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Titre
original |
Vals im Bashir |
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Titre anglais |
Waltz with Bashir |
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Titre
français |
Valse avec Bachir |
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Réalisation |
Ari Folman |
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Scénario |
Ari Folman |
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Interprétation |
Ari Folman (lui-même, voix), Ori Sivan (lui-même, voix), Ronny Dayag (lui-même, voix), Shmuel Frenkel (lui-même, voix), Zahava Solomon (lui-même, voix), Ron Ben-Yishai (lui-même, voix), Dror Harazi (lui-même, voix), Miki Leon Boaz (Rein-Buskila, voix), Yehezkel Lazarov (Carmi Cna'an, voix) ... |
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Musique |
Max Richter |
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Direction Artistique |
David Polonsky |
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Pays |
Israël, Allemagne, France |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 27min. |
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Genre |
Animation, Documentaire, Autobiographie, Drame |
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Production |
Ari Folman, Serge Lalou, Gerhard Meixner, Yael Nahlieli & Roman Paul |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 20 novembre 2008 |
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Le film est projeté en version originale hébreuse et allemande sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| "Valse avec Bachir" est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface. |
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Israeli Film Academy 2008 |
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- Récompense de la meilleure direction artistique décernée à David Polonsky
- Récompense du meilleur réalisateur décernée à Ari Folman
- Récompense du meilleur montage décernée à Nili Peler
- Récompense du meilleur film
- Récompense du meilleur scénario décernée Ari Folman
- Récompense du meilleur son décernée à Aviv Aldema
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Israel Awards 2008 |
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- Récompense du meilleur film décernée à Ari Folman
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Festival du nouveau cinéma de Montréal 2008 |
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- Récompense de l’innovation Daniel Langlois décernéee à Ari Folman
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"Valse avec Bachir" est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens.
26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie.
Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.
Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface ...
FILMOGRAPHIE
Toute sa filmographie en tant que :
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evene |
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Une première
Valse avec Bachir est le premier long métrage documentaire d'animation.
Réalité animée
Sur les neuf témoins du film, sept sont réels. Les amis d'Ari Folman ayant inspiré les personnages de Boaz et Carmi n'ont pas voulu apparaître sous leur vraie identité, mais leurs témoignages sont réels.
Autobiographique
Valse avec Bachir est l'histoire personnelle du réalisateur Ari Folman.
Technique
Le film est un mélange d'animation Flash, d'animation classique et de 3D. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/valse-avec-bachir-18398.php |
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cinopsis - Olivier Guéret |
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D’origine allemande, Max Richter est peu connu des scorophiles. Entremêlant musique classique et électronique contemporaine, le musicien-compositeur tend plus à créer une nouvelle vie musicale en lieu et place des sempiternelles réorchestrations.
Composée et mise en boîte en amont de la réalisation du film, voilà une bof qui atteint la symbiose parfaite entre deux arts... En dehors des pulsations analogiques d’un vieux synthétiseur, ce sont la Sonate pour Piano D850 de Schubert et la Sonate Op35 de Chopin qui forment ici l’ossature de ce superbe score.
Reste que le morceau ‘L’Océan Hanté’ et ses incontournables variantes sont d’une beauté rarement atteinte. Une lente pulsation, un tambour funèbre monté en cadence imitant la complainte d’une chorale. Voilà un morceau qui laisse béat... comme bien d’autres extraits de cette plaque qui vous prend à la gorge!
A l’écoute du résultat, il est facile et judicieux de tisser des liens entre le travail de Richter et celui Kronos Quartet. Deux approches de la musique de film radicalement novatrices qui sans renier un certain classicisme lui confère une aura supplémentaire. A ne pas manquer ! |
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Source : http://www.cinopsis.com |
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evene |
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Pouvez-vous nous expliquer quel a été le processus de fabrication du film ?
