Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 06 septembre 2007
Sicko
 Projection le jeudi 13 septembre 2007
A mighty Heart
 Projection le jeudi 20 septembre 2007
Curse of the golden flowers
 Projection le jeudi 4 octobre 2007
Un secret
 Projection le jeudi 11 octobre 2007
Persepolis
 Projection le jeudi 18 octobre 2007
Michael Clayton
 Projection le jeudi 25 octobre 2007
Délice Paloma
 Projection le jeudi 8 novembre 2007
L'Heure zéro
 Projection le jeudi 15 novembre 2007
Eastern Promises
 Projection le jeudi 22 novembre 2007
Cow-boy
 Projection le jeudi 29 novembre 2007
La France
 Projection le jeudi 6 décembre 2007
The Golden Age
 Projection le jeudi 13 décembre 2007
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
 Projection le jeudi 20 décembre 2007
Les Animaux amoureux
 Projection le jeudi 10 janvier 2008
Before the Devil Knows You're Dead
 Projection le jeudi 17 janvier 2008
No Country for Old Men
 Projection le jeudi 24 janvier 2008
Sweeney Todd
 Projection le jeudi 31 janvier 2008
In the Valley of Elah
 Projection le jeudi 21 février 2008
Paranoid Park
 Projection le jeudi 28 février 2008
Auf der anderen Seite
 Projection le jeudi 6 mars 2008
La graine et le mulet
 Projection le jeudi 13 mars 2008
The Darjeeling Limited
 Projection le Jeudi 20 mars 2008
Il y a longtemps que je t'aime
 Projection le Jeudi 10 avril 2008
Leatherheads
 Projection le Jeudi 17 avril 2008
The Mark Of Cain
 Projection le Jeudi 24 avril 2008
Se jie (Lust Caution)
 Projection le jeudi 08 Mai 2008
Le Grand Alibi
 Projection le Jeudi 15 mai 2008
Shine a light
 Projection le Jeudi 22 mai 2008
There will be blood
 Projection le Jeudi 29 mai 2008
It's a free world
 Projection le Jeudi 5 juin 2008
Into the wild
 Projection le Jeudi 12 juin 2008
Grace is gone
 Projection le Jeudi 19 juin 2008
La visite de la fanfare
 Projection le Jeudi 26 juin 2008
Deux jours à tuer
 
 
 
The mark of Cain  réalisé par Marc Munden
   
Titre original The Mark of Cain
Réalisation Marc Munden
Scénario Tony Marchant
Interprétation Gerard Kearns (Mark 'Treacle' Tate), Matthew McNulty (Shane Gulliver), Leo Gregory (Lance Corporal Quealey), Shaun Dooley (Corporal Gant), Shaun Dingwall (Major Godber), Naomi Bentley (Shelley), ...
Musique Ben Bartlett
Photographie Matt Gray
Pays Grande Bretagne
Année 2007
Durée 1h 27 Min.
Genre Drame
Production Lynn Horsford
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 17 avril 2008
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Irak, 2003. Deux amis d'enfance, effectuent leur première mission dans l'Armée britannique. Face à la dangereuse réalité de la vie de soldat, ces jeunes hommes inexpérimentés prennent part à un acte atroce. A leur retour au pays, les insoutenables photos qu'ils brandissent comme des trophées choquent leurs proches et provoquent de violentes réactions populaires. Ils doivent alors revenir sur leurs actions, et en assumer les terribles conséquences.

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 A obtenu l'Amnesty International's Movies That Matter award au Film Festival Rotterdam 2007
 Tony Marchant nominé pour le meilleur scénario aux Bafta Awards 2008
 Sélection officielle au Festival du Film Britannique de Dinard 2007
 Sélection officielle au Festival de Genève - Cinéma tout écran 2007
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evene - Pierre Michel
 

Dans le contexte de la guerre d'Irak "The Mark of Cain" s'affiche comme un film antimilitariste, mais sans bonne conscience ni naïveté. En abordant le problème des tortures de prisonniers irakiens, Marc Munden s’attaque à l'armée, son organisation, sa mauvaise foi et son système hiérarchique. Présentés dans un premier temps comme des hommes de devoir soumis à des dilemmes cornéliens, les militaires sont vite pointés du doigt dans leur double discours et leur hypocrisie.

Si la première heure laisse présager une approche uniquement psychologique, Marc Munden étend son analyse à la structure même du conflit et à l’attitude de ses protagonistes. Plongeant le spectateur au sein du bourbier, avec son cortège d'embuscades imprévisibles et d'ennemis invisibles, le réalisateur apporte à son récit la tension et l’angoisse nécessaires pour faire un premier pas vers une compréhension des raisons de tels actes. Une première approche, non une explication.

