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Titre
original |
The Queen |
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Réalisation |
Stephen Frears |
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Scénario |
Peter Morgan |
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Interprétation |
Helen Mirren, Michael Sheen, James Cromwell, Sylvia Syms, Alex Jennings, Helen McCrory, Roger Allam, Tim McMullan, Douglas Reith, Robin Soans, Lola Peploe, ... |
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Musique |
Alexandre Desplat |
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Photographie |
Affonso Beato |
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Pays |
U.S.A./France/Grande Bretagne |
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Année |
2006 |
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Durée |
1h 39min. |
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Genre |
Drame, Historique |
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Production |
Andy Harries, Christine Langan & Tracey Seaward |
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Site officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Projection le jeudi 29 mars 2007 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Dimanche 31 août 1997 : Diana, princesse de Galles, ex-épouse de l'héritier de la Couronne britannique, meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Si la disparition de la femme la plus célèbre du monde plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent. Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille.
Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente. Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés. |
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Academy Awards 2007 |
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- Oscar de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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BAFTA Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur film décerné à Tracey Seaward, Christine Langan & Andy Harries
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Boston Society of Film Critics Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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British Independent Film Awards 2006 |
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- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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Broadcast Film Critics Association Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Central Ohio Film Critics Association 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Chicago Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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Chicago International Film Festival 2006 |
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- Audience Choice Award décerné à Stephen Frears
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Costume Designers Guild Awards 2007 |
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- Award des meilleurs costumes décerné à Consolata Boyle
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Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Florida Film Critics Circle Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Golden Globes 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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Goya Awards 2007 |
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- Award du meilleur film Européen décerné à Stephen Frears
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Kansas City Film Critics Circle Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur acteur de soutien décerné à Michael Sheen
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Las Vegas Film Critics Society Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Los Angeles Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award de la meilleure bande originale décerné à Alexandre Desplat
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
- Award du meilleur acteur de soutien décerné à Michael Sheen
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National Board of Review 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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National Society of Film Critics Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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New York Film Critics Circle Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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Online Film Critics Society Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Phoenix Film Critics Society Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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San Diego Film Critics Society Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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San Francisco Film Critics Circle 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Satellite Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
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Screen Actors Guild Awards 2007 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Southeastern Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Toronto Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award du meilleur réalisateur décerné à Stephen Frears
- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
- Award du meilleur film
- Award du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
- Award du meilleur acteur de soutien décerné à Michael Sheen
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Venice Film Festival 2006 |
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- FIPRESCI Prize décerné à Stephen Frears
- Coquillage d'Or (Golden Osella) du meilleur scénario décerné à Peter Morgan
- Coupe Volpi (Volpi Cup) de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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Washington DC Area Film Critics Association Awards 2006 |
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- Award de la meilleure actrice décerné à Helen Mirren
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evene - Marion Haudebourg |
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La mort de Diana et surtout la façon dont la famille royale a géré cet événement inattendu donne à Stephen Frears l’occasion de s’intéresser aux arcanes de la monarchie britannique. Car si cet accident est le point de départ du film, il s’agit plus d’un prétexte. L’essentiel n’est pas là. Stephen Frears nous fait le portrait de sa reine, dépassée par un événement qu’elle ne comprend pas, profondément ancrée dans une tradition plus que séculaire. La magistrale Helen Mirren campe un personnage autoritaire mais déboussolé.
Elle s’oppose à Tony Blair, jeune Premier ministre désireux d’insuffler un peu de modernité dans cette monarchie, qui prend, lui, tout de suite la mesure du phénomène. Le coeur du film se joue dans ce duel tendu. Le contraste entre les deux personnages est perceptible dans les moindres détails. La famille royale, confinée dans le monde protégé et quelque peu irréel de Balmoral, vit dans un univers d’une tonalité sombre et feutrée, encadré par les montagnes d’Ecosse aussi immuables que le protocole monarchique. Chez Tony Blair, c’est simple, dynamique et lumineux.
En un sens, moderne. Mais si opposés qu’ils soient, Tony Blair lui apporte son soutien dans cette semaine difficile où la presse et le peuple se déchaînent contre l’absence de réaction de la couronne et comprend peu à peu les difficultés de la reine. Et c’est là la force du film et de son interprétation. La reine, qui est au départ un personnage rigide qui n’a comme seule ligne de conduite que la dignité de son rang (et tout ce que cela lui impose) s’humanise aux yeux de Tony Blair comme à ceux du spectateur.
S’ajoutent à cela le talent des seconds rôles, l’humour, la sobriété et le réalisme, marques de fabrique d’un cinéma anglais au meilleur de sa forme.
Royal ! |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/the-queen-531.php?critiques |
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Film de culte - Liam Engle |
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31 août 1997. La mort de Lady Diana cause une vague d’émotion populaire. La Reine Elisabeth II, elle, reste silencieuse. Son nouveau premier ministre, Tony Blair, entreprend de faire sortir la monarchie de son mutisme ...
