|
|
|
|
| |
 |
|
 |
Titre
original |
Changeling |
 |
Titre
français |
L'échange |
 |
Réalisation |
Clint Eastwood |
 |
Scénario |
Joseph Michael Straczynski |
 |
Interprétation |
Angelina Jolie (Christine Collins), John Malkovich (Révérend Briegleb), Michael Kelly (Lieutenant Lester Ybarra), Jeffrey Donovan (Capitaine J.J. Jones), Jason Butler Harner (Gordon Northcott), Devon Conti (Arthur), Eddie Alderson (Sanford Clark), Gabriel Schwalenstocker (James Nesbitt), Jason Ciok (Joshua Bell), Kevin Glikmann (Orderly), Colm Feore (Le chef de la police), Devon Gearhart (Jeffrey), Geoffrey Pierson (Sammy 'S.S.' Hahn), Morgan Eastwood (Une jeune fille), ... |
 |
Musique |
Clint Eastwood |
 |
Photographie |
Tom Stern |
 |
Pays |
U.S.A. |
 |
Année |
2008 |
 |
Durée |
2h 21min. |
 |
Genre |
Drame, Faits réels, Crime, Mystère |
 |
Production |
Clint Eastwood, Brian Grazer, Ron Howard &Robert Lorenz |
|
|
 |
La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
 |
Le jeudi 6 novembre 2008 |
 |
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
 |
Le film est projeté sans entracte ni publicité |
 |
Les séances : |
| |
- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
|
|
| Dans les années 20, une femme voit son fils se faire kidnapper. Elle finit par le récupérer, mais s'agit-il vraiment de son petit garçon ? Un drame émouvant et provocant, inspiré d’événements réels qui ont ébranlé le système judiciaire californien et qui marquèrent en profondeur la ville de Los Angeles. L’histoire d’une femme courageuse et obstinée, qui mit en échec une police corrompue et aida par son combat à restaurer la dignité et l’égalité de tous face à la loi. "A cette admiration devant la forme, il faut ajouter que ce film noir (…), est aussi un grand film politique, qui parle avec autorité et compassion de l’Amérique d’aujourd’hui." (Le Monde) |
 |
C'est pendant la grande dépression économique américaine que Clint Eastwood vient au monde et grandit. D'un milieu très modeste, le père, à la recherche d'un emploi de comptable, oblige sa famille à parcourir le pays. Le jeune Clint quitte rapidement la maison mère et multiplie les jobs pour vivre. Inscrit à l'université de Seattle pour étudier la musique, il est mobilisé pour la guerre de Corée. Chanceux, il restera à la base, à donner des cours de natation, et fera la rencontre de Maggie Johnson, qu'il épousera en 1953. Il décide alors de se lancer dans le cinéma. Commençant par des petits rôles de série B, il va vite être connu de toute l'Amérique grâce à CBS et à la série 'Rawhide'. Après sept ans, c'est la rencontre avec Sergio Leone et la consécration ! 'Pour une poignée de dollars', 'Le Bon, la Brute et le Truand', ces films mythiques lui valent d'être remarqué par Don Siegel. Leur association donne naissance au très célèbre et controversé 'Dirty Harry' (1971).
Citation : "La vérité comme l'art est dans l'oeil du spectateur" |
 |
C'est à ce moment qu'il débute dans la réalisation avec 'Play Misty for Me'. Avec des oeuvres comme 'Minuit dans le jardin du bien et du mal', 'Mystic River' ou 'Million Dollar Baby', il impose son style et témoigne d'un grand professionnalisme. En 2006, il entreprend de rendre hommage aux soldats américains de la Seconde Guerre mondiale en entamant une saga consacrée à la bataille d'Iwo Jima. Sans aucun genre de prédilection dans son impressionnante filmographie, il enchaîne westerns, policiers, comédies dramatiques ... Figure désormais légendaire du cinéma, Clint Eastwood est reconnu de tous, aussi bien pour ses talents d'acteur et de réalisateur que de compositeur et même de producteur.
