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Titre
original |
Entre les murs |
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Réalisation |
Laurent Cantet |
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Scénario |
Robin Campillo et Laurent Cantet |
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D'après |
L'oeuvre de François Bégaudeau |
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Interprétation |
François Bégaudeau (François), Nassim Amrabt (Nassim), Laura Baquela (Laura), Cherif Bounaïdja Rachedi (Cherif) , Juliette Demaille (Juliette), Dalla Doucouré (Dalla), Arthur Fogel (Arthur), Damien Gomes (Damien), Louise Grinberg (Louise), Qifei Huang (Qifei), Wei Huang (Wei), Franck Keïta (Souleymane), Henriette Kasaruhanda (Henriette), Lucie Landrevie (Lucie), Agame Malembo-Emene (Agame), Rabah Naït Oufella (Rabah), Carl Nanor (Carl), Esmeralda Ouertani (Esmeralda), Burak Özyilmaz (Burak), Eva Paradiso (Eva), Rachel Régulier (Khoumba), Angelica Sancio (Angélica), Samantha Soupirot (Samantha), Boubacar Touré (Boubacar) Justine Wu (Justine), Atouma Dioumassy (représentant d'élèves), Nitany Gueyes (représentant d'élèves), ... |
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Photographie |
Pierre Milon |
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Pays |
France |
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Année |
2008 |
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Durée |
2h08min. |
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Genre |
Comédie dramatique |
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Production |
Caroline Benjo et Carole Scotta |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 2 octobre 2008 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques … Le film offre une vision enfin honnête de ce qui se joue dans l'enceinte d’un collège tout au long d'une année scolaire. Loin des clichés du genre, "Entre les murs" affiche avec talent sa simplicité et montre, sans cesse, l'équilibre fragile mais bien réel de ce microcosme social plein de contradictions. Dans ce film, les émotions sont palpables (evene.fr - toute la culture) |
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Après une maîtrise d'audiovisuel à Marseille, Laurent Cantet intègre l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques), où il rencontre Dominik Moll, Vincent Dietschy ou encore Gilles Marchand. En 1986, il sort diplômé et commence à travailler pour la télévision pour laquelle il signe Un été à Beyrouth, un documentaire sur la guerre du Liban.
Il réalise ensuite plusieurs courts métrages dans lesquels apparaissent les thèmes qui lui sont chers : la lutte des classes (Tous à la manif) et la famille (Jeux de plage). En 1999, il signe Les Sanguinaires pour Arte puis tourne son premier long pour le grand écran : Ressources humaines, salué par deux césars dont celui de la Meilleure première oeuvre.
Le monde du travail est également examiné dans son deuxième long : L' Emploi du temps, inspiré par l'histoire de Jean-Claude Roman. Après Vers le sud, c'est vers les salles de classe que Laurent Cantet se dirige en adaptant Entre les murs, un roman de François Bégaudeau. A partir du roman autobiographique quasi documentaire, le cinéaste signe une fiction engagée. Salué par les professionnels, Entre les murs obtient la Palme d'or du Festival de Cannes en 2008. |
FILMOGRAPHIE
Toute sa filmographie en tant que :
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Notes de Tournage... |
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Le 17 Juillet 2008 - La Palme d'or à New York
Décidément, le film de Laurent Cantet, Entre Les Murs, Palme d’or 2008, n’en finit pas de fasciner outre-Atlantique. Le festival de New York vient en effet d’annoncer que le long-métrage sera projeté en ouverture le 26 septembre prochain. A noter qu'un autre cinéaste français sera à l’honneur dans la Big Apple. L’événement rendra ainsi hommage à Guy Debord à l’occasion du trentième anniversaire de son film In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni.
La fiction documentaire basée sur le quotidien d’une classe de collège français, est également au programme des avant-premières du festival du film de Toronto qui aura lieu du 4 au 13 septembre prochains. En France, il faudra attendre le 24 septembre pour visionner le film inspiré du roman de François Bégaudeau.
