nombreuses comédies sans saveurs aux oubliettes (elles y étaient déjà). Même si nous nous attendions à une réussite, la surprise est grande tant ce film nous aura permis de déployer nos gorges, ce qui, pour ma part, ne m'est pas arrivé depuis belle lurette !

Ne passez surtout pas votre chemin où vous risquerez de ne pas croiser le combi Volkswagen de la famille Hoover !

  Source : http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=11405
   
fluctuat.net - Manu
 

Nous n'avions pas encore évoqué Little Miss Sunshine, LA comédie du moment, du genre qui fait rêver distributeurs et producteurs. Succès inattendu aux Etats Unis, il atteint en France le demi-million de spectateurs. Gloire mérité pour ce film intelligent et étonnant, signé Jonathan Dayton. Grâce à ces quelques lignes proposées par Jeev (que je remercie), nous ne pouvons qu'inviter tous ceux qui ne l'auraient pas encore vu à s'y précipiter en moins de deux.

Un grand-père qui prend de l'héro parce qu'il est trop vieux, un ado mutique qui fait des pompes parce qu'il a lu Niestzche, un père de famille persuadé qu'il va devenir riche en vendant une resucée de la méthode Coué, une mère de famille banalisée à mort et au bord du divorce (cf. le mari), et un oncle spécialiste de Proust, au coeur brisé et qui sort d'une tentative de suicide... tout ce petit monde se meut dans un combi Volkswagen pourri.

Ils emmènent une petite-fille un peu rondouillarde en Californie. Elle se présente à un concours de beauté intitulé Little Miss Sunshine. Sur cette base, mi-comédie familiale, mi-road-movie, on a bien sûr une critique dévastatrice de l'appétit de succès, de normalité et de sécurité au sein de la cellule familiale américaine, version "middle class". Avec une galerie de personnages trés bien castés qui essayent de se démener entre l'attirance et la haine qu'ils ont pour les autres, en s'enfonçant dans la glose. Le tout fait avec classe, fraîcheur et humour.

Le Rêve américain 2.0, où sur les route de Californie, on trouve la croisée éthique des chemins entre la perfection du kitsch et l'humanité de l'échec.

A la fin, il vous reste une toute petite étoile dansante dans la tête. Et en plus elle rigole. C'est touchant.

  Source : http://cinema.fluctuat.net/blog/9691-little-miss-sunshine-big-middle-class-heroes.html
   
nord cinema - André Ruellan
 

Etonnant, ce film! Il se présente vraiment à l'encontre de ce que Hollywood sait faire de mieux ou de pire, en apportant à l'écran un air vivifiant et salvateur, loin des effets spectaculaires, des acteurs raccrocheurs, et plonge le spectateur un peu désarçonné, dans l'univers de gentillesse, de fantaisie et de tendresse d'une famille pour le moins originale et sympathique, où chaque personnage est défini en profondeur dans un comportement plein d'humour et d'un naturel fou, au gré d'un pittoresque voyage émaillé d'incidents graves ou cocasses , traités dans le plus pur style de la tragi-comédie.

Le rodéo automobile pour rejoindre l'hôtel où se déroule le concours des petites miss est un modèle du genre, tout comme la préparation et la présentation des petites filles dont le grotesque et le pitoyable sont dénoncés avec autant d'humour que de réalisme. Pas facile de faire un film sur un tel sujet aussi suspect qu'absurde, et pour celà, le réalisateur a choisi une façon vraiment originale dans le choix des plans, au rythme incisif et fort bien construit pour assumer le pittoresque et la symbolique de l'action.

  Source : http://www.nord-cinema.com/fiches/film,1577.html
   
 comme au cinema - Fanny Cairon
 

Je vous présente les Hoover… Nous avons un grand-père hallucinant accro à la cocaïne, un père coach obsédé par le désir de ne pas être un loser, un frangin suicidaire fan de Proust, un fils – un ado rebelle – qui a décidé de ne plus parler, et une fille âgée de 7 ans obnubilée par les concours de Miss America.

L’évidence est là, nous sommes loin d’une famille américaine type où tout le monde est merveilleux et équilibré ! Après s’être illustrés dans la mise en scène de clips (REM, Red Hot Chili Peppers…), les cinéastes Jonathan Dayton et Valerie Faris signent ici – avec un énorme talent - un premier long-métrage original mettant en vedette une tribu farfelue ...

