Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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 Projection le jeudi 13 décembre 2007
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 Projection le jeudi 20 décembre 2007
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Grace is gone
 Projection le Jeudi 19 juin 2008
La visite de la fanfare
 Projection le Jeudi 26 juin 2008
Deux jours à tuer
 
 
 
Sweeney Todd (Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street) réalisé par Tim Burton
   
Titre original Sweeney Todd : The Demon Barber of Fleet Street
Titre français Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Réalisation Tim Burton
Scénario John Logan
D'après l'oeuvre de Stephen Sondheim
 D'après les personnages créés par Christopher Bond
Interprétation Johnny Depp (Sweeney Todd), Helena Bonham Carter (Mrs. Lovett), Alan Rickman (Judge Turpin), Timothy Spall (Beadle Bamford), Sacha Baron Cohen (Signor Adolfo Pirelli), Jamie Campbell Bower ( Anthony Hope), Laura Michelle Kelly (Lucy / Beggar Woman), Jayne Wisener (Johanna), Ed Sanders (Toby), ...
Musique Stephen Sondheim
Photographie Dariusz Wolski
Pays U.S.A.
Année 2007
Durée 1h 56min.
Genre Musical, Thriller
Production John Logan, Laurie MacDonald, Walter F. Parkes & Richard D. Zanuck
Site officiel du film  
 Sites dédiés à Tim Burton
 
 http://www.tim-burton.net
 
 http://lemondedetimburton.com
 
 http://magiedetimburton.iquebec.com/
 
 http://www.etrange-noel.net/
 
 http://www.timburtoncollective.com
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 24 janvier 2008
Le film est projeté en version originale sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Adaptation de la comédie musicale créée par Stephen Sondheim. Le spectacle, jamais monté en France, a remporté un succès triomphal sur les planches américaines et britanniques. Sweeney Todd, un barbier injustement envoyé en prison, dont la vie de famille a été détruite, jure de se venger à sa sortie. De retour en ville pour rouvrir sa boutique, il devient le "Demon Barber of Fleet Street" qui rase la gorge des gentilshommes dont on n'en entend plus parler après … La légende de Sweeney Todd, si elle est appartient à la culture populaire, n'en est pas moins inspirée d'événements réels : celle d'un barbier londonien au début du XIXe qui tranchait la gorge de ses clients et se débarrassait de leurs cadavres avec la complicité de sa maîtresse.
 
 
 Golden Globes 2008
 
  • Award du meilleur film (musical ou comédie)
  • Award du meilleur acteur décerné à Johnny Depp dans un long métrage (musical ou comédie)
 National Board of Review 2007
 
  • Award du meilleur réalisateur décerné à Tim Burton
 Phoenix Film Critics Society Awards
 
  • Award des meilleurs costumes
  • Award du meilleur design
  • Award du meilleur jeune rôle secondaire masculin décerné à Ed Sanders
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canoe - Maxime Demers
 

Quel beau cadeau de Noël: le toujours surprenant Johnny Depp et le génial cinéaste Tim Burton nous offrent leur sixième – et une de leur plus intéressantes – collaboration avec Sweeney Todd, une adaptation de l’inquiétante et macabre comédiem usicale du même titre créée en 1979 à Broadway.

Premier constat quand les images d’ouverture du film nous amènent dans un Londres noir et glauque: la singulière comédie musicale de Stephen Sondheim (West Side Story) semble avoir été écrite pour être mise en images par l’iconoclaste Tim Burton, tellement elle colle bien aux univers sombres et délirants auxquels le cinéaste nous a habitués jusqu’àm aintenant (Edward Scissorshands, Charlie et la Chocolaterie, Sleepy Hollow).

Quelque part entre le vieux film d’horreur (le souhait de Burton) et l’opéra, Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, s’inspire d’une vieille légende anglaise qui raconte l’histoire d’un barbier londonien de la fin de XIXe siècle qui tranchait la gorge de ses clients. Le tueur en série laissait ensuite tomber leurs cadavres dans son sous-sol, d’où ils étaient récupérés par sa maîtresse, Mrs Lovett, qui s’en servait pour cuisiner ses pâtés à la viande, qu’elle vendait dans sa boutique, au premier étage. Macabre, qu’on disait…
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street.

