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Titre
original |
Little children |
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Réalisation |
Todd Field |
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Scénario |
Todd Field & Tom Perrotta |
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D'après
l'oeuvre de |
Tom Perrotta |
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Interprétation |
Kate Winslet, Patrick Wilson, Jennifer Connelly, Gregg Edelman, Sadie Goldstein, Ty Simpkins, Noah Emmerich, Jackie Earle Haley, Phyllis Somerville, ... |
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Musique |
Thomas Newman |
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Photographie |
Antonio Calvache |
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Pays |
U.S.A. |
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Année |
2007 |
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Durée |
2h 20min. |
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Genre |
Drame |
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Production |
Albert Berger, Todd Field & Ron Yerxa |
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Site officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le Jeudi 31 mai 2007 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Little Children" entrecroise les vies, les destinées contrariées, les secrets, les rêves, les fantasmes et les angoisses de personnages dans la quiétude trompeuse d'une banlieue bourgeoise de la côte Est. Des couples mariés et frustrés réalisent à quel point leur vie bien rangée est ennuyeuse. Lorsqu'un inconnu emménage dans le quartier, les problèmes ne tardent pas à apparaître et chacun découvre un monde qu'il n'aurait jamais soupçonné…. Cette étude de mœurs intimiste se révèle être une réelle surprise pour le Septième Art. Une ode à l’amour et ses interdits cruellement touchante. |
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cinopsis - Eric Van Cutsem |
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Une plaine de jeu dans une banlieue américaine riche de l'est des USA. Des femmes se prélassent et des enfants jouent. Les femmes papotent et dissertent sur les rumeurs du quartier ...
"Little Children" fait partie de ces films américains qui démontrent non seulement la diversité et la richesse de ce cinéma mais qui prouvent (si besoin était) que de nombreux américains ont une réflexion sensible et complexe sur leur société. Basé sur un roman de Tom Perotta, le film donne en effet une image très précise et très correcte de nos sociétés modernes et de leurs enjeux.
En se servant de la plaine de jeux comme noeud social d'échange, le récit se pare très vite d'une atmosphère étrange, décalée touchant presque à la fable et exploitant tous les travers (médisances, rumeurs, petits esprits, ...) d'une humanité mal dans son évolution. Les frustrations de chacun finiront par prendre corps et les pousseront à l'action: adultère, bêtises, etc. Et le spectateur assistera devant lui à une étude moeurs à la manière d'un entomologiste observant dans l'herbe de son jardin quelque société d'insectes.
Les dialogues percutants ("Que fait Richard pour vivre?" - "Il ment..."), les situations presque surréalistes (l'épisode de la piscine est tellement tragique qu'il en devient comique), la toile de fond occupée par des sujets qui tracassent l'Amérique mais aussi le monde (Irak, sécurité, pédophilie) sont autant de points forts du film et surtout autant de points qui enrichissent un propos complexe et jamais voyeur. Si le constat global de LITTLE CHILDREN n'est pas en faveur de l'humanité, le récit ne se veut pas fondamentalement pessimiste. Il retrace au fond juste une parenthèse dans la vie des protagonistes qui, grâce à leur expérience, pourront repartir sur une autre voie et faire face à leur destin ...
Todd Field, pour son deuxième long métrage après l'excellent IN THE BEDROOM, réussit un sans faute appuyé par une Kate Winslet sensationnelle, une Jennifer Connelly toujours plus charmante et un Jackie Earle Haley juste et émouvant dans un rôle de pédophile qui ne sombre jamais dans le cliché ni dans la caricature. A voir absolument ... |
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Source : http://www.cinopsis.be/rev_main.cfm?lang=fr&ID=5708&rr=1 |
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cinemotions - RENGER |
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A la fois violent et très révélateur du rêve Américain, un petit bijou du cinéma indépendant US à ne pas rater !
Le second film de Todd Field nous plonge en plein coeur d’une banlieue paisible (en apparence), où divers destins se croisent. Dès les premières minutes le ton est donné, le mystère qui y règne, la voix narrative, les femmes aux foyers, les infidélités, on ne peut s’empêcher de penser immédiatement à la série télé à succès : Desperate Housewife.