New deal
C’est avec une audace typiquement anglo-saxonne, et une vivacité d’esprit très british, que Stephen Frears réussit le pari de The Queen. Il n’en fallait pas moins pour donner vie à un sujet tout ce qu’il y a de plus téléfilmique sur le papier. Frears avait déjà mis en scène Tony Blair dans The Deal en 2003, où il relatait les luttes de pouvoir au sein du Parti Travailliste. Ici, il passe au niveau supérieur en s’en prenant directement à la sacro-sainte royauté et la crise que la mort de Diana lui a fait traverser, tiraillée qu’elle était entre son respect des traditions et la soif de modernité incarnée par le nouvellement élu Blair.
L’aspect didactique que pourrait revêtir le film est évacué dès les premières scènes, qui s’efforcent de montrer un Blair monsieur-tout-le-monde, stressé comme le serait n’importe qui avant son premier tête à tête avec Sa Majesté. C’est ce sens du détail, cette attention aux gestes, aux situations réalistes, presque maladroites, qui lance le film sur des rails bien moins convenus qu’on ne pouvait le craindre. Politiquement, on en apprend peu, le film se résumant, pour le simplifier à l’extrême, à un ping-pong un peu mécanique entre Downing Street et les palais royaux. C’est humainement que Frears réussit son coup; l’éclectique auteur des Liaisons dangereuses signe moins un brûlot à message qu’une comédie de mœurs enlevée et grave.
Troubled brow
A ce titre, la citation de Shakespeare qui ouvre le film paraît à la fois trop générale et trop réductrice. The Queen est bien plus qu’un traité sur les dilemmes de ceux qui détiennent le pouvoir; c’est avant tout un portrait de femme brossé avec élégance et humour. Sa Reine, telle la Mrs Henderson de Judi Dench, est une femme d’un autre temps, d’un autre milieu, contrainte de s’adapter à un nouvel environnement, de nouveaux codes, un monde entier qui change autour d’elle. En face d’une Helen Mirren en route, à juste titre, pour une nomination à l’Oscar, on retrouve Michael Sheen qui, après The Deal, reprend son rôle de Tony Blair. La Reine et son jeune premier ministre, les deux représentants de clans que tout oppose, l’âge, le milieu, les prérogatives.
Un autre que Frears aurait pu tomber dans une opposition manichéenne entre modernité et tradition. Il n’en est rien ici: ses deux protagonistes sont dépeints avec humanité et justesse, comme deux symboles bien plus complexes que leurs cours respectives (la famille royale d’un côté, le cabinet du Premier Ministre de l’autre). Et au milieu de ce duel ouaté, Frears s’offre quelques instants de liberté, tous très inspirés: une chasse au cerf vue depuis les cieux, un Prince Charles qui se recueille silencieusement devant le cercueil de Diana et quelques secondes de paix au milieu de la lande, où la Reine, seule au monde, s’autorise à laisser couler quelques larmes. |
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Source : http://www.filmdeculte.com/film/film.php?id=1641 |
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6bears |
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Une femme, une culture et la retenue britannique filmés avec intelligence et une certaine drôlerie
Dimanche 31 août 1997, la princesse Diana meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Cette disparition plonge la planète dans la stupeur et provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent.
Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille.
Au château de Balmoral en Écosse, Élisabeth II reste silencieuse et distante. Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés ...
Avec "The Queen", Stephen Frears filme un portrait saisissant de Sa Majesté Élisabeth II et de la famille royale au lendemain de la mort de Diana. Une femme d'un autre temps qui depuis son comportement héroïque lors du dernier conflit mondial n'a jamais subi d'opposition jusqu'à la mort de sa belle-fille. Avec l'aide de l'admirable Helen Mirren, il arrive à nous passionner pour un sujet qui aurait pu paraître poussiéreux. Et cela grâce à une analyse fine où l'on découvre les rapports de force ou de diplomatie entre famille royale et pouvoir politique, et la solitude inhérente à de telle fonction. Une oeuvre adulte qui cerise sur le gâteau est non dépourvue d'humour que ce soit dans les dialogues ou dans des situations absurdes.
À travers "The Queen", on découvre une femme, une culture, la retenue anglaise, le tout avec intelligence et drôlerie grâce à des acteurs au jeu tout en finesse comme Helen Mirren, récompensée à la 63ème Mostra de Venise de la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine.
Un gros plan sur une "Semaine Noire" pour cette femme protocolaire qui n'aimait pas sa belle-fille mais était attristée pour ses petits-enfants. |
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Source : http://www.6bears.com/thequeen.html |
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le petit spectateur - Etienne |
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Il était une fois un royaume enchanté, où le premier ministre, jeune et nouvellement arrivé à son poste, était très impressionné par la souveraine. Or un jour, l’ex-femme du prince héritier mourut d’un accident dans un pays lointain. Elle était très aimée du peuple qui pleura beaucoup, et moins aimée de la reine, qui pleura moins, du coup. Le premier ministre vit que le peuple risquait de moins aimer la reine et fit tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher ça. Ah oui… la reine, c’est Elizabeth II. Le ministre, c’est Tony Blair. Rangez votre Semaine de Suzette et préparez vos zygomatiques.
