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Inedit ! |
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Titre
original |
Bikur Ha-Tizmoret |
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Titre anglais |
The Band's Visit |
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Titre
français |
La visite de la fanfare |
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Réalisation |
Eran Kolirin |
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Scénario |
Eran Kolirin |
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Interprétation |
Sasson Gabai (Lieutenant-colonel Tawfiq Zacharya), Ronit Elkabetz (Dina), Saleh Bakri (Haled), Khalifa Natour (Simon), Shlomi Avraham (Papi), Uri Gavriel (Avrum), Imad Jabarin (Major-general Camal Abdel Azim), Ahuva Keren (Lea), François Khell (Makram), Hisham Khoury (Fauzi), Tarak Kopty (Iman), Rinat Matatov (Yula), Rubi Moskovitz (Itzik), Hilla Sarjon (Iris), Eyad Sheety (Saleh), ... |
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Musique |
Habib Shahadeh Hanna |
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Photographie |
Shai Goldman |
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Pays |
Israel |
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Année |
2007 |
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Durée |
1h 26min. |
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Genre |
Comédie |
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Production |
Ehud Bleiberg, Koby Gal-Raday, Guy Jacoel, Eilon Rachkowsky & Yossi Uzrad |
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Site officiel (Francophone, Anglophone & Israélien) / Site US (Anglais) |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Projection le jeudi 19 juin 2008 |
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Le film est projeté en version originale anglaise, arabe & hébreu sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Un jour, il n'y a pas si longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Malheureusement personne ne vint les accueillir à l'aéroport...Un bijou d’humanité à ne pas manquer ! (…) Hors des cadres historiquement et politiquement imposés, les personnages ressortent ici dans leur individualité, oubliant tensions et guerres pour se rapprocher, pour se rappeler, le temps d’une parenthèse enchantée leur culture commune. (…) Bref un film d’une sensibilité à fleur de peau incarnée à merveille par un casting irréprochable… (CommeauCinéma.com) |
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Awards of the Israeli Film Academy 2007 |
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- Award du meilleur acteur décerné à Sasson Gabai
- Award de la meilleure actrice décerné à Ronit Elkabetz
- Award des meilleurs costumes décernés à Doron Ashkenazi
- Award du meileur réalisateur décerné à Eran Kolirin
- Award du meilleur film
- Award de la meilleure musique décerné à Habib Shadah
- Award du meilleur scénario décerné à Eran Kolirin
- Award de la meilleure actrice de second rôle décerné à Saleh Bakri
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Festival du film de Cannes 2007 |
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- Jury Coup de Coeur décerné à Eran Kolirin
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Copenhagen International Film Festival 2007 |
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- Audience Award décerné à Eran Kolirin
- Prix spécial du jury décerné à Eran Kolirin
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European Film Awards 2007 |
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- Award de la découverte européenne de l'année décerné à Eran Kolirin
- European Film Award décerné à Eran Kolirin
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Fantasporto 2008 |
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- Critics' Award décerné à Eran Kolirin
- Directors' Week Award décerné à Sasson Gabai
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Flanders International Film Festival 2007 |
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- Mention spéciale décernée à Sasson Gabai & Eran Kolirin
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Molodist International Film Festival 2007 |
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- Scythian Deer décerné à Eran Kolirin
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Festival du film d'Amour de Mons 2007 |
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- Award du meilleur acteur décerné à Sasson Gabai
- Coup de coeur décerné à Eran Kolirin
- Prix Ciné Femme décerné à Eran Kolirin
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Montréal Festival of New Cinema 2007 |
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- Louve d'Or décernée à Eran Kolirin
- Feature Film Award décerné à Eran Kolirin
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Munich Film Festival 2007 |
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- Audience Award décerné à Eran Kolirin
- Cine Vision Award décerné à Eran Kolirin
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Palm Springs International Film Festival 2008 |
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- Bridging the Borders Award décerné à Eran Kolirin
