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Titre
original |
Je crois que je l'aime |
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Réalisation |
Pierre Jolivet |
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Scénario |
Pierre Jolivet & Simon Michaël |
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Interprétation |
Vincent Lindon, Sandrine Bonnaire, François Berléand, Kad Merad, Liane Foly, Hélène de Saint-Père, Guilaine Londez, Pierre Diot, Albert Dray, Mar Sodupe, Clémentine Poidatz, Venantino Venantini, Brian Bigg, William Boisgérault, Silvana Gasparini, ... |
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Photographie |
Pascal Ridao |
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Pays |
France |
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Année |
2007 |
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Durée |
1h 30min. |
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Genre |
Comédie romantique |
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Production |
Frédéric Bourboulon, Pierre Kubel & Marie-Castille Mention-Schaar |
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Site officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le Jeudi 03 mai 2007 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Lucas, un riche industriel de 43 ans, célibataire, sort tout juste d'un terrible chagrin d'amour. Il rencontre alors Elsa, une jolie céramiste réputée de 38 ans à qui il a commandé une fresque pour décorer le hall de son entreprise. Irrésistiblement attiré par la jeune femme, Lucas va tenter de la conquérir. Mais s'il est très habile en affaires, il n'est pas du tout sûr de lui en amour. Il va donc charger le détective privé de sa société de découvrir pour quelles raisons étranges cette jolie femme est encore célibataire ... |
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nord-cinema - André Ruellan |
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Le cinéma et les feuilletons télé nous ont habitué au matériel d'espionnage des plus sophistiqué. Voilà que ces mini-caméras et micros déboulent dans les péripéties amoureuses, avec tout ce que celà entraîne d'incompréhensions et de troubles. Et Pierre Jolivet a su réaliser un charmant film autour de ce nouvel assistant des " détectives-privés " qui intervient dans l'idylle entre un PDG souçonneux et d'une artiste-céramiste susceptible. De fins dialogues et des situations parfois cocasses se déploient aimablement au gré d'épisodes classiques et convenus, mais d'un naturel attendrissant, brillamment mené par une poignée de comédiens de talent qui suivent avec énergie le rythme allègre de ce film dense et distrayant. Vincent Lindon est époustouflant par sa solide présence et Sandrine Bonnaire accorde beaucoup de charme à son personnage vif et rayonnant. François Berléand et Kad Mérad les épaulent avec succès. Quant à Liane Foly, on a du mal à saisir son rôle dévastateur. |
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Source : http://www.nord-cinema.com/fiches/film,1827.html |
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figaroscope - EMMANUÈLE FROIS |
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Pierre Jolivet ne s’était encore jamais frotté à la comédie sentimentale. Et, avouons-le, l’état amoureux lui va bien. Dialogues et situations irrésistibles, mais surtout finesse du portrait des personnages principaux. Lindon à la fois homme pressé et blessé qui convoque un ancien des Renseignements généraux pour percer le mystère de l’objet de son désir ou un spécialiste mondial de la céramique pour séduire la belle artiste. Bonnaire en femme à l’apparence forte, allergique aux chats, amie d’un sumo champion du monde, et qui a plus demal à livrer son coeur que son corps. Les seconds rôles ne sont pas en reste : espionnite aiguë d’un François Berléand qui assure dans une phrase bientôt culte " j’ai travaillé sous Mitterrand, vous savez ", secrétaire inquiète, obsédée par la chute des actions. Un film léger, profondément joyeux qui parle, sur une note juste, de la naissance de l’amour et de la peur de s’engager. Franchement, que demander demieux ? |
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Source : http://www.figaroscope.fr/cinema/2007022000023413.html |
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evene |
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L'un, chef d'entreprise, aime l'argent, le pouvoir, l'autre, céramiste de renom, est forcément attirée par l'art et la liberté, deux manières bien différentes de concevoir l'épanouissement personnel, mais c'est bien connu, les opposés s'attirent, Vincent Lindon et Sandrine Bonnaire jouent ici au chat et à la souris avec une complicité qui crève l'écran. Avec pour prétexte, la fabrication d'une fresque en céramique, dont l'évolution sera le fil rouge du film, un chassé-croisé s'organise entre les deux héros. Si les retournements de situation sont souvent prévisibles, ce qui n'enlève rien à l'effet comique des scènes, le scénario, lui, réserve quelques surprises de taille. Les acteurs sont au niveau et la fluidité de leur jeu met en évidence un talent dans l'écriture des dialogues, qui réservent quelques perles que les spectateurs ne manqueront pas de relever. Le rythme quoique parfois inégal ne laissera pas au spectateur le temps de s'ennuyer, notamment grâce aux interventions... |
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Source : http://www.evene.fr/culture/agenda/je-crois-que-je-l-aime-16068.php |
