Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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L'Heure zéro
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The Golden Age
 Projection le jeudi 13 décembre 2007
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
 Projection le jeudi 20 décembre 2007
Les Animaux amoureux
 Projection le jeudi 10 janvier 2008
Before the Devil Knows You're Dead
 Projection le jeudi 17 janvier 2008
No Country for Old Men
 Projection le jeudi 24 janvier 2008
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 Projection le jeudi 31 janvier 2008
In the Valley of Elah
 Projection le jeudi 21 février 2008
Paranoid Park
 Projection le jeudi 28 février 2008
Auf der anderen Seite
 Projection le jeudi 6 mars 2008
La graine et le mulet
 Projection le jeudi 13 mars 2008
The Darjeeling Limited
 Projection le Jeudi 20 mars 2008
Il y a longtemps que je t'aime
 Projection le Jeudi 10 avril 2008
Leatherheads
 Projection le Jeudi 17 avril 2008
The Mark Of Cain
 Projection le Jeudi 24 avril 2008
Se jie (Lust Caution)
 Projection le jeudi 08 Mai 2008
Le Grand Alibi
 Projection le Jeudi 15 mai 2008
Shine a light
 Projection le Jeudi 22 mai 2008
There will be blood
 Projection le Jeudi 29 mai 2008
It's a free world
 Projection le Jeudi 5 juin 2008
Into the wild
 Projection le Jeudi 12 juin 2008
Grace is gone
 Projection le Jeudi 19 juin 2008
La visite de la fanfare
 Projection le Jeudi 26 juin 2008
Deux jours à tuer
 
 
 
Leatherheads (Jeux de dupes)  réalisé par George Clooney
   
Titre original Leatherheads
Titre français Jeux de dupes
Réalisation George Clooney
Scénario Duncan Brantley & Rick Reilly
Interprétation George Clooney ( Jimmy "Dodge" Connelly), Renée Zellweger ( Lexi), John Krasinski ( Carter Rutherford), Ezra Buzzington ( Referee), Wayne Duvall ( Coach Frank Ferguson), Tim Griffin ( Ralph), Mark Teich ( Joe), Matt Bushell ( Keith Loneker), Keith Loneker ( Big Gus), ...
Musique Randy Newman
Photographie Newton Thomas Sigel
Pays U.S.A.
Année 2007
Durée 1h 54min.
Genre Romance, Comédie
Production George Clooney, Grant Heslov & Casey Silver
Site(s) officiel(s) 01/ 02
 Sites sur george Clooney
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 10 avril 2008
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Ce film est la troisième réalisation de l'acteur américain, après "Confessions d'un homme dangereux" et "Good Night, And Good Luck". Après le film d'espionnage et le thriller politique, Georges Clooney met en images une comédie romantique, qui se passe dans le milieu du football américain dans les années 1920 ... On pensait que "O’Brother" serait le seul film où l’on verrait un Clooney cabotin n’ayant rien à envier à Johnny Depp. C’était sans compter avec ce dernier film produit, réalisé et scénarisé par George, qui occupe également le premier rôle. L’intrigue est tout simplement énorme, avec pour toile de fond les années folles, des personnages caricaturaux mais burlesques à souhait, du football américain, une histoire d’amour comme élement perturbateur, et une Renée Zellweger incroyablement sublime. Ceux et celles qui ont vu les deux précédents essais de Clooney réalisateur peuvent attendre ce troisième film avec confiance. Cette nouvelle réalisation risque autant de surprendre que de ravir. La comédie se révélera-t-elle aussi bonne que le cinéma plus "engagé" pour l'ami George ? A suivre ...
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canoe - Philippe Rezzonico
 

Oubliez les films portant sur la liberté d’expression, les conspirations politiques et terroristes, les films de guerre et même les drames sociaux: pour son retour au grand écran, George Clooney fait dans le sport avec Leatherheads.