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Sarajevo Film Festival 2007 |
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Tokyo International Film Festival 2007 |
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- Tokyo Grand Prix décerné à Eran Kolirin
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Warsaw International Film Festival 2007 |
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- Audience Award décerné à Eran Kolirin
- Grand Prix Warsaw Competition décerné à Eran Kolirin
- Warsaw Award décerné à Eran Kolirin
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Zurich Film Festival 2007 |
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- Golden Eye (meilleure première fiction) décerné à Eran Kolirin
- Award du meilleur nouveau talent décerné à Eran Kolirin
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Festival Musique & Cinéma 2007 |
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- Grand Prix du Festival décerné à Habib Shadah
- Prix du jury du public décerné à Habib Shadah
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telemoustique |
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Israël a trouvé son Kaurismäki! Comme le géant finlandais (par sa taille et par son talent), Kolirin pratique un cinéma minimaliste mais stylé, pimente le quotidien d'une pincée d'humour décalé, refuse les effusions sentimentales tout en nous offrant un premier long métrage au cœur gros comme ça. Avare en mots mais riche en situations cocasses (il faut voir comment le cinéaste filme les petites silhouettes aux impeccables uniformes bleus en train d'arpenter un no man's land avec leurs instruments derrière eux), cette Visite prône résolument la cohabitation pacifique entre deux cultures habituées à se regarder comme chien et chat. Kolirin redonne un sens fort au mot hospitalité et montre que la méconnaissance de l'autre peut être dépassée. Au passage, il rappelle que dans les années 80, alors qu'Israël entretenait avec son ancien ennemi des rapports glacials, le spectacle préféré des familles était… le mélo égyptien avec le bel Omar Sharif! |
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Source : http://www.telemoustique.be/cps/rde/xchg/tm/hs.xsl/critiques_detail.html?revId=5054 |
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Festival du film d'Amoour de Mons |
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Le réalisateur gagne le pari de l’humour, avec notamment la scène de la leçon de drague, muette, pur régal visuel et d’une grande drôlerie. Une fois le contact établi entre les musiciens et les habitants, des relations se tissent pendant quelques heures. Désormais, ils ne sont plus égyptiens et israéliens, arabes et juifs, mais des gens ordinaires, des voisins qui établissent des liens amicaux et, la confiance aidant,ils parviennent à évoquer leurs blessures et leur solitude. |
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Source : http://www.fifa-mons.be/programmation/fiche_film/165 |
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dhnet - Dominique Deprêtre |
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Une belle leçon d'humanisme
Titulaire d'un Coup de coeur du jury lors du dernier du Festival de Cannes (dans la section Un certain regard), La visite de la fanfare fait partie de ces films sans prétention qui laissent pourtant un souvenir marquant. Modeste dans sa vision et dans sa mise en scène, l'ouvrage bénéficie d'un beau travail d'écriture basé sur une observation décalée des rapports humains. Là où on aurait pu craindre les excès de la caricature, l'auteur Eran Kolirin, dont c'est le premier film pour le grand écran, a simplement mis l'accent sur le caractère humain de ses personnages. Et ils sont plus hauts en couleurs qu'on ne le devine. D'où l'importance d'une distribution qui colle parfaitement au style, à commencer par la sensuelle et expressive Ronit Elkabetz, véritable star dans son pays, et Sasson Gabai, qui incarne un chef d'orchestre plus vrai que nature. D'ailleurs, on dirait une histoire vraie ! Vraie leçon d'humanisme du quotidien, La visite de la fanfare s'inscrit dans la vogue délibérément pacifiste du cinéma israélien contemporain. |
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Source : http://www.dhnet.be/culture/cinema/article/205937/musiciens-egyptiens-egares-en-israel.html |
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la libre - Hubert Heyrendt |
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Eran Kolirin promène une fanfare égyptienne dans un village perdu en Israël. Magique.
Il était une fois une fanfare de la police d'Alexandrie sortant de l'avion dans un aéroport israélien. Menée à la baguette (de chef d'orchestre) par le lieutenant-colonel Tawfiq Zacharya, la petite troupe est désemparée : pas de comité d'accueil. Il faudra donc prendre le bus. Sauf que nos musiciens se trompent d'arrêt, ou plutôt de ville. Débarqués en rase campagne, ils ne trouvent, en effet, pas le centre culturel arabe qu'ils étaient censés inaugurer. Que faire, dès lors que les budgets de la police égyptienne sont limités et qu'aucun bus n'est prévu avant le lendemain ? Il va falloir pactiser avec l'"ennemi" et se faire aider par la population israélienne ...