A la fois dérangeant et oppressant, l’Amérique puritaine en prend un sacré coup. On y fait la rencontre de deux personnages, tous deux mariés, qui se rencontrent au jardin d’enfant. Ils vont jouer avec le feu, jusqu'à l’adultère. Après In the bedroom (2002) où un adolescent tombe amoureux d’une femme plus âgée que lui, Little Children (Little Children) (2005) dresse le portrait de différents personnages qui doivent tous faire fasses à leurs frustrations ou à leurs démons.
On y retrouve une femme délaissée par son mari, qui ne se plaît pas dans sa nouvelle vie de petite bourgeoise (Kate Winslet, qui a par ailleurs été nominé dans la catégorie Meilleur Actrice pour la 79ème édition des Oscars 2007), avec à ses côtés, un père au foyer qui ressent au fond de lui, la même chose, une sensation d’abandon de la part de sa femme, qui se consacre d’avantage à son travail et à son fils. Il n’a pas d’avenir tout tracé, ces études sont en stand-by, il ne sait plus où il en est (Patrick Wilson). A la fois violent et très révélateur du rêve Américain, un petit bijou du cinéma indépendant US à ne pas raté ! |
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Source : http://www.cinemotions.com/modules/Critiques/critique/8771 |
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cinopsis - Olivier Guéret |
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Après "In the bedroom, la collaboration entre Todd Field et Thomas Newman perdure! Et ce n'est pas le très beau "Little Children" qui devrait entamer cette fructueuse collaboration qui n'arrête pas de croiser l'œuvre et les thématiques chère à Alan Ball. Comme de coutume, le piano et toute la gamme des violons sont les organes centraux de ce score. Dès que le piano se pointe, l'ensemble des compositions s'arrête pour laisser place à toute la sensibilité de l'instrument.
Si certaines plages sont relativement sourdes, Newman a su s'appuyer sur un grand orchestre pour faire progresser par nappes successives ce merveilleux score qui prend tout son envol lorsque l'on pousse le volume. Gorgée de très beaux moments - dans la plus pure tradition Newman -, cette superbe plaque se termine par l'impeccable 'End Title' qui résume parfaitement toute la maestria et la sensibilité d'un compositeur qui décortique savamment et musicalement les ombres humaines. A ne pas manquer! |
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Source : http://www.cinopsis.be/bo_main.cfm?ID=5708&lang=fr |
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evene - Emilie Vitel |
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Dans la veine réaliste initiée par ‘American Beauty’ et popularisée par la série ‘Desperate Housewives’, ‘Little Children’ nous propose une étude à caractère sociologique de la bourgeoisie américaine. Coécrit par Tom Perrotta - auteur de l’ouvrage ‘Les Enfants de choeurs’, dont s’inspire le scénario - et Todd Field - ‘In The Bedroom’ - le film nous propose d’observer les interactions qui se nouent dans ce microcosme régi par ses propres règles de convenance. On y découvre des personnages rongés par l’impossibilité de s‘accomplir dans leur quotidien trop étriqué, ou stimulés par le désir de trouver une issue de secours. Parmi eux Larry, ex-flic instable et obsessionnel miné par son passé, et Ronnie, détraqué sexuel désespérément conscient de sa perversion et enfermé dans sa relation ambiguë avec sa mère. Ou encore Sarah Pierce, jeune mère insatisfaite, et Brad Adamson, père au foyer brimé agaçant de passivité, qui vont s’abandonner à une relation adultère aussi intense qu’illusoire.
Qu’est-ce qui peut pousser un individu à commettre un acte totalement immodéré, alors qu’il sait en son for intérieur que cela va entraîner de fâcheuses conséquences ? "Little Children" est un film frustrant, en ce sens qu’il nourrit des espoirs avortés et se rit de la crédulité que peut engendrer l’espoir. En effet, quand vient l’opportunité de concrétiser les possibles, le destin frappe un grand coup pour remettre les choses en ordre, anéantissant ainsi le chaos au profit d’une restauration parfois violente du système initial. Servi par une esthétique impeccable - image propre, couleurs pures ... - une mise en scène et une prise de vue au service du propos, des acteurs de talent et une bande-son éloquente, le résultat est néanmoins techniquement brillant. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/little-children-3581.php?critiques |
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cinemovies - Reynald Dal Barco |
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Après l'émouvant In The Bedroom (2001), l'acteur réalisateur Todd Field est de retour sur le devant de la scène avec Les Enfants de Choeur (Little Children). Le cinéaste poursuit ici son étude de moeurs des rapports humains à l'Occidental, avec en filigrane, la chape de plomb que constitue le regard de l'autre.