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resonance-online - Frédéric |
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Ce dont traite le film derrière la comédie, c’est l’amour entre adultes, quand la vie a déjà créé du passif, quand elle a déjà abîmé, quand elle a rendu méfiant malgré la foi. A tout âge, l’émotion amoureuse peut surprendre mais la laisser nous envahir, ne pas répéter les mêmes erreurs pour ne pas créer un nouvel échec, c’est réellement le défi que Lucas et Elsa relèvent malgré eux. Pour nous, ce défi est l’occasion de dialogues savoureux, de rondes décalées, de situations ubuesques et de malentendus délicieux. Mais le film vaut sans doute aussi par ses interprètes. Tous excellents, tendres, touchants, vulnérables, fiers, blessés, enfants, maladroits… Terriblement humains d’un bout à l’autre de leur personnage. Si l’Amour sait rapprocher les âmes, il faut parfois ramer un moment pour accoster sur l’autre rive… Il semble que le voyage vaille souvent le coup… Ce film est une bouffée d’air, une brise simple et rafraîchissante, intelligente et délicate. A ne pas manquer. |
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Source : http://www.resonance-online.com/article.php?fiche=11120 |
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cinema aliceadsl - Olivier Pélisson |
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Ayant navigué entre les films d’hommes (MA PETITE ENTREPRISE) et les films de femmes (FILLES UNIQUES), Pierre Jolivet se met à la comédie romantique. Il s’est centré avec son co-scénariste Simon Michael sur la rencontre d’un couple, et sur les ressorts qu’une telle matière propose. La trame est simple et déjà vue, mais le film fait mouche, car les auteurs cisèlent des dialogues très drôles et très quotidiens à la fois. Le tempo prend dès le départ, sans abuser des effets de style, et l’enchaînement des scènes brille par sa fluidité. On rit souvent (succulente Guilaine Londez en assistante de direction déboussolée), et on est charmé par l’alchimie du duo central. Lindon et Bonnaire s’étaient fugacement aimés chez Sautet (QUELQUES JOURS AVEC MOI), ils jouent ici au chat et à la souris, avec une vraie subtilité et un plaisir évident. Ni sophistiqué, ni étriqué, ce délicieux pas de deux devrait séduire un large public, car il touche au cœur de l’universalité : le sentiment. On est ravi de cette couleur inédite à la palette d’un auteur discret qui, après FRED et ZIM & CO, signe une nouvelle perle de finesse et d’humanité. Bravo. |
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Source : http://cinema.aliceadsl.fr/film/default.aspx?filmid=FI017434 |
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afcinema - Pascal Ridao |
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L’extrême concentration du metteur en scène et de ses acteurs, leur recherche, leur osmose, les trouvailles de jeu en ont fait un tournage jubilatoire, sentiment que l’on retrouve intégralement en voyant le film. Et nous savons que cette chimie-là n’est pas exacte. |
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Source : http://www.afcinema.com/Je-crois-que-je-l-aime.html |
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Elle - Michel Palmiéri |
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Après "Quatre étoiles"" et "Hors de prix", le film de Pierre Jolivet apporte une double confirmation: la comédie romantique n'est plus une spécialité anglo-saxonne. Et Vincent Lindon est décidément magnétique. |
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Source : http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/fiches-film/je-crois-que-je-l-aime/(affichage)/press |
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lexpress - |
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Comment dire ? Le plaisir. Voilà, c'est ça: ce film procure un immense plaisir. Plaisir d'une intrigue qui avance en rythme, plaisir d'une interprétation qui joue à l'unisson, plaisir des comédiens contents d'être là, plaisir d'un réalisateur qui raconte une histoire maligne et souriante. Lucas (Lindon, épatant), divorcé, industriel dans le high-tech, voit sa vie professionnelle en rose et sa vie affective en gris. Jusqu'à sa rencontre avec Elsa (Bonnaire, épatante). Lucas, habitué à tout contrôler, demande à son chef de la sécurité d'espionner Elsa afin de s'assurer qu'il n'y a pas un loup dans le placard. Pour le tandem de scénaristes Pierre Jolivet-Simon Michaël, c'est un mélange des genres qu'il maîtrise bien, lui qui avait, dans un esprit proche, commis Ma petite entreprise, avec, déjà, Vincent Lindon. Mais également, et surtout, François Berléand. En espion grande gueule, il est absolument irrésistible. Petits oignons et tapis rouge. |
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Source : http://www.lexpress.fr/mag/cinema/dossier/cine/dossier.asp?ida=455690 |
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come4news - Nathalie |
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Le dernier film signé Pierre Jolivet pétille et rend joyeux. Ce qui entre nous, devrait être l’ambition de tout réalisateur de comédie. Ce n’est pas la règle dans le genre, loin s’en faut. Mais Pierre Jolivet n’est pas n’importe qui et sa comédie se révèle aussi fine que tonique. On la savoure de bout en bout. "La petite entreprise" a grandi et c’est en entrepreneur high tech que nous retrouvons Vincent Lindon alias Lucas, père célibataire devenu prudent à l’extrême depuis qu’il a été trompé par une ex-compagne, espionne industrielle.
