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Titre
original |
Faubourg 36 |
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Réalisation |
Christophe Barratier |
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Scénario |
Christophe Barratier, Pierre Philippe et Julien Rappeneau |
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Interprétation |
Gérard Jugnot (Pigoil), Clovis Cornillac (Milou), Kad Merad (Jacky), Nora Arnezeder (Douce), Pierre Richard (Monsieur TSF), Bernard-Pierre Donnadieu (Galapiat), Maxence Perrin (Jojo), François Morel (Célestin), Stéphane Debac (Inspecteur Services Sociaux), Elisabeth Vitali (Viviane), Christophe Kourotchkine (Lebeaupin), Eric Naggar (Grevoul), Eric Prat (Commissaire Tortil), Julien Courbey (Mondain), Philippe Du Janerand (Triquet), Marc Citti (Inspecteur Quai des Orfèvres), Christian Bouillette (Dubrulle), Thierry Nenez (Crouzet), Frédéric Papalia (Clément), Jean Lescot (Dorfeuil), Daniel Benoin (Borchard), Wilfred Benaiche (Jeannot), Reinhardt Wagner (Blaise), ... |
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Musique |
Reinhardt Wagner |
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Photographie |
Tom Stern |
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Pays |
France/Allemagne |
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Année |
2008 |
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Durée |
2h |
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Genre |
Comédie dramatique, Musical |
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Production |
Nicolas Mauvernay et Jacques Perrin |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 25 septembre 2008 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Quatre ans après "Les Choristes", sa première réalisation, Christophe Barratier revient derrière la caméra pour nous livrer une comédie musicale sur fond de Front populaire. Dans un faubourg populaire du nord de Paris en 1936, l'élection printanière du gouvernement du Front Populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C'est là que trois ouvriers du spectacle au chômage décident d'occuper de force le music-hall qui les employait il y a quelques mois encore, pour y monter un "spectacle à succès". Le lieu sera le théâtre de la plus éphémère des belles entreprises … "Ce conte humaniste est porté par une énergie visuelle qui donne au film un côté euphorisant, dont il serait dommage de se priver." (CommeauCinema.com) |
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Réalisateur, acteur, producteur, scénariste, dialoguiste et adaptateur français, Christophe Barratier est né en 1963. Guitariste avant d'être cinéaste, il suit une formation musicale classique : licence de concert de l'Ecole Normale de Musique de Paris et obtention de prix lors de plusieurs concours internationaux. En 1991, il entre dans la société de production de son oncle Jacques Perrin, Galatée Films. Il y apprend alors le métier de producteur et accompagne notamment "Microcosmos, le peuple de l'herbe" (1995), "Himalaya, l'enfance d'un chef" (1999) et "Le Peuple migrateur" (2001) en tant que producteur délégué. En 2001, Christophe Barretier passe à la réalisation avec le court-métrage "Les Tombales", qui réunit Lambert Wilson et Carole Weiss. Adapté de la nouvelle de Guy de Maupassant, avec une musique signée Bruno Coulais, le film est notamment sélectionné au Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand. En 2004, son premier long-métrage, "Les Choristes", est un coup de maître. Cette douce chronique sur l'enfance, emmenée par Gérard Jugnot, est un énorme succès public, qui séduit également la profession (2 Césars et 2 nominations aux Oscars, dont celui du Meilleur film étranger). En 2008, Christophe Barratier est de retour avec "Faubourg 36," où il poursuit dans la veine d'un cinéma populaire et nostalgique.
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FILMOGRAPHIE
Toute sa filmographie en tant que :
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Notes de tournage ... |
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Quatre ans après sa première réalisation, Christophe Barratier revient derrière la caméra pour diriger Faubourg 36, comédie musicale sur fond de Front populaire. Le tournage, débuté en juin dernier, se déroule actuellement dans des studios de Prague. L’intérieur d’un théâtre y a été reconstitué, ainsi que des paysages de mer et de plage, qui serviront de décors à la scène finale du film. La sortie sur nos écrans est prévue pour 2008.