Tribu de marginaux aux personnalités affirmées servie par une brochette d’acteurs excellente ! Coup de chapeau tout particulièrement à Paul Dano alias Dwayne, le jeune révolté, et coup de cœur à la toute jeune Abigail Breslin qui interprète la petite boulotte Olive avec une justesse rare. Il s’agit à coup sûr de deux acteurs qui vont faire parler d’eux !

Cette comédie dramatique brille par une certaine intelligence et les répliques sont drôlissimes. Il y a fort à parier que certaines scènes risquent de devenir cultes dans l’univers cinématographique (le passage avec le flic au bord de la route ou encore le show final d’Olive sont réellement à mettre dans les annales !). Little Miss Sunshine est un film tragi-comique corrosif, cinglant à souhait. Il fait voler en éclat les clichés Outre Atlantique d’une main de maître et on l’en remercie !

  Source : http://www.commeaucinema.com/critiques-59327.html
   
 filmdeculte - Nicolas Bardot
 

La jeune Olive, 7 ans, n’a qu’un rêve: celui de devenir reine de beauté. Lorsqu’elle reçoit une invitation pour participer au concours de Little Miss Sunshine, sa petite famille déglinguée s’entasse dans la camionnette familiale, direction la Californie.

Esprit de famille

Premier film des clippers Jonathan Dayton et Valerie Faris (qui ont oeuvré entre autres pour les Smashing Pumpkins, REM ou Janet Jackson), Little Miss Sunshine est la radiographie comme mille autres d’une famille tordue, partageant les bosses de la Volkswagen familiale lancée à tombeau ouvert sur l’asphalte bouillant. Dans le registre méthodiquement signalisé du road movie indé, variante comédie amère mais avec du cœur à l’intérieur, Little Miss Sunshine installe à grands traits la psychologie chargée de chacun des protagonistes, avant de balayer les hésitations avec ardeur et conviction. L’hymne généreux aux freaks est démonstratif, les crises de nerfs en voiture parfois pré-mâchées, mais les qualités pèsent plus lourd que les défauts.

Essentiellement grâce à l’excellence d’un casting donnant chair à leurs touchants personnages, en particulier la jeune Abigail Breslin, bijou de spontanéité et anti-Dakota Fanning, ou Steve Carell, décidément épatant, ici en suicidaire proustien et amoureux éconduit. Dayton et Faris ont le sens du rythme, portant leur bulle dynamique jusqu’au couronnement d’un concours de mini miss où les (vraies) candidates oscillent entre le caniche lobotomisé et le drag queen nain, et dont les numéros crypto-putassiers sont habilement mis en parallèle avec l’innocence maladroite et frontalement vulgaire du spectacle de la petite Olive, sur le Superfreak de Rick James samplé des années plus tard par MC Hammer. Et un film dont la bande originale marie MC Hammer à Sufjan Stevens ne peut pas vraiment être mauvais.

  Source : http://www.filmdeculte.com/film/film.php?id=1587
   
 canalplus - STEVE CARELL
 

Grand prix du 32ème festival de Deauville

"Un véritable loser, ce n'est pas quelqu'un qui rate. C'est quelqu'un qui a tellement peur d'échouer qu'il ne tente rien."

Cette maxime préférée du Grand-père s'applique tout particulièrement à la famille Hoover. Le père, Richard, coach incorrigiblement optimiste, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes", sans grand succès, hélas.

La mère, Sheryl, à la morale rigoureuse, est constamment mise à l'épreuve par sa famille, dont elle tente de dissimuler les travers, en particulier ceux de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.

Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de sept ans, Olive, binoclarde un peu enrobée, se rêve en reine de beauté, tandis que Dwayne, son agressif de frère, grand lecteur de Nieztsche, a fait vœu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.

Pour couronner le tout, le grand-père, hédoniste à la langue bien pendue, vient de se faire virer de la maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne. Les Hoover ont beau de ne pas incarner un modèle de famille équilibrée, quand Olive décroche par chance une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille fait cependant corps derrière elle.

Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus, tandis que les débuts d'Olive vont bouleverser cette famille farfelue à un point que personne ne peut soupçonner ...

  Source : http://www.canalplus.fr/cid28668-pid4-tpl31.htm
   
 liberation
 

Une odyssée corrosive et sensible dans la lignée des road-movies des années 70.

I l est toujours conseillé d'être un perdant si vous ne pouvez pas être un gagnant» : cet aphorisme de Frank Zappa donne le ton décalé et désacralisant du premier film du couple Dayton-Faris. Ensemble, ils ont déjà gravi les marches de la reconnaissance rock en signant notamment les clips des Red Hot Chili Peppers ou des Smashing Pumpkins (le très beau Tonight Tonight hommage à Méliès).