Son accolyte (François Berléand) n’est plus agent d’assurance véreux mais agent de sécurité haut de gamme chargé de surveiller les faits et gestes de Sandrine Bonnaire en céramiste passionnée par son métier. Pas de temps mort dans l’action, le rythme est enlevé. La légèreté ciselée des dialogues est servie par un excellent casting d’acteurs qui jouent à l’unisson, même les seconds rôles imposent leur partition (ah Brigitte la fidèle secrétaire pleine d’attention pour son patron ! saisissante de vérité). Sandrine Bonnaire que l’on a déjà vu dans des rôles solaires, je pense notamment au "Mademoiselle" de Philippe Lioret où elle partageait l’affiche avec Jacques Gamblin, habite son personnage avec grâce et justesse. Elle représente une catégorie de femmes d’aujourd’hui qui tend à se développer, des femmes seules qui s’assument avec leurs talents et leurs failles. Notre héroïne suit d’ailleurs une psychanalyse mais petit détail drôle, muette jusqu’à ce que ses difficultés amoureuses produisent un déclic et la fassent s’épancher.
Elle offre une même résistance qu’à son thérapeute à Lucas, l’homme d’affaire et son employeur par-dessus le marché, qui la courtise obstinément. Les deux amoureux sont aussi méfiants l’un que l’autre, seulement l’attirance qu’ils éprouvent finira par triompher de la peur de s’engager (pour lui) et de la déception (pour elle). Ces deux personnages concoctés par Pierre Jolivet et son coscénariste Simon Michaël, ont une certaine épaisseur. Bien qu’ils soient des privilégiés de la vie (l’une arrive à vivre de son art, l’autre est un businessman accompli qui arbore tous les accessoires de la réussite professionnelle), ils n’en demeurent pas moins des êtres qui ont un passé, chacun des blessures à panser. Par exemple, Lucas qui vit séparé de son fils aux Etats-Unis avec sa mère, commence à ne plus se satisfaire des vidéos conférence comme seul lien entre eux. Au-delà des péripéties de la rencontre entre deux protagonistes appartenant à des mondes bien séparés, le film nous parle de la confrontation avec l’autre, de la difficulté à s’ouvrir en se faisant confiance (à soi et à l’autre). Morale de l’histoire : il faut apprendre à s’apprivoiser, aller au-delà des apparences, savoir également prendre des risques pour tomber sur l’amour selon son cœur. |
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Source : http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2213&Itemid=125 |
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le monde - Jean-Luc Douin |
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Divertissement garanti avec cette comédie romantique dans laquelle Pierre Jolivet glisse un ingrédient inhabituel dans le schéma traditionnel de la rencontre amoureuse : la paranoïa. Lucas, riche industriel divorcé, est attiré par Elsa, céramiste célibataire, mais il sort meurtri d'une précédente idylle : son coeur battait pour une taupe implantée dans son entreprise par une société concurrente. Il charge donc le détective privé de sa firme d'enquêter sur cette artiste qui l'attire mais dont il se méfie. Minés d'avance, les travaux d'approche trahissent de part et d'autre une peur d'aimer et une difficulté à surmonter préjugés ou allergies. Empruntée au début, Sandrine Bonnaire finit par trouver son tempo dans ce jeu de séduction entre l'art et l'industrie. Jolivet ridiculise en sus les pulsions d'espionnage, les portables. Et campe en la personne de Guilaine Londez une irrésistible secrétaire. |
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Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3476,36-869503,0.html |
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EVENE |
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Vieux couple
Le réalisateur Pierre Jolivet et le scénariste Simon Michael en sont à leur septième fructueuse collaboration. Le duo avait entre autres signé 'Fred' , 'Ma petite entreprise', 'Le Frère du guerrier', et 'Filles uniques'.
