Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Sicko
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La graine et le mulet
 Projection le jeudi 13 mars 2008
The Darjeeling Limited
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The Mark Of Cain
 Projection le Jeudi 24 avril 2008
Se jie (Lust Caution)
 Projection le jeudi 08 Mai 2008
Le Grand Alibi
 Projection le Jeudi 15 mai 2008
Shine a light
 Projection le Jeudi 22 mai 2008
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 Projection le Jeudi 29 mai 2008
It's a free world
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Into the wild
 Projection le Jeudi 12 juin 2008
Grace is gone
 Projection le Jeudi 19 juin 2008
La visite de la fanfare
 Projection le Jeudi 26 juin 2008
Deux jours à tuer
 
 
 
Film précédent  
Sicko réalisé par Michael Moore
   
Titre original Sicko
Réalisation Michael Moore
Scénario Michael Moore
Interprétation Michael Moore, George W. Bush, Hillary Clinton, ...
Musique Erin O'Hara
Pays U.S.A.
Année 2007
Durée 2h.
Genre Documentaire
Production Michael Moore & Meghan O'Hara
Site officiel  
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 06 septembre 2007
Le film est projeté en version originale
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Séance unique à 20h00
 
 
Le système de santé américain est en plein marasme. Car non seulement 47 millions de citoyens n'ont aucune couverture médicale, mais des millions d'autres, pourtant bénéficiaires d'une mutuelle, se heurtent systématiquement aux lourdeurs administratives du système. Au terme d'une enquête sans concession sur le système de santé dans son propre pays, Michael Moore nous offre un tour d'horizon des dispositifs existants au Canada, en Grande-Bretagne et en France, où les citoyens sont soignés gratuitement.
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la tribune - Noël Tinazzi
 

Dans "Sicko", Michael Moore démontre que le pays le plus riche du monde est aussi l'un des plus pauvres en couverture médicale. Les exemples étrangers, français notamment, sont beaucoup moins probants.

Certes, la méthode, plus provocatrice que jamais, de Michael Moore commence à s'user. D'autant plus que le documentariste américain ne s'embarrasse même plus, dans sa charge antilibérale, de prendre des avis contraires au sien. Il n'empêche, lorsqu'il s'en tient au système de santé américain, il dit quatre vérités toujours bonnes à dire et à faire savoir sur son pays, réputé le plus riche du monde et néanmoins le plus pauvre des pays industrialisés en couverture médicale.

Non content de faire valoir que 47 millions d'Etasuniens ne bénéficient d'aucune assurance maladie (soit 16% de la population), Moore accumule les témoignages d'assurés stigmatisant la pingrerie des compagnies privées, uniques dispensatrices de protection sociale aux Etats-Unis quand on ne bénéficie pas des systèmes publics Medicare ou Medicaid (il faut être vieux ou très pauvre pour cela).

Ils sont légion à avoir répondu à son appel à témoin sur son site Internet. Et c'est à l'écran un défilé de plaignants avec leur cortège de greffes refusées, de maladies jugées insuffisamment graves pour être couvertes (et néanmoins mortelles ou à tout le moins très handicapantes), de faillites personnelles dues à des frais d'hospitalisation exorbitants que la compagnie d'assurance a refusé de prendre en charge. Parfois, l'absurdité est telle qu'on en a envie d'en rire au lieu d'en pleurer.

Outre qu'il démontre les carences de ce système, Michael Moore fait valoir que contrairement à leur réputation les compagnies privées sont plus dépensières en frais généraux et en paperasseries que les systèmes publics et qu'elles déploient des bataillons de lobbyistes et de lawyers dans le but de dissuader le client de se montrer trop gourmand en remboursements. Seuls bénéficiaires dans cette histoire inhumaine, les actionnaires auxquels les compagnies assurent des dividendes toujours croissants.

La dénonciation touche au scandale lorsqu'arrive le tour des secouristes des attentats du 11 septembre, victimes depuis d'affections graves, et non couverts par l'Etat. La propagande républicaine ayant claironné que sur l'île cubaine de Guantanamo, les détenus, terroristes islamistes présumés, sont parfaitement bien et gratuitement soignés, Moore embarque ses malheureux secouristes sur un rafiot et se présente au large de Gantanamo. On imagine l'accueil qu'il reçoit des autorités militaires américaines perpétuellement sur les dents! Aussi le cinéaste se transforme-t-il en Zorro et, défiant l'embargo, emmène-t-il ses concitoyens se faire carrément soigner à Cuba. Où, bien entendu, ils reçoivent le meilleur accueil!

