Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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J'aurais voulu être un danseur réalisé par Alain Berliner
     
Titre original J'aurais voulu être un danseur
 Titre anglais Gone for a Dance
Réalisation Alain Berliner
Scénario Alain Berliner & Sonia Bekhor
Interprétation Vincent Elbaz, Cécile de France, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Balibar, Pascal Langdale, Circe Lethem, Pierre Cassignard, Simon Buret, ...
Musique Terry Davies
Photographie Tony Pierce-Roberts
Pays France - Belgique
Année 2006
Durée 1h 45min.
Genre Comédie dramatique musicale
Production Patrick Quinet
Site officiel  
 Site officiel d'Alain Berliner
Scoops  

Grande première au CCEC !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Exceptionnellement le film "Je voulais être un danseur" sera projeté en format numérique

Comme vous le savez toutes & tous, le film de cinéma se présente sous la forme d'une pellicule sur laquelle sont imprimées des images, cette pellicule est appelée "Copie". La grande majorité des salles utilisent le support pelliculaire, qui a l'inconvénient de se dégrader au fil des projections, et doit être retiré de temps en temps. Le support numérique "inusable" peut être un CD-ROM un DVD voire un disque dur qui comporte des images codées. Les avantages du numérique, bien que l'avantage majeur soit une non dégradation du film (Non seulement le risque de copies rayées disparaît définitivement, mais on a la certitude d'avoir le même spectacle durant toute l'exploitation du film), est aussi une grand amélioration de la qualité d'image & son. Le grain disparaît, l'image est plus nette, plus propre, la qualité sonore est inégalée car il y a absence totale de toute forme de compression.

la projection sera déplacée à la salle 02 et non la 12 comme à l'habitude

 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 26 avril 2007
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
François mène une vie paisible et heureuse avec sa ravissante épouse et son jeune fils, jusqu'à ce qu'il découvre pour la première fois la comédie musicale "Chantons sous la pluie". Hypnotisé, François quitte sa famille pour se consacrer à sa nouvelle et dévorante passion pour les claquettes…"Garder un secret de famille est une tâche épuisante. Le dévoiler, une entreprise périlleuse". Une comédie musicale, sur fond de répétition inconsciente d’un même secret de famille par trois générations d’hommes d’une même famille ...
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cinergie - Anne Feuillère
 

Le troisième long métrage d'Alain Berliner pour le cinéma est un film doublement ambitieux. D'abord, parce qu'il tisse son récit autour de plusieurs générations : la transmission, de père en fils, d'une passion destructrice et dévorante, tenue secrète de mère en mère, pour les claquettes. J'aurais voulu être un danseur, centré autour de la figure de François, est un film choral à mi-chemin entre psychanalyse et génétique, tragédie grecque et mélodrame.

Et c'est par l'extraordinaire scène où Gene Kelly saute dans les flaques d'eau, danse avec son parapluie et chante sous la pluie que ces hommes tombent littéralement sous le charme, envoûtés par Singin' in the rain, apogée par excellence du musical. Ambitieux aussi, le film l'est parce qu'il renoue avec cette grande époque de la comédie musicale américaine. Raconter un récit sur fond de toile musicale, broder dans la narration des numéros dansés, réécrire certains des passages obligés de Chantons sous la pluie, c'était aussi une gageure à une époque où la comédie musicale, si elle a connu ses beaux jours, est un peu laissée en marge d'un cinéma tout occupé de science-fiction ou de polar.

Et entre hier et aujourd'hui, que les danses marquent les échappées oniriques de François qui se projette en Gene Kelly et réinvente certains numéros, qu'il s'imagine carrément sur le plateau ou qu'on le voie dans ses répétitions et ses spectacles, Berliner réussit à adapter les numéros à l'univers de ses personnages et à leurs époques (un "Pump up the Jam" en final très surprenant et très élégant).

Avec une entrée en matière sur les chapeaux de roues, la mise en place de l'histoire de François jusqu'à aujourd'hui, avec ses récits qui vont et viennent entre hier, avant-hier et aujourd'hui, ces ellipses narratives, ces scènes loufoques et son rythme échevelé, le film commence comme une comédie, un puzzle drôle et enjoué où le mélodrame est tenu à distance. Mais il est annoncé, dès les premières images du film. J'aurais voulu être un danseur est, comme les autres films d'Alain Berliner, un peu duel, un peu composite, et derrière les couleurs franches et vives, des airs de légèretés ou de comédies, de plus en plus noir. Car dans ses films, on rêve toujours d'échappées. D'échapper à son corps, à sa famille, à son histoire, aux embouteillages pour les pavés luisants de la nuit où des femmes "colorent le monde". Et n'est-ce pas ce qu'incarne aussi la comédie musicale ? Même quand ces numéros chantés ou dansés sont coulés dans la narration du film, la danse ou le chant font toujours un peu irruption et on décolle, c'est l'improbable, l'échappée.

