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Titre
original |
Le Silence de Lorna |
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Réalisation |
Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne |
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Scénario |
Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne |
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Interprétation |
Arta Dobroshi (Lorna), Jérémie Renier (Claudy), Fabrizio Rongione (Fabio), Alban Ukaj (Sokol), Morgan Marinne (Spirou), Olivier Gourmet (le policier), Anton Yakovlev (Andreï), Grigori Manoukov (Kostia), Mireille Bailly (Monique Sobel), Stéphanie Gob (l'infirmière), Laurent Caron (l'inspecteur), Baptiste Sornin (l'employé de la morgue), Alexandre Trocky (le médecin), Cédric Lenoir (l'employé de banque), Cécile Boland (la femme médecin), Serge Larivière (Le pharmacien), Philippe Jeusette (le serrurier), Sophie Leboutte (la mère de Claudy), ... |
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Photographie |
Alain Marcoen |
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Pays |
Belgique, Grande Bretagne, France, Italie, Allemagne |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 45min. |
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Genre |
Drame |
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Production |
Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 18 décembre 2008 |
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Le film est projeté en version originale française et albanaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Pour devenir propriétaire d'un snack avec son amoureux, Lorna, jeune Albanaise vivant en Belgique, est devenue la complice de la machination de Fabio, un homme du milieu. Jusqu'où le suivra-t-elle ? "Le cinéma des Frères Dardenne change (…). Il reste toujours profondément ancré dans le monde d’aujourd’hui, paraissant de plus en plus fort (…). Différent tout en demeurant le même. La marque des grands. Des très grands." (Pascal Mérigeau dans Le Nouvel Observateur). "Grande subtilité du film qui, loin d’opposer termes à termes les gentils et les méchants, montre au contraire de manière magistrale à quel point la dégradation des valeurs et la corruption morale affectent chaque personnage" (Jacques Mandelbaum dans Le Monde) |
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Festival de Cannes 2008 |
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- Palme d'Or du meilleur scénario décerné à Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne
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Prix Lux (lumière) 2008 |
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- Décerné à Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne pour la réalisation de Le Silence de Lorna
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Militants et soucieux des problèmes sociaux qui les entourent, les frères Dardenne ont réalisé ensemble de nombreux documentaires depuis les années 1970. Forts de cette expérience, ils passent au long métrage de fiction en 1986 avec 'Falsch', portrait du dernier survivant d'une famille juive exterminée durant l'Holocauste. Suivront 'Je pense à vous', puis 'La Promesse' qui obtient en 1995 le prix du Meilleur film belge de l'année. En 1999, leur film 'Rosetta' remporte la Palme d'or au Festival de Cannes et vaut à la jeune Emilie Dequenne un prix pour son interprétation d'une jeune femme confrontée aux difficultés du monde du travail. Egalement producteurs, ils fondent en 1975 la société Dérives avec laquelle ils produisent une soixantaine de documentaires, puis en 1994, Les Films du Fleuve, consacrée à la production de fictions. |
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Les préoccupations des Dardenne tournent autour de la condition sociale, qu'ils dissèquent la caméra vissée sur l'épaule. Le Festival de Cannes reste l'hôte de tous leurs films, qui y sont distingués à chaque fois : pour 'Le Fils', leur acteur Olivier Gourmet reçoit le Prix d'interprétation, leur 'Enfant' couronne leur carrière d'une deuxième Palme d'or et 'Le Silence de Lorna' leur fait obtenir le prix du scénario. Tout au long d'une filmographie ancrée toujours plus loin dans le réalisme, les frères Dardenne sont devenus les figures incontournables du cinéma belge.
FILMOGRAPHIE
Toute la filmographie de Luc Dardenne en tant que :
Toute la filmographie de Jean-Pierre Dardenne en tant que :
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evene |
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Caméra 35 mm
Les frères Dardenne ont troqué leur habituelle caméra 16 mm, plus légère et maniable, pour une lourde caméra 35 mm, qui leur permet une image plus posée, moins en mouvement.
Et de trois ?
Jean-Pierre et Luc Dardenne sont en lice pour décrocher une troisième Palme d'or, record historique jamais atteint. Les deux frères ont été récompensés en 1999 et 2002, pour 'Rosetta' et pour 'L' Enfant'.