De fait, il y a de quoi rire dans ce nouveau et fort bon film de Stephen Frears, dont je dis d’autant plus volontiers du bien que je ne suis pas un inconditionnel de cet auteur talentueux, aventureux, mais inégal, partagé entre la description de son pays natal, travail commencé à la B.B.C. à la suite d’auteurs comme Ken Loach, et des expérimentations sur la forme qu’il s’en va généralement mener à Hollywood.
Le voilà donc attelé à la description critique de la plus britannique des institutions britanniques. Dans la première scène, jumelle de celle du Marie-Antoinette de Sofia Coppola, Elizabeth II, qui pose pour un portrait officiel, lance un regard à la caméra. Le projet est le même en effet sur ce point : faire entrer le spectateur dans l’intimité d’une reine.
A quoi bon ? se demande ledit, petit, et parisien spectateur. Qu’ai-je à faire, moi, brave républicain virant au gauchisme quand je suis de mauvaise humeur, d’institutions médiévales qui ne me concernent pas ? Le petit spectateur a sous-estimé Frears. Dans une brillante première séquence, Tony Blair, fraîchement élu, doit se présenter à la Reine. On lui explique le protocole assez lourd qui doit présider à une telle entrevue, et le jeune premier ministre, qui le respecte à peu près (mais du coup toute la scène est devenue remplie de suspens), de se faire hacher menu par la vieille renarde. Physiquement crédibles sans tomber dans l’imitation chansonnière, les acteurs sont impeccables.
The Queen de Stephen FrearsNotre premier plaisir est donc celui d’une délicieuse comédie. L’action se déroule essentiellement au téléphone, ce qui n’effraie pas notre auteur, qui retrouve la vivacité et l’alacrité discrète des meilleures comédies américaines. Les personnages ayant du prestige à revendre, Frears insiste, à la façon d’un Lubitsch ou d’un Wilder, sur la trivialité des situations, et se garde bien de leur conférer un prestige supplémentaire. Il les déboulonne au contraire allègrement. Ainsi, nous pouvons mesurer la différence qui existe entre Downing street (adresse dans une rue) et Matignon (un palais), en observant les Blair se dépatouiller de leurs nuggets au poulet. Nous n’insisterons pas sur les bigoudis et les robes de chambre affreuses d’une reine plantée devant la télévision. Deux exceptions : l’accident de Diana, filmé de façon plus spectaculaire, car il doit écraser les protagonistes de son poids ; et une partie de chasse dans les Highlands sur laquelle je reviendrai.
Pour autant, les deux personnages principaux vivent dans deux mondes mentaux bien différents. Blair (en début de mandat) est nettement plus en prise avec la réalité que la reine, persuadée qu’elle entretient avec le pays et le peuple une relation quasi mystique, dont le protocole serait la religion, et qui l’empêche de commettre ces erreurs que Blair lui reproche. Frears prend au sérieux cette vision des choses, et Elizabeth, superbement interprétée par Helen Mirren, en devient touchante, notamment dans une séquence parfaitement lyrique et parfaitement familière, parfaitement loufoque et parfaitement digne à la fois, parfaitement calme et parfaitement folle (bref, parfaite, disons-le), où elle a un duo impressionnant avec un cerf. Oui, un cerf. Que l’on retrouvera plus loin dans une autre scène, où la reine fraternisera avec un employé au nom de valeurs disparues de la vie moderne.
L’intelligence politique de Frears est en effet de mettre en cause les institutions britanniques sans tomber dans l’attaque ad hominem, du moins en ce qui concerne ses deux personnages principaux, car le principe Philip ou Alastair Campbell, par exemple, sont habillés pour les quatre saisons. L’art poétique du film est résumé par cette scène située à Downing Street, où Cherie Blair se lance dans une tirade républicaine, à quoi son mari haut placé répond : " Je veux bien discuter posément des institutions du royaume, mais épargne-moi ton couplet ‘Qu’on leur coupe la tête’ " — avant, faut-il dire, de fuir sous prétexte de vaisselle. L’idéologie sous-jacente est donc républicaine sans être énervée, mais l’enjeu dramatique (et politique) à court terme est bien l’entente entre la reine, qui représente l’Histoire, et le premier ministre, qui représente le sens du présent.