Tolérance est le maître mot du premier long métrage d'Eran Kolirin, Coup de coeur de la section Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes. Le propos est, en effet, d'une grande générosité. En confrontant Egyptiens et Israéliens, "La visite de la fanfare" nous montre à quel point, si l'on parvient à passer au-delà des préjugés et de la situation politique, les différences ne sont pas si grandes. Le simple fait de se côtoyer, l'espace de quelques heures, de partager expériences et sensations, va, en effet, rapprocher des êtres rongés par une méfiance mutuelle. N'éprouve-t-on pas tous la même émotion face à un bébé qui dort ou en écoutant un air de clarinette ?
Un même amour du cinéma
D'ailleurs, si l'indépendante Dina vient si facilement en aide à cette fanfare échouée et ne reste pas insensible au charme fier du lieutenant-colonel Zacharya, c'est qu'il lui rappelle peut-être Omar Sharif. Dina (et Eran Kolirin avec elle) se souvient, en effet, d'un temps pas si lointain où les grands films égyptiens faisaient un tabac à la télévision israélienne...
Le cinéma et l'art en général transcendent évidemment les différences. A l'image de la musique, autre langage universel, qui sert ici de métaphore, en même temps qu'elle donne au film son ambiance nostalgique, à travers de vieilles chansons égyptiennes et de la bande originale d'Habib Shadah.
C'est armé de cette conviction que Eran Kolirin livre une fable bouleversante qui fait renaître un peu d'espoir de paix dans une région dévastée par un conflit qui semble insoluble. S'il n'est pas facile de faire un bon film avec de bons sentiments, le jeune cinéaste israélien y parvient en évitant de tomber dans le prêchi-prêcha. Pour ce faire, il opte pour la distance, celle de l'humour. Humour dans les dialogues, les personnages, touchants, mais surtout dans les situations. Grâce à son sens du cadrage, Kolirin capte l'insolite, la drôlerie ou simplement la poésie tendre d'une scène : la fanfare au grand complet se faisant prendre en photo à l'aéroport, une séance drague assistée dans un dancing-piste de patins à roulettes ou une leçon de direction d'orchestre en pleine nuit sur un banc...
Soutenu par un magnifique casting arabe et israélien (à commencer par Sasson Gabai et la magnifique Ronit Elkabetz, déjà vue dans "Mon trésor"), "La visite de la fanfare" est un bel exemple du renouveau du jeune cinéma israélien. Lequel, contrairement à celui de ses aînés, Amos Gitai en tête, se montre sans doute moins engagé politiquement, mais plus humain, utilisant le conte ou la fable pour faire passer son message de tolérance. |
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Source : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=416728 |
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cinenews - Ruben Nollet |
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La visite de la fanfare mêle avec courage une touche de slapstick, de romantisme, d'humour et un rien de drame avec une pincée de politique (inévitable, avec un film qui se passe au Moyen-Orient?)Et si le réalisateur Eran Kolirin (un Israélien) ne rate pas son objectif, c'est parce qu'à aucun moment il ne laisse l'arrière-plan politique prendre le dessus. Et à la fin de ce voyage, on ne peut qu'arriver à une conclusion: Juif ou Arabe, les inquiétudes et attentes sont exactement les mêmes. |
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Source : http://www.webmember.be |
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la libre |
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Contrairement à ses aînés, Amos Gitai en tête, Eran Kolirin s'éloigne de la politique pour traîter le problème de la cohabitation entre Arabes et juifs. Le jeune cinéaste israélien opte, en effet, pour la distance, celle de la fable et de l'humour, pour livrer un film profondément humain et optimiste sur la situation au Moyen-Orient, éclairé par deux acteurs magnifiques, Sasson Gabai et Ronit Elkabetz. Le premier est le chef d'une fanfare de la police égyptienne dans un village israélien; la seconde va lui venir en aide. Coup de coeur Un certain regard |
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Source : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=418311 |
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fiches du cinema - Anne Berjon |
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Eran Kolirin réussit, pour son premier film, à ne jamais tomber dans le piège des bons sentiments. La Visite de la fanfare reste avant tout une comédie intelligente, chaleureuse et familiale. Kolirin a d’ailleurs obtenu le Prix de la jeunesse et le Prix “Coup de cœur“ du jury Un Certain Regard : deux prix qui traduisent bien le plaisir qu’apporte ce film, accessible à tous. Le jeune réalisateur israélien s’amuse à donner des allures de conte à sa comédie et aborde alors, avec humour et légèreté, un sujet pourtant plus grave et controversé : les relations arabo-israéliennes. À travers des personnages attachants (le duo formé par la lumineuse Ronit Elkabetz et Sasson Gabai est vraiment délicieux), le cinéma humaniste de Kolirin imagine des êtres seuls, avides d’échange, dans une ville isolée et pourtant ouverte sur le monde. Il nous donne donc espoir : la communication est bien possible. |