FILMOGRAPHIE
Toute sa filmographie en tant que :
|
|
|
 |
 |
Notes de production |
| |
"Mrs. Collins a fait un exposé précis, indiquant qu’elle savait dès le départ que ce garçon n’était pas son fils disparu… Après l’avoir soumise à un interrogatoire serré, le Président Schweitzer lui a demandé ce qui s’était passé juste avant son internement psychiatrique à l’Hôpital du Comté. "On m’a fait comparaître devant le capitaine Jones en présence de plusieurs autres personnes", a-t-elle déclaré. "Celui-ci m’a dit : Qu’est-ce que vous essayez de faire? Vous voulez nous faire passer pour des crétins? Vous essayez d’échapper à vos devoirs de mère et d’obliger l’État à prendre en charge votre fils. Vous n’êtes qu’une idiote!" (Déposition de Christine Collins devant la Commission des Affaires Policières, rapportée dans le Los Angeles Times du 17 octobre 1928) |
| |
Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=85392.html |
| |
|
 |
Des faits réels |
| |
Réalisé par Clint Eastwood, interprété par Angelina Jolie et John Malkovich, l’échange est un drame émouvant et provocant, inspiré d’événements réels qui marquèrent en profondeur la ville de Los Angeles – l’histoire d’une femme courageuse et obstinée, qui mit en échec une police corrompue et aida par son combat à restaurer la dignité et l’égalité de tous face à la loi. Mars 1928. Un samedi matin, dans un quartier populaire de Los Angeles, Christine Collins, mère célibataire et standardiste, dit au revoir à son fils de 9 ans, Walter, et part au travail. De retour à son domicile, Christine est confrontée au pire des cauchemars : son enfant a disparu. Des recherches sont lancées tous azimuts, qui restent vaines : Walter s’est évanoui dans la nature, sans laisser de trace. Cinq mois plus tard, la police retrouve un garçon qui prétend être le jeune Collins. Elle le restitue à Christine, en présence d’une meute de journalistes et de photographes, convoqués pour donner un maximum de retentissement à ce bel exploit policier. Bouleversée et étourdie par ce remue-ménage, Christine se laisse convaincre de reprendre l’enfant, mais elle sait dans son for intérieur qu’il n’est pas Walter. Christine pousse les autorités à continuer les recherches, mais, dans le Los Angeles de la Prohibition, une femme seule qui conteste le système s’expose à de sérieux risques. Vilipendée, traitée de folle et de mère indigne, Christine trouve un allié en la personne du Révérend Gustav Briegleb, prêtre militant qui va l’assister dans son combat et ses recherches. Face à une police corrompue, qui doute de sa santé mentale, et à un public dubitatif, qui appelle de ses vœux un happy end, Christine poursuit sa quête obstinée. Au fil de cette odyssée, elle devient l’improbable héroïne et porte-drapeau des pauvres et des exclus, régulièrement victimes de la toute-puissante Police de L.A. La quête de Christine ne s’arrêtera pas avant qu’elle n’ait retrouvé son fils… ou que ceux qui se targuent de "Protéger et Servir" leurs concitoyens ne la réduisent au silence. |
| |
Suite sur Comme Au Cinéma |
| |
|
 |
L’Histoire |
| |
La chronique de L.A. est émaillée de faits divers à sensations, de crimes maquillés, de meurtres et d’histoires de corruption. Du procès de Roscoe "Fatty" Arbuckle pour le viol et l’assassinat de la starlette Virginia Rappe en 1921 à l’enlèvement de l’évangéliste Aimée Semple McPherson en 1926 et au meurtre du Dahlia Noir en 1947, des scandales ont terni durant des décennies l’image de L.A. et de ses dirigeants. L’histoire poignante de Christine Collins aurait pu sombrer à jamais dans l’oubli si un ancien journaliste ne l’avait découverte. Quatre-vingts ans plus tard, le dramatique combat de cette femme d’origine modeste revit à l’écran grâce à la collaboration de certains des plus grands noms d’Hollywood. Dans les souterrains de l’hôtel de ville de Los Angeles dorment des archives poussiéreuses qui retracent près de cent ans de l’histoire de la Cité des Anges. Parmi ces millions de pages se trouvent les rapports officiels de l’affaire Collins et les auditions de Christine par le conseil municipal à la fin des années 1920. On y trouve à la fois l’histoire d’une disparition, le récit d’une enquête bâclée et la preuve des sombres machinations d’une police corrompue. |
