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Titre
original |
Michael Clayton |
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Réalisation |
Tony Gilroy |
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Scénario |
Tony Gilroy |
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Interprétation |
George Clooney, Sean Cullen, Tom Wilkinson, Tilda Swinton, Sydney Pollack, Michael O'Keefe, Ken Howard, Denis O'Hare, Robert Prescott, ... |
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Musique |
James Newton Howard |
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Photographie |
Robert Elswit |
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Pays |
U.S.A. |
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Année |
2007 |
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Durée |
1h 59min. |
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Genre |
Drame, Thriller, Judiciaire |
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Production |
Jennifer Fox, Kerry Orent, Sydney Pollack & Steve Samuels |
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Site officiel |
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Scoops |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Projection le Jeudi 18 octobre 2007 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Michael est un avocat qui ne plaide pas, mais qui gère les situations d'urgence de ses gros clients. Il va devoir s'occuper d'un scandale sanitaire dans lequel est impliquée l'une des plus grosses firmes agroalimentaires, qu'il représente. Pour cet avocat hors-normes, tous les moyens sont bons pour défendre ses clients... Mais lorsqu'il découvre jusqu'où son client est prêt à aller, il décide de faire éclater la vérité, au péril de sa vie. |
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cinemovies - Emilie Bablée |
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La classe naturelle de George Clooney au service d'un film classique et touchant. Cette deuxième journée à Deauville a débuté par la projection hors compétition du film Michael Clayton dirigé par Tony Gilroy et avec George Clooney dans le rôle titre.
Contrairement à La vengeance dans la peau que nous avons vu hier et dont, par ailleurs, Gilroy est le scénariste, Michael Clayton n'a rien d'un film novateur. C'est un long métrage classique de part sa facture et le thème abordé, de la même veine que La Firme et Révélations.
George Clooney incarne en effet Michael Clayton, avocat d'un gros cabinet juridique new-yorkais. Sa particularité réside dans le fait qu'il ne plaide pas mais déploie ses talents dans le but d'arranger discrètement les affaires gênantes des gros clients. Il se trouve néanmoins à une période de sa vie plutôt accablante (problème d'argent et de famille) et les choses ne vont pas s'arranger puisque l'associé principal du cabinet, un homme autoritaire, lui demande cette fois de s'employer à "faire le ménage" dans une affaire qui concerne un de ses collègues et ami proche, un avocat brillant. Ce dernier, censé défendre les intérêts d'un très gros client, la compagnie U North, a visiblement retourné sa veste et prend fait et cause pour les plaignants, des fermiers, qui accusent la compagnie d'avoir commercialisé un engrais cancérigène pour l'homme.
Le film se déroule ainsi sur le cas de conscience de Clayton dans un combat plutôt manichéen entre les valeurs morales et le pouvoir de l'argent.
Si, ainsi présenté, il peut sembler conventionnel et déjà vu, il se trouve pourtant que l'on ne boude pas son plaisir face à ce film abouti, touchant, très bien interprété et scénaristiquement irréprochable.
Outre l'intrigue, extrêmement bien menée, le film accroche également le spectateur par les thèmes qu'il aborde. Il enfonce les portes d'un problème universel mais aussi typiquement américain : celui du travail, de l'argent et des hommes qui centrent leur vie autour de ces deux uniques paramètres. Le film aborde ce sujet par le biais de trois personnages l'avocat qui, sous l'effet d'une révélation, décide de changer de bord, la juriste de la compagnie U North qui ne peut remettre en question une vie dédiée à son travail et Michael Clayton, dont le coeur balance. Ils ont tous trois travaillé dur et sacrifié la morale pour servir les compagnies pour lesquelles ils travaillent.
Gilroy, très intéressé comme il le dit lui même par le monde du travail et de l'entreprise, remet en question, au travers de ce film, les valeurs travail et argent. Il en souligne même la pauvreté au travers des exutoires que se sont trouvés les protagoniste : l'addiction au jeu pour Clayton, la folie douce pour Arthur. A cela, il oppose la richesse et la force de notions telles que la famille (négligée par les personnages), la force de l'imaginaire et de la lecture (incarnée par l'enfant de Clayton), l'innocence et la sincérité (Anna) et la contemplation (les chevaux). Toute ces notions positives sont développées de manière très symbolique et subtile.
