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Titre
original |
In the Valley of Elah |
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Titre
français |
Dans la vallée d'Elah |
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Réalisation |
Paul Haggis |
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Scénario |
Paul Haggis & Mark Boal |
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Interprétation |
Tommy Lee Jones (Hank Deerfield), Charlize Theron (Det. Emily Sanders, Jason Patric (Lt. Kirklander), (Susan Sarandon) , Joan Deerfield, James Franco (Sgt. Dan Carnelli), Barry Corbin (Arnold Bickman), Josh Brolin (Chief Buchwald), Frances Fisher (Evie), Wes Chatham (Corporal Steve Penning), Jake McLaughlin (Spc. Gordon Bonner), Mehcad Brooks (Spc. Ennis Long), Jonathan Tucker (Mike Deerfield), Wayne Duvall, (Detective Nugent), Victor Wolf (Private Robert Ortiez), Brent Briscoe (Detective Hodge), Greg Serano (Detective Manny Nunez), Brent Sexton (Lt. Burke), Devin Brochu (David Sanders), ... |
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Musique |
Mark Isham |
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Photographie |
Roger Deakins |
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Pays |
U.S.A. |
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Année |
2007 |
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Durée |
2h. |
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Genre |
Thriller, Guerre |
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Production |
Laurence Becsey, Darlene Caamano, Paul Haggis, Steve Samuels &Patrick Wachsberger |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 31 janvier 2008 |
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Le film est projeté en version originale sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Un officier de carrière enquête sur la disparition de son fils, un soldat exemplaire dont la trace a été perdue après son retour d'Irak. Paul Haggis atteint dans ce film le degré d’excellence qu’on espérait de lui, tout en nous menant par les tripes là où on n’avait peut-être pas envie de s’aventurer. |
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lalibre - F.Ds |
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Avec cette oeuvre digne, poignante, sombre, Haggis s'impose comme l'héritier d'Eastwood. Quant à Tommy Lee Jones, il confère à ce film la puissance d'un bloc d'un marbre qui vole en éclats. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/385191/in-the-valley-of-elah.html |
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evene - Mathieu Menossi |
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Le scénariste fétiche de Clint Eastwood continue d'explorer de façon magistrale les errements de l'âme et les douleurs de l'homme. L'Amérique, la guerre, la mort, le déshonneur. Des thèmes dont Paul Haggis a appris à révéler chaque ressort. Pour sa deuxième réalisation, nous retrouvons ces personnages plongés en plein désarroi, confrontés à la perte de leurs illusions. Avec finesse et pertinence, le réalisateur témoigne de cette Amérique encore toute endolorie par le 11 septembre mais qui s'efforce depuis peu de panser ses blessures. Le propos n'est pas didactique. Le réalisateur aborde le conflit irakien dans ce qu'il a de plus universel. Il ne s'agit pas de stigmatiser partisans et opposants. Pas d'héroïsation ni de compassion dégoulinante. Paul Haggis dépeint une humanité sans artifice.
Avec empathie, il s'interroge sur les capacités de chacun à réagir devant la perte de ses valeurs les plus profondes. Tommy Lee Jones est encore une fois l'auteur d'une énorme performance et délivre une interprétation bouleversante de sobriété. Il est ce père figé dans ses convictions d'ancien membre de la police militaire. Corseté dans sa rigueur, au bord de l'implosion, il finit enfin par être cet homme en colère. Susan Sarandon est cette mère totalement impuissante et dépassée par les enjeux.