| |
Suite sur Comme Au Cinéma |
| |
|
 |
Le tournage |
| |
Eastwood, Imagine, Angelina Jolie : l’échange devient une réalité Ce scénario choc, "basé sur des faits réels", retint l’attention de Brian Grazer et Ron Howard, deux producteurs qui excellent à porter à l’écran des histoires vécues, et qui ont remporté d’immenses succès critiques et populaires avec American Gangster, Un homme d’exception, De l’ombre à la lumière et Apollo 13. "Travailler sur du concret a toujours été pour moi une expérience stimulante", observe Grazer. "J’aimais les thèmes de l’échange, je trouvais son contexte social fascinant – horrible à certains égards, mais captivant. L’authenticité des événements donnait à l’histoire un fort impact émotionnel." Connaissant le goût de Clint Eastwood pour les histoires vécues, Grazer et Howard lui firent parvenir le scénario de l’échange sur lequel ils avaient pris une option. "Je l’ai emporté avec moi à Berlin, l’ai lu dans l’avion au retour, et l’ai beaucoup aimé", dit le réalisateur. "Sitôt rentré, j’ai appelé Brian et Ron pour leur donner mon accord. Ils m’ont appris qu’Angelina leur avait dit oui entre-temps. "Elle sera formidable dans ce rôle", leur dis-je. "J’aime beaucoup ce qu’elle fait." Et c’est ainsi que le projet s’est monté – très vite et en toute simplicité." |
| |
Suite sur Comme Au Cinéma |
| |
|
 |
Des flics, un prêtre, un tueur en série : le casting |
| |
Durant son odyssée, Christine eut à la fois des supporters et des détracteurs. Dans la première catégorie, les plus efficients furent le Révérend Gustav Briegleb, pasteur des églises presbytériennes St. Paul et Westlake de L.A., et l’avocat S.S. Hahn. Dans celle des détracteurs, se situe en premier lieu le capitaine de police Jones, qui fut durant sept ans un adversaire acharné de Christine. Le scénariste a conservé autant que possible les noms des protagonistes et a aussi amalgamé divers personnages et types représentatifs du L.A. de l’époque. Réputé pour son courage, le Révérend Briegleb s’était donné mission de dénoncer la corruption effrénée qui régnait dans l’administration locale et, accessoirement, au sein de l’industrie cinématographique. Il incitait ses concitoyens à se méfier d’une police habituée aux expédients douteux, et les poussait à rechercher par eux-mêmes la vérité et à débusquer la corruption. Le Révérend (interprété par John Malkovich) connaissait intimement les rouages de la machine politique de la ville. Non content de jouer un rôle clé dans la quête de Christine Collins, il finira (dans ce scénario) par lui sauver la vie. |
| |
Suite sur Comme Au Cinéma |
| |
|
 |
Décors et costumes : L.A. dans les années 1920 |
| |
Réalisateur de plus d’une trentaine de films, Clint Eastwood est connu sur les plateaux pour sa rapidité et son efficience. Il réduit délibérément le temps de répétition pour préserver la spontanéité et l’authenticité du jeu et n’a pas pour habitude de multiplier les prises. Cette approche, qu’apprécient uniformément ses interprètes, découle de ses propres préférences d’acteur : "Tout ce que je fais en tant que réalisateur se base sur ce que j’apprécie en tant que comédien", explique-t-il. "On acquiert une certaine expérience au fil des ans, on découvre qu’il arrivera toujours sur le plateau des choses imprévues, bonnes ou mauvaises, auxquelles aucune préparation ne fera jamais obstacle. Chaque tournage reste une expérience passionnante où l’on tente de donner vie à ce qui n’est encore qu’un petit tas de pages imprimées." L’équipe et les acteurs savourent cette approche : "Clint est extraordinaire", dit Angelina Jolie. "Je pourrais faire son éloge pendant des heures. C’est un réalisateur d’une précision et d’une autorité sans faille, un leader qui estime à son juste prix chaque collaborateur et en tire le meilleur. Il est brillant. Je me verrais bien poursuivre toute ma carrière avec lui!" |
| |
Suite sur Comme Au Cinéma |
|
 |
 |
Evene |
| |
Clint, fan d’histoires réelles
Le scénario est basé sur des faits réels. Pas étonnant, quand on connaît le goût de Monsieur Clint pour porter à l'écran des histoires vécues.