D'abord, j'ai fait une année de recherche. Je suis parti sans prendre position, je voulais juste récolter les faits, dans les journaux, sur Internet, des histoires de gens qui avaient pris part à la première guerre du Liban. Et nous avions des centaines de documents. Nous avons commencé à interviewer les gens. Puis j'ai écrit le scénario en me basant sur ces recherches. On a ensuite coupé le scénario en séquences sonores en studio, avant de travailler sur les images. On a fait une vidéo, puis un storyboard, tiré de cette vidéo. Puis nous avons ajouté des mouvements en animatic. Et après ça, nous avons fait quelque chose comme 2.000 plans clés pour ensuite les transformer en animation.
Pourquoi avoir choisi de faire un documentaire d'animation ?
Cela me donnait la liberté, en tant que cinéaste, de raconter une histoire. Je pouvais parler de la guerre, de la mémoire, de la mémoire perdue, de l'inconscient, des rêves, des cauchemars. Je pouvais aborder toutes les dimensions de mon histoire.
Vous auriez pu faire une fiction ?
Non, je ne pouvais pas pour des raisons de budget. C'est quelque chose comme 800.000 euros et tout ce que je pouvais faire avec un tel budget aurait été trop cheap. Et puis, cela ne m'intéressait pas. Je cherchais quelque chose de nouveau.
La frontière est mince entre la réalité et la fiction. Etait-ce volontaire ?
Oui, c'était le but. Je ne crois plus à la structure des films. Là s'arrête la fiction, ici commence le documentaire, ça ne me parle pas. J'ai une histoire à raconter, et c'est au spectateur de décider ce qu'il croit de l'histoire, ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas. Mon travail est de vous apporter le meilleur film possible sur l'écran, à vous de faire le reste.
Vouliez-vous apporter un témoignage ou un avertissement ?
Je le vois comme une déclaration envers les jeunes, les adolescents qui ne sont pas encore allés à l'armée et je voulais leur montrer la guerre comme je la vois pour qu'ils soient capables, en voyant le film, de prendre la décision d'aller ou non à la guerre. Je voulais qu'ils voient que la guerre n'est pas comme dans les films américains. Il n'y a pas d'enjeu dramatique, pas de bravoure, ce ne sont que des gens qu'on utilise. Je voulais qu'ils soient conscients de ce qu'ils font. Si les jeunes voient ce film, j'espère qu'ils arriveront aux bonnes conclusions.
Pourquoi ce titre 'Valse avec Bachir' ?
Le titre vient de la scène que je préfère : un soldat commence à danser sous les tirs. Soudain, tout s'arrête complètement et le temps lui est propre. La scène est forte parce qu'elle a un côté surréaliste. Les tirs, se faire tirer dessus, tout devient une danse. Dans un sens c'est terrible, dans un autre, c'est magnifique. Cela définit le film.
Pourquoi avoir choisi de montrer plusieurs dimensions de la guerre avec des scènes quotidiennes, puis très violentes ?
Je voulais emmener le spectateur dans un voyage, comme celui dans lequel j'étais. Et je voulais qu'il arrive au cinéma sans savoir ce qui allait se passer. Je voulais surprendre tout au long du film et garder cette tension. C'était mon but principal. Si on s'endort un peu, on prend une musique rock et on en fait un clip pendant quelques minutes.
Pour vous, s'agit-il plus d'un film politique ou d'une thérapie ?
C'est une thérapie. Le message politique du film est faible. Ca n'a pas beaucoup d'impact sur le public ou sur les instances politiques. |
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Source : http://www.evene.fr |
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cinenews - Steven Tuffin |
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On a de la chance que le service militaire ne soit plus obligatoire en Belgique. Imaginez que vous ayez vécu les mêmes choses affreuses que Ari Folman! Quelles sont-elles? Vous le découvrirez en compagnie du réalisateur israélien. Après une discussion avec un soldat traumatisé - il rêve régulièrement qu'il est poursuivi par 26 chiens en fureur - Folman se rend compte qu'il ne se souvient plus de rien de sa participation à la première guerre du Liban en 1982. C'est pour cela qu'il a entamé une thérapie chez un ami psychologue, et qu'il a commencé à interviewer ses collègues de l'époque. Ses découvertes, ses cauchemars et ses souvenirs de plus en plus clairs lui ont servi de terreau à ce documentaire d'animation. La raison pour laquelle il a opté pour ce genre, elle est évidente dès les premières minutes. Les images dessinées donnent une impression de 'hors du monde' aux choses qui se passent. La poursuite de chiens qui ouvre le film est d'une tension extrême, tandis que les images d'un Beyrouth doré sous les bombes sont belles à couper le souffle. Mais ce sont surtout les plans 'live' sur la fin qui laisseront des cicatrices au coeur de chacun.