En contrepoint du système américain, l'auteur de "Fahrenheit 9/11", propose un survol des systèmes étrangers bien plus performants, le canadien, l'anglais et le français notamment, que des utilisateurs Américains peignent sous des couleurs idylliques. A les entendre, par exemple, une visite de nuit de SOS Médecin serait entièrement remboursée. Sous peine de ridicule, Michael Moore serait bien inspiré de vérifier ses informations!

  Source : http://www.latribune.fr/info/Michael-Moore-epingle-le-systeme-de-sante-americain
   
canoe - Maxime Demers
 

Une redoutable efficacité

CANNES | Michael Moore repart en croisade. Dans Sicko, son nouveau documentaire, le cinéaste contestataire démolit à nouveau le "rêve américain" en s’attaquant au système de santé de son pays… tout en faisant l’éloge du nôtre, qu’il décrit comme idéal et exemplaire.

Chaussé de ses inséparables espadrilles blanches, mais sans sa célèbre casquette, Michael Moore a été applaudi lorsqu’il a fait son entrée dans la salle de conférence de presse hier matin. Présenté plus tôt dans une salle de 2 000 sièges remplie de journalistes, son nouveau film aussi a été applaudi, et à plusieurs reprises. Il a même eu droit à quelques sifflements à la fin.

Il faut dire que pour mieux montrer les failles du système de santé privé de son pays, le réalisateur de Fahrenheit 9/11 (qui a raflé la Palme d’or en 2004) dresse des comparaisons avec les systèmes publics de d’autres pays (dont la France et le Canada), qui sont basés sur une assurance maladie universelle.

Moore présente en effet les modèles français, canadien et britannique comme étant parfaits. Il omet par exemple de parler des problèmes de files d’attente dans nos hôpitaux. Ce que se sont dépêchés de souligner les journalistes canadiens présents au point de presse.

"Je sais que beaucoup de Canadiens se plaignent d’attendre parfois longtemps pour obtenir ces soins. Mais si vous aviez à choisir entre le système américain et le canadien, lequel choisiriez vous? Le vôtre, bien sûr. Car ce n’est pas difficile de faire mieux qu’aux États-Unis en matière de santé. Les Canadiens vivent en moyenne trois ans de plus que les Américains, ce n’est sûrement pas un hasard."

Arnaque

Après l’administration Bush (dans Fahrenheit 9/11) et les vendeurs d’armes à feu (dans Bowling For Columbine), Michael Moore place donc cette fois-ci sur le banc des accusés les puissantes et malhonnêtes compagnies d’assurances médicales américaines, qui dictent ce système privé.

Les politiciens américains (autant républicains que démocrates) qui touchent tous leur part dans cette arnaque en prennent aussi pour leur rhume dans le film.

Avec ce style engagé et humoristique qui l’a rendu célèbre, Moore donne la parole aux victimes de ce système: les quelque 50 millions d’Américains qui n’ont pas les moyens de se payer une assurance médicale et qui doivent parfois même se faire des chirurgies eux-mêmes, mais surtout ceux qui payent une fortune chaque année à une de ces compagnies qui, elle, en retour, les dupe et les arnaque.

"Ces compagnies ont comme seul objectif de faire des profits. Et comment les font-elles ces profits? En accordant le moins de soins possibles à leurs clients. C’est complètement immoral et inacceptable", de dénoncer Moore.

Et Moore ne manque pas d’exemples à l’appui. Après avoir envoyé un appel sur son site Internet invitant les gens à livrer leurs témoignages sur le sujet, il précise avoir reçu plus de 25 000 courriels en 24 heures.