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Source : http://www.fichesducinema.com/spip/article.php3?id_article=208 |
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la mediatheque |
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Un sujet délicat à bien des égards ! Il aurait facilement pu être enseveli sous les bons sentiments, le politiquement correct, le grandiloquent des grandes âmes. Le réalisateur évite tous les pièges, optant pour la simplicité. Une fanfare égyptienne atterrit pour inaugurer un centre culturel arabe dans une cité israélienne. Personne ne les attend, ils s’égarent dans un bled " mortel " où ils sont obligés de passer la nuit chez l’habitant. Les mimiques, les silences, les raideurs indiquent bien que le terrain est miné. L’abandon dans lequel se considèrent les habitants de cette ville où il ne se passe rien et celui éprouvé par les musiciens de la fanfare crée un terrain de " reconnaissance " possible. Sous l’impulsion d’une femme dont la jeunesse a été bercée par la culture musicale et cinématographique arabe, le présent des relations tendues entre Israël et le monde arabe passe au second plan et l’accueil s’organise. Le mur est tombé et des bouts de vie arabes et israéliens se cherchent, s’échangent, se racontent et se connectent. C’est grave, léger et savoureux. |
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Source : http://www.lamediatheque.be |
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le soir |
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C'est une fable sans prétention, mais qui trouve d'emblée le bon tempo pour nous conduire sur le chemin de la rencontre des peuples, du rapprochement, du pardon, de la tolérance. C'est une fable qui, mine de rien, brasse le burlesque et les absurdités de la vie, de la bureaucratie, des cultures, du genre humain. Avec ce film inattendu et plein de fraîcheur, l'Israélien Eran Kolirin joue habilement sur les contrastes, adoptant un savoureux ton minimaliste décalé comme peuvent l'avoir les films de Kaurismaki ou un certain cinéma de l'Est. Tout le film est centré sur une petite fanfare de la police égyptienne qui débarque en Israël pour la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement, à cause de la bureaucratie, d'un manque de chance ou autre circonstance, personne ne les accueille à l'aéroport. Ils tentent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien, dans une petite ville oubliée du monde. Un groupe de musiciens perdu au beau milieu d'une ville perdue… Pour une chronique drôle et grave à la fois. Pour le plaisir, et un peu plus… |
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Source : http://www.lesoir.be/culture/cinema/nouveau-la-foret-de-mogari-2008-04-23-593662.shtml |
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votre journal - Mi.D. |
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Présenté dans la catégorie "Un certain regard" à Cannes, La visite de la fanfare avait reçu le Prix de la Jeunesse. Une juste récompense pour ce film qui donne une vision intéressante de la situation politique au Proche Orient à travers le prisme de la comédie. Grâce à ses plans larges et à la place accordée aux silences, Eran Kolirin imprègne son film, son premier, d'une atmosphère qui oscille en permanence entre le burlesque et le grave. Une belle et intelligente de leçon d'humanité. |
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Source : http://www.votrejournal.be/article/mag/tele/la_fanfare_sonne_juste/135237.aspx |
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le bourlingueur du net - Loïc |
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Surréaliste ! C’est bien le ressenti dès la première image et le ballon jaune, duquel on ne saura jamais son utilité. Surréaliste aussi la situation initiale ! Une fanfare égyptienne dans l’Israël profond ! Le ballon n’est qu’un exemple d’une flopée de situations emplies de surréalismes, parfois drôles, parfois touchants ou même tristes. C’est là que réside le meilleur de ce bijou. Une histoire originale, une intrigue sobre. Les moments drôles s’enchaînent comme les moments d’émotions dans le cheminement de cette fanfare pour garder son " honneur ", donner son spectacle et par la même occasion sauver leur fanfare des coupes budgétaires. On peut aussi pointer leur costume trop voyant, le vide des lieux, la personnalité de Toufik le colonel (appelé général), les rares habitants de la ville perdue au milieu de nulle part, l’ambition ridicule de Simon ambitionnant de diriger une fois la fanfare, … La réalisation lente ne nous ennuie pourtant pas, les plans larges nous engloutissent dans l’ambiance désertique du film. Les acteurs simples, parfois muets sont tous excellents et leurs personnalités parfaitement représentées. Pas de seconds rôles mis de côté. La visite de la fanfare, même sous ses airs (faussement) naïfs, nous entraîne dans un spectacle que l’on savoure, quitte à rester coller à la chanson du générique final. Foncez, on n’a pas tous les jours un tel film ! |
