Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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L'Heure zéro
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La France
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The Golden Age
 Projection le jeudi 13 décembre 2007
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
 Projection le jeudi 20 décembre 2007
Les Animaux amoureux
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No Country for Old Men
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 Projection le jeudi 31 janvier 2008
In the Valley of Elah
 Projection le jeudi 21 février 2008
Paranoid Park
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Auf der anderen Seite
 Projection le jeudi 6 mars 2008
La graine et le mulet
 Projection le jeudi 13 mars 2008
The Darjeeling Limited
 Projection le Jeudi 20 mars 2008
Il y a longtemps que je t'aime
 Projection le Jeudi 10 avril 2008
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The Mark Of Cain
 Projection le Jeudi 24 avril 2008
Se jie (Lust Caution)
 Projection le jeudi 08 Mai 2008
Le Grand Alibi
 Projection le Jeudi 15 mai 2008
Shine a light
 Projection le Jeudi 22 mai 2008
There will be blood
 Projection le Jeudi 29 mai 2008
It's a free world
 Projection le Jeudi 5 juin 2008
Into the wild
 Projection le Jeudi 12 juin 2008
Grace is gone
 Projection le Jeudi 19 juin 2008
La visite de la fanfare
 Projection le Jeudi 26 juin 2008
Deux jours à tuer
 
 
 
L'Heure zéro réalisé par Pascal Thomas
   
Titre original L'heure zéro
Réalisation Pascal Thomas
Scénario François Caviglioli & Nathalie Lafaurie
D'après l'oeuvre de Agatha Christie
Interprétation Laura Smet , Chiara Mastroianni , Melvil Poupaud , François Morel , Danielle Darrieux , Alessandra Martines, ...
Musique Reinhardt Wagner
Photographie Renan Pollès
Pays France
Année 2007
Durée 1h 47min.
Genre Policier, Adaptation de roman
Production Bernadette Zinck
 Site officiel d'Agatha Christie
Scoops  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 8 novembre 2007
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Adaptation du roman éponyme d'Agatha Christie.

Dans un roman policier, l’heure zéro, c’est l’heure du crime, le moment où les parcours des protagonistes atteignent un point de basculement. Ce Pascal Thomas sonne comme sa propre heure zéro, celle où le charme de son univers prend toute sa dimension en épousant une intrigue passionnante. Son humour grinçant et burlesque fait mouche dans les mécaniques mentales huilées qui conduisent à une tragédie criminelle. (…) Ici Thomas mène de front un polar captivant à la Cluedo et un portrait de famille bourgeoise, nourri par l’ambiguïté des personnages. Le mariage de ces deux atmosphères permet de grands numéros d’acteurs (…)

Le réalisateur signe ici l’un des sommets de sa carrière. (extrait de Studio *** – T.C.)

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Studio
  L'humour grinçant et burlesque de Pascal Thomas fait mouche. Bien plus que sur un terrain scénaristique trop proche de la comédie (Mon petit doigt m'a dit, sa première adaptation d'Agatha Christie) ou trop foutraque (Le grand appartement). Ici, Thomas mène de front un polar captivant à la Cluedo et un portrait de famille bourgeoise, nourri par l'ambiguïté des personnages. Subtil chef d'orchestre de cette troupe survoltée (Danielle Darrieux et Laura Smet en tête), le réalisateur signe l'un des sommets de sa carrière.
  Source : http://www.studiomagazine.fr/
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comme au cinema
 

L'heure zéro - le roman

L’Heure zéro ne figure pas au nombre des romans les plus célèbres d’Agatha Christie, sans doute parce que ni Poirot ni miss Marple, ses limiers de prédilection, n’y officient. Pourtant, il s’agit bien là d’un de ses romans les plus réussis, d’une de ses intrigues les plus machiavéliques ...

Et c’est sans doute justement pour ne pas distraire le lecteur de son intrigue retorse et fort habilement menée qu’elle a choisi pour enquêteur son personnage le plus "neutre", le plus fonctionnel : le superintendant Battle (dans le film : le commissaire Bataille), policier consciencieux et expérimenté qui ne manque ni de finesse ni de sens stratégique, mais à la personnalité nettement moins envahissante que la vieille dame à la langue acérée ou le petit Belge suffisant ...

L’important, en effet, dans L’Heure zéro, c’est la manière dont Agatha Christie réussissait à renouveler son approche du roman policier.
Laissons Treves (dans le film : Maître Trevoz) être son porte-parole : "Quand vous lisez le compte rendu d’un meurtre – ou une œuvre de fiction basée sur une histoire de meurtres – c’est par la relation dudit meurtre que débute d’ordinaire le récit. C’est là une erreur fondamentale. La mécanique criminelle est en marche depuis bien longtemps...", déclare-t-il. Dans la forme la plus classique, la plus épurée du roman d’énigme, l’intrigue s’ouvre sur la découverte d’un cadavre ou sur la perpétration du crime pour enchaîner aussitôt sur l’enquête. L’intérêt de la lecture se concentre immédiatement sur la question "Qui a tué ?" et ses périphériques.