Visages familiers
Deux acteurs du casting de 'L' Enfant' participent au nouveau film des frères Dardenne. Jérémie Renier et Fabrizio Rongione retrouvent les réalisateurs, aux côtés d'une nouvelle venue sur les écrans français, l'Albanaise Arta Dobroshi.
Kosovo
Un des assistants des frères Dardenne est allé faire un casting d'une centaine de jeunes femmes actrices professionnelles et non-professionnelles à Pristina, Skopje et Tirana. Puis, les frères sont allés filmer Arta Dobroshi à Sarajevo et l'ont choisie pour le rôle de Lorna après avoir fait des essais avec Jérémie Renier.
Liège
Habituellement, les frères Dardenne tournent à Seraing, la cité industrielle de leur enfance. Mais 'Le Silence de Lorna' se situe à Liège car 'pour Lorna arrivant d'Albanie, une grande ville d'Europe représente toutes les espérances'.
Prix du scénario
Les frères Dardenne ont reçu le prix du Scénario à Cannes 2008, pour 'Le Silence de Lorna'. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/le-silence-de-lorna-18394.php?actualite |
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comme au cinema |
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Le personnage principal de votre film, Lorna, est interprété par une actrice originaire du Kosovo. Comment l’avez-vous trouvée ?
Un de nos assistants est allé faire un casting d’une centaine de jeunes femmes actrices professionnelles et non-professionnelles à Pristina, Skopje et Tirana. Parmi celles-ci, nous avons retenu Arta Dobroshi.
Nous l’avions déjà vue quelques semaines plus tôt dans deux films albanais. Nous sommes allés la rencontrer où elle vit, à Sarajevo, et durant une journée, nous l’avons filmée avec notre caméra DV : marchant, courant, chantant et dans des scènes proches de celles du film. Ensuite, elle est venue à Liège et nous l’avons filmée jouant avec Jérémie Renier et Fabrizio Rongione. Elle était merveilleuse, simple et belle. Le soir, avant qu’elle ne reprenne l’avion pour Sarajevo, nous lui avons dit que c’était elle qui interpréterait le rôle de Lorna, qu’elle devrait revenir quelques mois avant le tournage pour répéter et apprendre le français.
À la différence de vos derniers films tournés en super 16mm, celui-ci est tourné en 35mm avec une caméra moins mobile et des cadres plus larges. Pourquoi ce choix ?
Nous avons fait des essais avec 5 caméras numériques, une 35 mm et une super 16 mm. Ce sont les images tournées de nuit avec la 35 mm qui étaient les plus proches de ce que nous cherchions. Par ailleurs, nous avions décidé que, pour ce film, notre caméra bougerait moins, écrirait moins, serait plus là pour enregistrer.
Le poids de la 35 mm, sa plus grande inertie étaient dès lors intéressants pour notre film.
Tous vos films précédents étaient ancrés dans la cité industrielle de votre enfance, Seraing. Là, vous décidez de situer votre histoire dans le cadre d’une grande ville, Liège.
Nous nous sommes déplacés de 10 km. C’est vrai que Liège est une plus grande ville avec beaucoup de monde dans les rues la journée comme le soir. Pour Lorna arrivant d’Albanie, une grande ville d’Europe représente toutes les espérances. Nous voulions aussi voir Lorna parmi la foule, parmi les gens, physiquement proches d’elle mais ignorant tout de son secret.
Malgré la dimension dramatique du récit, il se dégage de votre film une impression de sensualité, de douceur.