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Source : http://www.lebourlingueurdu.net/cinema/film/visitefanfare.php |
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evene - Adriana Dimitrova |
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'La Visite de la fanfare' est une oeuvre simple et bouleversante. Ce film mêlant acteurs israéliens et palestiniens est un vrai pacte de paix : la culture - le cinéma en l'occurrence - réussit là où la politique échoue depuis des décennies. Grâce à une mise en scène épurée, Eran Kolirin raconte avec grâce l'histoire banale d'une fanfare égyptienne perdue aux frontières du désert israélien. Le banal devient alors burlesque, faisant penser à certaines scènes du cinéma de Kusturica. Le quotidien dépeint également avec justesse des rapports subtils entre des personnages de culture différente qui possèdent toutefois des valeurs universelles : l'amitié, le partage, l'ouverture et une certaine humanité. Les acteurs se révèlent à la hauteur de la sensibilité de la réalisation : on retiendra Ronit Elkabetz dans le personnage de Dina, dont la vie est "un film arabe" et Sasson Gabai, étonnant en chef d'orchestre sévère dont la carapace se craquelle. Le film se déroule en à peine une journée et pourtant beaucoup de choses sont dites ici : l'enchevêtrement des cultures arabes et israéliennes avec les fameux films égyptiens diffusés à la télévision israélienne et la compréhension qui semble lier ces étrangers que tout devrait opposer. Une immense tendresse se dégage de cette fable contemporaine où les personnages partagent aussi leur solitude et leurs espoirs. Un film grave et optimiste. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/la-visite-de-la-fanfare-9000.php |
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Libération - Olivier Séguret |
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C'est un cinéma qui croit à son propre pouvoir de levier politique et ne joue pas au plus fin avec cet objectif. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/la-visite-de-la-fanfare-9000.php?critiques |
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Le Monde - Jacques Mandelbaum |
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A la fin de la fable, même si l'on se dit qu'Eran Kolirin aurait pu pousser un peu plus loin les feux de l'absurde, reste un film dont la douceur, exceptionnelle sous ces climats, fait d'autant plus de bien qu'elle n'occulte pas pour autant l'intelligence du regard critique. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/la-visite-de-la-fanfare-9000.php?critiques |
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comme au cinema - Anne-Christine Caro |
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En sélection officielle du festival de Cannes, ce film, coup de cœur du jury, a aussi reçu le prix de la critique internationale ainsi que le prix de la jeunesse. Il s’agit avant tout d’une aventure, celle d’une équipe de tournage mêlant israéliens et palestiniens. Mais l’histoire est à son image, relatant une nuit magique. Une faute d’organisation de l’administration va forcer Egyptiens et Israéliens à se rencontrer, et ce face à face imposé va donner lieu à une véritable rencontre. Hors des cadres historiquement et politiquement imposés, les personnages ressortent ici dans leur individualité, oubliant tensions et guerres pour se rapprocher, pour se rappeler, le temps d’une parenthèse enchantée leur culture commune. La finesse de la narration et les plans éminemment poétiques font de la visite un véritable instant de grâce, évitant les clichés, les lourdeurs, pour rester toujours au cœur d’une humanité sans faille. Notons ici deux scènes particulièrement émouvantes : celle où Tewfiq montre à Dina comment diriger une fanfare, et celle, plus comique, en plan fixe de la patinoire, rappelant par l’angle choisi l’héritage les films muets. Bref un film d’une sensibilité à fleur de peau incarnée à merveille par un casting irréprochable, mené par le superbe duo Ronit Elkabetz (Dina)/ Sasson Gabai (Tewfiq). Une vraie leçon d’humanité à ne pas manquer. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=80386.html |
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evene |
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Jérusalem Film Festival
Eran Kolirin a reçu le prix du meilleur scénario israélien pour le film 'Tzur Hadassim'.