Une production solide
Le réalisateur Ron Howard (Apollo 13) est un des quatre producteurs du film. Parmi les trois autres, on retrouve Clint Eastwood himself.
Tapis rouge
Le nouveau drame de Clint Eastwood, 'L' Echange' est en compétition au Festival de Cannes en 2008. L'acteur et réalisateur reçoit également le prix Spécial du 61e Festival pour l'ensemble de sa carrière cette même année.
Prix en cascade
Outre les oscars qu'il a reçus, Clint Eastwood reçoit en 1998 un césar d'honneur et en 2000 un Lion d'or, au Festival de Venise, pour l'ensemble de sa carrière. En 2004, il reçoit l'oscar du Meilleur réalisateur pour son film 'Million Dollar Baby' (également césar 2006 du Meilleur film étranger).
Pleurez !
Sur la route de Madison', en 1995, reste à ce jour l'un des films d'amour les plus emblématiques. Acteur et réalisateur, il donne ici la réplique à Meryl Streep, les deux acteurs incarnent une passion mature et sereine.
L'humour de Clint
Il a avoué : ''Blanche Neige' me fait craquer. C'est pourtant un peu trop violent pour moi à la fin !'
Musique !
Fan de jazz, il a réalisé une biographie de Charlie Parker en 1988 intitulée 'Bird' et a su transmettre sa passion à son fils qui est contrebassiste.
Devise
Pour lui : 'Il y a deux façons de vivre dans ce monde. L'une consiste à ramper, lécher les bottes, écrire des fins heureuses, signer des contrats de longue durée, ne jamais quitter Hollywood ...'
|
| |
Source : http://www.evene.fr/cinema/films/l-echange-18396.php
http://www.evene.fr/celebre/biographie/clint-eastwood-11188.php?actualite |
|
 |
 |
premiere |
| |
Clint Eastwood présente son dernier film l’Echange dans lequel Angelina Jolie voit son fils disparaître. Mais l’enfant que la police lui rend n’est pas le sien. Un rôle sur mesure pour la maman la plus célèbre d’Hollywood. Par Karl Rozemeyer adaptation Delphine Drieu la Rochelle
Quand on adapte l’histoire vraie d’un combat pour la justice, n’y a-t-il pas le risque de perdre la force des émotions ?
Clint Eastwood : Il semblerait que tous les vingt à trente ans, il y ait une sorte de petite révolution au sein de la police de Los Angeles, plusieurs agents ayant été impliqués dans de sordides histoires de corruption. Notre histoire se situe en 1928, une autre période noire, et il est évident qu’au lieu d’avoir envoyé quelqu’un sur le terrain, la plainte de cette mère a été tout simplement classée.
Angelina, qu’est-ce qui vous a attiré dans ce rôle ?
Angelina Jolie : L’instinct maternel sans aucun doute. Je me suis demandé ce qui se passerait si cela m’arrivait. Quelle serait ma douleur, ma frustration ? Cependant j’ai dû trouver autre chose car au même moment, j’ai perdu ma mère quelques mois avant le début du tournage et elle ressemblait vraiment beaucoup à Christine, mon personnage. Travailler sur Christine m’a permis de passer à nouveau un peu de temps avec ma mère et m’a aidé à cicatriser.
