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Titre
original |
Das leben der anderen |
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Titre
français |
La Vie des autres |
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Réalisation |
Florian Henckel von Donnersmarck |
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Scénario |
Florian Henckel von Donnersmarck |
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Interprétation |
Martina Gedeck, Ulrich Mühe, Sebastian Koch, Ulrich Tukur, Thomas Thieme, Thomas Arnold, Hans-Uwe Bauer, Ludwig Blochberger, Matthias Brenner, Werner Daehn, Marie Gruber, ... |
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Musique |
Stéphane Moucha & Gabriel Yared |
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Photographie |
Hagen Bogdanski |
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Pays |
Allemagne |
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Année |
2006 |
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Durée |
2h 17min. |
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Genre |
Drame |
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Production |
Quirin Berg & Max Wiedemann |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 01 février 2007 |
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Le film est projeté en version originale allemande sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| En 1984 à Berlin-Est, Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), officier de la Stasi, se voit confier la surveillance de l'écrivain de théâtre Georg Dreymann (Sebastian Koch), sans se douter qu'il s'agit d'une intrigue orchestrée par le ministre de la culture Bruno Hempf (Thomas Thieme) qui, amoureux de son amie l'actrice Christa-Maria Sieland (Martina Gedeck), souhaite le faire disparaître. Le lieutenant supérieur Grubitz espère quant à lui en tirer un bénéfice pour sa carrière. Wiesler, célibataire et pour ainsi dire sans vie privée, découvre alors au cours de ses surveillances le monde de l'art, de l'amour et de l'ouverture d'esprit, horizons qui lui étaient jusqu'alors inconnus.
Petit à petit, il s'éloigne de son devoir et n'intervient pas lorsque Dreymann, suite au suicide d'un de ses amis réalisateurs dont la carrière avait été détruite, écrit un article sur le taux de suicide anormalement élevé en RDA. Dreymann, bien qu'ayant sa propre machine à écrire, utilise une machine à écrire de contrebande qui lui a été fournie par le magazine ouest-allemand Der Spiegel. Wiesler protège même Dreymann en rédigeant des rapports incomplets.
Lorsque Christa-Maria est interrogée dans les bureaux de la Stasi et dénonce son ami, Wiesler se rend dans la maison de Dreymann afin d'y retirer la machine à écrire compromettante. Dreymann est surpris de voir sa cachette vide pendant la perquisition. |
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Bavarian Film Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur décerné à Ulrich Mühe
- Award du meilleur réalisateur décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
- Award du meilleur scénario décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
- Award de la meilleure production
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European Film Awards 2006 |
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- Award du meilleur acteur européen décerné à Ulrich Mühe
- Award du meilleur film européen
- Award du meilleur scénario européen décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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German Film Awards 2006 |
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- Award de la meilleure photographhie décerné à Hagen Bogdanski
- Award du meilleur réalisateur décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
- Award du meilleur acteur dans un rôle principal décerné à Ulrich Mühe
- Award du meilleur acteur dans un rôle secondaire masculin décerné à Ulrich Tukur
- Award de la meilleure réalisation artistique décerné à Silke Buhr
- Award du meilleur scénario décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
- Meilleure prise de vue décerné à Quirin Berg & Max Wiedemann
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Locarno International Film Festival 2006 |
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- Audience Award décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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London Film Festival 2006 |
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- Satyajit Ray Award décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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New Faces Awards 2006 |
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- Award du meilleur réalisateur décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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Vancouver International Film Festival 2006 |
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- Award du film le plus populaire décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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Warsaw International Film Festival 2006 |