The Queen échappe donc à la caricature et se donne, sans le moindre effet de manche, les exacts moyens de ses ambitions spectaculaires et politiques. Un modèle d’artisanat. |
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Source : http://www.lepetitspectateur.com/content/view/100/41/ |
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coin du cinephage |
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Un certain dimanche 31 août 1997, la princesse Diana succombe à un accident de voiture survenu sous le pont de l’Alma. La popularité de cette personnalité est si importante, que la planète entière se met à la pleurer. Tony Blair (Michael Sheen) qui jouit d’une grande popularité, depuis sa récente élection comme "prime minister", pressent le phénomène. Il ne gardera pourtant pas cette clairvoyance durant toute sa carrière et le réalisateur nous le fait remarquer avec beaucoup de justesse. Elizabeth II, la reine (Helen Mirren), confinée dans son château de Balmoral en Écosse, n’appréciait guère le comportement de Diana Spencer. Aussi elle préfère garder le silence, ne se rendant pas comte dans son isolement de l’ampleur de ce mouvement, ce qui choque les Britanniques.
Tony Blair, après une prise de contact assez froide, finit par vouloir la convaincre. Dans ce rôle Michael Sheen, avait déjà expérimenté dans un téléfilm "The deal" en 2003, signé pour la télévision par Frears également, le comédien excelle dans un registre matois et arriviste. Son conseiller de communication lui conseille de célébrer cette icône iconoclaste naissante en qualifiant de "Princesse du peuple". Il conforte ainsi sa côte médiatique. Cette radiographie de la société anglaise, signée Stephen Frears, dans cet épiphonème qui a suivi ce deuil tragique, est ici faite avec beaucoup de mordant.
Mais ce n’est pas une satire, il y a réellement un effort de compréhension de découvrir la véritable personnalité de ceux cachés derrière les arcanes du pouvoir et des rites d’un autre âge et d’une rigueur inouïe. La royauté pouvant présenter pour nous un anachronisme pesant, on finit pourtant par ressentir l'attachement des Anglais envers elle. Le scénario de Peter Morgan est particulièrement brillant (il a reçu d’ailleurs l’Osella du scénario lors de la 63ème Mostra de Venise), même s’il cède parfois à une symbolique un peu lourde (l'anecdote du cerf, décidément très en vogue en ce moment).
Il montre brillamment l’inconstance de l’opinion publique, et la manipulation roublarde des médias. Évidemment, ça ne manque pas de sel quand on connaît la position actuelle de Tony Blair, dont l’image est désirlaus ternie pour les Anglais. Le Premier ministre est égratigné avec justesse quand la reine mère (Sylvia Syms) évoque son célèbre sourire du "chat du Cheshire" de Lewis Carroll. l faut voir la colère de cette dernière, quand elle voit que la cérémonie funèbre préparée à son intention, finit par servir pour celle qu’elle déteste. Tout ce petit monde est personnifié, avec un réel bonheur, dans ce petit jeu des convenances, James Cromwell (inoubliable interprète de "Six feet under", et américain type) est réjouissant en Prince Philip, réactionnaire à souhait.
Mais il faut s’attarder sur l’extraordinaire composition, tout en nuances d’Helen Mirren, dans le rôle d’Elizabeth II (elle a reçu la coupe Volpi toujours à Venise). Elle incarne avec beaucoup de justesse le destin exceptionnel de cette reine. Il suffit de faire la comparaison avec traitement poudré et compassé de Golda Meir et Ben Gourion, joués respectivement par Tovah Feldshuh et Ian Holm dans "O Jérusalem", pour souligner ici les mérites de ce film. Helen Mirren trouve l’essence de son personnage, en lui donnant une grande complexité, une noblesse de port, et nous faisant comprendre ce personnage à priori peu discernable à nos yeux.
Il y a une formidable empathie avec son personnage, dont la grande noblesse est la sauvegarde de son sens du devoir. Elle s’humanise malgré les travers d’une hypocrisie construite. Elle est même touchante quand elle finit par voler des moments de liberté au protocole de sécurité, au volant de son vieux véhicule. Tony Blair et elle, s’observe sans vouloir faire trop de concessions, Cherie Blair s’amusant en plus de ce protocole désuet autour de cette souveraine (Helen McCrory d’une drôlerie superbe).
Ils finissent par s’apprécier finalement, dans une idée de partager des intérêts communs. Ils baisseront la garde devant une situation qui les dépasse, Blair finissant même par la défendre la monarque devant son état major, en maugréant après de l’inconstance la princesse Diana, statufiée par l’opinion comme une sainte laïque. Il faut saluer l’audace de vouloir évoquer la vie privée des grands de ce monde, même si on du mal à retrouver le Prince Charles dans l’incarnation d’Alex Jennings, et d’imaginer avec un vérisme certain ce qui se cache derrière la comédie du pouvoir. Frears prouve que l’on peut être vachard, tout en étant respectueux finalement. On est très loin de la grosse farce que l’on pouvait attendre dans le traitement de ce sujet.