Ils s’aiment
Depuis qu'il a découvert les acteurs Vincent Lindon et François Berléand, Pierre Jolivet les fait jouer dans quasiment tous ses films. A tel point que Vincent Lindon est jaloux de le voir tourner avec d'autres acteurs que lui.
Connaisseur
Simon Michael, le scénariste connaît bien son sujet puisque, ancien flic, il a également travaillé aux Renseignements généraux. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/je-crois-que-je-l-aime-6007.php?actualite |
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lexpress - Christophe Carrière |
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Entretien avec Vincent Lindon
Un bon acteur ne se protège pas
Vincent Lindon est heureux. Mieux: il est serein. Parce qu'il est à l'affiche d'une comédie romantique, Je crois que je l'aime, de Pierre Jolivet, qui réjouit tout le monde. Parce qu'il a décidé de ne plus (trop) s'énerver, et de vivre avec le recul d'un homme de 47 ans qui, fort de succès critiques ou publics ou les deux (La Crise, Ma petite entreprise ou La Moustache...), n'a plus rien à prouver à personne. Digne neveu de l'éditeur Jérôme Lindon, il accorde aux mots une importance capitale. En cette matinée d'hiver, dans un hôtel parisien près de chez lui, il parle autour d'un café et de plusieurs cigarettes, avec une évidente envie d'exprimer le fond de sa pensée et d'éviter le fonds de commerce artistique.
Vous dites souvent ne pas avoir eu la "vocation" de comédien. Vous vous destiniez à quoi, au juste ?
A faire du bien. J'aurais adoré être chirurgien, par exemple. Ou homme politique. Ce qui est très proche, d'ailleurs, du métier d'acteur. Les deux se fascinent mutuellement, sans doute parce qu'ils sont, chacun à leur manière, des élus du peuple. Moi, je suis devenu comédien un peu par hasard. Un psychanalyste dirait, à raison, que non. Mais, consciemment, je me plais à penser que c'était involontaire. Des cours, un premier cachet, un second… Et l'appétit est venu en mangeant. J'adore ce métier, mais pas uniquement celui-là. Si j'arrêtais, serais-je capable de changer de branche? Réponse: oui. D'accord, c'est facile à dire. Car il faut un sacré courage pour laisser tomber un truc dans lequel on est plutôt pas mal et passer, du jour au lendemain, à un nouveau boulot. Mais j'aime à penser que je le pourrais.
Vous feriez quoi, par exemple ?
Je tiendrais un bar. Il faudrait que j'apprenne, évidemment. Mais je suis convaincu que, lorsque les gens sont bons dans un domaine, ils peuvent l'être ailleurs. Et s'ils sont mauvais, ils le seront partout. Si Björn Borg avait choisi le golf plutôt que le tennis, il aurait été champion. Si Bill Gates avait vendu des chaussures, il aurait monté la plus grosse entreprise de pompes au monde. Il y a ceux qui se donnent du mal, qui sont courageux, énergiques, et ceux qui rechignent tout le temps. Maintenant, soyons clair: je n'ai pas envie de changer de métier.
Vous sentez-vous toujours en mal de reconnaissance lorsque vous vous rendez compte que vous n'avez jamais obtenu de césar? [Il a été nominé deux fois dans la catégorie meilleur acteur, en 1993 pour La Crise et en 2000 pour Ma petite entreprise.]
J'ai rarement vu un joueur de tennis heureux de perdre un match. Etre déçu est un sentiment humain partagé par tous. Mais gagner n'est pas non plus si important que cela. La déception de ne pas avoir obtenu de césar finit par disparaître au fur et à mesure que j'avance dans ce métier. En fait, ce sont les journalistes qui ont l'air totalement obnubilés par ce problème et qui fantasment sur le fait que je dois être complètement au fond du trou pour n'avoir pas encore été césarisé. Mais je vous signale que je pourrais passer des années à donner des interviews sans prononcer le mot "césar". Et, parce que j'ai la franchise de répondre quand on me pose - systématiquement - la question, on y met une aigreur qui n'existe pas. Là, je m'adresse à tous les journalistes: assumez vos questions. Et mes réponses.