Charlize Theron, bien que sincèrement investie dans son personnage, est sans doute la moins convaincante du trio. Malgré tout, Haggis déroule un scénario fluide aux dimensions surprenantes. Partant d'une simple enquête policière, il laisse apparaître peu à peu des questions et des vérités autrement plus vastes. Le traumatisme de soldats confrontés à une réalité dont ils ignorent tout. La difficulté de leur réinsertion dans une société qui feint d'ignorer. Paul Haggis se garde bien de toute théorisation simpliste. Sobre et serein, il fait part de ses doutes et des ses indignations avec calme et réflexion, rendant son discours d'autant plus percutant. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php |
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Le Figaro magazine - Jean-Christophe Buisson |
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Evitant les clichés pacifistes, bringuebalant ses personnages comme le spectateur dans de brillantes sous-histoires à tiroirs, (.. .) Haggis s'est inspiré d'un article de journal pour réaliser un film d'une émotion rare. Et d'une justesse infinie. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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A nous Paris - Fabien Menguy |
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Une enquête lancinante, portée par un Tommy Lee Jones magistral en père impassible à l'extérieur et effondré à l'intérieur. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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Les Inrockuptibles - Vincent Ostria |
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Le cinéaste dérange le classicisme de son thriller militaire avec des images détériorées reflétant la psyché des soldats de la guerre d'Irak. Un pamphlet subtil. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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Le Monde - Isabelle Regnier |
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Implacable, le scénario confère au film une certaine rigidité, qui est le propre des films à thèse. Mais il se distingue par l'intelligence avec laquelle s'y imbriquent la tragédie individuelle et la grande histoire. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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Le Figaroscope - Brigitte Baudin |
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Un violent réquisitoire à portée universelle contre les mensonges des politiques et les désastres occasionnés par la guerre, magnifiquement interprété. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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Studio - Sophie Benamon |
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Ce film métaphore suggère au peuple américain de faire le deuil de leur rêve de civilisation. Pour autant, Haggis évite les longs discours. Tommy Lee Jones est saisissant de sobriété. (.. .) Un film dont on reparlera pour les Oscars. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/dans-la-vallee-d-elah-11281.php?critiques |
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cinemotions - Freed |
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Une critique acerbe contre la guerre en Irak
Le film de Paul Haggis, Dans la vallée d'Elah est un policier bien ficelé, un bon épisode d'une série policière de qualité comme Cold case ou FBI : porté disparu, avec un gros budget, ce qui lui permet d'avoir un beau casting - Tommy Lee Jones, Susan Sarandon, Charlize Theron, Jason Patric, James Franco, Josh Brolin notamment. Là où le cinéaste se démarque, c'est dans sa critique sans concession et d'une intensité que je n'avais jusque là jamais vu, contre la guerre en Irak. On ne s'étonnera donc pas de la présence de Tommy Lee Jones et de Susan Sarandon, militants reconnus et toujours aussi farouchement opposés à la politique de Bush. |
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Source : http://www.cinemotions.com/modules/Critiques/critique/10862 |
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comme au cinema - Eléonore Guerra |
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On attendait tout. Et le plus beau est qu’il atteint exactement le degré d’excellence qu’on espérait de lui, tout en nous menant par les tripes là où on n’avait peut-être pas envie de s’aventurer.
Pour un homme qui n’a jamais dissimulé ses opinions politiques (radicalement opposées à celles du gouvernement Bush), une attaque, eu-t-elle été en règles, contre l’Armée ou la présidence Américaines aurait été bien trop simple et presque gratuite dans un climat de remise en question générale. Mais voilà, Haggis n’est visiblement pas un réalisateur de la facilité. C’est pourquoi, à travers une longue et douloureuse enquête familiale, il s’engage dans un constat humble, mais effrayant, d’une situation géopolitique gangrenée.
L‘homme balade sa caméra dans les décombres d’une société perdue dans sa fuite en avant, et déroule une lente investigation qui, par sa singularité et son intimité, en devient une démonstration universelle des effets dévastateurs de la guerre sur la psyché humaine. Les hypothèses et révélations s’égrainent alors jusqu’à la terrible conclusion. Finalement, le soldat brisé (de même que ses " camarades " d’infortune) prendra progressivement l’apparence de son cadavre : méconnaissable et inhumain.