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- Audience Award décerné à Florian Henckel von Donnersmarck
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Festival International Musique et Cinéma d'Auxerre 2006 |
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- Grand Prix du Festival La Clef d'Or décerné à Gabriel Yared et Stéphane Moucha
- Prix du Jury du Public décerné à Gabriel Yared et Stéphane Moucha
- Clef des auditeurs France Bleue / France Musique décerné à Gabriel Yared et Stéphane Moucha
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univers cinema - Fabien Schneider |
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Depuis quelques années, les Allemands commencent à s’intéresser de près à leur histoire du XXème siècle au lieu de la renier, et on a déjà eu droit aux excellents "Good Bye, Lenin!", "Der Untergang" et "Sophie Scholl". Ce qui semblait être quelques chef-d’oeuvres qui faisaient exception du lot semblent maintenant se généraliser avec ce nouveau film. Etonnant, prenant, captivant même, on est happé par l’histoire – voire même l’Histoire, avec un grand H – et on ne peut plus s’en sortir. L’ambiance et les décors nous ramènent complètement à une autre époque, on ressent presque le même sentiment de panique qu’éprouvent les personnages. Ces derniers ont d’ailleurs une psychologie très étudiée. Ce film nous ouvre la voie à un nouveau pan de la douloureuse histoire allemande, avec beaucoup d’émotion et d’intelligence. |
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Source : http://www.universcinema.com/ww/chfr/film/das-leben-der-anderen.html |
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panorama cinema - Jean-François Vandeuren |
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Il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Ce dicton bien connu s’applique étrangement à la façon dont le cinéma allemand déterre périodiquement son passé national depuis quelques années, en particulier en ce qui a trait à toute la problématique entourant la République démocratique allemande. Cette initiative donna lieu par exemple au doux-amer Good Bye, Lenin! de Wolfgang Becker et à l’héroïque Der Tunnel de Roland Suso Richter. L’Allemagne semble ainsi vouloir exorciser de vieux démons en les confrontant sur la place publique. Bizarrement, le cinéma a aussi tendance à se montrer beaucoup plus clément envers l’Allemagne de l’Est et à s’éloigner volontairement de l’ampleur du sujet. " Au fond, ce ne fut qu’un dur moment à passer ", semble penser certains. Ce relâchement fait d’autant plus contraste avec la manière beaucoup plus stricte (difficile de faire autrement de toute façon) dont le cinéma allemand médite finalement sur les événements de la Seconde Guerre mondiale afin de régler ses comptes une bonne fois pour toute avec l’une des périodes les plus sombres de son histoire.
Les films historiques portant sur ces deux époques abondent depuis le début du nouveau millénaire. Une fois de plus, c’est l’Allemagne de l’Est que nous sommes invités à revisiter à l’occasion de la sortie de ce premier long-métrage de Florian Henckel von Donnersmarck. Des techniques d’interrogation des plus épuisantes de la Stasi en passant par une atmosphère de paranoïa souvent insoutenable, ce dernier nous replonge avec une rigueur écrasante dans le quotidien de cette partie isolée de Berlin durant la première moitié des années 80. Le cinéaste s’intéresse plus précisément au cas de Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), un officier de la Stasi assigné à la surveillance du dramaturge Georg Dreyman (Sebastian Koch) que l’état soupçonne d’infidélité envers le parti.
Ce qui frappe dès les premières minutes de The Lives of Others c’est l’exactitude avec laquelle le cinéaste allemand dépeint cette période. Von Donnersmarck ne tente pas de rendre ses personnages plus grand que nature ou de leur faire traverser des séquences tragiques et héroïques à n’en plus finir. Le quotidien existait à Berlin-Est et c’est ce dont s’imprègne avec une remarquable lucidité The Lives of Others. Le cinéaste allemand traite d’une manière d’autant plus modeste ce portrait d’un gouvernement envahissant par le biais d’une mise en scène particulièrement méticuleuse, laquelle nous ramène continuellement à ce sentiment de méfiance. Von Donnersmarck confère également une importance considérable à la création d’atmosphères grâce auxquelles il recréé cette grisaille ambiante d’une façon tout à fait prodigieuse sans que celle-ci ne devienne trop écrasante. Le film ne cherche pas non plus à rendre gloire à l’Ouest ou à dénigrer complètement l’essence même du système qui régissait la RDA. Ainsi, plutôt que de fuir, les personnages de The Lives of Others tente plutôt de révéler au grand jour une des lacunes d’un régime avec lequel ils ne sont pas forcément en désaccord, mais qui en dit néanmoins long sur le moral de la population vivant à l’intérieur de ces murs.