Faubourg 36 retrace l’histoire du Chansonia, un vieux music-hall du nord-est parisien, au bord de la faillite durant le Front populaire. Après la fermeture du théâtre, trois ouvriers du spectacle au chômage, anciens employés du music-hall, prennent la décision d’occuper la salle et d’y créer un nouveau spectacle. Ce qui pourra leur permettre de racheter le lieu si la pièce musicale connaît un succès suffisant.
Ces trois personnages seront interprétés par Gérard Jugnot, Kad Merad (déjà dirigés par Barratier dans Les Choristes) et Clovis Cornillac.
Au casting, on retrouve également Nora Arnezeder, nouvelle venue au cinéma, qui incarnera une jeune chanteuse débutante, Pierre Richard en chef d’orchestre et Maxence Perrin (le petit Pépinot des Choristes). |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=83810.html |
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evene |
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Bouleversement
Le réalisateur a perturbé la géographie parisienne pour atteindre le 'réalisme poétique'. Ainsi, du faubourg 36, on peut aussi bien apercevoir la tour Eiffel que le Sacré Coeur. Ce n'est ni Ménilmontant, ni Montmartre, ni Belleville mais un peu tout cela réuni.
Une histoire
Le réalisateur voulait créer des petites histoires à partir de la Grande Histoire.
Le personnage de Douce
Pour le personnage de Douce, Christophe Barratier a auditionné des jeunes filles connues ou non pendant six mois. Mais il avait auditionné Nora Arnezeder dans les premières et c'est elle qui avait été la plus convaincante au niveau chant et comédie. Il a épuisé toute possibilité avant de revenir vers elle pour le rôle.
Inspirations
Les références de Christophe Barratier sont les films de René Clair, Carné, Clouzot, Duvivier... Pour les films, se sont 'La Belle Equipe', 'Le jour se lève' ou encore 'Pépé le Moko'. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/faubourg-36-19603.php |
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Entretien avec Christophe Barratier |
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Etait-ce facile après l’immense succès de Les Choristes de trouver le sujet de votre deuxième film ?
Tout le monde me disait "On va t’attendre au tournant". C’est curieux, cette manie d’attendre au tournant... Comme si, dans notre milieu, on préférait secrètement l’arrivée du pire à celle du meilleur. Le premier qui m’attendait "au tournant", c’était moi-même. Dans un premier temps, je pensais qu’il ne fallait pas me précipiter. J’ai commencé par refuser tout ce qu’on me proposait, y compris des États-Unis. C’était facile : rien ne me tentait vraiment. Je n’ai pas écouté les conseils qu’on me donnait, pourtant de bonne foi et avec de bonnes intentions : il me fallait casser l’image donnée par Les Choristes, faire un thriller ou un film interdit au moins de 18 ans, il ne fallait surtout pas qu’il y ait de la musique et des chansons et encore moins que je retravaille avec Jugnot... mais la seule question qui m’intéressait était : "pourquoi ferais-je autre chose que ce dont j’ai vraiment envie ?". |
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Entretien avec Gérard Jugnot |
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Avez-vous été surpris quand Christophe Barratier vous a proposé le rôle de Pigoil dans "Faubourg 36" ?
Surpris, non. Touché, oui ! Il arrive souvent lorsqu’on a fait le premier film d’un réalisateur, que pour le deuxième, le réalisateur n’ait pas envie de retourner avec vous, même si ça s’est bien passé et même si le film est un succès. Juste histoire de changer, de s’affranchir, d’imprimer sa marque. Heureusement, ça n’a pas été le cas. Christophe est extrêmement généreux et a une grande capacité d’écoute. Il n’hésite pas à utiliser les idées qui viennent de l’extérieur. Il y a entre nous une très grande complicité. Ne serait-ce que parce qu’on est tous les deux amoureux de ce cinéma français classique, populaire, construit autour de beaux dialogues, de rôles forts, de seconds rôles marquants. Et puis, je crois - et c’est ce qui me touche ! - qu’il a une angoisse existentielle encore plus grande que la mienne ! C’est un plaisir partagé que d’entretenir cette relation qui s’est créée entre nous. Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir donné le rôle de Clément Mathieu et permis de vivre cette incroyable aventure des "Choristes", puis d’avoir ensuite écrit pour moi ce Pigoil de "Faubourg 36". Comme s’il était clair que j’avais ma place dans son imaginaire, dans son désir de cinéma. en plus, c’est à nouveau un personnage formidable à interpréter. |
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Entretien avec Clovis Cornillac |
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Vous souvenez-vous de la première fois que Christophe Baratier vous a parlé du projet ?