Le 10 Juin 2008 - Entre les murs sur les planches
Le roman Entre les murs de François Bégaudeau, dont l’adaptation cinématographique (Entre Les Murs) a reçu la Palme d’Or du 61ème Festival de Cannes, aura l’honneur des planches du Théâtre Ouvert de Paris, du 16 janvier au 14 février 2009. |
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Suite sur Comme au Cinema |
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evene |
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Fiction
Le livre ne comportait pas de 'personnages' clairement définis mais Laurent Cantet en a constitués, en greffant parfois plusieurs élèves du livre. Celui-ci est en fait une somme de situations. Laurent Cantet et son scénariste en ont prélevées quelques-unes et les ont agencées en fiction.
Palme d’or
21 ans après 'Sous le soleil de Satan', c'est un film français qui reçoit la Palme d'or à Cannes 2008.
Consultant
François Bégaudeau, auteur d''Entre les murs', est intervenu sur le scénario comme consultant. Certains épisodes pouvaient très bien fonctionner narrativement, mais paraissaient improbables dans le réel de l'école, et nécessitaient des ajustements.
Trois caméras
Il y avait trois caméras dans la salle de cours : une, toujours sur le prof, une seconde sur l'élève qui devait porter la scène, et une troisième pour s'autoriser des digressions comme une chaise en équilibre sur un pied, un élève qui rêve... Tous les détails du quotidien d'une classe. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/entre-les-murs-12348.php |
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Site officiel du film |
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Au tout début
Laurent Cantet
Avant le tournage de Vers le sud, j’avais eu l’idée d’un film sur la vie d’un collège. Très vite, le projet s’était imposé de ne jamais sortir de l’enceinte de l’établissement. De plus en plus de gens parlent de "sanctuariser" l’école. Je voulais au contraire la montrer comme une caisse de résonance, un lieu traversé par les turbulences du monde, un microcosme où se jouent très concrètement les questions d’égalité ou d’inégalité des chances, de travail et de pouvoir, d’intégration culturelle et sociale, d’exclusion. J’avais notamment développé une scène de conseil de discipline, que je voyais comme une sorte de "boîte noire" du collège. À la sortie de Vers le sud, j’ai rencontré François qui présentait au même moment son nouveau livre, Entre les murs. Son discours était un contre-feu aux réquisitoires sur l’école d’aujourd’hui : pour une fois, un prof n’écrivait pas pour régler ses comptes avec des adolescents présentés comme des sauvages ou des abrutis. J’ai lu le livre, et j’ai eu immédiatement le sentiment qu’il apportait deux choses à mon projet initial : d’abord, une matière, une sorte d’assise documentaire qui me manquait, et que je m’apprêtais à constituer en allant moi-même passer du temps dans un collège ; et surtout, le personnage de François, avec le rapport très frontal qu’il entretient avec les élèves. Il a ainsi condensé et incarné les différentes facettes de profs que j’avais d’abord imaginés.
François Bégaudeau
Le livre voulait documenter une année scolaire, au ras de ses expériences quotidiennes. Il n’y avait donc pas de ligne narrative claire, pas de fiction nouée autour d’une affaire particulière : il y avait bien des conseils de discipline, mais c’était tout au plus des faits parmi d’autres, qui suivaient chacun leur cours. Dans ce matériau, Laurent et son co-scénariste Robin Campillo ont tiré le fil qui les intéressait. Le livre était une somme de situations, ils en ont prélevé quelques unes pour les agencer en fiction ; il ne comportait pas de "personnages" à proprement parler, ils en ont constitué, parfois en opérant des greffes entre plusieurs gamins du livre.
Laurent Cantet
Nous voulions que ce fil narratif n’apparaisse pas immédiatement, et que des personnages se dessinent progressivement, sans qu’on les ait vus véritablement venir. Le film est d’abord la chronique de la vie d’une classe : une communauté de 25 personnes qui ne se sont pas choisies, mais qui sont appelées à se côtoyer et à travailler entre quatre murs pendant toute une année. Souleymane n’est d’abord qu’un élève de cette classe, à égalité avec les autres. Après une heure de chronique, une histoire "prend", dont il est le centre, et c’est seulement rétrospectivement qu’on se rend compte que tout était déjà en place.