Mais dans la comédie musicale de Sondheim (et dans le film de Burton), Sweeney Todd a une raison humaine de tuer ainsi. Le barbier a en effet été victime d’une terrible injustice qui lui a enlevé plusieurs années plus tôt sa femme et leur fille. Condamné pour un crime qu’il n’avait pas commis, il a dû s’exiler pendant 15 ans. Le responsable de cette injustice est un certain Turpin (Alan Rickman), un juge corrompu qui voulait en fait lui voler sa femme, dont il était tombé sous le charme.

Disons-le sans détour: le Sweeney Todd de Burton est une expérience cinématographique (et musicale) unique, qui nous reste en tête encore plusieurs jours après l’avoir visionné. Une oeuvre superbe visuellement, riche, intense et fascinante qui prouve encore une fois l’extraordinaire génie de Tim Burton. Oui, le sang coule à flots – il faut voir Depp en train de chanter en coupant la gorge de ses clients – mais ces scènes sont si exagérées qu’elles en deviennent artistiques… et même belles! Pas toujours jojo et parfois, la musique de Sondheim déroute un peu au début mais on s’y habitue vite, heureusement.

Dans le rôle principal, Johnny Depp a une fois de plus accompli un boulot colossal en donnant vie, de façon humaine, à ce terrible monstre. Sa voix n’est pas très puissante,mais elle est assez précise et chargée d’émotion pour faire le travail. Tous les acteurs du film, d’ailleurs, s’en tirent bien en chantant sur les musiques souvent exigeantes de Sondheim. Mentions spéciales à Sacha Baron Cohen (Borat lui-même) pour sa participation délirante dans la peau d’un autre drôle de barbier et surtout à Helena Bonham Carter, étonnante dans son interprétation de certaines des chansons les plus difficiles à chanter.

Bien sûr, Sweeney Todd n’a rien du conte de Noël classique, loin de là. Mais les cinéphiles seraient fous de bouder ce superbe cadeau de Burton et Depp.

  Source : http://www.canoe.com/divertissement/cinema/critiques/2007/12/20/4734598-jdm.html
   
voir - Manon Dumais
 

Quiconque a vu sur scène ou sur DVD Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street, le musical de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler, aura compris que l'univers lugubre, décadent et sanglant qu'il propose, lequel n'est pas sans rappeler celui des bas-fonds londoniens de L'Opéra de quat'sous de Brecht et Weill, avait tout pour séduire Tim Burton.

Très fidèle à la pièce, la mouture de Burton est de prime abord absolument irréprochable: direction artistique impeccable nous plongeant dans un Londres insalubre grouillant de vermine sur deux et quatre pattes, superbe photographie aux teintes monochromes donnant aux personnages d'inquiétants masques funèbres et au sang giclant des

(nombreuses) gorges tranchées encore plus d'éclat, mise en scène fluide donnant naissance à des tableaux mémorables - tel le rêve joyeusement décalé de Mrs. Lovett.

Certes, il n'y a pas de voix remarquables dans Sweeney Todd, mais chaque acteur s'en tire honorablement. L'intention n'est-elle pas plus importante que la joliesse de la voix parfois ? On n'a qu'à penser à Angela Lansbury dans la captation scénique de Sweeney Todd... Serait-ce la touche féerique de Danny Elfman, grand complice de Burton, qui manque à l'appel? Si on avait invité le compositeur à signer les arrangements, peut-être bien que l'ensemble aurait atteint la perfection.

À voir !