Autodidacte
Eran Kolirin est un autodidacte du cinéma. S'il a grandi dans les salles de montage où travaillait son père, il n'a pas suivi de formation de réalisateur à proprement parler. S'il reconnaît certaines lacunes concernant les aspects artistiques ou philosophiques, il a en revanche une 'grande conscience des aspects techniques dans le dispositif cinématographique.'
Coup de coeur
'La Visite de la fanfare' a suscité en 2007 le coup de coeur du jury de la sélection Un Certain Regard du 60e Festival de Cannes.
Hommage et regrets
Eran Kolirin a tourné 'La Visite de la fanfare' comme un hommage aux films, à la musique et la culture arabe de son enfance. Il déplore la disparition, en Israël comme en Palestine, de cette culture désormais marginale, qui s'efface presque totalement devant les modèles occidentaux. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/la-visite-de-la-fanfare-9000.php |
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evene |
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Oscillant entre l'écriture et la réalisation, Eran Kolirin mène une réflexion à partir des années 2000 sur le rapport à la terre natale. Il écrit le scénario et réalise 'The Long Journey' en 2004. 'La Visite de la fanfare', qu'il réalise en 2006, est présenté dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2007. Ce drame traite habilement des relations naissantes entre Israéliens et Egyptiens à travers l'histoire des membres d'une fanfare égyptienne qui se produit en Israël. |
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Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/eran-kolirin-29673.php |
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Extrait musical
Paroles & musique de Habib Shahadeh Hanna
Interprétée par Reem talhami

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Comme au cinema |
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Quand j’étais enfant, je regardais souvent des films égyptiens en famille. C’était très courant chez les familles israéliennes, au début des années 80. Les vendredis en fin d’après-midi, nous regardions, haletants, les intrigues compliquées, les amours impossibles et les chagrins à vous arracher des larmes de Omar Sharif, Pathen Hamama, I’del Imam et de tous les autres membres de la seule chaîne de télévision du pays à cette époque. C’était assez étrange, d’ailleurs, pour un pays qui passait la moitié de son temps en guerre contre l’Egypte et l’autre moitié, dans une sorte de paix froide et tout juste cordiale avec son voisin du sud.
Suite de l'article sur Comme au Cinéma ... |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=80386.html |
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vousnousils - Sandra Ktourza et Vital Philippot |
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Interview de Eran Kolirin
Eran Kolirin : Mon film est un acte contre la gravité
L’histoire racontée dans votre film (celle d’une fanfare égyptienne qui s’égare dans une ville perdue aux fins fonds du désert israélien) est-elle inspirée d’un fait réel, ou d’un élément lié à votre histoire personnelle ?
Mon film a été inspiré par le livre d’un écrivain égyptien, Ali Salem, qui est venu en Israël et a écrit un livre sur son voyage. Dans le premier chapitre de son livre, il décrit comment il s’est égaré en voiture. C’était la première fois qu’il venait en Israël et au lieu de se rendre à Tel Aviv, il est arrivé à Natanya (une autre grande ville d’Israël ndlr). Au cours de la nuit et de la journée qui ont suivi son arrivée, il a eu une conversation avec le réceptionniste de l’hôtel, où il avait fini par se retrouver, au sujet de toutes les petites choses sans importance qui lui étaient arrivées parce qu’il avait perdu son chemin. Toutes ces petites choses ont un charme immense.