Échapper à son corps – et à sa vie tranquillement mise en place entre une jolie femme simple et un petit garçon adorable, un petit pavillon de banlieue et une carrière qui s'annonçait confortable -, c'est exactement ce que raconte J'aurais voulu être un danseur, où il s'agit bien ici de combattre la pesanteur du corps, celui qui fait continuellement irruption dans le réel, sa lourdeur, sa gravité, sa transpiration. Le corps mou de ce personnage (comme le lui renvoie Cécile de France), c'est le poids d'inertie du réel. Et Vincent Elbaz est justement merveilleux parce qu'il n'est pas gracieux. Son corps, un peu lourdaud, maladroit, se heurte à la gravité terrestre, l'impossibilité de s'envoler. Ce désir d'être danseur se lit, entre souffrances physiques et douleurs morales, sur son visage de plus en plus sombre. Jusqu'à la fin, où là, chez Pépé, dans cette cave close sur elle-même, baignée de bleue, de costumes noirs et de femmes aux longues jambes, là, le monde du music-hall peut soudain émerger. Le rêve prend vie entre les deux hommes (extraordinaires duos entre Jean-Pierre Cassel et Vincent Elbaz) qui enfin se reconnaissent.

Alors, l'ampleur du film, ses ambitions, son travail stylistique, ce qu'il noue entre désir d'évasion et comédie musicale, laissent admiratif. Mais comme le corps de Vincent Elbaz est le poids d'inertie de son rêve, le réel de J'aurais voulu être un danseur, l'ampleur de son récit, est un peu le poids d'inertie du film. Entre un brillant début, et une fin douce-amère, il doit se raconter : dans une forme de distance, alors, le film ralentit, semble s'enliser un peu dans sa narration, et même hésiter sur le chemin à prendre, le point de vue dans lequel se couler, celui des hommes qui rêvent ou celui des femmes qu'ils quittent. Après une première partie savoureuse; avant la troisième partie du film, où, peu à peu, émergent, dans le lieu clos du music-hall, l'émotion et la joie vibrante de danser, quand le fils retrouve le père, qu'un nom se transmet enfin de l'un à l'autre, ce nom de scène, ce nom du rêve, Gene Broadway. Peut-être que ce qui gêne dans J'aurais voulu être un danseur, c'est son titre qui, à la manière de ce mélange des genres, à la manière du film dans sa texture même, à la manière de son sujet, est lui aussi un peu paradoxal. Car finalement, François, dont on suppose qu'il est bien le sujet de cette phrase qui sonne comme un regret, y est pourtant bien arrivé, réussissant au bout du compte, à assumer son histoire, à se la réapproprier et à s'inventer.

  Source : http://www.cinergie.be/critique.php?action=display&id=882
   
Festival International du Film d'Amour de Mons
  Alain Berliner est de retour plus en forme que jamais :son dernier film « J’aurais voulu être un danseur » est un hommage avoué aux comé- dies musicales des années 50 à Hollywood.François Maréchal,jeune homme sans histoire,découvre un beau jour « Chantons sous la pluie » et se découvre le rêve de devenir pro des claquettes, comme le grand Gene Kelly.Ce qui évidemment n’est pas du goût de sa femme, surtout quand les huissiers s’en mêlent.Mais la passion est plus forte que tout, d’autant qu’une malédiction pèse sur la famille Maréchal depuis trois générations déjà… Porté par un Vincent Elbaz étonnant (dont la prestation dansée en laissera plus d’un pantois) épaulé quant à lui par la jolie Cécile de France et le vétéran Jean-Pierre Cassel, le film n’est pas sans rappeler Stanley Donen ou Jacques Demy dans l’utilisation des couleurs.Hommage à ces cinéastes mais aussi à Gene Kelly et au monde musical dans son ensemble (pour rappel Berliner se dirigeait dans cette voie avant de faire du cinéma), « J’aurais voulu être un danseur » est un pur moment d’ « entertainment » qui ne délaisse pas pour autant le thème de la frustration,récurrent chez Berliner (comment oublier « Ma vie en rose »,récit d’un petit garçon qui voudrait être petite fille ?).Une sorte de Broadway à la belge en somme,et ça sonne drôle- ment juste !
  Source : http://www.fifa-mons.be/programmation/fiche_film/57
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Cinergie - Anne Feuillère & JM Vlaeminckx
 

Interview d'Alain Berliner sur son film "Je voulais être un danseur"

Le réalisateur belge était de retour à Bruxelles après plusieurs semaines de tournages de son prochain film, "Je voulais être un danseur", une comédie musicale au casting savoureux (Vicent Elbaz, Cécile de France, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Balibar). Après avoir écrit des films pour d'autres (La Sirène Rouge d'Olivier Mégaton par exemple), "Je voulais être un danseur" est le grand retour de Berliner derrière la caméra. Sur le plateau de tournage en extérieur, pendant que Vincent Elbaz ébauche quelques pas de danses pour s'échauffer, il nous confiant la genèse de ce projet et ses intentions.