Stephen Frears de film en film, continue à se renouveler, garde son acuité au monde, aussi bien dans une grosse machinerie américaine que dans un petit budget se passant en Irlande. Derrière le travail de reconstitution minutieux, il arrive à nous faire comprendre ce que représente cette monarchie, pourtant ruineuse, pour les Anglais, ce qui n’est pas une petite affaire. La mise en scène est enjouée, et il arrive, cas extrêmement rare, à faire parfaitement coexister des images d’archives (celles de Lady Di), et le jeu de comédiens. Il est étonnant de voir que ce réalisateur avec Mme Henderson présente, nous propose deux des meilleurs films de l’année et continue avec une belle constance de nous montrer son grand talent. God Save the Frears ! |
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Source : http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2006/11/06/3097655.html |
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le figaro - Marie-Noëlle Tranchant |
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Le cinéaste anglais a captivé la 63e édition de la Mostra avec "The Queen", film dans lequel Helen Mirren interprète une fascinante Elisabeth II, face à la mort de Lady Di.
"IL Y AURAIT beaucoup à dire sur la monarchie, mais Elisabeth II est la mère de tous les Anglais. Je suis anglais, donc la reine fait partie de ma vie depuis que je suis né, dit Stephen Frears. Elle est présente à ma conscience et dans mon inconscient. Même quand vous allez mettre une lettre à la boîte, la reine vous accompagne sur les timbres poste."
"C'est difficile à expliquer à des étrangers, mais la reine est une image constante, une instance omniprésente pour le peuple britannique, quelles que soient les convictions politiques individuelles. Elle est à la fois parfaitement familière et parfaitement énigmatique", renchérit Helen Mirren, qui interprète Sa Gracieuse Majesté Elisabeth II dans le nouveau film de Frears, The Queen, en compétition au 63e festival de Venise.
On serait étonné que The Queen ne se retrouve pas d'une façon ou d'une autre au palmarès. L'oeuvre a littéralement subjugué la Mostra. Elle commence en mai 1997 avec la présentation du nouveau jeune premier ministre travailliste Tony Blair (Michael Sheen) à la souveraine. Quelques mois plus tard, ils vont avoir à affronter, séparément et pourtant ensemble, une crise politique et sociale totalement imprévue.
Le 30 août 1997, en pleine nuit, dans sa résidence d'été de Balmoral, la reine apprend l'accident fatal de la princesse de Galles à Paris. Pour elle, c'est une affaire privée : depuis son divorce, Diana ne faisait plus partie de la famille royale, qui croit pouvoir se réfugier dans la discrétion et le silence. Tony Blair, lui, voit monter l'émotion publique et la violence médiatique, et va persuader la reine de s'exprimer à la télévision et d'ordonner des funérailles officielles.
L'étrange intimité politique
The Queen raconte jour par jour comment ce qui aurait pu (aurait dû, pour certains) n'être qu'un tragique fait divers et un deuil privé est devenu un phénomène médiatique mondial et une crise qui a ébranlé la couronne britannique. On assiste à l'irruption de la société spectacle dans l'institution monarchique traditionnelle, qui a failli être renversée. Si le film est passionnant, c'est par son ambivalence et la richesse de ses contradictions.
Stephen Frears et son scénariste Peter Morgan (qui avaient déjà collaboré à la télévision pour The Deal, récit de l'ascension de Tony Blair au sein du Labour) se tiennent constamment sur le fil, entre un récit factuel très documenté et des portraits vivants mais nourris d'ironie, entre un côté sitcom satirique et une vision très sensible et très humaine de la situation.
Ni racontars "people" ni analyse purement politicienne, The Queen, plus subtilement, fait entrer le spectateur dans l'étrange intimité politique de la reine et de son jeune premier ministre, reliés par le fil du téléphone et l'intérêt de la nation, mais vivant sur deux planètes différentes : la Terre appelle Mars, ironise Blair ! Elle incarne une tradition immuable et une présence tutélaire, mais l'émotion populaire suscitée par Diana, "princesse des coeurs, princesse du peuple" lui reste définitivement inintelligible.
Tony Blair, au contraire, représente une modernité pragmatique extrêmement réactive aux humeurs de la société. En même temps, il y a chez lui une réelle compréhension, une certaine admiration pour Elisabeth II, une indignation certaine de la voir soudainement et violemment blâmée par la presse déchaînée, après cinquante ans d'un règne très digne, et il va chercher à réconcilier la reine et ses sujets.
L'interprétation extraordinairement juste, à la fois très dessinée et jamais schématique d'Helen Mirren et de Michael Sheen (qui interprétait déjà Tony Blair dans The Deal) contribue pour une large part à rendre puissamment humaine cette comédie à la fois politique, diplomatique, sociale, psychologique, qui fait jouer de multiples ressorts sans se réduire à aucun.
Mais que sera l'Angleterre dans vingt ans ? Alfonso Cuaron succède étrangement à Stephen Frears dans la compétition pour imaginer Londres en 2027, en proie à la ruine et à l'anarchie dans Children of Men. Un homme (Clive Owen) tente de protéger la seule femme à attendre un enfant : car l'humanité est devenue inféconde et aucune naissance n'a eu lieu depuis dix-huit ans. D'après un roman de P. D. James, le réalisateur du dernier Harry Potter signe une odyssée aux visions parfois belles, mais toujours crépusculaires. |
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Source : http://www.lefigaro.fr/culture/20060904.FIG000000213_stephen_frears_une_reine_en_danger.html |
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comme au cinema - Eléonore Guerra |
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God Save Stephen Frears !