Bouffée d'air frais

Vu sous cet angle, Leatherheads (Double Jeu, en version française) ressemble à un apparté ou à une bouffée d’air frais pour l’acteur. Clooney affichait d’ailleurs une allure sportive (jeans, t-shirt, coupe-vent) qui aurait convenu à une publicité de Ralph Lauren pour messieurs d’âge mur quand il a rencontré les membres de la presse. Il était dans le ton pour parler de cette comédie romantique qui a pour toile de fond la naissance du football professionnel américain durant les années 1920.

"Pour jouer ce rôle physique, à 46 ans, je ne pouvais plus attendre, note l’acteur aux cheveux poivre et sel et à la mâchoire toujours aussi carrée. Ça fait longtemps que je voulais faire ce film dont on discutait déjà depuis 1998. Steven Soderbergh devait le réaliser à l’époque, mais le script n’était pas prêt. On avait quelques scènes bien précises en tête, mais pas de scénario.

"Après Good Night, and Good Luck et Syriana, on m’envoyait plein de projets. Les studios étaient prêts à me confier la réalisation, mais chaque fois on parlait de films avec de grands enjeux. Ça allait être des films d’ordre politique. En qualité de réalisateur, j’avais une grande crainte des enjeux, parce que les enjeux, ça se modifie. C’est pour ça que j’ai choisi quelque chose de complètement opposé."

Honorer le passé

"J’ai volé des idées à plusieurs films du passé, note Clooney, notamment The More the Merrier, de George Stevens. Mais ce n’était pas du vol, c’est de l’hommage", ironise-t-il. Pourtant, Leatherheads n’est pas exempt de prises de position. Il y a les aspects touchant la liberté de presse et ceux touchant la commercialisation du football, qui sont monnaie courante aujourd’hui.

"Je vois plutôt ça comme un film où un passé nostalgique va disparaître. Quelque chose qu’on voudrait conserver, mais qui s’en va graduellement. Sur ce plan, vous avez le droit de me blâmer (sourire). Mais c’est plus proche d’un truc anticommercial, comme Slap Shot, que j’adore, où il n’y a pas de règlements. C’est idéal pour la comédie, plutôt que de faire une comédie d’action contemporaine. Quant au film sur la liberté de presse (Good Night, and Good Luck), je l’ai déjà fait."

Les paravents de Renée Zellweger

Dans sa robe noire ajustée au possible et cintrée à outrance, Renée Zellweger semble tout droit sortie d’un film des années 1920… comme Leatherheads. Pour elle, le film historique de genre est devenu une seconde nature. Certes, l’actrice a été révélée au grand public par un film contemporain (Jerry McGuire) et son rôle le plus populaire (Bridget Jones) se situe à notre époque, mais quelques-uns des jalons les plus importants de son parcours sont liés à des films d’époque.

Elle a remporté l’Oscar pour la meilleure actrice de soutien dans le western Cold Mountain et elle fut également en nomination pour la statuette dorée pour Chicago, qui se passait dans les années 1930. George Clooney a probablement raison quand il note que Zellweger est une actrice qui oublie le présent quand elle se retrouve au sein d’une production historique.

"John et Renée ne se sentent pas comme des acteurs contemporains, dit l’acteur-réalisateur. Il y a des acteurs qui se sentent constamment en 2008, peu importe le sujet du film. Pas eux. On avait le même problème avec Good Night, and Good Luck, qui était situé dans les années 1950." "Plus je suis en retrait de mon propre univers, plus à l’aise je suis, note l’actrice. Je suis tellement plus confortable avec un corset, dans une robe des années 1920, qu’en interprétant le rôle d’une fille qui pourrait être moi et qui pourrait avoir les mêmes vêtements que moi dans sa garde-robe." Mmm… Madame Zellweger souffre-t-elle d’insécurité? "Je ne me sens pas à l’aise de jouer une fille comme moi, parce qu’il n’y a pas de paravent, admet-elle. Pour mon prochain film, qui se nomme My One and Only, je me retrouve dans un autre film historique qui se situe dans le New York des années 1950."