  Source : http://www2.voir.ca/cinema/cinema.aspx?iIDArticle=55917
   
mediafilm - François Lévesque
 

Pour sa transposition au grand écran, la comédie musicale de Stephen Sondheim exigeait un réalisateur capable d'en traduire la folie, l'outrance et le caractère grand-guignolesque. Tout naturellement, Tim Burton, le maître du conte gothique (SLEEPY HOLLOW), s’est imposé. Celui-ci s'acquitte de sa tâche en proposant un nouvel opus admirablement mis en scène et tout à fait conséquent avec le reste de sa filmographie. Si le scénario colle assez fidèlement à la pièce, certains regretteront toutefois l'absence des choeurs. D'une illustration très étudiée se dégage un charme délétère envoûtant, même dans les moments d'extrême violence. Sur un mode plus léger, le fantasme de Mrs. Lovett apparaît ici comme une pure merveille de fantaisie pathologique

En faisant primer la qualité du jeu sur le rendu vocal, le réalisateur marque également des points. En effet, et bien que tous les comédiens poussent convenablement la chansonnette, c'est avant tout l'interprétation sensible de Johnny Depp et celle, proprement magistrale, d'Helena Bonham Carter, qui complètent la réussite du film.

  Source : http://www.mediafilm.ca/films-detail.asp?Id=1767
   
cine-horaire - Olivier Caron
 

Tim Burton a un sens extraordinaire de la mise en scène, personne ne peut en douter en regardant le pedigree du célèbre réalisateur américain. Il faut par contre avouer qu’il y a un certain temps qu’il n’a offert un film vraiment intéressant. Avec "Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street", Burton continue de faire montre de son flair artistique, en offrant un film léché, glauque et fort distrayant…mais sans grande profondeur.

Fidèle à son habitude, Tim Burton nous offre un film sombre, gothique et très violent. Aucune surprise dans ce constat, mais le célèbre réalisateur fait montre de son habituel savoir-faire en manipulant l’image avec conviction et maniérisme. Ici, le décor, les ambiances sonores, les couleurs sombres et l’humour noir sont littéralement des acteurs actifs dans l’évolution de ce récit tordu où le sang est roi et maître.

Pour résumer, on y suit la quête sanglante de Benjamin Barker (Johnny Depp), un pauvre barbier qui a été injustement emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis. Un juge sans scrupule (Alan Rickman), épris de la femme du barbier, a décidé tout simplement de se débarrasser de son rival en l’envoyant au bagne. L’action du film se déroule plusieurs années plus tard, alors que Barker refait surface à Londres sous le nom d’emprunt de Sweeney Todd, pour se venger de ses vieux ennemis. Pour accomplir ses méfaits, il compte bien utiliser ses talents de barbier afin de faire venir à lui ceux qui l’ont fait souffrir. Et dans sa quête funeste, il aura l’aide de sa voisine (Helena Bonham Carter), une pâtissière qui fait les pires pâtés de Londres !

Ce qui fait la force de "Sweeney Todd", c’est l’extraordinaire distribution. Pour une sixième fois, Burton confie le rôle principal d’un film à Johnny Depp, qui fait un travail fabuleux dans le rôle-titre. Depp, blanc comme un drap, est aussi inquiétant que torturé, mais réussit tout à fait à communiquer la complexité de son personnage. Tellement qu’on finit presque par adhérer à sa quête démentielle. Encore une grande performance de cet acteur d’exception.

Une autre habituée des films de Burton, Helena Bonham Carter, donne la réplique à Depp avec aplomb. Avec sa beauté glaciale et habituée aux rôles de dérangées, Bonham Carter est comme un poisson dans l’eau et est fabuleusement efficace. Alan Rickman, excellent dans son sempiternel rôle de méchant, et Sacha Baron Cohen, cabotin à souhait en barbier excentrique et manipulateur, appuient les deux vedettes avec aplomb.

Malgré le fait que les interprètes soient très efficaces, les cinéphiles qui ont de la misère avec les numéros chantés risquent de passer deux très longues heures en voyant ce film. Puisqu’il s’agit de l’adaptation d’un "musical" de Broadway, de nombreux numéros musicaux meublent cette production, avec une certaine efficacité il faut bien dire. Même si quelques pièces sont redondantes, la plupart sont extrêmement bien chorégraphiées et interprétées. On retient particulièrement un excellent duo entre Johnny Depp et Alan Rickman, ou bien un délicieux numéro de chant d’Helena Bonham Carter, qui se projette dans ses projets futurs aux côtés d’un homme peu enthousiaste.