Au départ, tu voulais faire de la musique et le cinéma est arrivé un peu par hasard. Est-ce que "Je voulais être un danseur" est en continuité avec ce désir de musique ?

La musique a toujours été une partie importante de mes films et sans doute aussi la plus compliquée parce que je ne suis pas compositeur de musique mais qu'il est difficile qu'une musique faîte pour moi me plaise. Il y a là sans doute en moi un côté musicien frustré, oui. C'est sans doute pour ça que la comédie musicale m'a intéressée, que j'ai eu envie de faire chanter et danser des gens dans un film.

Broadway, est-ce un souvenir musical ou cinéphilique ? Fred Astaire, Gene Kelly ou plutôt Georges Gershwin, Irwin Porter ?

C'est l'aspect extrêmement riche de la comédie musicale qui m'a attiré, cette période des années 1935-1955 où les plus grandes comédies musicales ont été produites, le sommet étant, pour moi, l'association du cinéma scope et du Technicolor. Filmer du mouvement, ces chorégraphies et ces scénographies incroyables, ont quelque chose d'infiniment cinématographique. Mais, en tant que cinéphile, je n'avais pas d'amour particulier pour ce genre que j'ai découvert ces quinze dernières années. Cela m'est plutôt venu en faisant des films. Dans Le mur, par exemple, j'avais réalisé une séquence de comédie musicale, un moment qui partait dans le rêve. Je trouve ça très gai qu'un personnage tout d'un coup se mette à sortir de la réalité en se mettant à danser.

C'est tout à fait particulier à ton cinéma qui oscille entre l'imaginaire et le réel.

Oui, mais ici, l'hésitation se situe entre l'illusion et la réalité. Les personnages masculins répètent ce désir de devenir danseur de comédies musicales à un âge où l'on ne devient plus danseur. Ils recherchent une illusion qui va se confronter à un moment avec la réalité et engendrer un décalage. Le film a quelque chose de paradoxal, qui mélange un récit très dramatique avec la comédie musicale, un genre par essence pas du tout dramatique. Si ceux qui tombent amoureux et veulent se marier rencontrent quelques difficultés, ils finissent toujours par y arriver ! (rires). Croiser cet aspect avec un autre plus réaliste est un exercice qui m'intéressait.

Ce mélange des genres, déjà présents vos films précédents, vous le radicalisez, ici ?

Je l'avais fais un peu dans Ma Vie en Rose, mais pas à ce point là. Ici, oui, c'est tout à fait radical. Mais que je fasse un film comme ça est logique. Je sens même que c'est ce que je dois faire. Je le sens vraiment de l'intérieur.

Qu'est-ce qui a présidé à l'écriture du film ? Cette envie de comédie musicale ou plutôt l'histoire d'une transmission?

En réalité, j'avais écris un film choral sur plusieurs personnes confrontés à la problématique du secret, à cette question de dire ou de ne pas dire. L'une de ses histoires portait sur une répétition. Je me suis rendu compte que c'était celle qui m'intéressait vraiment. Ces répétitions se faisaient autour d'un élément très dramatique et cela m'emmenait vers un film totalement dramatique. Je ne sais pas comment cela m'est venu, mais je me suis dis "Et s'ils avaient tous envie d'être danseur de comédie musicale?". Je pouvais mettre deux ou trois scènes chantées et dansées, et puis on est passé à douze, et hop, tout le barda est arrivé (rires).

Tourner en Panavision est assez rare en Belgique.

C'est que nous avons une coproduction avec les Anglais. Le chef opérateur [Tony Pierce Robert] est anglais comme une partie de l'équipe et le matériel. Les anglais fonctionnent aussi avec deux caméras, ce qui n'est pas dans mes habitudes. Mais nous les avons utilisées pour filmer les danses de manière à faire les plans larges et serrés en même temps, pour ne pas épuiser les acteurs qui dansent. Au fur et à mesure du tournage, on a utilisé les deux caméras sur toutes les scènes de comédies. Par contre je ne fais pas le champ et le contre champ en même temps, je ne trouve pas que la lumière le permette.

Comment avez-vous envisagé la musique dans le film ?

L'idée est de ne pas tomber dans un hommage appuyé à Porter, Gershwin ou des choses comme ça mais plutôt de travailler les musiques qui ont frappés les personnages à chaque époque, puisqu'il y a plusieurs générations. Il fallait donc un travail d'adaptation. L'année dernière j'ai entendu le CD de "Nouvelle Vague", un groupe derrière lequel se cache Marc Collin et j'ai beaucoup aimé leur adaptation de tubes des années 80. En gardant à l'esprit que François a 20 ans dans les années 80/90, nous nous sommes amusés avec Marc à chercher les morceaux qui avaient marchés à cette époque et nous en avons choisis un certain nombre. Et je suis très heureux de cet aspect du film où le tap danse et les claquettes sont des choses très actuelles. Avant tout, les claquettes, c'est une percussion, un rythme.

  Source : http://cineuropa.org/interview.aspx?lang=fr&documentID=57167
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