Force de caractère

En revanche, l’actrice aime les personnages forts, comme ceux de la journaliste Lexie Littleton, même s’il est évident qu’elle n’a jamais existé. "Ce personnage a existé d’une certaine façon à cette époque, nuance-t-elle, mais elle n’avait pas la voix pour s’exprimer.

"Dans la première version, le rôle de Lexie était celui d’une étudiante qui tombait en amour avec le personnage de John, note Clooney. Elle n’avait rien à défendre. Son rôle n’était pas pour mener à la défense des libertés journalistiques. C’est sûr qu’il n’y avait pas de femmes journalistes dans les années 1920, car elles se battent encore de nos jours pour faire ce travail. Mais ça donnait de la chair à son personnage. Et puis (sourire moqueur), je suis maintenant trop vieux pour être le gars qui vole la blonde du jeune étudiant…" Si l’actrice a bien aimé l’expérience, elle ne pense pas qu’elle pourrait faire le travail de journaliste dans un contexte contemporain.

"À la base, il y a une responsabilité de rapporter la vérité. Mais de nos jours, vous n’avez plus la responsabilité de rapporter la vérité, mais de faire de la nouvelle en premier lieu. La nouvelle est devenue une commodité et ça m’effraie un peu, parce que je crois qu’il y a de meilleures façons de faire de l’argent. Je ne crois pas que j’aimerais porter la responsabilité de modifier l’avenir d’une autre personne."

  Source : http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/03/27/5121336-jdm.html
   
 comme au cinema - Jonathan Rabeute
 

Essai comique transformé pour le cinéaste Clooney !

George Clooney n’est pas seulement qu’un très bon acteur (nommé aux Oscars pour Michael Clayton, excusez du peu) et un amateur averti de caféine, l’homme est aussi un réalisateur accompli. Ses premiers essais derrière la caméra s’étaient soldé par un succès critique et son lot de récompenses. Pour sa deuxième réalisation, Georges a choisi de se replonger dans les années 1920 en filmant cette comédie romantique et très sportive.

Au sommet de sa forme, Clooney se met lui-même en scène dans le rôle de Dodge Connely, un joueur de football américain dans la force de l’âge, qui pour redorer le blason de son équipe fatiguée, recrute un jeune héros de guerre. Tout se serait passé pour le mieux si Lexie Littleton (Renée Zellweger plus Roxie Hart que jamais), une journaliste de renom, n’y avait pas mis mettre son nez et gagné le cœur des deux coéquipiers.

Décrivant une époque où le football américain n’était pas encore un gigantesque espace publicitaire (cf le Superbowl), mais un terrain de boue où s’affrontaient des brutes épaisses, Jeux de Dupes se penche aussi sur la question de la place des règles dans le sport. Le tout est enrobé d’une ambiance ragtime des plus agréables, soulignée par la musique de Randy Newman, que l’on sent plus à l’aise que jamais et qui fait d’ailleurs un caméo lors d’une scène de bagarre générale dans un bar, jouissif, comme à la grande époque.

Décapant, le film se perd un peu dans un scénario peut-être un peu gourmand. Il aurait gagné à aller droit au but et à moins tirer en longueur. Mais le charme et le talent des têtes d’affiches rattrapent le tout. L’alchimie entre le sieur Clooney et la vamp Zellweger se fait naturellement, et l’autodérision dont ils font preuve est réjouissante à voir à l’écran. Le petit nouveau, Carter Rutherford, révélé par la série " The Office ", incarne le jeune premier et se défend honorablement face à ses aînés.

Résonnant comme un hommage nostalgique aux balbutiements d’un football plus " nature " et aux années jazz insouciantes, Jeux de Dupes s’avère être une comédie au charme certain qui sent bon le cuir et la sueur.

  Source : http://www.commeaucinema.com/film=jeux-de-dupes,84794.html
   
 the lone dreamer
 

Leatherheads n’est pas qu’un film de sport : c’est une comédie extrêmement amusante, mature, intelligente, jouée avec brio et réalisée par un homme qui adore visiblement l’époque durant laquelle se déroule l’action (1925).