Le symbole est là (le drapeau américain retourné), Haggis est loin de s’en cacher. Pourquoi le ferait-il ? C’est la guerre qu’on accuse ici, dégénérative et immonde. C’est la peur et la solitude qu’on regarde ici, terrifiés et ahuris. C’est dans la peau d’une jeune enquêtrice révoltée qu’on se voit propulsés… mais c’est la retenue de Tommy Lee Jones et le regard de ce père dévasté et trahi par ses convictions qui nous font pleurer. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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CinéLive - Sandra Benedetti |
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Sans Tommy Lee Jones, Dans la vallée d’Elah ne serait qu’une attaque contre Bush et la guerre en Irak (…) ce qui serait déjà gravement salutaire en soi. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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Metro - Raniah Hoballah |
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(…) Dans la vallée d’ Elah nous montre tout le désastre de cette guerre à travers l’histoire d’un homme dont les croyances vont voler en éclats. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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L' Express - Eric Libiot |
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(…) entre drame humain et film policier, Paul Haggis lève le voile sur ce que cache l’Amérique. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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Télé7Jours - Julien Barcilon |
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Porté par un Tommy Lee Jones exemplaire, son réquisitoire résonne (…) comme le glas du rêve américain. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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20 Minutes - C.V. |
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Le réalisateur de Collision y fait jaillir des émotions puissantes. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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Le Monde |
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Le film trouve sa force - autant que ses limites – dans un scénario très bien construit , sensible, dont la portée critique dépasse ce conflit spécifique pour mettre en cause d’une manière plus générale l’idéologie militariste et le patriotisme aveugle. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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Le Parisien - A.G. |
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(…) long métrage intelligent, dur, âpre et servi brillamment par ses acteurs. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80682.html |
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canoe - Paul Villeneuve |
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Les prémices du film pourraient inciter à croire que nous assisterons à un thriller ou même à un film d’action dans lequel Hank fera un Rambo de lui-même pour sauver son fils, mais ce n’est vraiment pas le cas. Le propos du film est tout autre.
Entre les autorités militaires qui ne collaborent pas trop et le Service de police local qui préfère laisser ce dossier à l’Armée, Hank, laissé à lui-même, mène bien sûr son enquête, mais le film s’articule plutôt autour du désarroi, de la solitude de Hank. C’est ici que Tommy Lee Jones fait preuve de tout son talent.
On ne tombe jamais dans le mélodrame, même lorsque Hank parle au téléphone à sa femme, qui espère toujours entendre de bonnes nouvelles au sujet de son fils. Sympathique à la cause de Hank, la détective Emily Sanders collaborera à son enquête. Dans ce rôle, Charlize Theron donne aussi une performance sans artifice. |
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Source : http://www2.canoe.com/divertissement/cinema/critiques/2007/09/29/4536689-jdm.html |
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cinemovies - Reynald Dal Barco |
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Paul Haggis aime les détails. L'essence de son deuxième film, Dans la vallée d'Elah, se révèle ici. Non pas qu'il ait fait un film sur Bush, père ou son crétin de fils. Mais sur le mensonge, le mensonge d'une toute puissance, celle de l'Armée soi-disant infaillible. Paul Haggis déboulonne une institution, pilier du pouvoir américain, socle de tout un peuple. A l'image de cette bannière étoilée hissée la tête en bas en toute fin de film, l'Amérique d'aujourd'hui se voudrait en alerte, appeler à l'aide pour résoudre l'incapacité qui l'assaille. Broken arrow car le navire semble en perdition. Paul Haggis lance le débat. Brian de Palma le poursuivra dans quelques temps avec Redacted. D'autres suivront…
Il ne faut pas être bien malin pour observer que la donne est en train de changer aux Etats-Unis. Après l'adhésion du peuple américain pour relancer la chasse à Saddam, au fil du décompte macabre des GI's tués, les enthousiasmes d'hier font place à l'incertitude, au questionnement. La manipulation a été de mise, est encore de mise pour justifier tous les écarts. Hank, ayant lui-même baigné dans la culture de l'Armée, cirant chaque soir ses chaussures, pliant au carré chaque matin son lit, symbolisera ce désir de vérité.