Michael Clayton est donc un film très riche qui mérite d'être vu. La réalisation est soignée, le New York de la finance, gris et froid, illustre parfaitement l'ambiance générale du film : pesante. De plus, le choix de casting est exemplaire. George Clooney déploie tous ces atouts : son charisme, son cynisme, son humour et parfois même sa gravité au service d'un personnage fascinant. Les seconds rôles, Tom Wilkinson, Tilda Swinton et Sidney Pollack sont tout aussi efficaces et irréprochables. |
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Source : http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=8540 |
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cinema alice - Hugo de Saint Phalle |
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Un avocat sous pression, un cabinet peu scrupuleux, des questions d’éthiques et de morale, ça ne vous rappelle rien ? LA FI… LA FIR… LA FIRME, oui, signé Sydney Pollack en 1993. Pollack que l’on retrouve au générique de MICHAEL CLAYTON dans un rôle de "big boss" qui lui va comme un gant. Pour son premier long métrage de réalisateur, Tony Gilroy, scénariste de LA MEMOIRE DANS LA PEAU et ses suites, s’affirme avant tout comme un excellent directeur d’acteurs. A côté d’un immense George Clooney, plus charismatique que jamais, notamment dans la scène avec les chevaux ou l’intense plan final, Tom Wilkinson et Tilda Swinton réussissent à exister. Grâce à leur présence respective certes, mais aussi au traitement de Gilroy, qui se passe de tous les artifices du film à enquête pour mettre en avant ses personnages. Pas de chichi donc du côté de l’intrigue, certes excessivement classique mais aussi étonnement limpide et ponctuée d’efficaces montées de tension. Sans révolutionner le genre, Tony Gilroy en tire un exercice plein de maîtrise, d’une sobriété exemplaire. |
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Source : http://cinema.aliceadsl.fr/film/default.aspx?filmid=FI00017882 |
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fiches du cinema |
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Scénariste attitré de la trilogie consacrée à Jason Bourne (qui vient de trouver sa conclusion - provisoire ? - avec La Vengeance dans la peau ), Tony Gilroy passe derrière la caméra avec Michael Clayton , une œuvre qui penche du côté des grands thrillers paranoïaques des seventies, mêlés aux intrigues judiciaires de John Grisham, avec la rigueur qui accompagnait le second essai d’un autre scénariste confirmé, Stephen Gaghan, pour son Syriana . Le parallèle entre les deux films est à la fois facile et évident, tous deux partageant leur vedette George Clooney et une volonté de sortir un genre du carcan scénaristique habituel. Gilroy livre donc un thriller judiciaire complexe, où les clés de l’intrigue ne seront révélées que progressivement au spectateur.
Le récit, justement, évolue au prix d’une certaine lenteur, qui préserve le réalisme et apporte une fraicheur au genre, mais qui brise trop souvent le rythme du film. La complexité du scénario, quant à elle, permet à Gilroy de développer en parallèle plusieurs lignes narratives, chacune offrant des possibilités finalement inexploitées, comme toutes les séquences dédiées aux rapports familiaux. Le pari de signer un thriller à suspense avec le minimum d’effets n’est pas véritablement relevé, faute de réelle surprise. À défaut de réussir son coup d’essai, Gilroy s’en tire avec les honneurs, imposant sa vision du genre, et offrant à Tom Wilkinson (littéralement habité par son personnage) une de ses meilleures prestations, et à George Clooney l’occasion d’explorer une autre facette de ses talents d’acteur. |
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Source : http://www.fichesducinema.com/spip/article.php3?id_article=264 |
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aol |
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"Michael Clayton" s'inscrit dans la veine des films mettant en scène des individus se battant à armes inégales contre de grandes entreprises pollueuses et sans scrupules, un filon souvent exploité aux Etats-Unis. On se souvient par exemple de "Erin Brockovich", réalisé en 2000 par Steven Soderbergh, dans lequel l'héroïne incarnée par Julia Roberts se bat seule contre une multinationale accusée d'avoir empoisonnée sciemment une nappe phréatique.
George Clooney, qui devait être décoré dans la soirée des insignes de chevalier des arts et des lettres par la ministre de la Culture Christine Albanel, estime que "Michael Clayton" est "un film engagé", un genre tombé en sommeil, selon lui, à la fin des années 70 aux Etats-Unis après le scandale du Watergate. "Ce genre est de retour en raison de la politique menée aux Etats-Unis depuis cinq ou six ans", assure-t-il.
Le réalisateur du film, Tony Gilroy, ne le suit pas complètement sur ce terrain en assurant que ses ambitions étaient plus modestes. "Ce n'est pas un film politique, mais simplement humain: qui voudrait que ses enfants soient empoisonnés par une multinationale agrochimique?", s'interroge-t-il. |
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Source : http://actualite.aol.fr |
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canoe |
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Clooney, 46 ans, qui possède une maison en Italie et qui est un favori à Venise, affirme ne pas avoir reçu de cachet pour ce rôle-titre, mettant ainsi en évidence son habitude de participer à des films hollywoodiens à gros budget ainsi qu’à des plus petits films qui abordent des sujets d’actualité.