Le film peut-il trouver un écho aujourd’hui ?
Clint Eastwood : Mon but était de recréer une situation qui soit typique de cette époque. Cependant, qui sait ? L’histoire pourrait très bien se répéter. Mais il y a tout de même eu des changements dans la structure de LAPD. Des bons comme des mauvais. Mais à l’époque, cette femme s’est retrouvée seule contre tous, même après avoir été internée à tort dans un asile psychiatrique.
Angelina Jolie : Le film traite évidemment des dysfonctionnements de la police de Los Angeles en ce temps-là, mais il y a toujours eu des gens pour se battre contre un gouvernement qui les opprime. On voit ça tous les jours en allumant la télé.
C’est l’autorité en général qui vous pose problème ?
Clint Eastwood : J’aime la remettre en question, c’est vrai. Mais il faut bien avouer qu’on choisit ces histoires en fonction de leur tension dramatique. Ça n’a aucun sens de raconter une histoire où il n’y a pas de conflit et où il ne se passe rien.
Dans Mystic River , vous parliez déjà d’un enfant en danger
Clint Eastwood : Parce qu’une menace qui pèse au-dessus de la tête d’un enfant, c’est le paroxysme du drame. L’histoire de cet enfant, à qui une organisation criminelle vole sa vie et sa santé mentale, est une tragédie extrême.
Pourquoi ne pas avoir voulu jouer dans votre propre film ?
Clint Eastwood : Tout simplement parce qu’il n’y avait pas de rôle pour moi dedans. Je suis trop vieux pour être un des rôles masculins. Avec l’âge, c’est inévitable, je passe plus de temps derrière la caméra.
Pourtant la rumeur annonce que vous reviendriez dans la peau de Dirty Harry.
Clint Eastwood : Eh bien c’est faux.
Angelina Jolie : En fait, c’est moi qui vais reprendre le rôle
Clint Eastwood : Dirty Harriette revient en chasseur de reliques ! Non sérieusement soyons réalistes. A mon âge, Dirty Harry ne serait certainement pas en fonction dans un commissariat.
|
| |
Source : http://www.premiere.fr |
|
 |
 |
la libre - Fernand Denis |
| |
(...) Avec une puissance dramatique pudique, Clint Eastwood tresse habilement le drame poignant d'une mère confrontée à la perte de son enfant, avec le drame collectif d'une population en butte à une police corrompue, avec sa propre compassion pour les victimes et son obsession de la vérité (déjà au coeur de "Mémoires de nos pères" et de "Lettres d'Imo Jiwa").
Non seulement Clint Eastwood remplit son contrat en racontant une histoire qui tient en haleine pendant 2 h 20, mais ce récit historique possède une actualité universelle. En Belgique, par exemple, comment ne pas penser à l'affaire Brichet, de la technique de chasse du pédophile à la Fourniret au combat citoyen contre une administration au service d'elle-même. (...) |
| |
Source : http://www.lalibre.be/actu/cinema/article/422503/clint-eastwoodissime.html |
| |
|
 |
le monde - Thomas Sotinel |
| |
L'Echange est un film d'un classicisme épuré, qui utilise le vocabulaire du vieil Hollywood avec une sincérité et une puissance d'expression qu'il est le seul à pouvoir susciter – question de foi dans le cinéma, sans doute.
A cette admiration devant la forme, il faut ajouter la quasi-stupeur qui saisit en comprenant au bout de quelques plans que L'Echange, film noir (le cinquième de son auteur à être en compétition à Cannes), est aussi un grand film politique, qui parle avec autorité et compassion de l'Amérique d'aujourd'hui.