Sur le lot, il a bien sûr choisi les témoignages les plus poignants: une femme qui a une tumeur au cerveau qu’elle n’a pas pu soigner parce que sa compagnie refusait de reconnaître son diagnostic; une jeune femme qui a vu mourir sa fille de 18 mois sous ses yeux à l’hôpital parce que les médecins n’obtenaient pas le feu vert de ses assureurs; une autre jeune femme de 22 ans atteinte d’un cancer qui s’est vu refuser d’être prise en charge par son assurance médicale parce que ces derniers jugeaient qu’elle était trop jeune pour avoir le cancer.

N’empêche que comme pour ses documentaires précédents, on reprochera encore à Moore de tourner les coins ronds et d’éviter quelques mises en contexte pour mieux faire valoir son point (comme quand il idéalise notre système de santé). Mais malgré ce manque de rigueur flagrant (ou volontaire?) et ce côté pamphlétaire, Sicko touche sa cible et s’avère d’une efficacité redoutable.

Je risque peut-être la prison

Craignant une intervention de l’administration Bush, Michael Moore a admis hier avoir placé une copie de Sicko dans un endroit sûr, à l’extérieur des États-Unis.

On sait que le cinéaste polémiste fait actuellement l’objet d’une enquête des autorités américaines pour avoir emmené avec lui dans un hôpital de Cuba des sauveteurs du 11 septembre sur lesquels la tragédie avait laissé des séquelles mais que Washington refusait quand même de prendre en charge.

Pour ce geste, Moore est accusé d’avoir ignoré l’embargo instauré il y a un demi-siècle par les États-Unis contre Cuba qui interdit aux Américains de dépenser de l’argent au pays de Fidel Castro. Il a reçu une lettre du président du Trésor américain il y a deux semaines qui lui demandait d’expliquer les raisons de ce voyage.

"Ce qui est étrange, c’est qu’ils savent depuis le mois d’octobre dernier que je suis allé à Cuba, indique Michael Moore. Ce n’est sûrement pas un hasard s’ils m’ont fait parvenir cette lettre dix jours avant la présentation du film à Cannes. "Devant le risque de se faire confisquer le négatif par les autorités, on nous a donc fortement conseillé de faire une copie de ce qui a été filmé à Cuba et de la mettre dans un endroit sûr à l’extérieur des États-Unis. Ce qu’on a fait dans les 24 heures qui ont suivi. "Car je ne prends pas cette lettre à la légère. Cette accusation me vise personnellement et je risque peut-être la prison. C’est plus sérieux qu’à l’époque où Bush voulait faire empêcher la sortie de Fahrenheit 9/11."

  Source : http://www2.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2007/05/20/4195315-jdm.html
   
le matin - Anne-Sylvie
 

Le nouveau documentaire de Michael Moore assassine le système de santé américain. Moins agressif, l'auteur de "Fahrenheit 9/11" aiguise son art de la dérision pour un effet décuplé

On peut facilement détester Michael Moore, être écoeuré par son exubérance et ses jugements sans appel, son manque d'objectivité, son instrumentalisation malhonnête des images ou encore ses excès de démagogie et de sensationnalisme. Avec "Fahrenheit 9/11", on avait parfois l'impression que le franc-tireur avait fait un pas de trop, celui qui fait basculer le brûlot contestataire dans une oeuvre de propagande tout aussi déloyale, mettant en péril jusqu'à sa crédibilité.

Un docu-plaidoyer

Dans "Sicko", son dernier docu-plaidoyer sur les défaillances du système de santé américain, le réalisateur module sensiblement son mode opératoire: aux propos virulents, parfois haineux, répond ici un humour tout en fausse naïveté. Michael Moore se fait tour à tour l'angélique avocat du diable ou joue l'étonné, déployant une forme poussée et subtile de dérision, absolument jouissive. L'effet subversif n'en est que décuplé.

Véritable démolition du rêve américain, "Sicko" ne traite pas, comme on aurait pu le croire, des 50 millions d'Américains qui n'ont pas d'assurance maladie, mais bien de ceux qui en ont une et se retrouvent tout aussi démunis en cas d'accrocs de la vie.

Michael Moore y fustige les horreurs d'une médecine entièrement privée et soumise aux diktats des compagnies d'assurances qui manoeuvrent d'après l'équation alarmante "moins de soins, plus de profits". Il compare joyeusement, et tout en excès et caricature, les systèmes de santé canadien, anglais ou français. Et condamne les politiciens, George Bush et Hillary Clinton en tête, qui n'ont pas résisté à l'appel du dieu dollar, dont savent si bien se servir les divers lobbies de la santé.