La musique de Randy Newman sied parfaitement au film et au ton de celui-ci, tandis que les chansons de Al Jolson et autres vedettes de l’époque ajoutent à l’ambiance.

  Source : http://thelonedreamer.wordpress.com/2008/04/05/leatherheads/
   
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comme au cinema
 

Au commencement ...

C’est au cours de ses recherches sur les origines du football (américain) professionnel que Duncan Brantley, reporter à Sports Illustrated, eut à la fin des années 80 l’idée de Jeux De Dupes.

En étudiant la vie de John McNally, alias "Johnny Blood", et les débuts de la National Football League, le journaliste découvrit quantité de figures pittoresques aux exploits fascinants. Scénariste novice, il continua à peaufiner son script durant plusieurs années avant de demander à son collègue et ami Rick Reilly d’y apporter la touche personnelle et l’humour corrosif qui ont fait de lui l’un des meilleurs chroniqueurs sportifs américains.

Duncan Brantley : "Nous avions couvert ensemble les matches universitaires durant des années à Sports Illustrated et étions tous deux fascinés par l’histoire de Johnny Blood. C’était une tête brûlée, un grand buveur qui, accessoirement, se déplaçait en sidecar, comme Dodge Connolly dans le film."

Rick Reilly : "Une année, son équipe disputa 31 matches, dont 29 en tournée. Leur sponsor était si radin qu’il obligeait les joueurs à se doucher habillés et à faire sécher leurs tenues aux fenêtres du train, pour économiser sur la blanchisserie !"

À cette époque, les équipes itinérantes disputaient couramment 4 ou 5 matches par semaine, stoppant dans chaque trou perdu où elles étaient susceptibles d’affronter les costauds du cru et de se faire quelques dollars. Brantley et Reilly n’avaient encore jamais écrit de scénario, mais le sujet les passionnait à tel point qu’ils ne pouvaient le lâcher. La tâche était encore compliquée par le fait que Brantley vivait à New York, et Reilly dans le Colorado.

Duncan Brantley : "Au début, nous nous enfermions dans une chambre pendant une semaine pour travailler ensemble à la structure. Chacun choisissait ensuite la scène qui lui plaisait le plus à écrire, puis nous confrontions les résultats et nous corrigions mutuellement avant d’attaquer la prochaine section du script."

Rick Reilly : "Ces personnages – Johnny Blood, Red Grange, Ernie Nevers, etc. – étaient incroyablement riches. La période n’était pas moins fascinante. En ces années vingt, le football universitaire était incroyablement populaire, alors que le foot professionnel était totalement déconsidéré. "Vous n’avez pas honte de pratiquer ce sport de voyous ? Cherchez plutôt un vrai boulot !" Ce n’est vraiment qu’à partir de 1925 que la presse a daigné s’y intéresser."

Au début des années 90, Reilly et Brantley présentèrent leur scénario à Steven Soderbergh, qui le transmit Casey Silver, à l’époque président chargé de production d’Universal Pictures.

Casey Silver : "J’étais un ami et admirateur de Steven avec qui j’avais déjà travaillé. J’aimais ce script, et notamment l’idée d’inscrire une comédie romantique dans un contexte très rarement exploré au cinéma."

Le projet entra dans une nouvelle phase juste après le tournage d’Hors D'Atteinte, premier film de Soderbergh avec George Clooney. "Steven eut envie de tourner Jeux De Dupes avec George", se souvient Silver. "Il lui montra le scénario avec mon accord, et George lui fit part de son intérêt."
Clooney aimait le travail de Brantley et Reilly. Grand fan des comédies loufoques et romantiques des années Trente et Quarante, il vit dans ce scénario les bases d’"une comédie à la Howard Hawks". Le projet devrait cependant attendre quelques années, car l’acteur/scénariste/réalisateur Clooney avait un agenda particulièrement chargé ...