Elisabeth est une dame sans histoires, une mamie un peu lunaire et une lady old school. Mais surtout, Elisabeth aime la tranquillité, ce que son ex-belle-fille a le don de ne pas lui procurer, surtout quand elle a la bonne idée de périr tragiquement dans un accident de voiture. Affaires de famille ...
Ah oui, pour info Elisabeth est, accessoirement, Sa Majesté Elisabeth II d’Angleterre et sa chère bru n’est autre que l’ultra populaire Ladi Di. Autant dire que toutes les terribles tensions intestines, toutes les rivalités cachées, pourrissant les couloirs de B. Palace se trouvent balancées sur la place publique ... devenant "Affaires d’Etat" ...
Autant dire qu’en ce dimanche d’août 1997, Betty n’est pas particulièrement d’humeur folichonne.
Ça ressemble à un docu-fiction BBC, ou peut-être à une parodie non-sens dont les british ont le secret. C’est en fait un magnifique et étonnant portrait de femme que nous offre ici Stephen Frears : Le portrait d’une lady d’un autre temps, d’une femme à qui on a appris, depuis sa naissance, que sa position lui était de Droit Divin. C’est l’esquisse d’un esprit qui n’a jamais subit aucune opposition de la part de "ses sujets " depuis son comportement héroïque lors du dernier conflit mondial. C’est l’autopsie d’une ombre seule et solitaire. Et si ce n’était que ça, on serait déjà bien content du voyage ...
Mais le magicien Frears a plus d’un tour dans sa manche et on l’en remercie chaudement. Car en plus d’être une remarquable plongée dans la célèbre "retenue anglaise " (entre réserve et pruderie), c’est également un petit bijou d’humour cinglant, alternant fines pointes verbales et comique de l’absurde. La langue de Shakespeare a rarement été aussi savoureuse ! Ainsi, on accompagne Betty, bien contrariée (mais jamais caricaturale – admirable Helen Mirren) dans la douloureuse descente aux enfers qu’a représenté cette "Semaine Noire ". On la sent résister, puis se laisser guider (manipuler ?) par un Tony Blair humain et pourtant "fragile " ; on la voit, coincée dans sa robe protocolaire, se prendre les pieds dans le tapis peoplesque. On se surprend à découvrir une grand-mère haïssant sa belle-fille, mais regrettant la mère de ses petits-enfants ...
On découvre une femme, on découvre une culture, on découvre un humour fin et puissant. C’est énorme, foisonnant, intelligent et drôle… Que demande le peuple ? |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=48998.html |
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algerie-dz - Synthèse de Céline |
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Stephen Frears, réalisateur de "The Queen", un film qui explore les relations entre la reine Elizabeth II et Tony Blair après le décès de la princesse Diana en 1997, serait favori pour le Lion d’Or au Festival de Venise.
"Je pense que jamais je ne comprendrai ce qui s’est passé cet été", confie la reine à son Premier ministre, vers la fin du film. "Je n’ai jamais autant été détestée." Helen Mirren, dans le rôle d’une reine incapable de comprendre le chagrin du peuple britannique, s’est confrontée à la délicate tâche d’incarner à l’écran un personnage encore en vie. Avec sa voix frêle et des cheveux gris ondulés, l’actrice livre une performance convaincante, pleine d’humour.
"Ce fut un projet très, très effrayant", a déclaré Mirren lors de la conférence de presse. "Jouer quelqu’un de vivant, c’est une situation de laquelle on ne peut sortir gagnant. Aussi bon que vous soyez, vous n’atteindrez jamais le dixième de similitude avec la personne." Stephen Frears, réalisateur de "My beautiful Laundrette" (1985) et des "Liaisons dangereuses" (1988) trouve ici un prétexte pour dresser le portrait de la Grande-Bretagne des années 90, alors que le travailliste Blair vient tout juste de remporter ses premières élections législatives.
L’équipe du film "The Queen", qui s’est lancée dans un travail d’investigation considérable auprès de Downing Street et de la famille royale, s’est toutefois défendue d’avoir voulu reconstituer à l’identique ce moment de l’histoire anglaise. "The Queen", souvent drôle lorsqu’il dépeint les relations familiales des Windsor, sort le 18 octobre sur les écrans français. Le réalisateur britannique Stephen Frears qui présentait hier "The Queen" à la Mostra, un film qui a reçu un accueil enthousiaste. |
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Source : http://www.algerie-dz.com/article6397.html |
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Quand la princesse de Galles meurt dans un accident de voiture à Paris en août 1997, peu de gens devinent les conséquences immédiates de cette tragédie pour le gouvernement britannique et la famille royale.