La reconstitution historique est impeccable, les moyens de la mise en scène et du scénario d'une limpidité parfaite. Chaque scène débute comme un acte liturgique, on sait ce qui sera dit, ce qui sera fait par chacun des personnages. Quand le chef de la brigade des mineurs, J.J. Jones (Jeffrey Donovan), tente de ramener Christine Collins à la raison, les répliques tombent comme des cartes à jouer. Et pourtant, elles sont aussi cruelles que si l'on n'avait jamais vu un bourreau de cinéma torturer une innocente.
Porté par l'énergie farouche d'Angelina Jolie, le personnage de Christine Collins est une héroïne classique qui affronte un monstre résolument moderne. Cette modernité est incarnée par le capitaine Jones, technocrate de la répression et de la corruption, dont Jeffrey Donovan fait l'un des meilleurs méchants de cinéma que l'on ait vu récemment, lisse, sans affect, indestructible.
Ce que veut dire Clint Eastwood apparaît très vite avec une clarté foudroyante : la société américaine demande parfois à ses membres d'échanger leur liberté contre un peu de tranquillité. Le LAPD pratique les exécutions extrajudiciaires et – selon les termes du bon pasteur Briegleb – ne lutte contre la pègre que pour éliminer la concurrence. Elle aime aussi à faire interner sans procès les gêneurs, comme ces femmes de policiers qui voudraient porter plainte parce que leurs maris les battent.
Très précisément, Clint Eastwood fait coïncider des éléments du scénario de L'Echange avec des titres de journaux de 2008. Ces arrestations arbitraires, cette corruption n'ont pas été extirpés, tout a repoussé depuis. Alors que le dernier film d'Eastwood, Mémoire de nos pères (2006), était une réflexion sceptique et désenchantée sur l'imperfection de la démocratie américaine, L'Echange est à la fois un formidable thriller et un appel pressant à la résistance. |
| |
Source : http://www.lemonde.fr |
| |
|
 |
le figaro - Dominique Borde |
| |
Cinq ans après Mystic River, Clint Eastwood raconte de nouveau une tragédie américaine. Mais celle-ci est authentique et se déroule en 1928. Une mère éplorée, puis bientôt révoltée, qui a perdu son enfant et en retrouve un autre cinq mois après, des policiers bornés et de mauvaise foi, des institutions abusives, et il passe du drame au pamphlet. Mais même si le film emprunte plusieurs chemins qui se rejoignent sur le visage d'un adorable garçonnet pour aboutir à un abominable tueur en série, même si Angelina Jolie donne chair et âme à cette mère meurtrie et combative, c'est le récit, son harmonie, sa précision et son intelligence qui retiennent encore l'attention. Après avoir touché à tous les genres, Clint Eastwood a toujours un sens incomparable de la dramaturgie. Sans jamais sombrer dans le mélo pourtant si tentant, il sait comme personne raconter une histoire et ses prolongements qui, ici, sont multiples. Du drame intime aux abus de la police, de l'enquête au procès, tout s'enchevêtre et, pourtant, tout est fluide, logique, parfaitement maîtrisé comme peut l'être la reconstitution des années 1920. Un tram qui passe, un vieux standard téléphonique, les journalistes avec leur carte de presse dans le chapeau, l'asile psychiatrique... Tout sonne juste pour accompagner cette triste aventure d'un autre âge. Encore une belle leçon de cinéma donnée par un grand ancien! |
| |
Source : http://www.lefigaro.fr |
| |
|
 |
evene - Nicolas Berniche |
| |