Gilroy a dit vouloir explorer non seulement la culture d’entreprise et la corruption, mais surtout, les personnes au sein de ces entreprises et les raisons motivant leurs actions. "Toutes ces entreprises sont peuplées de gens, a-t-il précisé. Il s’agit toujours de décisions, des gens dans des salles, des gens qui décident. "Et ces gens reviennent à la maison et ils aiment leurs enfants, mais ils retournent chaque jour à leur boulot et font de petites entailles à leur moralité." |
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Source : http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2007/08/31/4461445-ca.html |
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metro france - Rania Hoballah |
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Un acteur engagé
Mais l’événement de week-end a été sans conteste la venue samedi soir de George Clooney. Accueilli par une nuée de fans et de photographes, l’acteur est arrivé de Venise où il a présenté Michael Clayton, un thriller dans lequel il interprète un avocat lié à une sombre affaire de corruption dans le milieu de l’agrochimie. Bronzé et en pleine forme, George Clooney était ravi. L’acteur venait tout juste d’apprendre qu’il allait être décoré chevalier des Arts et des Lettres. “C’est formidable de recevoir une distinction venant de la France. Votre pays joue en ce moment un rôle très important dans le monde, notamment au Soudan. Ce genre de récompense a pour moi une portée politique, même si, au fond, ce sont surtout les films qui sont engagés. Ocean’s 13 était un véritable cri pour la paix !” lance l’acteur avec humour.
Plus besoin de rappeler que Clooney est un acteur engagé. Il suffit de regarder sa filmographie : Syriana, Les Rois du désert, Good Night and Good Luck, et maintenant, Michael Clayton. “J’ai accepté de jouer dans ce film car le scénario était vraiment bon. C’est une histoire très contemporaine, qui pourrait se dérouler dans n’importe quel milieu car elle aborde un sujet qui nous concerne tous : celui de la corruption.”
Michael Clayton marque également les débuts derrière la caméra de Tony Gilroy, le scénariste de la trilogie Bourne. “Il n’avait pas peur de me dire que certaines de mes suggestions étaient nulles ! Tony est un très bon réalisateur, et en plus il est très beau. Ça m’énerve !”
Galères des débuts
Si George Clooney est une superstar aujourd’hui, il n’oublie pas les années de galère. “J’ai eu beaucoup de chance. Si Urgences n’avait pas été programmé à une heure de grande écoute, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui. Finalement, le succès a plus à voir avec la chance qu’avec le génie, même si on préfère croire le contraire !” |
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Source : http://metrofrance.com/fr/article/2007/09/03/09/4000-37/index.xml |
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comme au cinema |
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Première réalisation
Pour sa première réalisation, Tony Gilroy, scénariste réputé à qui l’on doit entre autres La Memoire Dans La Peau, La Mort Dans La Peau et La Vengeance Dans La Peau, a choisi d’écrire un sujet palpitant autour de l’univers des avocats et des grands groupes industriels. C’est aussi pour lui l’occasion d’explorer les relations humaines, le pouvoir et la puissance de l’argent, les conflits entre la morale et les intérêts financiers et les extrêmes où cela peut conduire… Il confie : "Quand on regarde tout ce que j’ai écrit ces dernières années, il ressort que le monde du travail et les relations humaines sont un thème qui m’inspire particulièrement. Ce que font les gens, ce qu’ils gagnent et de quelle façon sont des sujets qui me passionnent. C’est un univers fascinant car il génère de très nombreux dilemmes, désirs, décisions et prises de position."
C’est en visitant des cabinets d’avocats à New York pour ses recherches sur le scénario de L’associe Du Diable, que Tony Gilroy a eu l’idée de Michael Clayton. Il se souvient : "En fréquentant ces bureaux, j’ai été surpris de voir tout ce que leur fonctionnement implique et l’intense activité qui y règne en permanence. Toutes ces firmes ont plusieurs équipes qui permettent de faire tourner leurs affaires 24 heures sur 24 et d’être toujours sur la brèche. "Dans l’une d’elles, j’ai entendu parler d’une firme impliquée dans un énorme procès d’entreprise qui durait depuis presque une dizaine d’années. L’affaire était quasiment jugée et la firme devait normalement l’emporter. Plus d’un milliard de dollars était en jeu. Deux jours avant de signer l’accord final entre les participants, un jeune associé de la firme travaillant là depuis trois ans a trouvé à 4 h du matin un document encore inconnu qui aurait pu complètement retourner l’affaire et leur faire perdre le procès. Au final, le document a été soigneusement escamoté, et le jeune associé a eu la promotion la plus fulgurante de toute l’histoire de cette firme..."