A l'heure où l'Amérique de Bush s'applique à faire briller le blason de la victoire et à renforcer le concept de la famille Wasp pour séduire une population pourtant de plus en plus ethniquement diversifiée, les cinéastes reprennent le thème critique des outsiders flamboyants et écornent le modèle majoritaire. Les récents Les Berckman se séparent, de Noah Baumbach, ou Moi, toi et tous les autres, de Miranda July, prouvent, si besoin est, la santé de ce motif dans le cinéma indépendant américain. Sur le même sujet

Voeu de silence. Le temps d'un week-end, la famille Hoover accompagne en Californie la benjamine Olive à un concours de beauté pour fillettes. Partis du Nouveau-Mexique, le père à l'optimisme désespéré, la mère conciliante, l'adolescent mutique, le grand-père héroïnomane, l'oncle gay et suicidaire, se serrent dans un van seventies récalcitrant et non climatisé pour soutenir leur candidate. Tous ont au départ une ambition, affective ou professionnelle, qui s'étiole et se transforme au fil de leur expédition et des rencontres.

Le père essaie de vendre son manuel intitulé Parcours vers le succès en neuf étapes, le fils Dwayne veut entrer à l'Air Force Academy et a fait voeu de silence, l'oncle Franck, spécialiste de Proust, s'est fait doublé par son rival... Sujet picaresque, odyssée aux héros extravagants, la forme du road-movie permet de traverser le pays, de concentrer les moeurs et de cueillir la réalité ambiante par des éléments caractéristiques. Motel, dîner, chips dans le rétro balisent le périple et miniaturisent le rêve américain.

Le comique de situation, l'efficacité visuelle découlent de l'expérience des auteurs dans la publicité et le clip. Si les scènes peuvent presque fonctionner de manière indépendante, le propos se déroule néanmoins avec justesse. Les personnages incarnent des spécimens de notre époque mais le film ne les tire jamais du côté de la caricature aux effets faciles.

Acteurs parfaits. Succès du dernier festival de Sundance, Little Miss Sunshine pratique un humour salutaire. Irrévérencieux (l'évasion sauvage de l'hôpital, le concours de beauté...) mais toujours sensible et intimiste, corrosif sans être gratuit, le résultat ressemble à Jonathan Dayton et Valerie Faris, sans aucune vanité mais terriblement talentueux.

Les acteurs sont parfaits (espérons que les jeunes Paul Dano et Abigail Breslin ne soient pas récupérés par l'industrie vorace du teen movie ) et la bande originale est raccord avec les plages de contemplation «on the road». Le bon groove de Rick James conclut le voyage allégorique et semble indiquer que le Superfreak n'est jamais celui qu'on croit, que le vulgaire et la médiocrité sont embusqués derrière des beautés et des gloires frelatées.

  Source : http://www.liberation.fr/culture/cinema/choix/202684.FR.php
   
 imedias - David Monmignot
 

Notre belle famille

Arrivé du circuit indépendant et présenté au dernier festival de Sundance, le premier film de deux réalisateurs de clips touche le cœur d’entrée de jeu et vous laisse le sourire aux lèvres à la sortie de la salle. Belle réussite.

Portrait d’une famille atypique. Il y a le grand père accro au porno et à l’héroïne, le père éternel optimiste n’arrivant pas à gérer sa vie, la mère « Desperate Housewive », l’oncle homo suicidaire, le fils ayant fait vœux de silence et adepte de Nieztsche, et enfin la sœur rondouillette rêvant de participer à un concours de miss. Une belle brochette de personnages plus ou moins givrés qui vont apprendre à se reconstruire, se connaître et s’aimer lors d’un voyage en minibus.

Aucun cynisme à l’horizon, juste un ton doux-amer. La grande force du film se trouve là. Film familial oui, mais pas niais, comédie d’accord, mais jamais au détriment des protagonistes, drame certes, mais pas larmoyant. Les personnages, bien que borderline, sont toujours traités avec un ton très juste et l’attachement est total. Coup de chapeau aux réalisateurs mais aussi aux acteurs, de Greg Kinnear à la petite Abigail Breslin en passant par l’immense Steve Carell aussi bon en puceau de 40 ans qu’en suicidaire adulant Proust. Le tempo et le rythme des personnages fonctionnent à ravir et c’est un vrai plaisir de suivre le ping pong verbal de cette famille.