Clint Eastwood force le respect. L’ex-acteur de génie devenu cinéaste de génie revisite les Etats-Unis des années 1930. ‘L’Echange’, tiré d’une histoire vraie, retrace la dureté de l’époque et la toute-puissance d’une police inique. Le réalisateur en profite pour donner une dimension politique à son récit, par ailleurs centré sur l’incroyable histoire de Christine Collins - un scénario inattaquable qui vaut à lui seul le spectacle. Angelina Jolie trouve un rôle à sa mesure, qui rappelle que la belle est aussi excellente actrice. Eastwood la filme avec sobriété, préférant son style à sa beauté. De bout en bout, ‘L’Echange’ est exécuté de main de maître : images de toute beauté, dialogues sublimes, musique composée par Clint himself et dont chaque note accompagne superbement la partition que constitue ‘L’Echange’. Clint Eastwood est certainement le dernier cinéaste classique. Ceux qui pointent en lui une absence d’originalité devraient plutôt y voir la détermination d’un homme à faire les films qu’il aime, et à les faire bien. Coup de théâtre final, intrigue labyrinthique, flash-back en pagaille, ultraviolence… Tout cela devient la norme. Savoir qu’un metteur en scène sait encore donner de la force à une oeuvre sans passer par ces artifices est la marque des grands. ‘L’Echange’, comme ‘Mystic River’ il y a cinq ans, peut d’ores et déjà être considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre du cinéma classique. |
| |
Source : http://www.evene.fr/cinema/films/l-echange-18396.php |
| |
|
 |
Les Echos- Emmanuel Hercht |
| |
L' Echange', (.. .) est un produit parfait du cinéma de studio : un fait divers authentique et émouvant, une construction habile, une photographie léchée et, bien sûr, de grands acteurs. (.. .) Clint Eastwood est un classique. Quoi qu'il fasse, il est dans l'air du temps. Il filme 'à l'ancienne', sans fioritures, avec précision. Il a tout de l'artisan, de l'ébéniste soucieux du moindre détail. |
| |
Source : http://www.evene.fr/cinema/films/l-echange-18396.php?critiques |
| |
|
 |
Les Inrocks - Serge Kaganski |
| |
Il est très beau, très dense, le Clint. Et très classique dans sa facture. (.. .) 'L' Echange' devrait plaire, et les applaudissements nourris de fin de projo en attestent. C'est peut-être ma seule réserve mineure : tout y est magnifiquement calibré, et les enjeux moraux sont moins retors, moins ambigus que dans 'Mystic River'. Mais quelle maestria. |
| |
Source : http://www.evene.fr/cinema/films/l-echange-18396.php?critiques |
| |
|
 |
lejdd - Carlos GOMEZ |
| |
On retrouve dans L'Echange le goût du cinéaste pour le dépouillement formel et les ambiances de film noir. Comme dans Mystic river, il est question d'enfance malmenée et d'adultes se réfugiant derrière les conventions vérolées. L'action se déroule en 1928 à Los Angeles et l'histoire est inspirée de faits réels. Angelina Jolie joue le rôle d'une mère célibataire dont l'enfant disparaît un jour. Lorsque la police le lui ramène, elle ne le reconnaît pas. Une situation quasi-kafkaïenne, qui conduit un instant le récit sur des pistes inédites dans l'univers de Clint Eastwood qui signe ici un de ses plus beaux films. Le mélodrame n'est jamais convenu ou mièvre, la force du récit emporte toute forme de réserve. Et on y découvre une très bonne actrice, Angelina Jolie. Si juste, qu'on en oublie qu'elle est surtout célèbre aujourd'hui pour tout un tas de choses étrangères au cinéma. |
| |
Source : http://www.lejdd.fr/cmc/cannes/200821/clint-eastwood-merite-la-palme_118751.html |
| |
|
 |
cinema fluctuat - Marc Petit |
| |
A partir d'un fait divers réel qui touche de nombreuses thématiques qui lui sont chères, Clint Eastwood raconte une histoire émouvante dont l'intérêt dépasse très largement le cadre de son anecdote de départ. Il s'attache d'ailleurs moins à dresser un portrait de femme seule qu'à parler de justice, de pouvoir et de son exercice, de folie, des médias et, de manière générale, de résistance. Comme souvent chez lui, on perçoit, en filigrane, la nécessité de s'opposer aux discours officiels qui privilégient le maintien d'un ordre établi, et d'affirmer le droit, et surtout le devoir de chaque citoyen de réclamer la vérité qu'il est en droit d'attendre d'une démocratie bien gérée. Il jongle avec élégance et à un rythme idéal entre ses nombreux thèmes, qu'il combine sans forcer le trait. A la fois film policier, de procès ou d'internement, L'Echange est avant tout un récit palpitant qui prend aux tripes et éprouve physiquement.