À l’été 2006, Clooney se tourna à nouveau vers Jeux De Dupes. Soderbergh s’étant amicalement dissocié du projet dans l’intervalle, Clooney décida de produire le film sous la bannière de sa propre société, Smokehouse Productions. "Un an après Good Night And Good Luck et Syriana, j’ai ressorti la plus ancienne mouture du scénario", explique Clooney. Le "polissage" qui s’ensuivit consisterait à renforcer l’ancrage historique du film à partir de thèmes et ambiances propres aux grands classiques de la comédie hollywoodienne qui font les délices de l’acteur. Universal ayant donné son feu vert au vu du script final, Clooney accepta d’assurer aussi le rôle vedette et la réalisation.

Au printemps 2007, le film pouvait démarrer


George Clooney : "Le rôle de Dodge avait été littéralement écrit pour moi. Il m’allait comme un gant, je savais exactement comment le jouer."
Grant Heslov, coscénariste de Good Night And Good Luck et associé de Clooney à la tête de Smokehouse, fut d’abord séduit par la nouveauté du projet : "J’aime les films d’époque en général, et Jeux De Dupes était un sujet inédit au cinéma. Cette période, pleine de personnages hauts en couleur, était passionnante et très attrayante pour George et moi qui adorons les comédies de Preston Sturges et Billy Wilder. Trois autres titres, beaucoup plus récents : Butch Cassidy Et Le Kid, L'Arnaque et En Route Pour La Gloire, nous ont servi de modèle. Ces films des années 60-70 donnent tous une représentation très authentique du passé, tout en possédant une tonalité très contemporaine en matière de narration et de relations de personnages."

La préparation

Une préparation rigoureuse était nécessaire pour transformer Clooney et les "Duluth Bulldogs" en footballeurs aguerris, style Années Folles. Un camp d’entraînement fut organisé à cet effet durant deux semaines sous la direction de l’entraîneur T. J. Troup, spécialiste de l’âge héroïque du football américain. "George et Grant Heslov avaient minutieusement étudié ses particularités", explique Troup. "Ils tenaient à les respecter à l’écran tout en les mettant au service de l’histoire et des gags. Dans les années Vingt, le jeu, quasiment dénué de règles, était d’une grande brutalité. On trouvait peu viril de se passer le ballon et plus excitant de s’affronter sans ménagement, de sorte que la partie tournait fréquemment à la mêlée. Les entraîneurs faisaient surtout fonction de managers, laissant la stratégie aux capitaines d’équipes, comme on le voit dans le film."

Ces deux semaines d’entraînement intensif eurent un effet très bénéfique sur les "Bulldogs" et virent se nouer quantité d’amitiés. Elles permirent aussi à chacun de prendre ses marques et de réapprendre les fondamentaux d’un sport qui a beaucoup changé depuis ses tumultueux débuts. "Les gars ont dû assimiler des manœuvres très spécifiques, apprendre de nouvelles approches et donner à l’écran l’impression que ça cognait dur", explique Clooney. "Pas toujours facile lorsqu’on joue sans protections."

Décors et costumes

Les prises de vue débutèrent en Caroline du Sud en février 2007. Dans les premiers jours d’avril, l’équipe s’établit en Caroline du Nord, où se déroulerait le reste du tournage. Durant la première phase, la production investit à Greenville (Caroline du Sud) un ancien entrepôt regroupant la rédige, les services administratifs, la déco, les costumes et quelques décors. Le tournage se déroula aussi dans plusieurs bourgades voisines et, plus tard, à Charlotte, Winston-Salem et autres villes du nord de l’État.

La Caroline du Nord présentait plusieurs atouts, dont la clémence de ses hivers et la disponibilité de ses trains et réseaux ferrés d’époque. La production fut accueillie à bras ouverts dans toute la région. Elle pu travailler durant plusieurs nuits dans la minuscule bourgade de Grier, dont les devantures n’ont quasiment pas changé en 80 ans. À Statesville, l’équipe eut l’usage de l’hôtel Vance (construit en 1921) et d’un bâtiment officiel lui faisant face. Sillonnant tout l’État, elle filma dans plusieurs stades des années Vingt que le superviseur des effets visuels Tom Smith peuplerait ultérieurement de milliers de "spectateurs virtuels".