A voir absolument ! |
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Source : http://www.cinenews.be |
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le ligueur citoyen parent - Patrice Gilly |
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( ...) Valse avec Bachir est un prodigieux document qui lève un tabou dans l’histoire d’Israël. Le recours au dessin ou aux images de synthèse permet de traiter des sujets brûlants. De plus en plus de documentaires recourent à la fiction. Les docufictions comportent des scènes jouées par des acteurs. Ce procédé permet d’approcher des univers difficiles à montrer, comme le monde des narcotrafiquants, par exemple. ( ...) |
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Source : http://leligueur.citoyenparent.be |
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art et essai tournai |
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Volontairement subjectif, le film décrit la guerre menée par Israël dans toutes ses absurdités et tous ses errements : il montre, sans aucun héroïsme, de jeunes soldats complètement désorientés qui rentreront traumatisés mais aussi culpabilisés par ce qu’ils auront vu et auront fait. Sans propagande, Ari Folman pose ainsi des questions essentielles et dérangeantes sur la politique israélienne. Mais par sa mise en scène originale, le film dépasse largement le cadre de ce conflit, et il mène une réflexion générale sur la guerre, la violence, sur la mémoire et la responsabilité de chacun d’entre nous par rapport aux drames qui nous entourent. |
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Source : http://www.artetessaitournai.com |
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en marche - Linda Léonard |
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Si Valse avec Bachir” est un film d’animation, il est, on l’aura compris, de cette vague qui propulsa le film Persépolis de Marjane Satrapi au palmarès du Festival de Cannes l’an dernier. Du chef même de son réalisateur Ari Folman, il s’agit plutôt d’un documentaire d’animation”, basé sur ses propres souvenirs, le choix, plutôt osé, du cinéma d’animation renvoyant à un souci d’exemplarité. L’idée du film me travaillait depuis plusieurs années, explique-t-il, mais le tourner en images réelles ne me convenait pas. Cela aurait donné une quarantaine d’interviews sur fond noir, racontant des histoires vieilles de 25 ans, sans aucune image d’archive s pour illustrer le propos. Alors l’animation m’est apparue comme la solution, avec sa part d’imaginaire. La guerre est tellement irréelle, et la mémoire retorse…”.
Par un récit tantôt onirique, tantôt réaliste, Forman interroge cette étrange faculté de l’être humain d’enfouir au plus profond de lui-même les pires traumatismes de son existence. Mais il évoque aussi la peur et la culpabilité des rescapés, et leur hantise d’être devenus à leur tour des bourreaux. Je pense que des milliers de soldats israéliens ont enfoui leurs souvenirs très profondément. Ils pourraient vivre ainsi le reste de leur vie, mais cela peut aussi exploser un jour, causant on ne peut savoir quels dommages”, explique le réalisateur.