Cuba, paradis de la santé

Agent subtil de la subversion, Michael Moore sait dénicher les armes fatales, celles qui appuient précisément là où ça fait mal. Exemples? Les bénévoles du 11 septembre que l'Etat laisse à leur sort car "ils ne sont pas sur les registres officiels des sauveteurs", le bonheur médical et sans frais des prisonniers de Guantánamo ou encore - insulte suprême - le système de santé paradisiaque de Cuba, où ces "salauds de communistes" ont réussi là où l'Oncle Sam s'est lamentablement planté.

Cinématographiquement, le réalisateur s'amuse à varier les registres et les plaisirs parodiques. On passe ainsi des images de publicité rétro sur l'air mélodieux de l'American Dream aux films propagandistes de l'ex-Union soviétique, labeur et chants emblématiques à l'appui, avant de voir défiler, tel le générique de "La guerre des étoiles", la liste des maladies non remboursées par les assurances américaines. Le tout piqué de témoignages larmoyants et d'images chocs, tel ce jeune homme contraint à se recoudre une plaie, dans son salon, avec une aiguille de couturière.

Intelligent, subtil, drôle, délicieusement décalé et inventif, ce nouveau pamphlet est tout simplement aussi irrésistible qu'indispensable.

  Source : http://www.lematin.ch/pages/home/loisirs/cinema/loisirs_cinema?contenu=294446
   
fiftiz
 

Michael Moore tire sur l’ambulance

Après le commerce des armes (Bowling for Columbine) et la politique internationale de Bush (Farenheit 9/11), le cinéaste provocateur, Michael Moore, dégaine cette semaine Sicko, nouveau pamphlet dans lequel il dénonce le système de santé américain, perverti par l’argent. Tout à la fois accablant et hilarant.

Imaginez : vous vous coupez deux doigts accidentellement. Vous êtes assuré, mais pour recoudre votre annulaire, il vous en coûtera 12 000 dollars, et pour le majeur, le prix est encore plus élevé : 60 000 dollars ! Alors, comme vous n’avez pas les moyens de payer, vous devez choisir entre l’annulaire et le majeur… C’est ce qui est arrivé à l’un des citoyens américains filmé par Michael Moore dans son dernier film documentaire, Sicko.

Le réalisateur de Bowling for Columbine et de Farenheit 9/11 est un provocateur. Dans son dernier film, il s’attaque au système de santé américain, en plein marasme. Et il tire sur l’ambulance : les mutuelles de santé privées qui fonctionnent sur l’appât du gain et le profit, les labos pharmaceutiques qui font grimper les prix, le gouvernement américain, payé pour ne pas bouger, l’individualisme latent… Sur les milliers de témoignages récoltés sur son site internet, le cinéaste a mis en lumière les cas les plus éloquents, violents, sordides, comme cette femme qui a enterré son mari parce qu’aucune compagnie d’assurance n’a voulu payer sa greffe de rein, comme cette maman qui a vu mourir son bébé parce qu’elle n’était pas dans l’hôpital agréé par son assurance.

Michael Moore a le sens du drame, mais aussi et surtout le sens de l’humour. C’est là sa force ! Malgré les apparences, l’on sourit beaucoup dans Sicko, et l’on rit pas mal. Comme le réalisateur n’est pas toujours d’une honnêteté intellectuelle irréprochable, il en énervera aussi certains. Sa mauvaise foi est éloquente et revendiquée quand il emmène à Guantanamo quelques secouristes volontaires du 11 septembre, malades des bronches et oubliés, parce que ce lieu de détention est, selon le gouvernement de Bush, une prison dorée où les détenus sont bien soignés… Et l’on rit aussi de la caricature qu’il fait du système de santé public français, idéal à ses yeux ! D’ailleurs, on se demande s’il ne force pas le trait de la même manière quand il compare le système américain aux systèmes publics anglais, canadien ou cubain... Mais Michael Moore le sait : pour toucher le public américain, il ne faut pas toujours faire dans la finesse !