Pourtant, lors de sa séparation avec le prince Charles, Diana avait fait savoir haut et fort qu'elle ne se retirerait pas tranquillement de la vie publique. . . La disparition brutale et prématurée de la femme la plus célèbre et la plus photographiée au monde provoque une violente émotion chez les Britanniques et bouleverse en profondeur leur rapport à la monarchie.
La mort de la princesse possédait toute la dramaturgie nécessaire à un film : une terrible poursuite en voiture par d'impitoyables paparazzi se soldant par le décès d’une jeune femme dans la fleur de l'âge, une histoire d'amour sujette à caution et stoppée net avant même qu’elle puisse s'épanouir, une population anéantie par la nouvelle de sa mort, et des journaux qui, jugés responsables du décès de la princesse, cherchent à tout prix à détourner l’attention. Mais c'est un tout autre aspect du drame qui a encouragé la productrice Christine Langan et Andy Harries, directeur du département cinéma de la chaîne de télévision britannique Granada, à entreprendre le film.
Tous deux avaient déjà produit ensemble "The Deal". Ce film de télévision écrit par Peter Morgan et réalisé par Stephen Frears retraçait la naissance du "New Labour”et évoquait les rapports entre Tony Blair et Gordon Brown. L'expérience fut si concluante que les deux producteurs souhaitaient faire de nouveau équipe avec Morgan et Frears sur un autre projet évoquant la société britannique d'aujourd'hui.
Il s'agissait cette fois d’un projet plus ambitieux destiné au cinéma. THE QUEEN oppose en effet l'univers traditionnel de la famille royale – symbolisé à la fois par le château de Balmoral, niché dans la lande écossaise, les salons élégants et par les appartements privés du palais de Buckingham– à la modernité et à la simplicité du nouveau Premier ministre Tony Blair et de son aréopage de conseillers en charge de son image. "Andy, Stephen, Peter et moi souhaitions nous retrouver sur un film parlant d'une autre institution britannique majeure” explique Christine Langan. "La famille royale était un choix évident. La mort de Diana et surtout la façon dont la famille royale a vécu et géré ce drame s’est imposée comme le sujet le plus riche sur le plan dramatique. La princesse avait été cause de grande tension de son vivant ; il semblait inévitable que sa mort violente devienne pour la monarchie le plus grand défi des cinquante dernières années."
Pour Harries, c'est le souvenir de la réaction de la reine et de la famille royale à la mort de Diana qui le décida à s'engager dans l'aventure :l'image d'une famille royale incapable de la moindre entorse au protocole à l’occasion de cette grave crise l'intéressait. "Ce qui m'a fasciné dans l'histoire de Diana et de la reine” reprend Harries, "c'est de voir une souveraine vieillissante, digne héritière de l'époque victorienne, mise en difficulté par une jeune princesse devenue tellement différente de la fiancée timide choisie au départ avec la bénédictionde la famille royale. Il émanait de Diana une véritable aura.
Je me souviens de la semaine où elle est morte. C'était vraiment bizarre : il régnait un calme étrange, comme si personne ne savait encore comment réagir. Puis, les gens ont commencé à manifester du chagrin. S'agissait-il d'une émotion authentique ? Ou d'une émotion feinte ? Les gens éprouvaient-ils véritablement de la peine pour elle ? Ou était-ce en raison d'autres malheurs dont souffrait le pays ?”
Le choix des interprètes
A l'époque où il réfléchissait au projet de THE QUEEN, Harries supervisait la production de la sixième saison de la série "Prime Suspect", avec Helen Mirren. Lors d'une lecture avec les comédiens, il s’est dit en regardant Helen qu’elle ferait une formidable reine Elizabeth II. Pour l'actrice, qui a campé plusieurs personnages inoubliables au théâtre, au cinéma et à la télévision, il s'agissait d'une proposition qu'on ne refusepas. "Je me suis dit que"The Deal" était du beau boulot, et que j'étais donc en de très bonnes mains”confie- t-elle. "Il s'agit d'un sujet sensible, risqué d'une certaine façon, et il faut donc être sûr que les gens avec qui on travaille soient assez talentueux pour porter une telle histoire à l'écran sans trahir grossièrement la réalité historique." Malgré son expérience, la comédienne n'a pas hésité à demander conseil à son partenaire Michael Sheen qu'elle avait admiré dans "The Deal".