Le scénario de The Lives of Others s’avère également des mieux ficelés et documentés et utilise de manière formidable l’ironie dramatique tout en plaçant le personnage de Gerd Wiesler au centre de tous les enjeux du récit. C’est autour de ce dernier que l’étau se ressert constamment. Cela donne évidemment lieu à des situations de plus en plus tendues dont le cinéaste souligne l’urgence en rendant palpable la charge psychologique que doivent encaisser et soutenir sans arrêt ses personnages. Le tout est d’autant plus appuyé par la performance éblouissante d’Ulrich Mühe, l’ancien protégé de Michael haneke dont on a pu admirer l’intensité du jeu dans des films comme Benny’s Video, Funny Games et The Castle. Son personnage n’a d’ailleurs rien du héros type et Florian Henckel von Donnersmarck marque son changement de mentalité beaucoup plus par ses gestes que son comportement. L’interprétation de Mühe épate ainsi de par sa sobriété exemplaire, formant un héros réservé à l’expression impartiale et souvent muette, mais qui laisse néanmoins transparaître l’état de son esprit en constante agitation tout en réussissant à le rendre sympathique.
The Lives of Others se veut donc un film sur le courage et la détermination en temps de crise comme on aimerait en voir plus souvent. L’effort de Florian Henckel von Donnersmarck ne nous ramène pas continuellement à la gloire d’un mouvement et célèbre plutôt l’importance du geste le plus anodin qui, sans nécessairement mener à une vague de changements, peuvent permettre aux individus concernés de célébrer une victoire personnelle sur le plan moral. La vie est une roue qui tourne après tout. Dans le même ordre d'idées, plutôt que de terminer son film sur la chute du mur de Berlin, le cinéaste allemand préféra continuer encore quelques miles pour souligner hors de tout doute l’appartenance de son personnage principal à la réalité du quotidien beaucoup plus qu’aux rouages de la fiction. Après avoir soutenu cette idée pendant un peu plus de deux heures, le cinéaste allemand met un point final à son œuvre par le biais d'une séquence d'une incroyable modestie qui n’aurait pu rendre plus justice autant à l’essence de son discours qu’à la force de son protagoniste. |
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Source : http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/livesofothers.htm |
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terranova magazine - Felicia Mihali |
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Le film de l’Allemand Florian Henckel von Donnersmarck, est un film surtout à voir. Non pas que l’idée du film serait tout à fait originelle, car Dusan Kovacevich a parlé depuis longtemps de la symbiose qui s’établit entre une victime et son bourreau, mais parce que ce film le fait à sa manière et sur un autre terrain, celui de l’Allemagne de l’Est cette fois-ci. Ceux qui ont vu la pièce de l’auteur serbe, mise en scène il y a un an, sur la scène du Théâtre Prospéro sont déjà habitués avec ce que ça veut dire être artiste dans un régime communiste : il fait presque toujours partie de la catégorie des Autres, ceux qui ne sont jamais innocents, même lorsqu’ils ne s’opposent pas directement au régime.
En partant de plusieurs témoignages, ainsi que des recherches faites dans les archives de l’ancienne Sécurité d’État, la célèbre STASI, le réalisateur nous raconte la palpitante histoire de deux individus qui habitent deux étages différents : le premier est un célèbre dramaturge, enfant gâté du pouvoir, alors que le deuxième est son gardien, installé dans la mansarde de l’immeuble. Entouré d’une véritable machine à écouter ce dernier enregistre, jour et nuit, les conversations du présumé ennemi de l’État, même lorsqu’il est au lit avec son amie.
Dans l’atmosphère de crainte et suspicion qui caractérisait l’Allemagne de l’Est dans les années ‘80 avant la chute du communisme, des histoires d’amour sont encore possibles, tout comme la trahison vient parfois de ceux qui sont les plus proches. Alors que l’amie du dramaturge cède devant la terreur de l’appareil répressif, l’espion s’humanise, s’avère finalement un homme bon. |
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Source : http://www.terranovamagazine.ca/26/pages/cinema/cinema.html |
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allemagne au max |
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Encore un film sombre pourrait on se dire. La technique s’y prête parfaitement comme beaucoup de films allemands : peu d’éclairages, une image très naturelle, pas ou peu d’action. On se demande dans les 10 premières minutes si l’on a fait le bon choix, si l’on ne va pas encore rentrer chez soi en ayant vu un beau film mais triste et déprimant. Pourtant on se prend très vite à se passionner pour les sentiments de Gerd, de son zèle aux questions qu’il se pose. Chaque instant du film apporte son lot de surprises et de petites révolutions. Rien ne se passe dans l’action, tout repose sur l’intrigue, le jeu des comédiens, les regards et les paroles. Pas une minute le film n’est ennuyant.