Le problème avec "Sweeney Todd", c’est qu’autant que l’emballage est magnifique, le contenu est quant à lui beaucoup moins convaincant. Inspiré de la pièce musicale de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler présentée sur Broadway, le scénariste John Logan a tenté de garder intact l’esprit original. Malgré que ces exercices musicaux soient assez réussis, ils coupent souvent le rythme du film. Et au-delà des motifs très primaires, on n’explique que peu les motivations de ce barbier maléfique.

Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street est un film visuellement très accompli, interprété magistralement, ceux qui recherchent un antidote aux nombreux films du temps des fêtes qui inondent les écrans à ce temps de l’année trouveront ici ce qu’ils recherchent.

  Source : http://www.cine-horaire.com/critique.php?id=2171
   
 Xavier Leherpeur
  "Brillamment découpée, éclairée, mise en scène, et interprétée (…) cette descente aux enfer (…) est un magnifique moment de cinéma."
  Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=68768.html
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 l'internaute
 

"Les gens ont des préoccupations très terre-à-terre de nos jours, pourtant il ne faut pas oublier que nous vivons des situations surréalistes parfois. Regardez Schwarzennegger qui est devenu Gouverneur de Californie ! Quelle est votre idée de la réalité désormais ?"

(A la question : laisseriez-vous un enfant voir Les Noces funèbres) : "Vous savez, je pense que c'est avant tout un problème d'adulte qu'un problème d'enfant".

"Lorsque j'étais enfant, j'avais deux grandes fenêtres dans ma chambre qui donnaient sur la pelouse en contrebas. Puis un jour mes parents ont muré ces fenêtres, ne laissant passer qu'une fine ouverture m'obligeant à me mettre sur mon bureau pour voir ce qui se passait au dehors. Je ne leur ai jamais demandé pourquoi ils avaient fait cela. Il faudrait que j'y pense, à l'occasion".

  Source : http://www.linternaute.com/sortir/cinema/portraits/realisateur/tim-burton/citations.shtml
   
 evene
  Un film, c'est une psychothérapie très chère que les studios ne comprennent pas toujours.

  Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/tim-burton-5540.php?citations
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evene
 

Histoire à dormir debout

Tim Burton avait pour habitude, tandis qu'il travaillait aux studios Disney, de dormir les yeux ouverts afin de pouvoir se ressaisir au plus vite lorsque le besoin s'en faisait sentir !

  Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/tim-burton-5540.php
   
 moncinema cyberpresse - Sonia Sarfati
 

L'acteur caméléon s'est trouvé à l'endroit prévu, à l'heure dite. Affable, mais réservé. Ne jouant pas la carte complaisante ni le (faussement) friendly avec la faune invitée. Vêtu de jean. Portant chapeau, lunettes et barbichette. Bijoux en abondance. Johnny Depp en tant que lui. Jamais banal, donc. Professionnel. Et jamais personnel. Pour ce film plus que pour tout autre.

Il faut dire que le tournage de ce drame d'horreur musical a failli tourner à l'horreur pure et simple pour Johnny Depp et sa conjointe, Vanessa Paradis : en mars, leur fille de sept ans, Lily-Rose, a été hospitalisée d'urgence en Angleterre. Les deux parents sont restés nuit et jour au chevet de l'enfant, jusqu'à ce qu'elle soit hors de danger.

Sujet délicat

Au journaliste qui, ce jour-là, tente de le faire parler de ce sujet délicat, le comédien répond placidement : "Je ne savais pas si je pourrais revenir sur le plateau." À sa droite, Tim Burton, en noir de pied en cap - ne manquait qu'un foulard rouge pour qu'il affiche les couleurs de son nouveau film - sourcille avant d'ajouter : "C'est très privé, ça. Mais, bon... nous avions une impression positive. Nous nous disions que tout irait bien."

"On passe à une autre question." Ça, c'était le claquant modérateur (!). On passe, en effet. De toutes manières, l'histoire derrière Sweeney Todd vaut le détour.