François Bégaudeau
Pendant l’écriture du scénario, je suis surtout intervenu au titre de vigie documentaire. Certains épisodes pouvaient très bien fonctionner narrativement, mais me paraître improbables dans le réel de l’école : j’ajustais.
Laurent Cantet
Nous avions rédigé un synopsis initial, une colonne vertébrale du film, destinée à être irriguée et modifiée pendant toute l’année de préparation, selon un dispositif que j’avais déjà expérimenté pour Ressources humaines. Il s’agissait de partir d’un collège existant, et d’engager dans le processus du film tous les acteurs de la vie scolaire. La première porte que nous avons poussée, celle du collège Françoise Dolto à Paris dans le 20e arrondissement, a été la bonne (nous y aurions d’ailleurs tourné s’il n’avait pas été en travaux) : tous les adolescents du film sont élèves à Dolto, tous les profs y enseignent, Julie Athénol y est CPE, Monsieur Simonet principal-adjoint ; et à l’exception de la mère de Souleymane, dont le rôle est le plus fictionnel, les parents du film sont ceux des élèves dans la vie.
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Suite sur le site officiel de Entre les murs |
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evene - Mélanie Carpentier |
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Attention ceci n’est pas un documentaire mais une fiction. Une fiction plus vraie que nature. ‘Entre les murs’ est bien comme l’envisageait son réalisateur, Laurent Cantet, la boîte noire d’un collège. Pourtant, pas besoin d’attendre un crash pour en découvrir le contenu. Le film offre une vision enfin honnête de ce qui se joue dans l'enceinte d’un collège tout au long d'une année scolaire. Loin des clichés du genre, 'Entre les murs' affiche avec talent sa simplicité et montre, sans cesse, l'équilibre fragile mais bien réel de ce microcosme social plein de contradictions. Comment maintenir la discipline sans exclure ?
Comment concilier diversité culturelle et culture unique ? Comment mener un conseil de discipline en présence d'une mère qui ne parle pas le français et à qui l'on ne traduit rien ? Dans ce film, les émotions sont palpables. Trois DV - l'une sur le prof, l'autre sur les élèves, la dernière pour saisir l'imprévu - peignent l'authentique que transcende la mise en scène fluide et rigoureuse du réalisateur. Les scènes se succèdent jusqu’à révéler un drame intense.
Là où 'L'Esquive' exaltait la tchatche des cités, l'opus de Laurent Cantet aborde l'importance du langage comme fondement même d'une société. La caméra s’arrête autant sur les joutes verbales, les mots de trop, que sur l’impasse linguistique dans laquelle sont souvent plongés les adolescents qui, faute de vocabulaire, ne peuvent exprimer pleinement leurs désaccords. François Bégaudeau, tout à la fois inspirateur, coscénariste et comédien, déroule un jeu juste, démontrant à chaque minute que le métier de prof est semblable à celui d’un funambule partagé entre son envie de s'imposer et celle de séduire.