  Source : http://www.fiftiz.fr/temps-libre/cinema-dvd/sicko-michael-moore-tire-sur-l-ambulance,526.html
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imédias.biz
 

Michael Moore en procès pour son film "Sicko"

Le trublion américain Michael Moore est sur ses gardes. Il a en effet annoncé avoir fait cacher la copie de son documentaire Sicko (présenté hors-compétition à Cannes cette année) en un lieu tenu secret, en dehors des Etats-Unis.

Après avoir remporté la Palme d'or en 2004 pour Fahrenheit 9/11, un film violemment anti-Bush, son documentaire sur le système de santé américain suscite maintenant quelques craintes de la part de l'administration de Washington. Une plainte vient d'être déposée par le gouvernement pour avoir violé l'embargo contre Cuba.

En effet, pour tourner Sicko, il a emmené un groupe de secouristes américains, malades depuis qu'ils ont participé au déblaiement du Ground Zero de New-York, sur le territoire cubain, en espérant que les médecins ici pourraient découvrir une maladie que les médecins américains ne décelaient pas.

Seulement voilà, il est interdit depuis 45 ans de dépenser des devises à Cuba, et par conséquent d'y séjourner. Pour éviter toute mauvaise surprise de l'administration américaine, Michael Moore a donc préféré cacher une copie pour être en mesure de présenter son film à Cannes, comme prévu, le 19 mai.

  Source : http://www.imedias.biz/cinema/actualite-michael-moore-en-proces-pour-son-film-sicko-11172.php
   
rue89 - Guillemette Faure
 

Dans son dernier film sur le système de santé américain, il s'en prend cette fois autant aux démocrates qu'aux républicains

(De New York) Le type qui s’est coupé deux doigts et doit décider de celui qu’il va faire recoudre parce qu’il n’a pas les moyens de rattacher les deux; la femme qui raconte la mort de son mari parce que sa compagnie d’assurance a refusé de financer l’opération qui pouvait le sauver… Avec des témoignages poignants, une présence discrète de Michael Moore et des interrogations politiques claires, "Sicko" a bonne presse aux Etats-Unis depuis sa sortie, vendredi (le film sortira en France le 17 octobre).

Mais si tous les démocrates se sont découverts une passion pour la lutte contre le réchauffement de la planète après le succès du film d’Al Gore, "Sicko" les met plutôt dans l’embarras. Lorsque Michael Moore a organisé une première de son dernier film pour le tout Washington, les membres du Congrès venus assister à la projection se comptaient sur les doigts de la main (du premier personnage du film). Des dix-huit candidats à la Maison Blanche de 2008, un seul avait accepté l’invitation: Dennis Kucinich, considéré comme l’allumé de la gauche du parti.

Pourtant, contrairement aux armes à feu ("Bowling for Columbine") et à la guerre contre le terrorisme ("Fahrenheit 9-11"), sujets qui divisaient l’Amérique au moins au moment de leur sortie, le système de couverture médicale fait relativement l’unanimité : trois Américains sur quatre le trouvent mauvais.

Qu’est-ce qui a donc fait fuir les invités? Michael Moore himself d’abord. La droite américaine en a fait un tel épouvantail (situé entre Sean Penn, Barbara Streisand et Chirac) que les démocrates centristes redouteraient presque son soutien. En 2004, l'appui de Moore au général Wesley Clark pendant les primaires démocrates lui avait plutôt porté malchance. Clark avait été accusé de ne pas avoir pris suffisamment de distance avec le réalisateur quand il avait qualifié Bush de "déserteur". L'équipe de campagne de John Kerry avait ensuite fait très clairement savoir que le candidat démocrate n’avait pas vu "Fahrenheit 9-11".

Pour ne rien arranger, Michael Moore répète dans ses conférences de presse que "les démocrates sont aussi coupables" que les républicains des dysfonctionnements du système médical américain. "Sicko" montre l’arrivée à Washington, en 1993, d’une Hillary Clinton aux grands idéaux, nouvelle première dame "sexy", "impertinente", bataillant pour une couverture médicale universelle. Après une cabale républicaine agitant les dangers d’une médecine socialiste technocrate, son projet échoue. On la retrouve ensuite en cheftaine de la chasse aux œufs de Pâques dans le jardin de la Maison Blanche.