À l'origine, un fait divers qui est peut-être une légende urbaine. Au 19e siècle, un barbier londonien se serait amusé à trancher la gorge de ses clients. Sa maîtresse aurait utilisé le corps des victimes pour farcir les chaussons à la viande vendus dans sa boutique. Inspiré par l'histoire, Stephen Sondheim a écrit, en 1979, ce qui allait devenir le spectacle musical Sweeney Todd.

Le barbier maléfique est devenu une victime : exilé dans un bagne à cause des fausses accusations portées par un juge qui convoite sa femme, il s'évade au bout de 15 ans, revient à Londres pour découvrir que sa bien-aimée s'est suicidée et que sa fille a été adoptée par le vil magistrat. Il sombre alors dans une folie meurtrière, porteuse de sa soif de vengeance. Dans les rôles principaux, Len Cariou et Angela Lansbury.

Depp chanteur ?

Un disque a été enregistré. Helena Bonham Carter l'a écouté jusqu'à en user les sillons. "J'aime passionnément Sweeney Todd depuis l'âge de 13 ans. Je ne pouvais pas ne pas essayer d'avoir le rôle... mais je ne savais pas si je pouvais chanter, surtout devant Tim", raconte la conjointe du réalisateur - qui incarne finalement Mrs. Lovett, la complice du barbier fou.

Chanter qui est loin, ici, d'être un détail. Ce film atypique repose sur des chansons. Johnny Depp a d'ailleurs eu les mêmes interrogations que sa covedette. Tim Burton l'a approché en 2001. Lui a apporté le disque. Il a écouté, trouvé ça intéressant. Ensuite, silence. Cinq ans plus tard : "Puis, es-tu capable de chanter?" "Je l'ignorais, admet Johnny Depp, mais j'avais l'intuition que je pouvais puisque j'ai déjà fait partie d'un groupe." Où il jouait de la guitare, en retrait. Mais le sens musical était là.

Il a donc tenté l'expérience. Est allé en studio pour enregistrer sa "pièce signature" de Sweeney Todd. "Quand vous n'êtes pas chanteur, c'est très épeurant de chanter devant des gens. À moins d'être saoul." "Et moi, je n'ai jamais été assez saoul pour ça!", pouffe Tim Burton. Qui, lui, avait d'autres défis à relever - puisque, comme on s'en doute, Johnny pouvait chanter et a accepté le rôle.

Il a donc tenté l'expérience. Est allé en studio pour enregistrer sa "pièce signature" de Sweeney Todd. "Quand vous n'êtes pas chanteur, c'est très épeurant de chanter devant des gens. À moins d'être saoul." "Et moi, je n'ai jamais été assez saoul pour ça!", pouffe Tim Burton. Qui, lui, avait d'autres défis à relever - puisque, comme on s'en doute, Johnny pouvait chanter et a accepté le rôle.

Entre autres défis du réalisateur, l'émotion. Qu'elle traverse l'écran, malgré la manière somme toute artificielle qu'amène la chanson. "Par exemple, je voulais voir les choses traverser la tête de Johnny et tomber dans son regard", évoque le réalisateur en parlant de la folie grandissante de Sweeney Todd.

Lequel a une relation... disons trouble avec ses rasoirs. "Mais ça, ça allait. J'ai déjà travaillé avec des trucs coupants", lance Johnny Depp. "C'est la crème à raser qui le faisait déjanter", rigole Tim Burton. "C'est vrai que tout allait bien jusqu'à ce que je doive raser quelqu'un!" Et parmi ces "quelqu'un", Alan Rickman qui incarne le méchant juge et a appris deux choses (essentielles) dans ce tournage : "Il faut respirer quand on chante. Et il ne faut surtout pas appliquer la crème près des lèvres si on doit chanter en se faisant raser. À moins qu'on tienne à postillonner partout..."

Ce qui couperait (!) l'effet dramatique.