Le synopsis situe l'histoire dans les environs de la côte Est des Etats-Unis. Mais l'intrigue pourrait se dérouler ici, ou là : un quartier bon chic bon genre, avec ses maisons bien plantées, bien organisées, à l'image des vies qui s'écoulent nonchalamment. Chacun y connaît sa place, entre métro boulot dodo. Les parterres sont joliment fleuris et les mamans amènent quotidiennement leur progéniture au square qui fait office de bureau des ragots. Par habitude, Sarah (Kate Winslet) y promène sa petite Lucy, et y retrouve aussi les voisines pour entendre les derniers commérages. Le sujet de toutes les discussions est Brad (Patrick Wilson) : un père au foyer que toutes les mères du quartier présentent comme le bouffon de service (parce que tous autres papas sont au travail, eux).
Mais cet après-midi-là, l'ordre des choses sera bousculé. Par provocation, Sarah parie cinq dollars qu'elle obtiendra le numéro de téléphone du charmant inconnu. Près de la balançoire, tandis que les minots font des va-et-vient poussés mécaniquement par leurs parents, Sarah engage la discussion avec Brad. Au moment où l'échange se termine, Sarah lui avoue le but de la manoeuvre. Ils en rient. Candidement, les deux adultes, étrangers l'un de l'autre, poussent la provocation jusqu'à s'embrasser - au grand dam des copines observant la scène de leur banc… Et voilà ! Tout commence ainsi. Brad et Sarah, rentrés dans leur foyer respectif, ne cesseront de se remémorer cet instant que le réalisateur a filmé magique. Le gouffre des incertitudes est, dès lors, grand ouvert.
Little Children (en anglais dans le texte) n'est pas que l'histoire de Sarah et Brad. Dans le quartier, Ronald vient de sortir de prison pour retrouver le foyer maternel. Ronald a été accusé de voyeurisme pervers à l'encontre d'enfants. Malgré les tentatives de sa mère pour lui trouver une petite amie, Ronald le quadra symbolise la lie de la société : un personnage dangereux qui doit être surveillé par toute la communauté. C'est ce que fera Larry, policier licencié, que sa femme a quitté, protagoniste essentiel du drame à venir. Et puis, il y a encore le mari de Sarah, cadre supérieur, qui se masturbe devant Internet, tout en reniflant les petites culottes qu'il a reçues par la poste.
Le descriptif s'arrêtera là. Il fut long, car nombreux sont les protagonistes, pantins de la vie, prisonniers d'une organisation sociale hermétique à tout dérangement. Pourtant, tous souffrent, tous développent des tentatives pour en échapper. C'est le cas de Sarah, sorte de Madame Bovary des années 2000, captive de son rôle de mère, cherchant désespérément une porte de sortie. Son sauveur pourrait être Brad… Larry pense qu'il retrouvera une place dans la société grâce à Ronald. Quant à Ronald ...
Pas besoin de disserter longtemps sur Les Enfants de Choeur. Ca ne s'explique pas. Ca se vit. Ca se digère pour un retour sur investissement sociologique, philosophique. Le vôtre… Patrick Wilson est renversant ; Noah Emmerich est fabuleux dans le rôle de Larry le déboussolé ; Jackie Earle Haley (Ronald) fut une véritable découverte... Quant aux filles, Kate Winslet est plus belle que jamais, et Jennifer Connelly (la femme de Brad, assez discrète dans le film) est plus maigre que jamais ... |
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Source : http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=8492 |
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au feminin - Christophe Combarieu |
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Comme la chaleur d’un souffle d’été, ce film vous caresse la nuque puis vous envoûte. Comme dans la vie, les regards et les non-dits attisent le désir. Ici, derrière les apparences sociales, les faux semblants d’une banlieue bourgeoise de la côte Est des Etats-Unis, les rêves et les secrets vont croiser les destins. Dans les rôles de "Roméo et Juliette qui n’ont pas le droit de s’aimer", Kate Winslet et Patrick Wilson sont parfaits. Ce film choral, adapté du roman de Tom Perrotta Les Enfants de chœur, s’inscrit dans la lignée du Collision de Paul Haggis, une certaine forme d’humour en plus. Impossible de ne pas éprouver de l’empathie pour chacun des protagonistes, tant ils nous ressemblent et font preuve de belles convictions. |
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Source : http://www.aufeminin.com/news/culture/cinema/n1806.html |
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comme au cinema - Fanny Cairon |
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Une ode à l’amour et ses interdits cruellement touchante
Lui, Brad Adamson, père au foyer pas très épanoui. Elle, Sarah Pierce, mère paumée assez effacée. Un parc pour enfants, une balançoire, et c’est une rencontre magique entre deux âmes en peine.