Agatha Christie en a souvent usé ainsi ...

Les acteurs vus par Pascal Thomas

Pour le choix d’un personnage, je m’arrête d’abord à ses yeux. C’est d’ailleurs ce par quoi Rembrandt commençait ses portraits. Je commence toujours par le regard, ensuite viennent le phrasé , la silhouette, l’allure. Et puisque nous parlons d’allure, évoquons tout de suite l’impeccable, la sublime Danielle Darrieux (Camilla Tressilian) qui nous a apporté son incroyable plaisir de jouer, sa grande fantaisie, son passé si riche, sa beauté , sa vitalité. Ce personnage de vieille dame élégante, indigne et opiomane, amusait beaucoup cette non-conformiste absolue qui rend désopilant et aimable le moindre de ses caprices.

Chargée d’une énergie voisine, Laura Smet (Caroline Neuville), l’autre personnage du film avec Danielle Darrieux à être habillé de couleur vive. Le rouge sied à ces pestes ! Ce sont les deux tourbillons du film. Et Laura Smet a la charge délicate de composer le personnage le plus véhément de L’Heure zéro. Elle hurle, elle tempête, elle n’est que désir impétueux et intuition immédiate de son intérêt bien compris. C’était un personnage difficile à composer et elle s’en sort magnifiquement.

Chiara Mastroianni (Aude Neuville), elle, compose le personnage opposé . Dans le livre, elle est décrite comme un fantôme, qui ne fait qu’intérioriser ses émotions alors que Laura/Caroline ne fait que les extérioriser. Elle est chargée de romantisme, du romantisme noir d’Agatha Christie. Elle a la beauté diaphane d’une femme qui oscille entre les vivants et les morts.

Melvil Poupaud (Guillaume Neuville) campe le parfait jeune premier, avec une allure d’acteur de film policier classique. Il a ce maintien impeccable et une élégance parfaite et rare. Il pourrait appartenir à la même famille de comédiens que Farley Granger.

Alessandra Martines (Marie Adeline) compose une vieille fille malheureuse et frustrée, sacrifiée et tourmentée, qui est passée à côté de la vie qu’elle aurait pu avoir. On imagine la jubilation que peut éprouver une telle comédienne à jouer et réussir en beauté ce genre de contre-emploi.

Clément Thomas (Thomas Rondeau) incarne le voyageur qui revient chez lui, un homme à la fois paisible et agité par une sorte de feu intérieur. C’est un personnage chargé de mystère auquel Clément Thomas apporte son jeu d’une maturité et d’une retenue impressionnantes.

François Morel/commissaire Martin Bataille. Un flic digne d’Agatha Christie, aussi amusant qu’intelligent. Il est le complice du spectateur, il l’accompagne dans ses déductions. Il compose un personnage parfaitement adapté à une comédie policière, proche du Paul Meurisse du Monocle, avec un clin d’œil à Peter Sellers et une bonne dose d’ironie, la sienne. Vania Plemiannikov qui jouait l’amant de Catherine Frot dans La Dilettante, interprète ici l’adjoint et neveu de Bataille, un personnage lunaire qui apporte une touche naïve à ce duo policier.

J’avais un souvenir époustouflant de Jacques Sereys (Maître Trévoz) dans Doit-on le dire ? de Labiche où il était exceptionnel de drôlerie et de vivacité. Il tient dans L’heure Zéro, le rôle du magistrat qui énonce les règles et les principes du drame qui se joue et qu’il est le premier à pressentir.

Hervé Pierre (Ange Werther) est un grand acteur. Il fait partie de la Comédie-Française, et depuis quelques films, de ma famille de comédiens, ce dont je suis très heureux. Il apporte son invention et son savoir-faire au rôle d’Ange Werther, un personnage poétique et providentiel.

J’avais vu Xavier Thiam (Fred Latimer) dans Ondine de Giraudoux, mis en scène par Jacques Weber, avec Laetitia Casta. C’est un acteur singulier qui personnifie avec finesse un jeune gigolo, ascendant escroc, et bien sûr ami fidèle.

Le couple de domestiques volontairement burlesque est interprété par Paul Minthe (Heurtebise) et Valériane De Villeneuve (Emma). Ce sont deux acteurs "excentriques" sur lesquels repose le soin d’apporter des touches cocasses quand la tension est à son comble et dont je ne peux plus
me séparer tout comme Carmen Durand (Barette) autre "excentrique" qui s’amuse à nous prêter sa silhouette dansante d’ancienne reine de l’opérette.

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=73052-note-43634.html
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