  Source : http://moncinema.cyberpresse.ca
   
cinoche
  Tim Burton retrouve Johnny Depp et Helena Bonham Carter pour un autre film aux tons sombres et aux thèmes sanglants : vengeance, trahison et barbier sanguinaire. Pour être sûr qu'ils ne tombent dans la monotonie et dans la facilité, ils s'attaquent à une comédie musicale de Stephen Sondheim, une idée audacieuse d'autant que Depp, même s'il a pris des leçons avec Vanessa, n'est pas un chanteur. Pas vraiment de défauts majeurs et facilement identifiables.
  Source : http://www.cinoche.com/films/3725
   
 wikipedia
 

Marques de fabrique de Tim Burton

Tim Burton laisse sur chacune de ses œuvres plusieurs empreintes récurrentes, parmi lesquelles :

  • Présence fréquente de chiens morts, de chats noirs, de clowns, de parapluies, d'arbres tordus, de représentants d'églises peu sympathiques et d'épouvantails dans ses films. De plus, présence quasi perpétuelle de morts dans ses films.
  • Les crédits, au début du film, sont souvent présentés en travelling.
  • Travaille régulièrement avec certains acteurs : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Michael Keaton, Michael Gough, Jeffrey Jones, Jack Nicholson, Glenn Shadix, Deep Roy, Christopher Lee, Lisa Marie, Winona Ryder, Danny DeVito, Albert Finney, Paul Reubens, Missi Pyle et Christopher Walken.
  • Ses travaux et son style sont influencés par l'artiste Edward Gorey, notamment au niveau de ses peintures à l'encre.
    * Utilise souvent les ombres afin d'obtenir un rendu inquiétant.
  • Ses personnages principaux ont tendance à être des individus solitaires, excentriques, timides, en marge de la société, souvent pâles et distants.
  • Ses créations présentent un bon nombre de rayures noires et blanches et de spirales tordues.
  • Ses films commencent souvent par des flocons de neige tombant la nuit, ou lorsque la fête commence (in medias res).
  • Il s'inspire parfois du cinéma expressionniste allemand et de ses images exagérées.
  • Pour les trames sonores, il travaille essentiellement avec Danny Elfman (sauf pour Ed Wood, dont la musique est signée Howard Shore).
  • Il insère souvent des références aux Kaijus Eiga dans ses films.
  • Il a une prédilection pour les monstres de tous types : loup-garou dans Big Fish, le Pingouin et Catwoman dans Batman 2, une galerie complète dans L'Étrange Noël de Monsieur Jack
  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton
   
 wikipedia
 

Un univers sombre et poétique

La chance lui sourit en 1985. La firme cinématographique Warner Bros a passé un contrat avec l'acteur Paul Reubens qui incarne Pee-Wee Herman, sorte d'enfant dans un corps d'adulte, pour réaliser un film dont il est la vedette. Tim Burton parvient à décrocher le poste de réalisateur. Il n'entre plus dans les plans de Disney, et Warner veut un metteur en scène qui ne pose pas de problème. Avec un faible budget, Pee-Wee Big Adventure n'est pas l'une des priorités du studio qui concentre son attention sur Les Goonies, mais qui garde cependant un œil sur ce tournage record : le film est réalisé en moins d'un mois, sans aucun dépassement budgétaire. Danny Elfman signe la musique ; c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre le compositeur et le réalisateur. Succès surprise au box-office, le premier long métrage de Tim Burton divise la critique.

Lucide, Burton refuse de réaliser la suite des aventures de Pee-Wee afin de ne pas être catalogué. Trois ans plus tard, il est désigné pour réaliser Beetlejuice, d'un budget de treize millions de dollars, dont un affecté aux effets spéciaux. Avec ce film, qui est, selon ses propres mots, une version parodique de L'Exorciste, il pose un peu plus les bases de son univers joyeusement morbide, délicieusement poétique et comique. Emmené par l'interprétation totalement déjantée de Michael Keaton, le film cartonne et récolte soixante-treize millions de dollars aux États-Unis seulement[5], et reçoit un Oscar pour le maquillage.