La production choisit pour la première rencontre des quatre protagonistes l’hôtel Calhoun autre vestige des Années Folles sur le point d’être reconverti. Le chef décorateur Jim Bissell sélectionna pour cette scène des teintes raffinées, des meubles d’acajou et des fresques inspirées d’illustrations de John Matthew – un "écrin" idéal pour la spectaculaire entrée de Lexie en robe écar-late "à la Clara Bow" dessinée par Louise Frogley. Frogley dessina pour les "Bulldogs" des tenues de styles très variés, "plutôt basiques et usagées au départ, puis un peu plus chic à mesure que s’améliore leur standing". Carter, étudiant plus fortuné, se vit attribuer des habits plus sportifs et plus légers que ses coéquipiers.

La photo

"Jeux De Dupes est un hommage aux grandes comédies des années quarante : La Dame Du Vendredi de Howard Hawks, Preston Sturges, etc.", rappelle le directeur de la photographie Newton Thomas Sigel. "George s’est inspiré de leur syntaxe, sans la copier pour autant. Les plans sont très composés, fréquemment statiques, et les mouvements d’appareil on ne peut plus classiques. Aucun cadrage oblique bizarre, et très peu de mouvements de grue "planants" qui ne correspondraient pas au point de vue des personnages. "On dispose aujourd’hui de tout un attirail pour filmer un match : des casques équipés de mini-caméras, des caméras aériennes légères, montées sur fi lins, pour se projeter au cœur de la mêlée, etc. Mais ce n’était pas du tout ce que nous recherchions. Là aussi, nous avons privilégié les plans fixes à la manière des reportages d’antan. Seule entorse à la règle : quelques travellings latéraux d’accompagnement, mais qui détonnent pas avec ceux qu’on filmait déjà à l’époque en voiture travelling."

La musique

La scène du speakeasy est un des grands moments musicaux du film, marqué par l’apparition de la chanteuse de jazz Ledisi Young dans une émouvante interprétation de The Man I Love. Auteur de la b.o., le légendaire Randy Newman tient le rôle classique du pianiste imperturbable au milieu d’une bagarre épique. Parmi les autres grands moments figure l’interprétation du chant patriotique de la Grande Guerre Over There par Matt Bushell, captée en une seule prise. C’est sur cette note plaintive que s’achève la comédie. "Un rappel que tous ces hommes ont fait la guerre ensemble, et un instant privilégié pour exprimer leur solidarité", conclut George Clooney.

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=84794-note-50459.html
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wikipedia
 

George Timothy Clooney né le 6 mai 1961 à Lexington dans le Kentucky est un acteur américain, rendu célèbre grâce à son rôle du docteur Doug Ross dans la série Urgences puis par une carrière au cinéma.

Biographie

Son père est journaliste. Sa mère, Nina Warren, était une ex-reine de beauté et sa tante, Rosemary Clooney, une chanteuse célèbre des années 1950 et une comédienne. Cette dernière a d'ailleurs fait deux apparitions au cours de la première saison d'Urgences. Sa sœur, Ada, a un an de plus que lui. Elle a deux enfants (Alison et Nick). Son beau-frère est décédé en 2004.

Arrivé à Los Angeles en 1982 pour se lancer dans une carrière d'acteur, contre l'avis paternel, il court le cacheton. Il jouera dans quinze pilotes de séries mais jamais diffusés, ou dans des nanars tels que Le Retour des tomates tueuses. À noter que la première série dans laquelle il apparaît s'intitule E/R, titre très similaire de la série qui en fera une star, ER (Urgences en français). Il fera de nombreuses apparitions dans la première saison de Roseanne. On le verra souvent à la télé dans des seconds rôles, notamment dans Facts of Life, Baby Talk, Sisters, Bodies of evidence, Murder she wrote, (Arabesque), Tonnerre mécanique.