Un film d’une grande puissance, et d’une immense force d’évocation, jusqu’au retour à la réalité brutale des dernières images. |
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Source : http://www.enmarche.be |
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imaj |
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Valse avec Bachir est un ovni que toute la presse, médusée, voyait déjà palme d’or au dernier Festival de Cannes. En détournant l’image animée pour rendre compte de la mémoire et de ses traumas, Folman a fait oeuvre d’invention. Car la guerre, quand on y est plongé, a quelque chose d’irréel. La mémoire aussi, et ses hallucinations. Rien d’artificiel dans ces images d’une audace parfois stupéfiante : la forme justifie le fond, comme on l’écrivait jadis dans nos dissertations. Loin d’être un film contre Israël, "Valse avec Bachir " raconte avant tout une thérapie. Celle d’un soldat qui cherche la paix intérieure, en affrontant les images, mentales, puis réelles, du passé. Cette "Valse " est renversante. (Le Point)
Une grande réussite. Un intelligent travail de (et sur la) mémoire, une œuvre forte, belle et utile. (Les Inrockuptibles)
Un film d'animation intense, poignant et unique en son genre. Un devoir de mémoire, une succession de scènes obsédantes, une danse lancinante entre souvenir et réalité. Dans un style simple et presque innocent, Folman illustre les tueries, les combats et les ombres de la folie des hommes. Une grande oeuvre. (L'Express) |
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Source : http://www.imaj.be |
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lalibre - A.Lo. |
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L'Israélien Ari Folman transcende l'animation en extirpant ses souvenirs de la guerre du Liban. Choc.
C'est un soir, dans un bar, il y a quelques années, qu'un ancien compagnon d'armes raconta à Ari Folman un souvenir récurrent : il est poursuivi dans une ruelle par des molosses. Une séquence qui ouvre le film et dont la source est à chercher dans un souvenir de guerre. Troublé, Ari Folman commence à interroger ses propres rêves. Il se rend compte qu'une part des souvenirs de son temps, dans l'armée israélienne, durant la guerre du Liban, en 1982, est refoulée. S'interrogeant sur les faits, il part interviewer d'autres vétérans. Commence une quête qui devait le ramener à extirper le souvenir de son rôle dans les massacres de Sabra et Chatila.
"Valse avec Bashir" est donc un double voyage, périple à l'intérieur des traumatismes de jeunes hommes confrontés à la guerre, ses violences et ses absurdités, et rappelle historique d'une "sale" guerre. Faute de pouvoir illustrer par des images réelles les propos de ses frères d'armes, souvenirs personnels et réflexions intimes, Ari Folman recoure au cinéma d'animation.
Sans véritable formation dans le domaine de l'animation (c'est d'ailleurs le premier long métrage d'animation israélien), qu'il mène son récit avec brio. Il use avec finesse des références, convoquant la mémoire collective des spectateurs via des plans qui ne sont pas sans évoquer des classiques du film de guerre - "Full Metal Jacket", "Apocalypse Now", notamment. Et comme ceux-ci, "Valse avec Bashir" est ponctué de brusques montées d'adrénaline, d'instants hallucinés, de touches poétiques... "Bachir" entretien avec "Persepolis" d'excellente mémoire, plus d'une analogie : récit autobiographique, centré sur une page d'histoire récente - liée au Proche-Orient, qui plus est. Mais à la différence de Marjane Satrapi, Folman use d'une voix plurielle. Et c'est à partir de non-souvenirs qu'il emplit peu à peu l'écran.
Le graphisme, limpide, proche de ceux d'un Joe Sacco ou du Français Emmanuel Guibert, se double d'un remarquable travail sur les décors et les couleurs. Folman et son équipe ont su tirer profit de leurs maigres moyens et démontrent le potentiel de l'animation en flash sur grand écran.
Surtout, le réalisateur repousse les limites des deux genres qu'il intègre, le cinéma d'animation et le documentaire : dénués de l'image de leurs auteurs, les voix des témoins et leur récit acquièrent une force nouvelle. La dimension métaphorique, parfois surréaliste, de la mise en images confère à "Valse avec Bashir" une rare puissance, une force évocatrice qui redonne, aussi, à l'image animée ses lettres de noblesse.