Warner propose à Tim Burton de réaliser Batman, avec un budget de trente cinq millions de dollars. La firme a acquis, en 1979, les droits d'adaptation du personnage créé par Bob Kane en 1939 et a mis près de dix ans à développer le projet.[6] Séduit depuis toujours par la face cachée, la double personnalité de Batman, Burton accepte.[7] Il part à Londres, aux studios Pinewood où Stanley Kubrick a mis en scène Full Metal Jacket. Anton Furst, décorateur du film de Kubrick, est engagé pour réaliser Gotham City. Burton désire s'éloigner un peu de la folie qui entoure ce projet. Malgré tout, il est sans cesse sous pression : son choix de prendre Michael Keaton pour interpréter le justicier masqué est contesté. Le costume en tissu bleu de la série devient noir, avec une fausse musculature. La Warner est inondée de plus de cinquante mille lettres de protestations. Mais le cinéaste ne veut rien lâcher, soutenu par ses principaux acteurs. Il veut effectuer un retour aux sources qui prête à discussion, voire à polémique chez certains fans. Vincent Price, avec qui il est en contact depuis Vincent, lui écrit pour lui témoigner son soutien. Le film remporte quatre cent millions de dollars à l'échelle mondiale, et l'Oscar des meilleurs décors. Burton a désormais les coudées franches, mais le tournage l'a moralement vidé. Il souhaite revenir à un film plus intimiste. Ce sera Edward aux mains d'argent.

  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton
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comme au cinema
 

Tim Burton : "J’ai toujours voulu réaliser une comédie musicale, et ‘Sweeney Todd’ est ma pièce préférée. Le savant mélange d’humour, d’horreur et d’émotion que Stephen a injecté dans son œuvre m’a aussi toujours plu."

Stephen Sondheim : "Il faut parfois attendre longtemps avant qu’une histoire ou qu’une pièce de théâtre soit adaptée au cinéma. C’est ce qui est arrivé à ‘Sweeney Todd’ et je suis aussi impatient que confiant. Ce sera un grand film, très spectaculaire".
Ce film marque la sixième collaboration entre Depp et Burton...

  Source : http://www.commeaucinema.com/film=sweeney-todd-le-diabolique-barbier-de-fleet-street,68768.html
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le fantastique
 

Burbank, 1958. C'est dans cette ville de Californie, où toutes les maisons se ressemblent, que va naître l'un des réalisateurs les plus controversés et admirés de la production cinématographique. Tim Burton, l'enfant terrible d'Hollywood, le vilain petit canard de la Mecque du cinéma, venait, le 25 août de cette année, de marquer le Cinéma Fantastique d'une monstrueuse pierre.

Une vie quasi déterminée

Impossible pour Timothy William Burton d'ignorer le cinéma dans sa jeunesse. Car Burbank, sa ville natale, est également celle des studios Disney, Columbia, NBC et Warner. C'est dire si le jeune garçon passe le plus clair de son temps dans les salles obscures et définit ce qui sera son futur en vouant un culte profond aux "vieilles" productions : les films de la Hammer, ceux, fauchés, de Ed Wood, les cultissimes James Whale, Tod Browning, etc. Mais c'est à Vincent Price, l'un des meilleurs acteurs de films d'horreur de l'époque, que Tim Burton vouera un culte profond, une admiration sans limite qui transpirera tout au long de ses prochains films. Ce n'est pas pour rien qu'à l'âge de 9 ans, il réalise, en Super 8, son Ile du Dr Moreau à lui : The Island of Dr Agor, dans lequel il interprète le rôle-titre et filme les animaux du zoo de Griffith Park, près de chez lui. Tué par sa création mi-homme mi-animal, le Dr Agor et sa créature dépeindront à jamais sur l'œuvre de Burton puisque, sans le savoir, ce dernier signe déjà les prémisses d'Edward aux mains d'argent. Il signera encore un court-métrage d'animation, en 1979, intitulé Stalk of the Celery.