Little Children est une fable moderne sur les rapports humains. Les personnages s’aiment, se détestent, s’ignorent et le tout, dans une danse incroyablement rythmée. Les deux protagonistes principaux, Patrick Wilson (la révélation du thriller psychologique Hard Candy) et Kate Winslet – tout bonnement magnifique -, gravitent dans un tourbillon d’interdits et de non-dits. Au cours de leur aventure adultère et passionnelle, ils croiseront la route de Ronnie, quadragénaire qui vit chez sa maman et fraîchement sorti de prison pour exhibitionnisme. Le décor est planté. Todd Field, le réalisateur, avait déjà fait l’unanimité auprès des critiques jetant une petite bombe - In The Bedroom - constellée de prix tous plus prestigieux les uns que les autres. Avec Little Children, il signe un véritable coup de maître en rendant ses personnages humains, fragiles et brillants de sincérité. Force est de constater que même le pestiféré du film, considéré comme un monstre violeur d’enfants, suscite, par moments, un soupçon de compassion.
Cette œuvre audacieuse, au-delà d’un scénario béton et d’une mise en scène remarquable, soulève de vraies questions. En effet, le long-métrage met en exergue l’éternel combat entre le bien et le mal, entre ce que la société attend de nous et ce que l’on désire réellement. Doit-on totalement s’annihiler au profit des convenances et du « qu’en dira-t-on » ou aller au bout de ses désirs ? La quête du bonheur – propre à tout un chacun – doit-elle primer sur tout le reste ? Todd Field filme avec pudeur la perte des repères, des certitudes et des idéaux sur la vie, l’amour et le couple. Les convictions personnelles des héros s’envolent… Les nôtres avec ! Patrick Wilson et Kate Winslet ont beau « fauter » dans l’affaire, on ne peut s’empêcher d’avoir de l’affection pour ce couple volage mais si touchant et attendrissant. Le cinéaste décrypte également les difficultés de la vie en communauté en s’attardant sur l’hypocrisie ambiante de la ville ainsi que sur les dangers des rumeurs et des « on-dit ». Comment ces derniers peuvent, sans aucun scrupule, faire de la vie d’un individu un vrai cauchemar, voire tout simplement la ruiner ?
Cette étude de mœurs intimiste se révèle être une réelle surprise pour le Septième Art
D’accord, ce n’est pas LE film de l’année, mais il serait bien dommage qu’il bénéficie d’une sortie discrète, perdue entre blockbusters, dessins animés et sempiternels films d’actions truffés d’explosions et de filles courtement vêtues. N’ayons pas peur des mots, il serait quasi-criminel de passer à côté de Little Children. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=63663.html |
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Festival International du film d'amour de Mons |
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Le second film de Todd Field, Little Children a été présenté en Compétition au 32e Festival du Film Américain de Deauville en septembre 2006.
Après le tournage de "In the Bedroom", Todd Field a tenté d’acheter les droits d’adaptation du roman de Richard Yates, “La fenêtre panoramique”. Ce dernier suit les déboires de deux personnages ayant des difficultés à faire face à leurs rôles de parents et d’époux tout en essayant de préserver leurs rêves de jeunesse. Cependant, les héritiers de l’auteur se sont opposés au rachat des droits contraignant ainsi Todd Field à mettre son nouveau projet de réalisation en attente.
En 2003, le cinéaste américain découvre les épreuves du roman de Tom Perrotta, “Les enfants de choeur”. Sa thématique centrale se rapprochant de l’oeuvre de Richard Yates, Todd Field y voit l’opportunité de relancer son projet. Il rencontre alors l’écrivain, en 2004, afin de discuter d’une possible adaptation cinématographique de son livre.
