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Titre
original |
The Mark of Cain |
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Réalisation |
Marc Munden |
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Scénario |
Tony Marchant |
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Interprétation |
Gerard Kearns (Mark 'Treacle' Tate), Matthew McNulty (Shane Gulliver), Leo Gregory (Lance Corporal Quealey), Shaun Dooley (Corporal Gant), Shaun Dingwall (Major Godber), Naomi Bentley (Shelley), ... |
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Musique |
Ben Bartlett |
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Photographie |
Matt Gray |
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Pays |
Grande Bretagne |
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Année |
2007 |
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Durée |
1h 27 Min. |
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Genre |
Drame |
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Production |
Lynn Horsford |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le Jeudi 17 avril 2008 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Irak, 2003. Deux amis d'enfance, effectuent leur première mission dans l'Armée britannique. Face à la dangereuse réalité de la vie de soldat, ces jeunes hommes inexpérimentés prennent part à un acte atroce. A leur retour au pays, les insoutenables photos qu'ils brandissent comme des trophées choquent leurs proches et provoquent de violentes réactions populaires. Ils doivent alors revenir sur leurs actions, et en assumer les terribles conséquences.
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A obtenu l'Amnesty International's Movies That Matter award au Film Festival Rotterdam 2007 |
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Tony Marchant nominé pour le meilleur scénario aux Bafta Awards 2008 |
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Sélection officielle au Festival du Film Britannique de Dinard 2007 |
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Sélection officielle au Festival de Genève - Cinéma tout écran 2007 |
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evene - Pierre Michel |
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Dans le contexte de la guerre d'Irak "The Mark of Cain" s'affiche comme un film antimilitariste, mais sans bonne conscience ni naïveté. En abordant le problème des tortures de prisonniers irakiens, Marc Munden s’attaque à l'armée, son organisation, sa mauvaise foi et son système hiérarchique. Présentés dans un premier temps comme des hommes de devoir soumis à des dilemmes cornéliens, les militaires sont vite pointés du doigt dans leur double discours et leur hypocrisie.
Si la première heure laisse présager une approche uniquement psychologique, Marc Munden étend son analyse à la structure même du conflit et à l’attitude de ses protagonistes. Plongeant le spectateur au sein du bourbier, avec son cortège d'embuscades imprévisibles et d'ennemis invisibles, le réalisateur apporte à son récit la tension et l’angoisse nécessaires pour faire un premier pas vers une compréhension des raisons de tels actes. Une première approche, non une explication.
L'imminence et l'omniprésence de la menace ne viennent aucunement cautionner la torture et l'humiliation gratuites. Contextualiser ne signifie pas, pour Munden, relativiser. Car la chair à canon n'est pas pour autant dénuée de conscience et si celle-ci vient à s'éclipser, se volatiliser l'espace de quelques instants, elle ne manque pas de rattraper celui qui, dans son corps tout entier, en sent la déchirante réminiscence. En liant ces différentes approches, Marc Munden se garde bien de répondre aux questions qu'il se pose mais préfère, en toute intelligence, l'entrecroisement des pistes aux réponses univoques et souvent sans fondement.
Dans "The Mark of Cain" le thème de la culpabilité vient judicieusement s’inscrire en contrepoint d’une normalisation de la barbarie qui se cache sous le terme “exactions”. On ne peut que saluer un cinéma qui, outre-Manche, ose aborder de cette manière un conflit aussi contemporain. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/the-mark-of-cain-14060.php |
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ritv - OMCT |
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Avec un brio étonnant et une efficacité radicale, Marc Munden règle ses comptes avec la violence et l’hypocrisie. Celles de la présence de l’armée britannique en Irak. Une troupe formée de blancs-becs de moins de vingt ans, lâchés dans des rues hostiles qu’ils sont censés sécuriser, encadrés de surcroît par des gradés qui, mis à part faire respecter la discipline, n’en savent pas plus que les novices sur le pourquoi de leur présence. Et tandis que le récit progresse, on se rend compte que le véritable procès du film est celui du gouvernement britannique.
Marc Munden signe une œuvre formidable, un réquisitoire implacable, qui se déroule dans un entrelacs d’images qui se télescopent, entre flashes-back et contemporanéité. Cette œuvre nous bouscule et malmène comme une gifle sur le visage qui nous ramène à la réalité, après un instant d’absence. Brutal et salutaire. Après les révélations sur les actes de tortures américaines de la prison d’Abou Grahib, ce film met en lumière les exactions commises par l’armée britannique dénoncées notamment par l’Organisation Mondiale Contre la Torture. |
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Source : http://www.ritv.fr/lesfilms/films08/markofcain.htm |
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cinema tout ecran |
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Mark Munden est un réalisateur anglais à qui l’on doit plusieurs séries télévisées comme "Miranda" en 2002, avec Christina Ricci et "La Part du diable" (1997) Lors de sa diffusion sur Channel 4, The Mark of Cain a créé une vraie polémique autour de la présence de l’armée anglaise en Irak.
Quelle est la signification de votre titre The Mark of Cain ?
The Mark Of Cain fait allusion à l’histoire biblique dans laquelle Cain tue son frère Abel dans un accès de jalousie. Dieu le condamne alors à une existence stérile faite d’errance.et le frappe d’une marque indélébile et diffamante qui identifie son crime. Au soir de l’invasion de l’Irak, le Colonel Tim Collins a tenu à ses troupes un discours sur la grandeur de la victoire en insistant pour qu’ils traitent la population avec civilité et humilité, de manière à ne pas être tatoué par The Mark of Cain.
D’où est venue votre motivation pour faire ce film ?
Une des choses que nous voulions avec ce film était d’attaquer les problèmes de l’intimidation et de la brutalité dans l’armée. Ce film est l’histoire d’un rite de passage que subissent deux jeunes soldats. Ils ont la difficile tâche de maintenir la paix durant les premiers jours de l’occupation en Irak et vont dévier au point de torturer des civils iraquiens innocents. C’est une manière de raconter l’histoire du conflit iraquien et le bourbier dans lequel les soldats se sont retrouvés. Au centre du film il y a ce conflit entre courage moral et loyauté. Ce type de conflit existe dans d’autres domaines mais il est particulièrement intense chez les soldats. En dehors de l’amitié et de la loyauté qui les lie, c’est aussi une histoire universelle qui traite de la dénonciation.
A-t’il été difficile de défendre un tel film en Grande-Bretagne ?
Une des difficultés majeures lorsque l’on fait un film qui traite de problèmes en cours est la perspective d’être mis en porte-à-faux par les faits réels. Avant que le film ne sorte, on craignait d’être accusé de ne pas représenter ou du moins d’exagérer la réalité. Au lieu de cela, la cour martiale, solidaire avec les civils irakiens torturés, a montré que notre film était une sous représentation des atrocités qui ont eu lieu. Dans ce contexte, le film a été facile à défendre. L’histoire n’est pourtant pas une reconstruction ou un documentaire. C’est une fiction, une manipulation qui invite à un voyage émotionnel.
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Source : http://www.cinema-tout-ecran.ch/2007/index.php?lan=fr&rubID=28 |
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