Déjà, sa personnalité éclate au grand jour : Tim est un garçon solitaire, très peu communicatif, mais possédant une imagination débordante, pas toujours accueillie comme il le veut, mais empreinte d'une volonté de ne pas faire comme les autres qui, imprimée sur pellicule, deviendra son leitmotiv durant de nombreuses années. Un garçon aux problèmes émotionnels très présents, qui ne cessera de se demander qui il est vraiment… Ce n'est pas pour rien qu'il rêve, tout jeune, de devenir l'homme qui se cache dans le costume de Godzilla : une passion du Fantastique qui lui permettrait de détruire le monde qu'il connaît, à grands coups de pieds pour détruire les villes de carton-pâte.

Fasciné par les effets spéciaux à la Ray Harryhausen et à l'animation en stop motion de l'époque, il s'inscrit à la California Institute of the Arts, en 1976, dans le département animation. Dès sa formation terminée, il est engagé chez Disney. Difficile de croire que le géniteur douloureux de Nightmare before Christmas ait fait ses débuts au pays de Mickey ! Et pourtant, Tim Burton est directement associé, en 1982, à Rox et Roucky, en tant qu'animateur (non sans avoir participé, quatre ans auparavant, au Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi !). C'est à ce moment qu'il décide de ressortir un poème écrit il y a peu pour en réaliser un court métrage intitulé Vincent, l'histoire d'un enfant qui vous une fascination pour Vincent Price et Edgar Allan Poe. Une œuvre autobiographique, dont le budget s'élève à 60.000 $, toute en animation, et qui permet à Burton d'exceller dans son style.

Une histoire d'amitiés

C'est grâce à Vincent que la productrice Julie Hickson décidera de lui demander deux autres courts-métrages. Hansel et Gretel, tout d'abord, est une adaptation peu burtonienne étant donné qu'elle reprend le canevas de l'histoire mais est entièrement interprétée par des Japonais (la sorcière s'avèrera d'ailleurs adepte du kung fu!). Mais c'est le second court-métrage, Frankenweenie, qui retiendra l'attention. Cette adaptation de Frankenstein offre à un certain Victor l'opportunité de faire revivre son chien mort, Sparky. Reprenant la trame narrative du chef d'œuvre de James Whale, Frankenweenie marque le début d'une longue collaboration, toujours d'actualité, entre Burton et un étrange compositeur de musique qui marquera de son empreinte l'intégralité de l'œuvre du réalisateur (mis à part Ed Wood), Danny Elfman.

Mais cette commande de Disney ne plaît pas aux pontes de "l'univers des enfants". Jugée "inadaptée au public enfantin", l'œuvre sera mise sur le côté et jamais projetée. Pourtant, cette œuvre ouvrira les portes de Warner Bros pour le premier long métrage de Burton. Délaissant l'animation après les échecs cuisants de Aladin et la lampe magique (avec James Earl Jones et Leonard Nimoy) et, surtout, Taram et le chaudron magique, Burton se lie d'amitié à Paul Reubens, alias PeeWee Herman, un acteur qui a son propre show et qui voue une passion pour l'extravagance et l'humour décalé. Deux notions qui attirent inévitablement Tim Burton qui veut lui consacrer un film. L'accord est donné par la Warner pour un long métrage consacré aux aventures de cet homme-enfant dans un monde qu'il ne comprend pas. En réalisant Les aventures de PeeWee Herman en 1985, Burton pose les marques de son cinéma, les lignes directrices de son travail : un homme, ou plutôt un être, marginal, incompris de la société de laquelle il vit reclus. L'injustice, l'incompréhension, tels sont les éléments fondateurs de l'œuvre de Burton. Grand succès aux Etats-Unis, flop magistral en Europe, Les aventures de PeeWee Herman souffrira d'une très mauvaise réputation lorsque Paul Reubens sera découvert dans un cinéma pornographique, en pleine expression de son désir ...

  Source : http://www.lefantastique.net/cinema/dossiers/magiciens/tim_burton/tim_burton_01.htm
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Réalisation du portrait de Tim Burton (Tim Burton - Speed Painting)

   
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Interview de la partie musicale de Sweeney Todd (Sweeney Todd - Songs (Anglais)

  Source : http://fr.youtube.com/watch?v=7gp9lBQ4VX4
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