Tom Perrotta a tenu à ce que sa collaboration avec Todd Field dans l’écriture du scénario soit la plus libre possible. Ne voulant pas voir naître à l’écran une resucée de son roman l’écrivain, aidé du cinéaste, a ainsi donné naissance à une deuxième oeuvre “originale”. |
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Source : http://www.fifa-mons.be/programmation/fiche_film/56 |
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premiere - Gérard Delorme |
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Interview Kate Winslet
À 31 ans, Kate Winslet, la rescapée british du Titanic, possède un palmarès impressionnant : quatre nominations aux Oscars et pratiquement un film par mois depuis cet automne… Dans Little Children, version trentenaire d’American Beauty, elle joue une mère indigne. Le contraire de cette jolie fille sage ...
Quand Little Children a-t-il été tourné ?
Kate Winslet : De juillet jusqu’à octobre 2005. C’est assez long. Nous avons commencé à répéter le 18 juillet. Je m’en souviens parce que c’est le jour où les bombes ont explosé dans les bus à Londres. Deux semaines après, nous commencions à tourner. À part la chaleur qu’il faisait, je garde d’excellents souvenirs de ce film. Todd Field est brillant. Il sait très bien guider les acteurs.
Avez-vous beaucoup improvisé ?
Oui, surtout pour les scènes d’amour. Nous les avons répétées, en survêtement, pour prendre nos marques. Mais au moment de les tourner, nous changions les dialogues. C’est parfois stressant, parce qu’entre ce que vous apprenez et ce que vous jouez, il y a un monde. Mais c’est aussi très amusant de tout envoyer en l’air et de changer au dernier moment. Ça ajoute une part de mystère et j’adore cette impression de partir le matin sans savoir ce qui va arriver.
Votre personnage considère sa fille comme un boulet mais, dans la vie, vous donnez plutôt l’image d’une mère aimante… Avez-vous eu du mal à l’incarner ?
l y a énormément de choses chez Sarah que je déteste. C’est drôle parce que je n’avais jamais éprouvé ça pour un de mes personnages. D’habitude, j’admire toujours leur caractère, même Clementine dans Eternal Sunshine. Pour jouer Sarah, j’ai dû trouver une façon de sympathiser avec elle, sans la juger. J’y suis arrivée en lui inventant un passé. J’ai imaginé, qu’avant de rencontrer son mari, elle avait probablement été très seule, qu’elle avait dû se séparer difficilement de quelqu’un d’autre. Elle n’avait pas prévu de tomber enceinte, ni d’habiter en banlieue. Si elle avait été célibataire, elle aurait voyagé au Maroc ou à Paris, pour visiter des expositions, écouter des conférences. Elle est très intelligente. Et tout d’un coup, elle se retrouve dans une situation où rien ne lui plaît. Et elle ne sait pas comment se comporter en mère. Sa dépression et sa solitude l’empêchent de réagir, jusqu’à ce qu’elle rencontre Brad (Patrick Wilson, qui joue son voisin NDLR).
La sortie de Little Children en France va coïncider avec le dixième anniversaire de la sortie de Titanic. C’est difficile de ne pas en tenir compte. Comment avez-vous géré l’après Titanic ?
J’ai pris une seule décision consciente : faire Marrakech Express, un tout petit film tourné au Maroc. Je savais instinctivement que je ne devais pas enchaîner sur un gros film, sinon, je serais devenue folle. Titanic m’a rendue célèbre du jour au lendemain. Tout ce que je faisais était photographié ou commenté. Je n’ai pas compris, je n’étais pas prête et surtout je n’aimais pas ça. On m’a proposé beaucoup de projets et, même si certains d’entre eux me plaisaient, je ne me sentais pas suffisamment sage pour les interpréter. Si j’avais dit oui, les projecteurs auraient été encore plus braqués sur moi. Je me suis alors rappelé les raisons pour lesquelles j’exerçais ce métier. J’adore jouer. Je devais faire ce en quoi je croyais, sans m’occuper des suggestions et des conseils pour aller plus loin. J’avais 21 ans. Je ne voulais pas me mettre à courir avant de savoir marcher. Je me serais tirée une balle dans le pied si j’avais continué les gros films. En plus, je courais le risque de lasser le public au bout de deux ou trois films. |
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Source : http://www.premiere.fr/premiere/cinema/magazine-et-exclus/interviews/interview-kate-winslet |
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