A voir !! En allemand de préférence. |
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Source : http://www.allemagne-au-max.com/fr1014--la-vie-des-autres-das-leben-der-anderen.html |
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le figaro - P. B. |
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Allemagne "La Vie des autres" est un film remarquable sur les méfaits de la police politique est-allemande
ADIEU L'"OSTALGIE". Finie, pour l'instant du moins, l'évocation souvent drôle mais toujours un brin complaisante de feu la RDA, que désigne ce néologisme fait de "Nostalgie" et de "Ost" (Est). Dans les cinémas de l'Allemagne réunifiée depuis seize ans, l'heure n'est plus à Good bye Lénine avec son burlesque un peu mélancolique. Voici Das Leben der Anderen (La Vie des autres), un film sur les méfaits de la Stasi, la police politique de l'ancien régime communiste. Un "mélange grandiose de polar, de mélodrame et de tableau de moeurs", selon l'hebdomadaire Der Spiegel, élogieux comme l'ensemble des critiques.
Florian Henckel von Donnersmarck, un jeune metteur en scène ouest-allemand, a mis huit ans pour réaliser son premier long-métrage. La Berlinale, le festival du film annuel, doit regretter de l'avoir éliminé tant son oeuvre s'inscrit dans la tradition du "nouveau cinéma allemand". Sa fiction aurait tout aussi bien pu être un documentaire.
Georg Dreymann, un auteur de pièces de théâtre adulé par le pouvoir, et Christa-Maria Sieland, son actrice fétiche sur scène et amante en ville, sont surveillés par la Stasi, toujours à la recherche de dissidents supposés ou réels. Le capitaine Gerd Wiesler, spécialiste sadique des interrogatoires musclés, met leur appartement sur écoute et les observe. Nuit et jour, casque sur les oreilles, il note tout, y compris le constat auditif qu'ils ont "vraisemblablement fait l'amour".
La mécanique du Mal se grippe lorsque le tchékiste prussien commence à se rendre compte de l'objet réel de sa mission. Il ne s'agit pas, pour ses commanditaires tout-puissants, de débusquer un nid de l'opposition. Le ministre de la Culture veut tout simplement discréditer l'écrivain pour mieux assouvir sa passion pour l'actrice. Peu à peu, l'homme de la Stasi bascule. Prend fait et cause pour les suspects. A la fin, tout le monde trahit tout le monde, le capitaine ses employeurs, l'écrivain son pays et l'actrice son amant. Tout colle, jusqu'au détail de la machine à ouvrir le courrier sous la vapeur.
Alors que les retraités de la machine à broyer le peuple dénoncent régulièrement les prétendus "mensonges" sur leurs crimes passés, heureusement que La Vie des autres remet un peu les choses en place.P. B. Allemagne "La Vie des autres" est un film remarquable sur les méfaits de la police politique est-allemande. ADIEU L'"OSTALGIE". Finie, pour l'instant du moins, l'évocation souvent drôle mais toujours un brin complaisante de feu la RDA, que désigne ce néologisme fait de "Nostalgie" et de "Ost" (Est). Dans les cinémas de l'Allemagne réunifiée depuis seize ans, l'heure n'est plus à Good bye Lénine avec son burlesque un peu mélancolique. Voici Das Leben der Anderen (La Vie des autres), un film sur les méfaits de la Stasi, la police politique de l'ancien régime communiste.