Et, ponctuant son film avec les images d'actualités des conséquences du massacre, Folman ne fait pas aveu de faiblesse ni démonstration de voyeurisme : il rappelle qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais bien d'une page d'Histoire. Une parmi les plus sombres, comme bien d'autres guerres de représailles en ont livré. Une oeuvre de mémoire qui émeut. |
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Source : http://www.lalibre.be |
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lesoir - DANIEL COUVREUR ET NICOLAS CROUSSE |
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Ari Folman dessine les souvenirs de la Guerre du Liban pour éclairer la mémoire de l’humanité. La valse de Sabra et Chatila.
Valse avec Bachir a fait l’événement au dernier Festival de Cannes. Pour la première fois dans l’histoire du long-métrage animé, un réalisateur donne aux images de fiction une force réaliste. Ari Folman dessine l’absurdité de la guerre, celle du Liban en 1982 et des camps de Sabra et Chatila. Il utilise le pouvoir onirique du dessin animé pour dépasser la brutalité documentaire.
La distance créée par le dessin permet de réfléchir à ces combats inhumains à l’abri de la violence immédiate des bombes et de l’odeur du sang. Pour mémoire, en 1989, les Nations Unies ont reconnu les massacres de Sabra et Chatila comme acte de génocide.
Et c’est justement de mémoire qu’il s’agit dans Valse avec Bachir. Ari Folman a perdu la sienne, celle d’une guerre cauchemardesque où il avait pour mission de tirer des fusées éclairantes pour permettre aux Phalangistes chrétiens d’entrer dans les camps et d’accomplir leurs forfaits.
Son film met en scène une quête des souvenirs cachés. Il part à la recherche de lui-même, de ses frères d’armes et par là, du sens de la tragédie inhumaine. Au bout de l’horreur, il pourra enfin regarder l’histoire en face.
"Au départ, j’avais envie de retrouver ma propre histoire, nous déclarait le réalisateur israélien à Cannes. Ensuite, je me suis demandé ce qui avait pu se passer dans la tête des autres. Au final, j’ai recueilli suffisamment de matériel pour raconter une histoire qui n’était plus seulement la mienne. A partir de là, réaliser un vrai documentaire avec des gens qui témoignent face à la caméra aurait été ennuyeux. Et puis comment aurais-je pu illustrer tous ces événements ? J’ai choisi le dessin animé plutôt que le documentaire pour travailler en totale liberté et entrer dans les cauchemars des gens. Le dessin était pour moi le meilleur moyen de toucher à la fois au conscient et à l’inconscient, à la mort, aux hallucinations…"
Pas de vérité dans l’horreur
Ari Folman refuse de donner une dimension politique à cette Valse, dont le mouvement s’inscrit dans le conscient et le subconscient de l’humanité. Il n’a pas voulu imiter mais transposer la réalité. L’impact du dessin animé n’en est que plus explosif.
Quand Ari Folman entre dans Sabra et Chatila, après le départ de Phalangistes cachés sous l’uniforme israélien, il renvoie à l’émotion ressentie par les rescapés du Ghetto de Varsovie. Des critiques ont aussitôt tracé un raccourci abrupt entre les camps nazis et ceux du Liban, à la vive surprise de l’auteur : "Je n’identifie absolument pas l’action des Israéliens à celle des Nazis. Il ne faut pas confondre la perception subjective d’une situation avec un événement historique ".
Valse avec Bachir ne règle pas de comptes, ne condamne personne. Ce n’est pas un film vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité dans l’horreur. Avoir été mêlé aux massacres de Sabra et Chatila est l’une des pires choses qui puisse arriver à des êtres humains. |
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Source : http://www.lesoir.be |
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Libération |
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Documentaire animé, autobiographie politique et introspection onirique, “Valse avec Bashir” bouscule les genres pour évoquer avec une puissance renouvelée les crimes de la première guerre du Liban. |
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Source : http://www.jesuissolidaire.be |
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evene |
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'Valse avec Bashir' est présenté comme le premier documentaire d'animation. Le procédé a de quoi surprendre. Au moins les premières minutes, où la narration nous conduit plutôt dans le domaine de la fiction. Mais alors que le personnage / réalisateur parcourt les méandres de sa mémoire enfouie, tout prend sens. Au lieu de faire se succéder des témoignages comme l'aurait fait un documentaire classique, Ari Folman les illustre et recrée la guerre, celle de jeunes soldats de l'armée israélienne à Beyrouth au début des années 1980 : leurs peurs, leur insouciance et enfin la prise de conscience du massacre de Sabra et Shatila.