Film à faire naître des vocations, film universel qui explore les racines d’une société, 'Entre les murs' révèle un réalisateur et un scénariste alertes et sincères, en pleine conscience du monde qui les entoure, conscients des menaces qui planent sur l'école. Excellent. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/entre-les-murs-12348.php |
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Site officiel du film |
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On peut tout y voir
Car "Entre les murs", huis clos tourné à l’été 2007 dans un établissement en vacances, est bien une fiction. Y a d’la joie, des larmes, on peut tout y voir, aussi bien la preuve de la faillite du système que la possibilité d’un autre enseignement, plus égalitaire. On y voit surtout du cinéma, vivant, inventif, à la fois exigeant et populaire. On n’est pas près d’oublier la tchatche d’Esmeralda, la colère de Souleymane et la dignité de sa maman, ces autoportraits d’ados ("J’aime pas les hommes politiques, j’aime pas Materazzi…") et tous ces duels à OK Collège où gagne celui qui a le dernier mot. "Entre les murs", c’est la grande classe. |
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Source : http://www.entrelesmurs-lefilm.fr/site/index.php/2008/09/23/41-entre-les-murs-cest-la-grande-classe-le-parisien |
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le quotidien du cinema - Isabelle Tellier |
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(...) Entre les murs c'est l'oeuvre de François Bégaudeau en plus concentré, avec un fil narratif plus clair. On y retrouve aussi le ton de « Ressources humaines », le premier (et à mon sens, jusqu'à celui-ci, le meilleur) long métrage de Laurent Cantet : un mélange de reproduction de la réalité et de dispositif artificiel très concerté, un jeu de rôles filmé au plus près des corps. Rien n'est réel et c'est pourtant beaucoup plus vrai que tous les loft (ou school) story imaginables. Parce qu'il y a un vrai réalisateur derrière, qui cadre les moindres détails et fait des choix dans son montage, parce que le texte, encore une fois, doit malgré les apparences beaucoup plus au travail d'écriture qu'à l'improvisation. (...) |
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Source : http://www.lequotidienducinema.com/article.php?sid=4189 |
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lemonde - Thomas Sotinel |
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(...) Le film se cristallise autour d'une affaire qui oppose François Marin à sa classe. Le professeur paie chèrement une erreur d'appréciation commise pendant un conseil de classe. De malentendus en raidissements, il se met à dos des élèves que l'on aurait crus ralliés à la cause de l'école. Ce conflit culmine en un conseil de discipline déchirant, pendant lequel une mère qui ne parle pas le français, à qui l'on ne traduit rien, voit son fils traduit en justice. Le goût amer que laisse cet épisode achève la construction d'Entre les murs, qui, plutôt qu'un plaidoyer, offre un constat lucide sur une école menacée. Contrairement à leurs jeunes personnages, Cantet et Bégaudeau n'auraient pas pu mieux faire. (...) |
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Source : http://www.lemonde.fr |
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elle |
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Lors de la projection à Cannes, on se demandait pourquoi le film de Laurent Cantet était aussi émouvant. C’est une comédie, certes, mais bouleversante à bien des moments. C’est un film d’auteur, mais on a bien du mal à déceler d’où vient l’énergie qu’il dégage. Du réalisateur ? De l’écrivain François Bégaudeau (le film est une adaptation sauvage de son livre), qui joue l’enseignant François Martin ? Ou encore des enfants, avec lesquels Laurent Cantet et François Bégaudeau ont travaillé toute une année, en atelier ? Jamais une classe n’est apparue aussi vivante au cinéma. « Entre les murs » transcende les genres.
Ce n’est pas un documentaire, et pourtant le spectateur entre non seulement dans une salle de classe de 4e, celle du collège Françoise-Dolto dans le 20e arrondissement parisien, mais aussi dans celle des professeurs, qui jouent leur propre rôle. Pourquoi est-ce si passionnant d’écouter Esmeralda, Souleymane et tous les autres s’affronter face à leur enseignant et d’observer leur gestuelle ? Sans doute parce que le point de vue de Laurent Cantet n’est jamais nostalgique ni démagogue. Ni rêveuse ni attendrie, sa caméra n’est pas démonstrative. A l’opposé du documentaire « Etre et Avoir », qui pouvait nous ennuyer par son apologie d’une école à l’ancienne, Laurent Cantet ne plaque aucun a priori. Mais montre combien et comment l’extérieur résonne « entre les murs », et démontre que le vent de l’intelligence souffle pour tout le monde. |
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Source : http://www.elle.fr/elle/loisirs/cinema/news/entre-les-murs-de-laurent-cantet/(gid)/707907 |
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fluctuat - Marc Petit |