Un "mélange grandiose de polar, de mélodrame et de tableau de moeurs", selon l'hebdomadaire Der Spiegel, élogieux comme l'ensemble des critiques. Florian Henckel von Donnersmarck, un jeune metteur en scène ouest-allemand, a mis huit ans pour réaliser son premier long-métrage. La Berlinale, le festival du film annuel, doit regretter de l'avoir éliminé tant son oeuvre s'inscrit dans la tradition du "nouveau cinéma allemand". Sa fiction aurait tout aussi bien pu être un documentaire.
Georg Dreymann, un auteur de pièces de théâtre adulé par le pouvoir, et Christa-Maria Sieland, son actrice fétiche sur scène et amante en ville, sont surveillés par la Stasi, toujours à la recherche de dissidents supposés ou réels. Le capitaine Gerd Wiesler, spécialiste sadique des interrogatoires musclés, met leur appartement sur écoute et les observe. Nuit et jour, casque sur les oreilles, il note tout, y compris le constat auditif qu'ils ont "vraisemblablement fait l'amour". |
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Source : http://www.lefigaro.fr/international/20060401.FIG000000682_la_stasi_de_l_ex_rda_sur_grand_ecran.html |
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montreal Diplo |
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Des films comme Good Bye Lenin! ont provoqué ce qu'on appelle « l'ostalgie », cette « nostalgie de l'Est » qui tourne cyniquement le dos à ce qui se vivait vraiment du côté sombre du Mur avant la chute. Grand succès généreusement récompensé au pays d'Angela Merkel, The Lives of Others remet les pendules à l'heure et peint le quotidien d'un inspecteur de la Stasi chargé de mettre sur écoute un certain Dreyman, auteur potentiellement subversif. D'abord froid et parfaitement serviable, l'agent de la police secrète se prend lentement d'affection pour cet artiste et sa femme... jusqu'à masquer et défendre les efforts de l'écrivain pour faire publier du matériel délicat à l'Ouest. Un jeu dangereux qui se transforme en étau qui se resserre... et se resserre encore ! Un thriller politique et humain de première force, déjà considéré comme l'un des meilleurs films allemands de ces dernières années. |
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Source : http://www.montreal.diplo.de/Vertretung/montreal/fr/Nouveau_20Cinema.html |
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wikipedia |
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Lieux de tournage
Le film a été tourné presque exclusivement à Berlin. L'appartement de Georg Dreymann se trouve dans la Marchlewskistraße à Friedrichshain. Certaines scènes ont été tournées à Frankfurter Tor et dans la Karl-Marx-Allee. Un lieu de tournage important est le bâtiment qui hébergait les bureaux de la Stasi dans la Normannenstraße à Lichtenberg. Hubertus Knaabe, directeur du mémorial à l'ancienne prison de la Stasi à Berlin affirme qu'on ne connaît aucun cas d'officier ayant protegé ceux qu'il a observés. Pour cette raison, il n'a pas permis d'utiliser la prison originale pour le film. |
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Das_Leben_der_Anderen |
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cineuropa - Annette Maria Rupprecht |
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Florian Henckel von Donnersmarck, descendant d'une ancienne et noble famille de Silésie, est né à Cologne en 1973. Il avait deux ans quand sa famille a déménagé à New York. En 1981, ils retournent à Berlin Ouest.
À huit ans, le futur cinéaste pense que "ça craint!", car dans son souvenir, la différence entre les États-Unis et l'Allemagne de l'Ouest est égale à la différence de développement entre la RFA et la RDA. En 1984, la famille refait ses valises pour aller s'installer à Franckfort, puis, trois ans après, à Bruxelles. Après le lycée, rêvant de devenir écrivain à succès ou chancelier allemand, Donnersmarck part à Leningrad pour étudier le russe et pouvoir ainsi lire sa littérature préférée dans le texte.
Son étape suivante est Oxford, où il étudie la politique, l'économie et la philosophie. Sir Richard Attenborough, à l'époque professeur d'art dramatique à Oxford, conseille à ce narrateur de talent de devenir réalisateur ; Donnersmarck s'inscrit donc à l'Académie de cinéma et de télévision de Münich et se met à lire et étudier la mise en scène cinématographique de tout son saoûl. |
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Source : http://cineuropa.org/ffocusarticle.aspx?lang=fr&treeID=1288&documentID=69042 |
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