Un peu plus d’un an avant le tournage, Christophe a voulu me rencontrer, il m’a dit qu’il était en train d’écrire et qu’il pensait à moi. Il m’a expliqué son film. Tout de suite, j’ai été frappé et séduit par son enthousiasme et par l’ambition de son projet. J’ai bien aimé qu’après le succès des "Choristes", il n’aille pas vers la facilité mais qu’il ait au contraire le désir de se servir des moyens que ce succès lui offrait pour se lancer dans une histoire qui lui ressemble, pour relever un vrai défi. Le sujet m’a tout de suite plu. 1936, le point de vue ouvrier, le destin de "petites gens", les types qui reprennent eux-mêmes le cabaret qui va fermer et qui inventent des numéros même si ce n’est pas leur métier, ce personnage syndicaliste aux fortes convictions... Il y avait là les bases d’un cinéma formidablement populaire que j’aime beaucoup. Il m’a aussi parlé de Gérard Jugnot et de Kad Merad, je trouvais que c’était une excellente idée de nous réunir tous les trois. |
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Entretien avec Kad Merad |
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Vous souvenez-vous de la première fois que Christophe vous a parlé de "Faubourg 36" ?
Trois ans avant le début du tournage, à la sortie des "Choristes", il m’avait dit qu’il voulait qu’on retravaille ensemble. Il m’a parlé d’un projet de film autour de la période du Front populaire. Puis assez vite, il m’a parlé de mon personnage, Jacky Jacquet, en me disant que c’était par lui que le dérisoire allait intervenir. J’étais très flatté car il écrivait ce rôle en pensant à moi. C’est une chance formidable que de faire partie d’un projet depuis son origine, c’était assez nouveau pour moi. Christophe m’en parlait régulièrement et le fait que nous soyons très amis ajoutait encore au plaisir. D’autant que, sans fausse modestie, si j’avait été fou de joie de participer aux "Choristes", mon rôle était assez limité, tandis que cette fois-ci, au fur et à mesure que Christophe m’en parlait, je m’apercevais que mon personnage était vraiment consistant, qu’il évoluait, qu’il avait un destin... Quand vous êtes sur le deuxième film de Christophe Barratier, vous avez quand même envie d’avoir un grand rôle, d’avoir une histoire dans l’histoire. Là je ne pouvais rêver mieux ! C’est d’ailleurs la force de ce scénario, c’est qu’aussi bien Gérard que Clovis et moi, on a une histoire dans l’histoire. On est un peu le centre du film ... |
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Entretien avec Nora Arnezeder |
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Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de "Faubourg 36" ?
Lors d’un rendez-vous avec Christophe Barratier et la directrice de casting du film. Christophe m’a parlé un peu de l’histoire ainsi que du personnage de Douce, mais il m’a d’emblée annoncé que j’étais trop jeune pour le rôle. Il pensait alors que le personnage de Douce devrait avoir 25 ou 30 ans. Bien sûr, j’étais déçue mais il m’a proposé de passer des essais chant pour un petit rôle. Il m’a envoyé deux chansons du film. Je les ai travaillées pendant plus d’un mois avant de passer les essais filmés sur la scène de l’Elysée Montmartre. Finalement, il m’a envoyé le scénario en me disant qu’il allait me faire passer un essai de comédie... pour le rôle de Douce ! Je pensais que ce n’était pas un très grand rôle mais lorsque j’ai lu le scénario, j’ai vu le nom "Douce" à toutes les pages ! J’étais folle de joie. |
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Entretien avec Pierre Richard |
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Comment vous êtes-vous retrouvé impliqué sur "Faubourg 36" ?