Valse avec Bashir apparaît alors comme le portrait d'une jeunesse sacrifiée, inconsciente d'une violence presque banalisée de la guerre. Le film est troublant tant l'animation a vite fait de faire perdre à cette histoire son lien avec la réalité, malgré les témoignages de personnages existants. Quelques scènes poignantes nous y ramènent petit à petit, jusqu'aux dernières images d'archives en prises de vues réelles. Oui, tout cela a bien existé, et sans l'animation, aucun documentaire n'aurait pu nous plonger de manière si intime dans cette réalité-là. Ari Folman livre un témoignage, presque un testament, nous rappelant la responsabilité de chacun dans un conflit ; nous rappelant, s'il est encore besoin de le faire, que nulle guerre n'est innocente. |
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Source : http://www.evene.fr |
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evene |
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La qualité de la direction artistique emporte le morceau : l'expressivité des personnages (.. .) et la beauté plastique du film, assez sidérante, forcent l'admiration. On peut par ailleurs penser que l'animation était le moyen le plus approprié pour rendre un tel sujet ''digeste'' et, donc, potentiellement populaire. Pari réussi. (Première - Christophe Narbonne)
Le miracle se produit : on est saisi par cet univers totalement nouveau, happé par le travail douloureux de recomposition du passé. Bouleversant. A ne manquer sous aucun prétexte. (Studio - Béatrice Toulon)
Il y a là-dedans un curieux mélange de réalisme et de poésie, quelque chose comme Proust en battle-dress. (Figaro Madame)
L'insert d'actualités télévisées de l'époque à la fin de ce dessin animé apparaît comme le retour du refoulé, point de départ interrogatif de ce projet et conclusion logique de sa réalisation. Comme Spiegelman insérait les photos de ses parents à la fin de Maus, Folman termine par la piqûre de réel, point d'ancrage d'un film qui est un intelligent travail de (et sur la) mémoire, une oeuvre forte, belle et utile. (Les Inrocks - Serge Kaganski)
Quand on n'a surtout pas envie d'entrer dans les détails, que dit-on à celui ou celle que l'on envoie sèchement balader ? ''Je te fais pas un dessin''. Ari Folman vient de nous faire un dessin, peut-être même le dessin de l'année. Il vient aussi de tirer un trait définitif, rageur, sur tout ce que l'on croyait savoir sur la frontière entre la fiction et le documentaire. (Libération - P.A)
La richesse de 'Valse avec Bachir' tient à la singularité de sa fabrication, à sa dénonciation par l'absurde de la guerre ou au phénomène de catharsis artistique qu'il met en oeuvre. (Le Monde - Jacques Mandelbaum)
Un documentaire d'animation ? Le concept paraît foireux, voire franchement oxymorique, mais non, ça peut marcher, comme le prouve brillamment 'Valse avec Bachir'. Ce dessin animé israélien, signé du documentariste Ari Folman, constitue le premier choc de la compèt'. (Télérama - Aurélien Ferenczi)
Une oeuvre forte et intelligente qui n'a étrangement rien récolté au dernier Festival de Cannes. (Le Figaroscope - Emmanuèle Frois)
En détournant l'image animée pour rendre compte de la mémoire et de ses traumas, Folman a fait oeuvre d'invention (.. .) Rien d'artificiel dans ces images d'une audace parfois stupéfiante : la forme justifie le fond, comme on l'écrivait jadis dans nos dissertations (.. .) Cette ''valse'' est renversante. (Le Point - François-Guillaume Lorrain) |
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Source : http://www.evene.fr |
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