C’est elle, c’est l’actrice, c’est Arta. Son visage, sa voix, sa démarche, son accent particulier quand elle parle français... Sans doute aussi la manière dont notre caméra regarde. Et le film raconte aussi une histoire d’amour. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=96200.html |
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cinenews - David Morelli |
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Le silence. Le hors cadre. L'ellipse. Voilà les trois forces majeures du 5e film des Dardenne Brothers. Etonnant pour ces artisans naturalistes qui, jusqu'à présent, montaient leurs film comme on respire, le réel soufflant au travers de leurs plans, comme volés à la vie. Dans sa durée aussi. Avec un cadre (un peu) plus stable, moins essoufflant, plus composé, les Dardenne prennent désormais le temps de jouer avec la dramaturgie et ses artifices. Les Dardenne seraient-ils rentré dans le rang ? Au contraire! En construisant l'histoire de Lorna comme un thriller et en intégrant les ingrédients du genre - suspense, intrigues, rebondissements - dans le cadre de leurs préoccupations sociales, le duo gagne en efficacité - et sans doute en public - ce qu'il perd (un peu) en émotion. Pourtant, on ne peut qu'être touché par l'histoire de Lorna (Arta Dobroshi, une révélation) à travers laquelle est évoqué le sort peu enviable des femmes exploitées par les mafias albanaise. Loin de tout didactisme, les frères Dardenne trouvent une fois de plus le ton juste, aidé en cela par une direction d'acteurs impeccable (Jeremie Renier, bouleversant en toxico) pour faire oeuvre utile sur un sujet de société. Et si les Dardenne avaient signé là leur meilleur film depuis La Promesse ? |
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Source : http://www.cinenews.be/Critics.Detail.cfm?ContentsID=10336&lang=fr |
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cinebel - Patrick Laurent |
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Une stratégie froide, implacable, mise àmal par un tout petit grain de sable. Un sursaut de conscience. Pour Lorna, Claudy est décidé à changer. Et résiste, pour la première fois, à l’appel des paradis artificiels. Un effort qui la touche. Et qui l’amène à passer une nuit avec lui. Difficile, après ça, de suivre le plan à la lettre. Mais pour ses complices, les enjeux sont trop grands. Et la grossesse de Lorna n’y change rien.
Les frères Dardenne reprennent en partie le sujet de La promesse, le film qui a révélé Jérémie Renier (il incarne ici…Claudy), mais le développent pour en faire un thème plus universel. En évitant le simplisme ou l’angélisme, ils poussent à réfléchir sur un vrai sujet de société aux conséquences humaines dramatiques, l’immigration clandestine. Leur caméra, plus posée, contribue à une certaine prise de distance, une analyse moins émotionnelle.
Oeuvre de la maturité, Le silence de Lorna ne s’assimile pas plus que les autres films des frangins à du divertissement. L’humour y est absent. Mais pas la fascination. Due, en partie, à l’incroyable prestation d’Arta Dobroshi, jeune Kosovare d’un naturel et d’une intensité dramatique inouïs. Impossible de rester de marbre devant les contradictions tellement humaines de cette femme en quête d’une vie meilleure.
Lors du dernier Festival de Cannes, toute la presse internationale lui prédisait le prix d’interprétation. Il lui a échappé. Mais les frères Dardenne sont repartis avec un prix du scénario pour leur sens de la nuance. Et c’est amplement mérité. Les cinéphiles sont prévenus : voilà encore un film belge à ne pas rater. |
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Source : http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1003460-Le-Silence-de-Lorna.htm?criticId=1901 |
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cinebel - Fernand Denis |
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Un scénario tout tracé. Avec leur nouveau film, les Dardenne sont identifiables désormais sur le fond, bien plus que sur la forme
Dans un appartement, exigu mais clean, vivent Lorna et Claudy. Comme toujours chez les Dardenne, on prend une vie en cours et on en est réduit aux hypothèses sur la nature des rapports entre ce junkie et cette blanchisseuse venue d'Albanie. Ce n'est pas un couple, sauf aux yeux de la loi. Elle l'a épousé pour devenir belge, il a accepté ce mariage blanc pour payer sa drogue.
Leur union ne doit rien au hasard et elle n'est d'ailleurs que la première phase d'un plan élaboré par Fabio, un chauffeur de taxi. Lorna doit encore épouser un Russe, soucieux d'obtenir la nationale belge au prix d'un pactole. De quoi accéder légalement au marché belge pour le mafieux. De quoi s'acheter le snack de ses rêves avec l'homme qu'elle aime pour Lorna. De quoi empocher une belle commission pour Fabio. Soit un exemple parfait de win-win au sein de l'économie clandestine. C'est Claudy qui va payer l'addition, mais ce n'est qu'un camé comme l'appelle Fabio. Il n'a pas droit à un nom, c'est juste un rouage qui disparaîtra par overdose, avec un peu d'aide, s'il le faut.
Mais dans son néant, Claudy s'est agrippé à Lorna, comme à un bras miraculeux qui pourrait le sortir du trou. Lorna va-t-elle tirer ou pas ?
De Seraing à Liège
Les rues, les bistrots, les bus, on est en décor connu, même si on s'est déplacé de Seraing à Liège. Un personnage qu'on ne lâche pas d'un plan, à prendre comme il est, avec lequel il faut se débrouiller, on est définitivement chez les Dardenne.