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(...) Un film avec des enfants qui suscite une quasi-unanimité critique a cependant de quoi provoquer une certaine défiance. Heureusement, le propos ne consiste jamais à prôner une méthode pédagogique, ni à mettre en avant un individu - à la différence du narrateur trop exemplaire du roman. Il ne s'agit pas non plus de glorifier un groupe d'habitude stigmatisé (la racaille des ZEP) puisque celui-ci se révèle capable, dès lors qu'il a trouvé une brèche, de s'attaquer bêtement à celui qui commençait à les séduire et gagner leur estime. Le véritable enjeu réside plutôt dans l'équilibre précaire du rapport transmission (du prof vers l'élève)/ reconnaissance (de l'élève par le prof). A tour de rôle, chacun parvient à toucher l'autre et le pouvoir vacille au rythme des certitudes ébranlées. Quant à savoir si ce prof est crédible, réaliste ou représentatif, on s'en moque un peu car, rappelons-le, il s'agit d'une fiction. Une fiction qui ne démontre rien, si ce n'est la difficulté, voire l'impossibilité, de faire fonctionner ensemble des bonnes volontés. Ainsi, du respect de la note d'intention - « un film dans l'école et non sur l'école » - émerge un constat, doté d'un point de vue, certes, mais qui ne donne jamais de leçon. C'est la grande réussite du scénario du binôme Bégaudeau/Cantet : montrer pourquoi il ne peut pas y avoir de vainqueur possible dans la lutte observée, mais seulement deux perdants, constamment renvoyés dos-à-dos, avec des responsabilités partagées. Le prof étant, pour toujours, le représentant d'un ordre établi, dont les élèves se sentent exclus et incompris. (...) |
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Source : http://cinema.fluctuat.net/films/entre-les-murs/4310-chronique-Des-mots-pour-des-maux.html |
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critikat - Fabien Reyre |
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(...) Entre les murs n’est pas un documentaire, mais le quatrième long-métrage de Laurent Cantet, à qui l’on doit déjà les très beaux Ressources humaines et L’Emploi du temps ainsi que Vers le Sud, au budget plus conséquent pour un résultat hélas moins convaincant. Ceux qui ont vu et aiment ses films connaissent le goût du réalisateur pour un cinéma réaliste et politique, dont l’apparente sobriété souligne un engagement que l’on sent viscéral : L’Emploi du temps, librement inspiré de l’affaire Romand, en est peut-être le plus bel exemple, évitant tout sensationnalisme pour centrer son regard sur la souffrance d’un père de famille broyé par un déterminisme social contre lequel il ne peut pas lutter. La question traverse tous ses films, mais aucun ne l’aborde aussi frontalement qu’Entre les murs.
Certes, le sujet s’y prête tout particulièrement mais le film évite en partie toutes conclusions hâtives sur le fatalisme induit par l’environnement social ou familial, en gardant soigneusement l’entourage des jeunes protagonistes (et des professeurs) hors champ : comme son titre l’indique, Entre les murs se déroule entièrement dans l’enceinte d’un collège du XIXe arrondissement, et plus particulièrement dans la salle de classe d’un professeur de français. De la rentrée à la fin de l’année scolaire, Cantet filme les cours, les échanges, les conflits, les petits et les grands drames entre une classe de 4e et ce prof merveilleusement humain : cultivé et passionné, patient et volontaire, courageux et juste, mais aussi arrogant, irritable, partial et lâche. François Bégaudeau, ancien prof devenu écrivain (il est l’auteur du livre qui a inspiré le film, dont il a aussi co-signé le scénario), incarne son propre rôle avec talent et une absence de vanité admirable - n’en déplaise aux esprits chagrins irrités par sa surmédiatisation liée à son statut de chroniqueur dans de nombreux talk-shows télévisés à la mode. (...) |
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Source : http://www.critikat.com/Entre-les-murs.html |
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Les Inrocks - O.J et J.-M.L. |
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L'adaptation libre du roman à succès du romancier-critique-chroniqueur médiatique est incontestablement une réussite, un beau travail de cinéma (.. .) |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/entre-les-murs-12348.php |
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Libération - Gérard Lefort |
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Le film abat les cloisons, ouvre les fenêtres, fait circuler le courant d'air de l'intelligence, donc des doutes, allume la flamme du cinéma, qui mérite ici qu'on l'appelle cinématographe. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/entre-les-murs-12348.php |
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Studio - B.T |
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L'un des grands mérites du film est de montrer que l'enseignement est devenu un métier à l'arrache. Film de notre époque, donc (.. .) Avec 'L' Esquive', Abdellatif Kechiche avait posé l'enjeu de l'école. A sa manière, simplement et fortement, Cantet poursuit ce débat cinématographique, qui est loin d'être clos. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/entre-les-murs-12348.php |
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