Sans surprise mais avec tellement de plaisir, le nouveau Clint nous a donc ravis, emportés et émus. Intelligent sans être intello, agréable sans sacrifier à un commercial bêtifiant, le papy américain assure, atteignant un véritable sommet dans l'expression de sa maîtrise formelle et dans le juste compromis entre plaisir de la narration et expression politique. Fidèle à une exigence qui s'appuie sur des recettes classiques qu'il finit par dynamiter avec sa finesse coutumière, cette œuvre forte risque de faire date. |
| |
Source : http://cinema.fluctuat.net/films/l-echange-2/2639-chronique-Million-Dollar-Papy.html |
| |
|
 |
critikat - Ophélie Wiel |
| |
(...) The Exchange redonne foi dans le cinéma américain. Cinéma classique sans doute, même plutôt "classe", fourmillant de bonnes idées scénaristiques, de rebondissements, de suspense, d’acteurs (secondaires ou non) au top de leur forme. En mêlant une histoire personnelle émouvante à la Mystic River (un enfant disparu, une mère qui tente tout pour le retrouver), Clint Eastwood nous embarque dans un flamboyant portrait de l’Amérique des années 20, entre corruption de la police et délires psychiatriques dans des hôpitaux aussi inhumains que ceux de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Film à procès, film politique et historique, histoire d’amour maternel, thriller, The Exchange est tout cela à la fois : un Eastwood en grande forme (...) |
| |
Source : http://www.critikat.com/The-Exchange.html |
| |
|
 |
rfi - |
| |
(...) A travers ce fait divers et ce portrait de femme, Clint Eastwood reprend quelques-uns des motifs qui irriguent son cinéma : l’enfance maltraitée, le sexisme, la corruption, l’injustice et même la peine de mort. La longue scène de l’exécution du sérial killer, par pendaison, est aussi terrifiante que celle filmée par Richard Brooks, en 1967, dans De sang-froid. Le blanc des murs du hangar où a lieu la « mise à mort » ne saurait suffire à restituer l’innocence perdue ni à consoler les familles. Comme toujours chez Clint Eastwood, la mise en scène est d’un classicisme assumé, pour ne pas dire revendiqué. Linéaire dans sa construction, le film est d’un équilibre et d'une sobriété assez époustouflants quant aux thèmes abordés, aux personnages qui traversent cette fresque et à la manière de dépeindre le Los Angeles de la Prohibition. Même Angelina Jolie, pas toujours convaincante, est à son meilleur dans ce rôle de mère courage qui refuse d’abdiquer. (...) |
| |
Source : http://www.rfi.fr/culturefr/articles/101/article_66444.asp |
| |
|
 |
comme au cinema |
| |
Positif - J.A.G.
Dans un style dont le classicisme constitue un hommage au grand cinéma hollywoodien de l’âge d’or, il développe ses récits avec une rigueur de chirurgien.
VSD - O.D.
Clint Eastwood signe un drame aussi digne que bouleversant.
Metro
Clint Eastwood (…) donne une leçon de cinéma magistrale en 2h21 dont on ne perd aucune seconde.
Le Monde - Serge Kaganski"Quelle maestria
L'Humanité - Michel Guilloux
"La forme absolument antispectaculaire, faite de touches subtiles, de scènes de cristallisation… Angelina Jolie porte cela du début à la fin dans un jeu ferme."
Le Figaro - Dominique Borde
Tout sonne juste pour accompagner cette triste aventure d’un autre âge. Encore une belle leçon de cinéma donnée par un grand ancien !
Libération - Olivier Séguret
La meilleure part de l’échange tient à son casting, que domine une Angelina Jolie jamais vue : intense mais discrète, habitée mais retenue, très belle mais jamais éblouissante. (…) C’est heureux. |
| |
Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=85392.html |
|
 |
|