Tony Gilroy continue : "Dans les années 70, il y a eu l’affaire Anderson contre General Motors. Les voitures de la marque General Motors explosaient facilement après un impact. Les familles des victimes mortes dans l’incendie de leurs voitures ont intenté un procès à la marque. En 1999, elles ont fini par être indemnisées à hauteur de 4,9 milliards de dollars. General Motors a perdu l’affaire suite à la découverte d’un document que la firme et ses avocats avaient tenté de dissimuler pendant vingt ans. Ce n’était qu’un simple petit document de deux pages, un mémo écrit de la main d’Edward Ivey, un ingénieur de General Motors, et dont le titre était "Analyse des cas d’incendie de réservoir ayant entraîné la mort de passagers". Il n’y avait rien de compliqué dans ce document, c’était juste une analyse classique comparant les coûts et les profits. General Motors savait qu’il existait un risque d’explosion, et le mémo de Mr Ivey avait juste pour objet de déterminer s’il était plus coûteux de modifier la chaîne de montage du modèle en question ou d’indemniser les familles des victimes. Pour General Motors, la solution la plus économique était l’indemnisation. La voiture incendiaire a donc continué à être produite sans être modifiée."
De telles histoires ont inspiré à Tony Gilroy le personnage de Michael Clayton, un "fixer", c'est-à-dire un avocat qui ne plaide pas mais dont le travail consiste à trouver des solutions discrètes aux problèmes parfois délicats des riches clients et avocats de la firme pour laquelle il travaille. Tony Gilroy explique : "Quand on considère toute l’immoralité de ces grosses affaires et qu’on voit que ce sont des gens comme vous et moi qui s’occupent de tout cela, des gens qui le soir venu, rentrent chez eux, paient leurs impôts, des gens qui aiment leurs enfants, c’est étonnant de constater que personne, ou presque, ne dit jamais rien..." Le producteur Sydney Pollack, qui interprète également Marty Bach, l’un des patrons du cabinet d’avocats, déclare : "Cette histoire m’a tout de suite captivé. Elle était remarquablement écrite, elle sonnait vrai tout en étant très spectaculaire. Elle aborde des thèmes qui sont d’actualité depuis très longtemps, et qui le resteront, je crois, pendant de très nombreuses années." Avec Michael Clayton, Tony Gilroy réalise son premier film. Le producteur Steven Samuels raconte : "Je crois que cette histoire va beaucoup toucher les gens car pour la plupart, nous avons tous fait face un jour ou l’autre à une situation professionnelle allant à l’encontre de notre morale personnelle."
Le prix de la victoire
Tony Gilroy explique : "Michael Clayton est un personnage complexe. Tous les atouts qu’il possède et qui l’ont bien servi jusqu’ici – son charme, son aisance, son autorité – ne lui sont plus d’aucune aide dans cette histoire. Tout le charisme du monde n’est pas d’un grand secours quand vous êtes dans les problèmes jusqu’au cou. Beaucoup d’acteurs se disent prêts à jouer de tels rôles, mais il faut un grand courage et un talent énorme pour incarner avec brio des personnages aussi écrasés par les circonstances." Steven Soderbergh, avec qui Tony Gilroy travaillait à l’époque sur un autre projet, a arrangé une rencontre entre le réalisateur et George Clooney. Tony Gilroy observe : "George Clooney est tout à fait en phase avec New York. Il a de l’allure, il est très énergique, intelligent et charmeur, ce qui faisait de lui l’acteur parfait pour ce rôle." La productrice Jennifer Fox commente : "Pour plusieurs raisons, j’ai senti que la collaboration entre Tony Gilroy et George Clooney allait bien se passer. Pour commencer, ils ont les mêmes références cinématographiques et ont tous les deux été influencés par les grands cinéastes des années 70 comme Alan Pakula, Sidney Lumet, Mike Nichols… et Sydney Pollack. Ensuite, ils sont tous les deux très méthodiques et préparent minutieusement ce qu’ils font, tout en réussissant à donner à leur travail une impression de grande facilité."