Si son benjamin était mort au combat, ou en mission comme son cadet, les choses auraient été lues autrement. Mais il est mort sur le sol américain, atrocement assassiné. L'ex-policier part ainsi à la recherche du pourquoi, résoudre l'homicide de sa progéniture loin de sa femme, jouée par Susan Sarandon - incarnation de la mère au foyer aux épaules trop lourdes. En chemin, il trouvera le soutien d'Emily Sanders : une flic du Nouveau-Mexique, juridiction où laquelle Mike a été aperçu la dernière fois. Emily est une femme fragile cantonnée dans des enquêtes bidons par les machos qui l'entourent, mère élevant seule un fils de père inconnu.
Alors pourquoi ce titre ? C'est dans la vallée d'Elah que David mit à terre Goliath, que le gamin, avec ses cinq pavasses, terrassa le colosse. C'est l'histoire du pot de fer contre le pot de terre. C'est l'histoire d'un dépassement pour connaître la vérité des faits, mais aussi, au final (et les fondements de Hank en feront les frais), sur son moi. Dans la vallée d'Elah ne respire pas la joie ; mais bien l'introspection sur la non fatalité des destins, comme l'évoquait Collision, pour peu qu'une lumière vous éclaire, même si le flash doit déboucher sur un grand vide, non vide de sens bien entendu. Rien n'arrive par hasard dicterait le cinéaste.
Le poids de la vérité trouve sa représentation dans un film pesant par son intrigue. On connaît Paul Haggis joueur. Le scénariste est manipulateur. Il faut s'en méfier. Le pot de fer n'est pas celui qu'on croit. Souvenez-vous du développement de Million Dollar Baby. Une histoire forte avec des comédiens hors pair, comme Dans la Vallée d'Elah. Tommy Lee Jones n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il joue les obscurs refermés. Charlize Theron trouve enfin un rôle qui la transcende. Quant à Susan Sarandon, interprétation et dramaturgie ne font ici qu'un (le cinéaste aurait réécrit de nombreuses scènes pour décider l'actrice à être de la partie). James Franco, égal à lui-même, trouble les pistes. Car ça ne sera pas facile pour l'ex-flic et Emily. Au fil de son enquête, plus rien n'étonnera Hank, même plus son Armée si chérie.
Une mère aura donc perdu deux fils à cause d'un père qui voulait en faire des hommes : deux fils pour une photo en forme de souvenir des théâtres d'opérations, prise loin là-bas, dans le désert. Pour le père, le dernier né ne sera pas tombé pour rien. Cette bannière étoilée de retour d'Irak veut réveiller les consciences : ouvrir les yeux sur l'horreur de gamins devenus des bouchers. Formés au combat ! Violemment désinhibés ! Emily, elle, apprendra, tardivement, que ce sont les détails qui tuent. Que plus d'attention permet de sauver, parfois, des vies (si Hank avait été plus attentif…). Son salut ? Résoudre l'affaire en aidant Hank ... |
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Source : http://www.cinemovies.fr/fiche_critique.php?IDfilm=8045 |
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la libre - alain lorfèvre |
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Réflexion sur un monde toujours plus brutal
Une histoire de la violence
La compétition de la Mostra révèle un monde toujours plus brutal. La guerre en Irak est au coeur de "Redacted" de Brian De Palma et de "In the Valley of Elah" de Paul Haggis. Les métaphores des relations violentes abondent.
Envoyé spécial à venise
Le Festival de Venise, qui fête son 75e anniversaire, est né alors que s'amoncelaient les orages d'acier qui allaient se déchaîner sur l'Europe, l'Afrique et le Pacifique sept ans plus tard. Trois quarts de siècle après, le monde peine toujours à trouver son nouvel ordre. C'est une humanité en lambeaux qui déferle sur les écrans de la compétition officielle depuis cinq jours.