Il lui recommanda de travailler dès que possible en étroite collaboration avec la répétitrice Penny Dyer, afin de posséder au plus vite la voix et les tics de langage de son personnage. Helen Mirren a également souhaité rencontrer les interprètes de la famille royale "afin d'entrer dans la peau de nos personnages et de nous habituer aux voix des uns et des autres, avant même le premier jour de tournage, comme si nous appartenions déjà à la même famille”. Comme ses partenaires, Helen Mirren était parfaitement consciente des écueils qu'il y avait à jouer un personnage réel, surtout lorsqu'il s'agit d'une protagoniste aussi célèbre que l’actuelle souveraine. La difficulté consistait à trouver le juste équilibre entre une interprétation très réaliste et un portrait à la limite de la caricature. "Le but n'était pas de faire une brillanteimitation”, reprend la comédienne. "J'ai fait beaucoup de recherches. Je ne suis pas très douée pour les imitations, et même si vous êtes la meilleure imitatrice du monde, vous ne brosserez jamais qu'un portrait partiel de votre personnage. Etant donné la force du symbole qu'incarne la reine, j'étais terrorisée. C'est le rôle qui m'a le plus angoissée de ma carrière.
Le travail qu'on a fait avec Penny Dyer s'est avéré inestimable. Elle a un sens extraordinaire des voix. Puis, une idée m'a traversé l'esprit qui m'a beaucoup aidée : je me suis vue comme une portraitiste. En effet, les bons portraitistes apportent à leur tableau leur propre perception de leur sujet, et peignent ce dernier en fonction de leur personnalité, de leur psychologie : c'est ainsi que chaque portrait est unique. Je me suis imprégnée de tous les portraits que j'ai trouvés. Malheureusement, il n'y a pas de livre consacré exclusivement aux portraits d'Elizabeth II. C'est vraiment dommage. Bien entendu, il faut s'efforcer de reproduire certaines choses fidèlement, comme la coiffure, les gestes des mains, les attitudes, la démarche ou la voix” poursuit-elle. "J'avais des photos de la reine dans ma caravane, et j'ai passé mon temps à visionner des cassettes. C'était un peu angoissant, parce qu'à chaque fois que je voyais des images d'elle, j'avais l'impression de la trahir, de trahir son être profond – et c'est précisément l'être profond que je cherchais à approcher.
Je me souviens d'un film assez ancien d'une minute environ, où on voit Elizabeth à l'âge de 12 ans descendre d'une voiture et se diriger vers quelqu'un pour lui serrer la main. C'était très émouvant. Je me le suis repassé plusieurs fois. Plus je l'observais, plus je la trouvais extraordinaire en tant que personne :on la voit comme un symbole très fort, célèbre dans le monde entier, alors qu'en fait on ne la connaît pas du tout. Elle est très différente de Tony Blair, qui lui est très extraverti. Elle est réservée et évolue dans son monde – mais elle n'a rien de névrosé ou de perturbé, elle est au contraire posée et sereine. Elle s'impose une formidable auto-discipline. C'est exactement dans cette direction que j'ai essayé d'aller." |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=48998-note-28818.html |
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premiere |
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Vous montrez une souveraine murée dans ses convictions mais capable aussi d’évoluer
Ça, c’est très juste. [Un deuxième sourire lui monte aux lèvres, ce qu’il n’est pas exagéré de considérer comme un exploit.] La famille royale est à la fois conservatrice et flexible. Elle sait s’adapter. Quant à la reine, elle peut se laisser gagner par l’émotion, comme le confirme la scène du cerf sur la lande de Balmoral où elle évacue toute la tension de cette rude semaine.
Les royals [spécialistes de la famille royale] la jugent plus humaine et plus douce, l’âge venant. Dans The Queen, elle est confrontée à une situation tragique puisque les Britanniques veulent la punir de sa cruauté envers Diana. Je ne voulais donc pas faire d’ironie. Mon film, un film historique, analyse le conflit entre monarchie et démocratie. Il dissèque un rapport de classes.
Le portrait que vous tracez du prince Philip paraît cependant bien moqueur, non ?
(Il soupire.) Je le crois intelligent. Mais les Anglais l’aiment pour son ridicule. Il s’agit d’un homme très dur. De quelqu’un qui a marché toute sa vie un mètre derrière la reine.
En revanche, vous épargnez Charles... A-t-il vraiment pleuré sur la dépouille mortelle de Diana à Paris ?
espère. J’imagine, en tout cas, qu’il devait se sentir coupable. Ses fils avaient tout de même perdu leur mère. Charles s’est bien comporté cette semaine-là. Pour le reste, il se pense moderne – un avis que je ne partage pas forcément. Même s’il l’est certainement plus que la reine.
Dans le film, Tony Blair, élu sur son modernisme, se voit rattrapé par la tradition. Fait-il preuve d’opportunisme politique ?
Je dirais plutôt que la puissance des classes anglaises l’absorbe et le digère. Il ne faut jamais croire l’ennemi stupide. Il est toujours plus malin que vous ne l’imaginez. Le pouvoir a toujours aveuglé Blair. Il s’est rendu à Washington au moment exact où l’affaire Levinsky crucifiait Clinton et ne rêvait que d’une chose: dormir dans le lit d’Eisenhower. Il est allé à Hollywood et s’est, là encore, laissé éblouir. |
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Source : http://www.premiere.fr/premiere/magazine-et-exclus/interviews/interview-stephen-frears |
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