Vous avez écrit un scénario intitulé La Bourgeoisie
Vous y parlez de vous? Un premier film évoque souvent des aspects que son auteur connaît bien. Contrairement à beaucoup de gens du spectacle qui, en règle générale, sont issus de milieux modestes, je viens d'une famille bourgeoise. Je n'y peux rien. Alors, oui, j'évoque ma mère, mon père, mes frères, mes grands-parents, mes origines, et j'en ai tiré une fiction.
Où en est le scénario ?
En réécriture. Car, s'il y a des scènes dont je suis sûr, je tiens aussi compte des avis extérieurs. Par exemple, j'ai introduit davantage de légèreté. Quand un scénario traite d'un milieu particulier, en l'occurrence la bourgeoisie, il faut savoir s'adresser au plus grand nombre, et pas uniquement à ceux dont il parle. Quand je vois Amadeus, je me dis que le génie de Milos Forman est d'avoir donné l'impression aux spectateurs du monde entier qu'ils connaissaient Mozart et comprenaient la musique classique. Un artiste rend les choses abordables. Sinon, il s'adresse à ses trois meilleurs potes et c'est un égoïste, pas un artiste.
Qu'est-ce qu'un bon acteur ?
[Il réfléchit longuement.] C'est une question évidente, et pourtant on ne la pose jamais. [Il réfléchit encore un temps.] Un bon acteur, c'est quelqu'un qui incarne. Cela passe par deux principes. D'abord, croire au personnage qu'on joue et l'aimer. Ensuite, ne pas s'excuser en l'interprétant, sous prétexte qu'il est bête ou ridicule. Il m'arrive de voir écrit sur le front d'un acteur: "J'ai l'amabilité d'interpréter ce gars-là, mais ne soyez pas dupes: je suis plus intelligent que lui." Un comédien qui se protège en restant en dehors de la mêlée est mauvais.
En parlez-vous les uns avec les autres ?
De temps en temps. Quand je les vois. Car je ne passe pas ma vie avec les gens du métier. Ce qui ne m'empêche pas d'adorer les acteurs. Pendant un tournage, on ne se quitte jamais. Mais après, on va discuter de quoi? On est de la même maison! Paradoxalement, quand on se retrouve sur un autre film, c'est comme si on s'était quittés la veille. Comme avec Sandrine Bonnaire [sa partenaire dans Je crois que je l'aime], que j'ai dû croiser trois fois en dix-neuf ans, depuis Quelques jours avec moi [de Claude Sautet, 1988].
Comment vivez-vous le fait que votre vie privée intéresse la presse ?
Je préférerais évidemment ne plus apparaître dans ces journaux, mais aujourd'hui je m'en fous. Et puis il y a une loi grâce à laquelle ils perdent 100% des procès qui leur sont intentés. Ce qui m'agace, c'est la phrase en forme d'excuse: "C'est la rançon de la gloire." On a une rançon à payer en cas de vol. Moi, je n'ai rien volé. Je n'ai viré personne pour être là où je suis.
Vous avez même refusé beaucoup de rôles !
Cela me paraît normal. Pour un acteur, il n'y a rien de plus agréable que de lire un bon scénario. D'abord, il y a la fierté qu'on me l'ait proposé. Ensuite, il y a la peur de le lire. Car on peut être ravi, mais également cruellement déçu. Quand je tombe sur une histoire qui me plaît, je tourne les pages avec angoisse, en me disant: "Pourvu que ça dure!" Il arrive la même chose quand vous regardez un parcours d'obstacles dans un concours hippique: à trente secondes de la fin, vous redoutez d'entendre le bruit du sabot contre la barre. Récemment, j'ai vécu ce sentiment avec le scénario d'Anne Le Ny, Ceux qui restent [sortie courant 2007]. Sur une centaine de pages, je me suis arrêté à la 92e. J'ai bu un petit verre, attendu un peu, et puis je m'y suis remis. Arrivé au bout, j'étais aux anges. Et là vient un autre grand plaisir: appeler le metteur en scène pour lui dire oui. C'est dans mon caractère: j'adore téléphoner aux gens pour leur faire des déclarations d'amour… Bref, j'ai toujours préféré être dans un film qui m'enchante, même s'il ne marche pas au box-office, plutôt que dans un succès auquel, artistiquement, je n'adhère pas. Je repense souvent à ce que me disait mon père quand je voulais me débarrasser d'un truc: "Ne le vends pas, c'est de l'argent qui va te coûter cher."