Les deux premiers films de celle-ci remontaient aux origines même du Festival. En ouverture, "Expiation" de Joe Wright (LLB du 30/08) montrait l'impossibilité d'un amour dans les prémices de la Seconde Guerre mondiale. Le lendemain, "Lust, Caution" d'Ang Lee déployait un tourbillon d'émotions dans la Chine déchirée du Kuomintang, déjà dépecée par l'impérialisme nippon. De 1938 à 1942, la jeune et novice Wang Chia-Chih est jetée dans les bras de Mr Yee, un politicien vendu à la cause de l'occupant. À travers ce jeu trouble de déraisons et sentiments à l'érotisme sublimé, porté par Tony Leung et la nouvelle révélation Tang Wei, Ang Lee a signé, avec cette adaptation d'un roman d'Eileen Chang, une superbe métaphore de la guerre en général et des déchirements de son pays en particulier. "Les relations homme-femme représentent l'occupation ultime", nous disait le réalisateur dimanche. "On ne sait jamais qui va torturer qui. Qui va tuer l'autre."
Outrages en Irak
Dans les situations extrêmes, l'homme - et pas la femme - redevient une bête sauvage. Ce sont les GI's violeurs de "Redacted" de Brian De Palma, qui n'ont rien à envier à leurs aînés du Vietnam, que le réalisateur avait déjà mis en scène dans "Outrages", dont "Redacted" résonne de sombres échos. "À nouveau, une guerre insensée provoque des drames insensés", déclare le réalisateur de "The Wedding Party" dans sa note d'intention. "J'ai lu un rapport sur un peloton de l'armée américaine qui avait reconnu avoir violé une jeune fille de 14 ans, massacré sa famille, lui avoir tiré une balle dans la tête et immolé son corps. [...] L'histoire officielle de la guerre en Irak a été racontée par les mass media. Mais si nous pouvons causer autant de ravages, alors nous devons en assumer les images horrifiantes comme conséquences de nos actes." Revenant à ses racines underground, De Palma a empoigné caméra vidéo HD et imaginé un faux documentaire, à l'image de la blogosphère où il a trouvé les sources de ce fait divers proprement terrifiant.
C'est aussi à travers des images saisies par un téléphone portable que le personnage incarné par Tommy Lee Jones dans "In the Valley of Elah" de Paul Haggis découvre ce que son fils a vécu en Irak. Cette enquête, qui suit la disparition du boy après son retour au pays, s'accompagne d'une double perte : physique, d'abord, puis morale. Ce père, lui-même vétéran et ancien policier militaire, découvre la réalité que cachent le gouvernement et les médias au public américain. Que peut-il d'un monde où des enfants meurent sous les roues de véhicules militaires ?
Un monde sans pitié
Ceux qui voudraient protéger leur progéniture en cherchant un havre de paix et de prospérité dans l'Occident libéral en seront pour leur frais. Ken Loach, de retour aux années "Rif-Raf" dans "It's a free world", nous montre que, même en luttant pour créer sa petite entreprise, une jeune femme n'échappera pas aux compromissions en faisant travailler des clandestins à la limite de la légalité. L'addition qu'elle paiera sera saumâtre et débouchera aussi sur des actes extrêmes.
C'est qu'il y a toujours un prix à payer. George Clooney le découvre dans "Michael Clayton" quand, avocat tenant du camion balais, il réagit à la tentative de couverture des malversations d'une multinationale que mène le cabinet d'avocats qu'il sert. Tony Gilroy évite le manichéisme, et nous montre comment chaque individu est un rouage d'une mécanique qui grince de plus en plus. La métaphore militaire pointe aussi, comme le confirme la toujours fascinante Tilda Swinton, métamorphosée à l'écran en zélote d'une World Company : "Ses vêtements, son attitude, tiennent de la posture militaire. Quand elle choisit ses vêtements à la veille d'une réunion, c'est un soldat qui prépare son uniforme, strict, impeccable. Elle ne veut en aucun cas décevoir son supérieur." "Le Mal n'est pas d'un seul côté, il est en chacun de nous", nous explique de son côté le réalisateur et scénariste Tony Gilroy. "Je ne crois pas tant au grand complot qu'aux petits choix dictés par un instinct de survie, mais aux conséquences incalculables."