Parlons un peu des personnages principaux, Dina (habitante de la petite ville israélienne, vivant seule, qui héberge Tewfik) et Tewfik (chef de la fanfare). Ces deux personnages sont très proches, parce qu’ils ont une souffrance en commun. Dina ne peut avoir d’enfant et Tewfik a perdu sa femme et son fils. D’ailleurs, peu à peu, ils se confient l’un à l’autre et révèlent ce qu’ils sont vraiment, très loin de l’image forte qu’ils ont au début du film. Ils se ressemblent, au point que Dina finit par dire : "Ma vie est un film arabe". Pourquoi sont-ils si semblables ? Est-ce un hasard et cette similitude est-elle symbolique ?
Je joue en effet avec cette référence incessante au cinéma arabe dans mon film, qui est aussi une source d’inspiration. Ce thème de la présence-absence parcourt le film, car j’ai voulu montrer que ce cinéma autrefois si important en Israël, y avait aujourd’hui complètement disparu. L’histoire de Tewfik, en arrière-plan du film, est typiquement celle d’un film classique égyptien. L’histoire de la relation entre le père et le fils est en effet un des thèmes récurrents du cinéma égyptien. Pour en revenir à Dina et Tewfik, ils échangent leurs histoires. Elle dit: "j’aimerais revivre cette nuit à nouveau comme dans le cinéma égyptien". Pour lui, c’est son histoire personnelle, pour elle, c’est un mélodrame égyptien. Ce sont des personnages intéressants à cause justement de leur douleur. Ils semblent forts tous les deux, mais en réalité, ils ne le sont pas, ils sont donc très proches… Personne n’est intéressant s’il est fort. Ce sont ses faiblesses qui rendent attachant un personnage. Le film exploite cette sorte de contradiction permanente présente chez tous les personnages, faibles et forts à la fois, tout comme il exploite le contraste entre l’arrière-plan monochrome de cette ville du désert, et les costumes rutilants de cette fanfare.
Mais le lien qui s’établit entre Dina et Tewfik n’est-il pas tout de même hautement symbolique ? L’arrière-plan de votre film, ce sont les relations israélo-arabes. Or dans votre film, les ennemis d’hier deviennent des amis…
Ils ne sont pas ennemis ! La région est comme une gigantesque scène de théâtre, sur laquelle chacun, Egyptiens ou Israéliens, doit tenir son rôle. En s’égarant, mes personnages bousculent ces rôles bien établis, ils doivent abandonner leurs réflexes et leurs préjugés.
Le contexte politique est donc complètement absent ?
Le contexte oui, mais le film n’en est pas moins politique. Seulement, les choses sont suggérées. J’estime que souvent, il est plus fort de ne pas montrer que de montrer : le spectateur arrive avec certaines attentes, et le film déjoue ces attentes. Mon film est un acte contre la gravité.
D’ailleurs, votre film est une comédie…
Les choses sont plus complexes que cela, si elles apparaissent drôles, c’est juste qu’à certains moments, je n’ai pas trouvé de meilleur moyen que l’humour pour les exprimer.
Même si votre film ne peut être complètement rangé dans la catégorie comédie, il semble parfois empreint de certaines scènes de grands comiques, Chaplin, Keaton… comme par exemple la scène de l’arrivée à l’aéroport.
Dans mon film, une partie de l’inspiration vient du mélodrame égyptien, et de l’autre côté, c’est vrai, j’aime Tati, Chaplin, Keaton, ce qui est complètement à l’opposé de la première catégorie de films ! C’est cela que j’aime, relier des choses qui a priori n’ont aucune connection entre elles.
Vous avez voulu ainsi être au plus près de la vérité ?
Non, c’est juste que les choses me sont apparues ainsi, et que parfois, pour dire une vérité, vous avez besoin de centaines de mensonges…
Votre film a reçu "Le Prix de la jeunesse" à Cannes. Ce prix est-il important pour vous, et à travers votre film, avez-vous un message à faire passer à la jeunesse ?
J’ai été très heureux de ce prix, c’est une récompense très émouvante. Mais je ne suis pas un homme politique, je n’ai pas de message. Je veux juste que mon film soit authentique, que rien ne soit caché dans mes personnages.
Propos recueillis par Sandra Ktourza et Vital Philippot Traduit de l'anglais par Sandra Ktourza |
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Source : http://www.vousnousils.fr |
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