L'imminence et l'omniprésence de la menace ne viennent aucunement cautionner la torture et l'humiliation gratuites. Contextualiser ne signifie pas, pour Munden, relativiser. Car la chair à canon n'est pas pour autant dénuée de conscience et si celle-ci vient à s'éclipser, se volatiliser l'espace de quelques instants, elle ne manque pas de rattraper celui qui, dans son corps tout entier, en sent la déchirante réminiscence. En liant ces différentes approches, Marc Munden se garde bien de répondre aux questions qu'il se pose mais préfère, en toute intelligence, l'entrecroisement des pistes aux réponses univoques et souvent sans fondement.

Dans "The Mark of Cain" le thème de la culpabilité vient judicieusement s’inscrire en contrepoint d’une normalisation de la barbarie qui se cache sous le terme “exactions”. On ne peut que saluer un cinéma qui, outre-Manche, ose aborder de cette manière un conflit aussi contemporain.

  Source : http://www.evene.fr/cinema/films/the-mark-of-cain-14060.php
   
 ritv - OMCT
 

Avec un brio étonnant et une efficacité radicale, Marc Munden règle ses comptes avec la violence et l’hypocrisie. Celles de la présence de l’armée britannique en Irak. Une troupe formée de blancs-becs de moins de vingt ans, lâchés dans des rues hostiles qu’ils sont censés sécuriser, encadrés de surcroît par des gradés qui, mis à part faire respecter la discipline, n’en savent pas plus que les novices sur le pourquoi de leur présence. Et tandis que le récit progresse, on se rend compte que le véritable procès du film est celui du gouvernement britannique.

Marc Munden signe une œuvre formidable, un réquisitoire implacable, qui se déroule dans un entrelacs d’images qui se télescopent, entre flashes-back et contemporanéité. Cette œuvre nous bouscule et malmène comme une gifle sur le visage qui nous ramène à la réalité, après un instant d’absence. Brutal et salutaire. Après les révélations sur les actes de tortures américaines de la prison d’Abou Grahib, ce film met en lumière les exactions commises par l’armée britannique dénoncées notamment par l’Organisation Mondiale Contre la Torture.

  Source : http://www.ritv.fr/lesfilms/films08/markofcain.htm
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cinema tout ecran
 

Mark Munden est un réalisateur anglais à qui l’on doit plusieurs séries télévisées comme "Miranda" en 2002, avec Christina Ricci et "La Part du diable" (1997) Lors de sa diffusion sur Channel 4, The Mark of Cain a créé une vraie polémique autour de la présence de l’armée anglaise en Irak.

Quelle est la signification de votre titre The Mark of Cain ?

The Mark Of Cain fait allusion à l’histoire biblique dans laquelle Cain tue son frère Abel dans un accès de jalousie. Dieu le condamne alors à une existence stérile faite d’errance.et le frappe d’une marque indélébile et diffamante qui identifie son crime. Au soir de l’invasion de l’Irak, le Colonel Tim Collins a tenu à ses troupes un discours sur la grandeur de la victoire en insistant pour qu’ils traitent la population avec civilité et humilité, de manière à ne pas être tatoué par The Mark of Cain.

D’où est venue votre motivation pour faire ce film ?

Une des choses que nous voulions avec ce film était d’attaquer les problèmes de l’intimidation et de la brutalité dans l’armée. Ce film est l’histoire d’un rite de passage que subissent deux jeunes soldats. Ils ont la difficile tâche de maintenir la paix durant les premiers jours de l’occupation en Irak et vont dévier au point de torturer des civils iraquiens innocents. C’est une manière de raconter l’histoire du conflit iraquien et le bourbier dans lequel les soldats se sont retrouvés. Au centre du film il y a ce conflit entre courage moral et loyauté. Ce type de conflit existe dans d’autres domaines mais il est particulièrement intense chez les soldats. En dehors de l’amitié et de la loyauté qui les lie, c’est aussi une histoire universelle qui traite de la dénonciation.

A-t’il été difficile de défendre un tel film en Grande-Bretagne ?

Une des difficultés majeures lorsque l’on fait un film qui traite de problèmes en cours est la perspective d’être mis en porte-à-faux par les faits réels. Avant que le film ne sorte, on craignait d’être accusé de ne pas représenter ou du moins d’exagérer la réalité. Au lieu de cela, la cour martiale, solidaire avec les civils irakiens torturés, a montré que notre film était une sous représentation des atrocités qui ont eu lieu. Dans ce contexte, le film a été facile à défendre. L’histoire n’est pourtant pas une reconstruction ou un documentaire. C’est une fiction, une manipulation qui invite à un voyage émotionnel.

  Source : http://www.cinema-tout-ecran.ch/2007/index.php?lan=fr&rubID=28
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