L'implosion menace, semblent nous dire ces oeuvres. Dans "In the Valley of Elah", Paul Haggis montre un drapeau américain hissé à l'envers, comme un signal de détresse. Sur les écrans de la lagune, on a vu un monde à la dérive. Le nôtre. |
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Source : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&id=5&subid=105&art_id=367818 |
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Comme au cinema |
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In The Valley Of Elah, le nouveau film de Paul Haggis, plus que remarqué pour le scénario de Million Dollar Baby et pour son premier film Collision, Grand Prix de Deauville 2005 et six Oscars en 2006 dont ceux du meilleur film et meilleur réalisateur, allonge son casting. Susan Sarandon et Jonathan Tucker viennent rejoindre Tommy Lee Jones, Charlize Theron dans ce thriller.
Le film suivra un vétéran de guerre à la recherche de son fils, soldat exemplaire tout juste rentré d’Irak qui a soudainement et mystérieusement déserté. Paul Haggis s’appuie sur un article de Mark Boal qui racontait l’histoire véridique d’un père, officier, qui en rejetant les informations de l’armée dénonçant son fils comme déserteur découvre un meurtre. Le réalisateur s’est servi de cette histoire pour écrire son scénario.
À l’heure actuelle, Jonathan Tucker joue dans la série télévisée produit par Paul Haggis, The Black Donnellys et le réalisateur, impressionné par sa prestation, lui a proposé de faire partie de son nouveau projet. Une belle occasion de percer sur grand écran auprès de stars hollywoodiennes. Susan Sarandon, elle, n’en finit pas de tourner. On la verra l’année prochaine à l’affiche de (dans le désordre) Noël, Mr Woodcock, Irresistible et Il était Une Fois.... Agenda chargé.
Paul Haggis n’est pas non plus flemmard puisque après avoir écrit les scénarios de Mémoires De Nos Pères et Casino Royale, il produit Lettres De Iwo Jima de Clint Eastwood.
Le tournage
Les prises de vues débutèrent à Albuquerque (Nouveau-Mexique), où l’équipe tourna dans 28 extérieurs, dont l’Hôpital des Anciens Combattants, l’ancien Tribunal et divers bars et boîtes de strip-tease. Le tournage se poursuivit durant quatre jours à Whiteville, une bourgade des environs de Memphis, et s’acheva au Maroc avec les scènes de guerre.
Collision était un film sur une série de rencontres", explique Paul Haggis. "Il appelait un traitement visuel fluide, tissant une continuité entre les divers personnages. Dans La Vallée D'Elah se déroule au cœur de l’Amérique rurale. J’ai donc décidé, avec le concours de Roger Deakins, de le tourner de la façon la plus classique, pour mettre en valeur l’histoire et l’évolution de Hank."
Le titre ‘‘Dans la Vallée d’Elah” fait référence à un lieu en Israël où se tint il y a quelque 3000 ans l’affrontement entre David et Goliath, tel qu’il est mentionné dans le livre de Samuel, Chapitre 17.
Aujourd’hui, ce lieu, peu connu des touristes, se trouve au carrefour de la route 38 et de la route 375. Le titre du film évoque les suites tragiques d’une guerre qui semble perdue d’avance – en clair : le retour à la vie civile de soldats, qui après avoir surmonté des obstacles surhumains, se retrouvent victimes de syndromes post-traumatiques et autres troubles induits par le stress.
"J’aime ce titre étrange car il couvre une grande partie de ce dont il est question dans ce film", conclut Paul Haggis. "Saül envoya David dans la vallée d’Elah avec seulement cinq pierres pour affronter Goliath. Je pose la question : "Qui oserait cela aujourd’hui ? Qui demanderait à un enfant de se battre contre un géant ? Envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes faire la guerre engage notre responsabilité collective..." |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=80682.html |
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