Je crois que tout le monde m’en a parlé... avant Christophe ! Dominique Besnehard, Clovis... De toute façon, c’est simple, à chaque fois que Clovis est dans un film, il dit qu’il voudrait m’avoir à ses côtés. Nous en sommes déjà à notre quatrième film ensemble. Il a une passion pour moi, c’est mon agent ! Tous me disaient qu’il y avait dans Faubourg 36 un personnage magnifique qui était écrit pour moi. Mais les jours et les semaines passaient sans que j’ai de nouvelles. Christophe, je le connaissais bien mais pas tellement par le cinéma. C’est le copain d’un de mes copains, on avait dîné ensemble, et on s’était surtout vus à Cuba où il m’avait invité pour le festival du film français dont il s’occupe. Et puis, finalement, il m’a appelé. Pour me proposer ce personnage surnommé m. TSF parce que, comme il refuse de sortir de chez lui, son seul lien avec le monde est la radio... il ne m’en a pas trop dit la première fois. J’ai lu le scénario, et j’ai tout de suite été emballé. |
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Entretien avec Bernard-Pierre Donnadieu |
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Christophe Barratier vous a-t-il dit pourquoi il vous avait choisi pour jouer Galapiat ?
Il avait vu et aimé le téléfilm de Maurice Failevic, Jusqu’au Bout, inspiré de l’affaire Cellatex, où je jouais le rôle d’un grand syndicaliste. Et puis, Jacques Perrin et lui connaissent bien la productrice Dominique Antoine pour qui j’ai joué Jean Monnet dans le téléfilm "Nous nous sommes tant haïs". Quand elle a lu le scénario de Faubourg 36, elle a dit à Christophe que je ferais un bon Galapiat. Il a tout de suite réagi positivement. Je ne le connaissais pas, j’avais juste aimé Les Choristes. Il m’a envoyé le scénario que j’ai lu immédiatement et que j’ai trouvé formidable. |
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Entretien avec Frank Thomas et Reinhardt Wagner |
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Ce sont vos chansons qui ont donné l’envie à Christophe Barratier de faire "Faubourg 36", qu’est-ce qui vous a incité à écrire et composer des chansons autour de cette époque-là ?
Frank Thomas - Comme toujours, les choses naissent un peu par hasard. Il se trouve que 1936, c’est l’année de ma naissance. Je ne sais pas trop pourquoi j’avais écrit beaucoup de textes autour de cette époque, où il était déjà question d’un accordéoniste. Mais je n’avais pas de but précis. Il m’arrive souvent d’écrire des textes sans savoir ni pour qui, ni pour quoi. Et puis un jour, ce devait être en 1992 ou 1993, une amie m’a présenté Reinhardt Wagner que je connaissais de nom pour l’avoir remarqué dans des génériques de film. Il m’a proposé de faire des chansons ensemble. Je lui ai donné un de mes textes - pas un des plus simples, histoire de le tester ! Quelques jours après, il m’a joué la musique qu’il avait écrite. C’était formidable ! J’ai tout de suite vu qu’il n’était pas qu’un excellent mélodiste mais un vrai compositeur ... |
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Entretien avec Jean Rabasse |
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De quelle manière Christophe Barratier vous a-t-il parlé de "Faubourg 36" la première fois ?
J’étais à Las Vegas où je travaillais sur "Love", le spectacle du Cirque du Soleil en hommage aux Beatles, lorsque Christophe m’a appelé. Je l’ai rencontré dès mon retour. Il m’a raconté son film et très vite nous avons parlé des grands classiques du cinéma français des années 30 et 40, des décors qui, pour lui, ne devaient pas être juste des reconstitutions mais des interprétations. Il avait une vision précise et une analyse intéressante de ce qu’il voulait. J’étais ravi que Christophe me choisisse pour de bonnes raisons, il était très clair sur ses motivations. Il est très sensible aux informations que le décor apporte à son analyse des personnages. Pour lui, le décor est vraiment important et, en même temps, il doit être au service de son histoire et de son propos. Bien sûr, on a parlé d’Alexandre Trauner, des grands décorateurs des années 30/40, mais aussi des photographes comme Brassaï, Izis, Doisneau dont il voulait retrouver à la fois la vérité et l’humanité... puis, au fur et à mesure de nos discussions, nous avons abordé des références plus contemporaines. Nous avons regardé nombre de films ensemble, comme par exemple Les Sentiers De La Perdition de Sam Mendes, quasiment image par image, parce qu’il y a des choses incroyables dans ce film ... |
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Entretien avec Carine Sarfati, créatrice de costumes |
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Qu’est-ce qui vous excitait dans un projet comme "Faubourg 36" ?