Le monde entier souffre d'un manque d'exigence !
Je ne jette la pierre à personne, car on est tous dans le même sac. Le travail est de plus en plus dur à trouver, les problèmes se multiplient… C'est la jungle. Chacun voit midi à sa porte, a ses traites à payer, ses soucis à gérer… Et on abaisse soi-même son niveau d'exigence. On accepte une petite compromission ici, une autre là, et un jour on se retrouve loin des principes qu'on défendait quelques années avant. Et là commence, pour ceux qui refusent l'autocritique, la mauvaise foi. Un jour, j'essayais des perruques pour un film. Le résultat n'était pas probant. Pour me rassurer, la fille qui en était responsable me dit: "Au pire, on prendra celle-là." Comment voulez-vous travailler avec quelqu'un qui ne me proposait pas quelque chose au mieux? C'est un détail, mais j'essaie, dans mon petit domaine, celui du cinéma, de rester le plus longtemps possible exigeant… Dans cette phrase, on note déjà un petit fléchissement, à travers un "le plus longtemps possible".
Avant de tourner une première fois sous la direction de Pierre Jolivet dans Fred, vous lui avez refusé beaucoup de scénarios, dont celui de Force majeure
Et je ne le regrette pas. Force majeure reste un beau film, mais je ne me sentais pas prêt pour le rôle [finalement tenu par François Cluzet]. Quand Pierre est venu me voir avec un traitement de 30 pages de Fred, il m'a dit que, si je le refusais, il arrêterait de me proposer des sujets. Il se trouve que j'ai adoré, et on en a fait quatre ensemble. A ce propos, des journalistes me répètent souvent que je suis très fidèle à certains réalisateurs, comme Pierre, Coline Serreau ou Benoît Jacquot. Mais ce n'est pas moi qui le suis, ce sont eux, les metteurs en scène.
D'autant que ne pas tourner pendant un an ne vous gêne pas ...
Je me plais à le répéter. Mais, en réalité, c'est faux. Quand on aime un métier, on a envie de le pratiquer. De toute façon, si je travaillais tout le temps, même en enchaînant les bons films, je me plaindrais de ne pas avoir assez de moments libres. Une autre phrase de mon père: "Il n'y a pas de solution sans inconvénient." Après, il suffit de calculer la proportion du désagrément par rapport au plaisir. Au poker, par exemple, le problème se pose souvent: il manque une dernière carte pour avoir un beau jeu. Mais, pour l'avoir, il faut payer. Cher. Si on paie et que la carte n'est pas celle espérée, la souffrance sera-t-elle plus importante que si on ne paie pas et qu'on la voit sortir ensuite? Pour moi, non. Je paie pour voir. En clair, je préfère avoir des remords plutôt que des regrets. Le pouvoir, c'est savoir dire oui.
Vous mettez donc un point d'honneur à faire ce que vous voulez
Déjà, faire ce que je peux, c'est bien. J'ai surtout envie d'aller vers ce qui me va. Par exemple, Mercredi, folle journée! de Pascal Thomas [2001]. J'adore ce film. Quand j'ai lu le scénario, je n'étais pas emballé. Mais, inconsciemment, je devais penser que je me trompais. Un peu comme ces choses où rien n'est parfait mais qui, pourtant, vous séduisent. Cela s'appelle le charme. Quand Pascal m'a demandé si tout m'allait, j'ai répondu: "Tout, non. Mais le tout, oui." C'est ce que je pense de la vie en général.
Vous faites donc confiance à votre instinct ?
J'ai confiance en moi, mais je ne suis pas sûr de moi. Professionnellement, je suis incapable de dire si je vais encore travailler avec de grands metteurs en scène, dans de très bons films, mais je suis sûr d'arriver en bout de course avec un joli parcours. J'ignore juste comment. |
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Source : http://www.lexpress.fr/mag/cinema/dossier/entretiencine/dossier.asp?ida=455601 |
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