Acceptant plusieurs films d'action aux cachets rémunérateurs à ses débuts dans le cinéma à la fin des années 1990, il se permet désormais de jouer pour des cachets bien moindres dans des films d'auteur comme O'Brother, pour lequel il a reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou de comédie. Dans une entrevue avec le journal français Le Monde publiée le 30 août 2000, il avait expliqué pourquoi il avait accepté de jouer pour presque rien par une question : " Combien de fois faut-il toucher 20 millions de dollars pour être heureux ?"

En 2000, il fonde la société Section Eight avec son complice de Hors d'atteinte, Steven Soderbergh. Leur ambition, créer au sein d'un studio, en l'occurrence Warner Bros., une entité capable de produire des films ambitieux, pas forcément grand public, et de protéger ses auteurs du processus normal d'un studio. En sortiront des films aussi différents que Loin du paradis, Bienvenue à Collinwood, Ocean's Eleven et Twelve, Confessions d'un homme dangereux, The Jacket, Criminal, etc. Les deux partenaires mettent un terme aux activités de Section eight en mars 2007.

En 2002, il a réalisé son premier film, Confessions d'un homme dangereux (Confessions of a Dangerous Mind), adapté de l'improbable autobiographie du producteur de télévision Chuck Barris. Il remporta un joli succès critique à défaut de trouver son public.

En mars 2005, il s'est à nouveau attelé à la réalisation avec un film qu'il a co-écrit avec l'un de ses meilleurs amis, Grant Heslov, Good Night, and Good Luck qui raconte le combat de Edward Murrow contre McCarthy au milieu des années 1950. Le film, tourné en noir et blanc, sera en compétition à la Mostra de Venise et fera l'ouverture du festival de New York en septembre 2005. Il bénéficia alors d'une très bonne aura. À l'égal d'un autre de ses films également prévu pour l'automne 2005 : Syriana de Stephen Gaghan (auteur du scénario de Traffic) pour lequel il a dû prendre quinze à vingt kilos afin d'interpréter le rôle de Robert Barnes, agent de la CIA. Au cours d'une scène, il s'est grièvement blessé à la colonne vertébrale, ce qui lui a valu une hospitalisation longue de plusieurs semaines. En décembre 2006, il souffre toujours des séquelles de son accident puisqu'il a avoué porter un corset pendant la promotion de son dernier film The Good German. Suite à cette blessure, les assurances avaient un temps refusé de se porter caution pendant le tournage de Good night, and good luck. Il a alors mis en gage sa maison de Los Angeles. Les assureurs sont alors revenus sur leur décision.

En juin 2005, le festival du film indépendant de Los Angeles lui attribue son premier prix d'esprit indépendant afin d'honorer sa carrière et ses choix en prévalant un cinéma d'auteur ambitieux plutôt que des blockbusters parfois peu savoureux.

Il a retrouvé son complice Soderbergh pour un cinquième film en octobre 2005, The Good German, tourné en noir et blanc. Puis enchaînait en janvier 2006 avec Michael Clayton, tourné à New York. En juillet 2006, il a retrouvé ses compères d'Ocean's 11 et 12 pour les ultimes aventures de Danny Ocean et de sa bande de braqueur. Lui et Steven Soderbergh ont affirmé qu'Ocean's 13 serait l'ultime volet de la trilogie.

En août 2006, il fonde avec son grand ami et co-scénariste de Good night, and good luck, Grant Heslov une nouvelle société de production: Smoke house, sous les mêmes préceptes que Section Eight. Le nom est un clin d'œil au restaurant du même nom situé aux portes du studio de la Warner à Burbank (Californie) et dont George Clooney est un client régulier.

En 2006, l'acteur et réalisateur américain George Clooney est "l'homme en vie le plus sexy", selon l'hebdomadaire People dans son édition spéciale, institution annuelle de la presse magazine [1]. Il avait déjà reçu cet honneur en 1997. Il est la seule personnalité avec Brad Pitt à avoir reçu deux fois ce titre.