D’abord je n’avais jamais fait de film se déroulant dans les années 30 et il est toujours excitant d’aborder une période sur laquelle on n’a pas encore travaillé. Ensuite, et même avant tout, le projet lui-même. Et l’enthousiasme, l’exigence et la détermination de Christophe. Je ne le connaissais pas, c’est Jean Rabasse qui lui a parlé de moi. J’adore travailler avec Jean. C’est quelqu’un de très inspirant. Il a en lui une part d’enfance qui rend toute collaboration avec lui stimulante et enthousiasmante. On s’entend très bien, sans doute parce qu’on se moque un peu tous les deux des conventions et de l’académisme, et qu’on aime s’amuser. La première fois que j’ai rencontré Christophe, il m’a parlé de l’histoire de Faubourg 36, du milieu du spectacle, du Front populaire, du Paris de l’époque. Et dès notre deuxième rencontre, après avoir lu attentivement son script qui m’a emballé, je lui ai montré mes premières recherches ... |
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Studio - Michel Rebichon |
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Fort de son scénario qui nous trimballe et nous surprend, aidé par un casting en totale harmonie, Christophe Barratier a su avec intelligence utiliser un budget conséquent au service de son histoire. Sa mise en scène, les décors, la lumière, les costumes, la chorégraphie (.. .) font de ce 'Faubourg 36' un film enchanteur et enchanté, même si l'orage gronde. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/faubourg-36-19603.php |
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Première - Christophe Narbonne |
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Défenseurs d'un cinéma populaire de qualité, Jugnot et Barratier étaient faits pour travailler ensemble (.. .) Savants dosages de cabotinage et d'émotion, leurs films ont les défauts de leurs qualités : prévisibles mais lumineux, spectaculaires et divertissants. Que demande le peuple ? |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/faubourg-36-19603.php |
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femmes - Sophie Grassin |
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Sous le Front Populaire, une belle équipe composée d’un machiniste délaissé par sa femme (Gérard Jugnot), d’un syndicaliste qui n’est pas sans rappeler Jean Gabin (Clovis Cornillac) et d’un fantaisiste aux options politiques douteuses (Kad Merad), reprend les rênes d’un music-hall. Après le triomphe des Choristes, Christophe Barratier s’efforce de calquer son pas sur ceux de Prévert et Carné. Il révèle une jeune inconnue (Nora Arnezeder), et signe une fable musicale sur l’utopie, la fraternité et… le retournement de veste. Si le film émeut parfois, il respire aussi, comme Les Choristes, un vrai parfum de passéisme. |
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Source : http://www.femmes.com/culture/cinema/faubourg-36-christophe-barratier-5103 |
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madame le figaro - Éric Neuhoff |
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Christophe Barratier a fait un film gentiment démodé, optimiste, du cousu main. On est dans l’artifice, le conte de fées sauce Léon Blum, la référence aux anciens. Les décors ressemblent à des décors, les agents sont en pèlerine, les refrains rappellent Trenet, et l’héroïne a le charme d’une Michèle Morgan. Les méchants sont très méchants, les gentils sont gentils comme tout. Le pauvre Gérard Jugnot est privé de son fils, qui joue de l’accordéon. Kad Merad est un imitateur calamiteux, tout fier de ses vestes pas possibles. Clovis Cornillac a la clope au bec, une gâpette à la Raymond Bussières. Ne pas oublier les syndicats, les mouvements d’extrême droite. Le tableau est assez complet, avec François Morel en patron de bistrot, Bernard-Pierre Donnadieu en gangster saisi par le démon de midi. Il faut avouer que Nora Arnezeder possède des atouts pour attendrir les plus endurcis. Tout cela finit par des chansons. C’est d’un repos.
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Source : http://madame.lefigaro.fr/culture/critiques/2-films/961-faubourg-36 |
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