Quand elle revient en politique, elle ne parle plus de couverture universelle. La voix de Moore affirme qu’elle est devenue, des sénateurs américains, la deuxième en termes de contributions de campagne reçues des grandes compagnies d’assurance médicale. Selon Moore, Harvey Weinstein, producteur du film et proche d’Hillary, l’aurait "supplié" de couper cette partie (selon la règle qui veut que toute promotion d’un film de Moore comporte un scandale à la presque-censure).

Dans son film, Michael Moore défend l’idée d’un système de couverture médicale universel, arguant que c’est le cas dans la plupart des pays, et qu'après tout, aux Etats-Unis, on fait confiance au secteur public pour la police ou pour son courrier. Depuis l’échec d’Hillary Clinton en 1993, les candidats démocrates, même s’ils sont bien plus audacieux qu’à la dernière présidentielle sur le sujet, y vont plus prudemment.

L’aile gauche du parti, elle, réclame de grandes mesures. La veille de la sortie de "Sicko", un email de Moveon.org indiquait à ses 3 millions de membres le cinéma le plus proche de chez eux pour aller voir le film, et leur signalait que les programmes de Barack Obama, John Edwards et Dennis Kucinich étaient les plus progressistes. "Après le film, disait encore le mail, nous demanderons aux candidats à la présidence de promettre de n’accepter aucun argent de campagne des groupes, lobbyistes et cadres" du secteur des assurances médicales et de l’industrie pharmaceutique.

Dernier détail, tout candidat démocrate qui a en mémoire le recompte des voix de Floride de 2000 hésitera à s'enthousiasmer publiquement pour un film qui brosse un tableau idyllique du système médical de Cuba, avec ses pharmacies aux stocks bien garnis.

  Source : http://rue89.com/2007/07/02/le-sicko-de-michael-moore-embarasse-les-democrates
   
zataz
 

Le nouveau film de Michael Moore piraté

L'éditeur du film chasse les diffuseurs de SICKO sur Youtube mais oublie de dire la vérité sur la fuite.

A quelques semaines de la sortie sur grand écran du nouveau film de Michaël Moore, SICKO, une copie s'est retrouvée sur Internet. Au moins deux internautes ont mis une version du film sur YouTube. Sur Google vidéo, même diffusion. Le studio américain Weinstein Co., qui distribue le film avec Lionsgate, chasse donc le petits pirates, ceux qui ont mis à disposition ce film pour se faire "mousser". ce qu'oublie de dire la major est que la copie de base provient d'un DVD. Une copie DVDscr d'un groupe américain baptisé Canal Street (Sicko.DVDSCR.XviD-CANALSTREET). Pour la petite histoire, Canal Street est une rue de Manhattan ou il possible de trouver un nombre incalculable de contrefaçons.

  Source : http://www.zataz.com/news/14309/sicko-moore.html
   
 01net - Arnaud Devillard
 

Michael Moore prolonge son film par ceux des internautes

Palme d'Or pour Fahrenheit 9/11 en 2004, Michael Moore présentait cette année au Festival de Cannes Sicko, un documentaire sur les ratés du système de santé américain. Mais Michael Moore n'est pas qu'un simple réalisateur, même turbulent. C'est un homme en mission. Il a entrepris de prolonger son film par un appel à témoignages sur YouTube. Il invite ses concitoyens à raconter leurs expériences en postant une vidéo sur la plate-forme. Le réalisateur a ouvert un espace dédié à l'opération : « Share your healthcare horror stories », soit, en gros, « Partagez vos histoires horribles sur le système de santé ». A l'heure actuelle, le groupe compte plus de sept cent membres et a envoyé une cinquantaine de vidéos. Apparemment, Michael Moore a l'intention de les montrer au Congrès.

  Source : http://www.01net.com/editorial/351370/le-blog-de-01net./michael-moore-prolonge-son-film-par-ceux-des-internautes/
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dailymotion
 

Michael moore parle au nouveau président francais à propos de Sicko

  Source : http://www.dailymotion.com/video/x21sl3_michael-moore-sicko-sarko
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