Arthur Edens
Le célèbre acteur anglais Tom Wilkinson interprète Arthur Edens. Tony Gilroy observe : "Arthur est épuisé par toutes ses années de travail. La vie d’un avocat est très dure, ils travaillent sans compter les heures et ce qu’ils font n’est souvent pas très reluisant. C’est un énorme sacrifice personnel."
La conseillère juridique maison de U/North, Karen Crowder, est interprétée par Tilda Swinton. Tony Gilroy raconte : "J’avais besoin de quelqu’un qui soit tout aussi crédible dans son rôle d’avocate que dans son rôle de femme, une professionnelle compétente mais qui n’est pas dénuée de faiblesses." Karen Crowder est chargée de veiller à ce que sa compagnie sorte victorieuse des poursuites qui lui sont intentées. De plus, cette affaire est pour elle le moyen d’affirmer son statut de femme de pouvoir dans le monde de l’entreprise, très nettement dominé par les hommes. Tony Gilroy précise : "L’objectif du film n’était pas de stigmatiser le monde de l’entreprise. J’ai une grande affection pour le personnage de Karen, je comprends parfaitement les difficultés auxquelles elle fait face. Ce travail est tout pour elle. Toute cette histoire la dépasse complètement, elle est incapable de trouver une solution parce qu’elle est embourbée dans la peur, l’ambition, et dans la même logique d’entreprise immorale qui a fait rédiger à M. Ivey son mémo chez General Motors. Quand une histoire aussi pernicieuse s’abat sur une personne assez désemparée pour avoir du mal à établir les limites, cette personne devient elle aussi une victime de la situation."
Marty Bach
Pour le rôle de Marty Bach, l’associé majoritaire de Kenner, Bach & Ledeen, Tony Gilroy s’est tourné vers Sydney Pollack. Tony Gilroy explique : "J’avais besoin d’un acteur qui puisse pleinement incarner le patron de ce cabinet d’avocats et intimider Michael Clayton. Il me fallait quelqu’un d’imposant et d’autoritaire." Sydney Pollack commente : "Marty est complètement dépendant de Michael Clayton. Cette affaire arrive à un moment critique où Kenner, Bach & Ledeen doit fusionner avec un cabinet londonien. Cela permettrait à Marty de revendre ses parts très cher et de gagner beaucoup d’argent. Quand l’affaire U/North tourne mal, le plus important pour lui est de remettre Arthur dans le droit chemin ; cela le pousse à exercer une pression énorme sur Michael, qui est le seul à pouvoir arranger tout cela."
Le tournage
Le tournage de Michael Clayton a débuté au mois de janvier 2006 à New York, où Tony Gilroy a vécu la plus grande partie de sa vie. Le réalisateur confie : "Aucun lieu au monde ne concentre autant d’argent, de pouvoir et d’activité. Je voulais que le film se déroule au milieu des gratte-ciel du centre de Manhattan, le cœur du monde corporatiste. Je souhaitais en particulier filmer la 6e Avenue, qu’on appelle aussi l’avenue des Amériques. Elle a connu dans les années 60 et 70 un énorme boom immobilier qui a donné naissance à une perspective incroyable d’immeubles de verre de cinquante étages de haut. C’est un spectacle à la fois superbe et effrayant, il y a quelque chose de colossal et d’écrasant dans cet alignement d’immeubles majestueux."
Les cinéastes ont visité six cabinets d’avocats avant de se décider pour celui de Dewey Ballantine Morrison Cohen. Plusieurs scènes ont été tournées dans l’immense salle de conférence qui surplombe la 6e Avenue depuis le 22ème étage et qui donne un panorama sur la ville dans trois directions.
Les scènes se déroulant dans le bureau de Marty Bach ont été tournées dans le même immeuble, mais à un étage supérieur, dans les locaux de Oaktree Capital Management, une compagnie financière. La productrice Jennifer Fox explique : "Nous avons choisi un bureau plus élevé pour avoir une vue impressionnante sur Central Park qui permette de souligner le statut et la puissance de Marty Bach."
Pour quelques scènes contrastant avec la jungle urbaine de Manhattan, la production s’est déplacée à l’extérieur de New York pour tourner à Cornwall, une ville du comté d’Orange, dans l’Etat de New York.
Sydney Pollack conclut : "Bien que ce soit le premier film de Tony Gilroy en tant que réalisateur, il a l’approche de quelqu’un de très expérimenté. Peu de cinéastes sont à la fois bons scénaristes et bons réalisateurs, et je dois dire que pour l’avoir vu travailler, je pense qu’il est en passe de devenir l’un des meilleurs." |
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Source : http://www.commeaucinema.com/deauville/notes-de-prod=73040.html |
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