Côté privé, il est sorti avec Céline Balitran, Lisa Snowdon, Krista Allen... Il est actuellement avec Caroline Pirot.

Par ailleurs, il vient d'annoncer son mariage avec Caroline Pirot à la surprise de tout le monde et meme d'elle-meme faisant taire les rumeurs sur son éternel célibat ! Il s'agit d'un cadeau d'anniversaire... La belle est née, il est vrai un 4 mars 1973. La date du mariage est fixée au 22 mars 2008 à Paris.

Son action politique

En 2001, il utilise sa célébrité pour lever des fonds pour les victimes des attentats du 11 septembre, puis ceux du Tsunami en 2004 et en 2005 pour ceux du cyclone Katrina. Il a pris aussi position contre la guerre de l'Irak dès 2003. En septembre 2006, il s'est rendu avec George Bush Sr en Louisiane afin de donner les dons recueillis en vue de la réhabilitation d'un hôpital mis à mal par les deux cyclones qui ont saccagé la région un an plus tôt.

Courant 2006, l'acteur s'est mobilisé pour le Darfour. En septembre 2006, avec Elie Wiesel, il a été reçu par le Conseil de sécurité des Nations unies pour que cesse le génocide au Darfour. En décembre 2006, il a avoué que les personnes qu'il avait rencontrées (puis aidées financièrement) lors de son voyage dans la région avec son père étaient probablement toutes décédées suite à la mise à sac de leur camp. En décembre 2006, il s'est rendu avec l'acteur américain Don Cheadle ainsi que plusieurs athlètes de haut niveau en Chine et en Égypte. Ils ont rencontré à chaque fois le chef de la diplomatie du pays afin de le convaincre de faire pression sur le gouvernement du Soudan pour que cessent les exactions là-bas et qu'il accepte l'envoi des Casques Bleus.

Le 25 mars 2007, il a publié une lettre ouverte en destination de l'Allemagne, en marge du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne qui se tenait ce jour-là, et demandé à la Chancelière et ses homologues européens de faire pression sur le Soudan. Envoyé Spécial qui diffusait une interview exclusive a annoncé qu'il avait eu une conversation téléphonique fin mai avec Bernard Kouchner, le nouveau chef de la diplomatie française. De plus, les avant-premières à Cannes et aux États-Unis d'Ocean's 13 ont été l'occasion de soirées de charité au profit de Not on our watch, l'association créée par George Clooney, Don Cheadle, Matt Damon, Brad Pitt et Jerry Weintraub au profit du Darfour. l'ONU vient de le nommer " Messager de la paix", plus haute nomination pour un civil. Avec pour ordre de mission la promotion des opérations de maintien de la paix. Le 31 janvier 2008, une cérémonie suivie d'une conférence de presse ont lieu afin de lui donner officiellement son ordre de mission. A cette fin, il a accompagné UN Assistant Secretary General for Peacekeeping Operations Jane Holl Lute pendant une quinzaine de jours en janvier 2008 au Darfour, au Tchad, au Congo, en Inde.

Fervent démocrate, il soutient Barack Obama pour les élections de 2008. Il a fait partie des donateurs pour sa campagne de 2004 au poste de sénateur de l'Illinois. Tous deux ont participé ensemble à des conférences en faveur du Darfour. Le candidat à l'investiture démocrate a offert, parmi de nombreux autres personnalités du show business, des médias et de la politique (John Mc Cain y a également participé, notamment) aux enregistrements de félicitations quand il a reçu à l'automne 2006 le prestigieux American Cinematheque Award. Toutefois, George Clooney refuse pour le moment de se montrer à ses côtés lors des meetings électoraux, de peur qu'un tel soutien public serait contre-productif pour son poulain, Hollywood étant accusé par certains détracteurs (émanant surtout du parti républicain) d'être déconnecté de la réalité.

  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Clooney
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