(A)normalité

Après le road-movie, vient le concours de miss. La tragi-comédie vire à un savoureux jeu de massacre aussi drôle qu’effrayant lorsque l’on voit des (trop) jeunes filles transformées en poupées Barbie puis jetées à l’abattoir devant un parterre de gens dit normaux (comprendre les mêmes que ceux qui alimentent les téléfilms familiaux des après midi télévisuels) les acclamant. A chacun sa notion de normalité. Le ton est alors plus ironique, Dayton et Faris tirent joyeusement à boulets rouges sur une certaine face de l’Amérique. La bien pensante, celle qui mise sur la superficialité et les canons de beauté.

A coté de ces Paris Hilton en devenir, le naturel de la petite Olive fait mouche, et la famille s’unira enfin. Little Miss Sunshine est léger et grave à la fois, tendre et saignant, et le tout entremêlé de façon très naturelle. Un vrai coup de cœur donc pour ce petit film qui effectuera une sortie discrète mais sur laquelle il faudra s’attarder un peu. Vous aussi vous serez conquis…

  Source : http://www.imedias.biz/film/critique-little-miss-sunshine-1164.php
   
 radio canada - Michel Coulombe
 

Dans la tradition des frères Coen, Little Miss Sunshine

Tout un pan du cinéma indépendant américain raconte l'histoire de mésadaptés, de marginaux, de perdants de toutes sortes. On pense naturellement aux films des frères Coen. Mais à combien d'autres aussi. Little Miss Sunshine se situe dans cette tradition. Fait inusité, le film est réalisé par un couple, Jonathan Dayton et Valerie Faris.

Jusqu'ici, ils se sont fait connaître en signant des clips - ça se voit - et des publicités. Little Miss Sunshine constitue leur premier long métrage. Au centre du récit, une bien curieuse famille. Le père du mari a des ennuis de santé. Le frère de l'épouse, une inquiétante propension au suicide. Le fils a fait un invraisemblable voeu de silence.

Son père, un pathétique motivateur, voit son avenir lui glisser entre les doigts. Quant à son épouse, elle fait de son mieux pour tenir le bateau à flot. Leur fille, elle, rêve de participer à un concours de beauté en Californie. Pure sottise. Qu'importe, toute la famille se raccroche à ce rêve insensé.

Humour grinçant teinté de désespoir

Comme bien des films indépendants, Little Miss Sunshine propose une traversée de l'Amérique. Le road movie a toujours la cote au sud de la frontière. Il permet de rappeler le rôle central que joue l'automobile dans cette société. Cette fois on voyage d'Albuquerque à Los Angeles au volant d'un véhicule capricieux.

Une Volkswagen agonisante. Le ton est donné. Même si un des passagers meurt en route, le film sera drôle, d'un humour grinçant et teinté de désespoir. Tandis que la différence entre les gagnants et les perdants tourne à l'obsession, car il faut être des premiers, surtout pas des seconds, le portrait de famille révèle rapidement un bataillon de ratés. Little Miss Sunshine Là où d'autres chargeraient le trait pour faire voir la médiocrité, la veulerie, la petitesse, dans Little Miss Sunshine, contre toute attente, on se réfère à Nietzsche et à Proust.

Et lorsqu'on aperçoit George W. Bush à la télévision, on éteint aussitôt sans ajouter un mot. On évite de sombrer dans la facilité. Aussi ce portrait d'une Amérique sans grande envergure a-t-il, à bien des égards, quelque chose de très réjouissant. D'ailleurs, le film, certes inégal, se conclue en apothéose autour d'un délirant concours de beauté.

On y transforme des gamines en petits mannequins trop maquillés. L'illusion est parfaite. Tellement qu'on a l'impression de voir de jeunes prostituées. Dans ce contexte, les laissés-pour-compte paraissent, tout à coup, beaucoup plus sensés que ceux qui reproduisent les codes et incarnent la réussite. Plus vivants. Plus vrais. Hilarants aussi. On croirait presque des gagnants ...

  Source : http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2006/08/11/001-miss-little-sunshine.asp
   
 figaroscope - EMMANUÈLE FROIS
 

Drôlement déjanté

Un portrait drôlement déjanté d’une famille américaine disfonctionnelle, première réalisation du couple Dayton-Faris. Leur comédie en forme de road-movie, nous fait passer par bien des états et étapes émotionnels. Tour à tour acide, tendre, cruelle, rocambolesque, c’est une traversée très cahotique d’une Amérique toujours en quête de réussite mais définitivement paumée, en perte de repères à l’image de ses anti-héros.

  Source : http://www.figaroscope.fr/cinema/2006090500021711.html
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comme au cinema
 

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Rencontre avec Tony Colette sur le film Little Sunshine

  Source : http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=59327&Rub=BA&vid=5457
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