Pourtant, quelque chose a changé. Depuis "La Promesse" et surtout "Rosetta", un personnage est le véritable moteur d'un récit qui semble se dérouler en direct. Ici, la route est tracée pour Lorna. Elle n'a qu'à la suivre et tout le monde aura ce qu'il veut. Lorna sait ce qu'elle veut, mais elle ne sait pas comment répondre à cet appel à l'aide.
Les Dardenne ont renouvelé le cinéma social en plaçant un dilemme moral au coeur du récit. "Le silence de Lorna" ne fait pas exception. Loin de toute considération politique ou idéologique, leur ambition consiste à chaque fois à interroger l'humanité de personnages qui semblent l'avoir perdue et ce film ne dévie pas de cette ligne. Pourtant, il est différent. Autant, on identifiait les Dardenne sur la forme, leur façon de communiquer physiquement les émotions à travers la mise en scène; autant, on les reconnaît ici sur le fond.
Quoique, sur le fond aussi, les Dardenne surprennent. Si, jusqu'à présent, une certaine rédemption rattrapait leurs personnages, Lorna, elle, est en quelque sorte victime de son humanisation, ce qui en fait leur film le plus noir. Mais, cette fin suspendue, qui désarçonne le spectateur, rend le film d'autant plus complexe et sujet à interprétations.
Un prix exemplaire
En mai dernier, à Cannes, les Dardenne furent récompensés par le prix du Scénario. La récompense est parfaite, car le scénario est doublement exemplaire. D'une part, il est d'une formidable efficacité dramatique tout en écartant tous les trucs. On ne s'appuie ni sur les (bons) sentiments ni sur les effets de suspense - au moyen d'une audacieuse ellipse - pour concentrer l'attention sur la question : le personnage a-t-il gardé son humanité ? D'autre part, l'idée même du scénario est au coeur du récit qui montre une personne cherchant à modifier le cours de l'histoire qu'on lui a écrite.
Ce qui ne change pas, c'est leur exceptionnelle direction d'acteurs. Arta Dobroshi, comédienne venue du Kosovo, est d'une justesse, d'une sobriété; elle rend visible tout le stress de ce thriller intérieur. Face à elle, Jerémie Renier est bouleversant d'authenticité, celle d'un personnage en état de manque, de chaleur humaine, surtout. Quant au fidèle Fabrizio Rongone, il échappe aux clichés, mais pas à l'implacabilité du mafieux. Les Dardenne ont amorcé un virage qui leur ouvre de nouveaux horizons. |
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Source : http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1003460-Le-Silence-de-Lorna.htm?criticId=1905 |
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art et essai tournai |
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Les Dardenne réussissent une nouvelle fois un très beau portrait avec Lorna, une jeune femme décidée à faire sa « place au soleil " et qui se retrouve bientôt confrontée à la brutalité de la société contemporaine. Comme dans leurs précédents films, les réalisateurs belges ont une nouvelle fois déniché la perle rare avec cette jeune actrice, remarquable de bout en bout. Soignant particulièrement l’intrigue à la façon d’un thriller, les Dardenne ont trouvé le ton juste et signent une œuvre marquante qui comptera dans leur filmographie. |
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Source : http://www.artetessaitournai.com/index.php?id=811 |
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telerama - Louis Guichard |
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Il y a parfois une scène décisive à partir de laquelle on est acquis à un film. Dans le cas du nouveau Dardenne, ce serait plutôt une ellipse. Sidérante. Une bombe à retardement (on n'en dira pas plus) qui déprogramme le récit auquel nous ont préparés La Promesse, Rosetta, Le Fils et L'Enfant, tous apparentés par un même schéma rédempteur. Les précédents héros des frères Dardenne avaient la possibilité de remonter d'un abîme d'abjection morale où ils avaient d'eux-mêmes plongé, souvent poussés par leur situation sociale. Leur trajectoire était nette. (...)
Cinéastes frontaux, les Dardenne ne s'étaient guère frottés jusqu'ici aux complexités du simulacre, qui inspire ici leurs meilleures scènes : Lorna fait tout le temps semblant de quelque chose (y compris d'être battue), et le seul moment d'abandon amoureux et charnel de l'histoire sera provoqué par une feinte. Malgré sa froideur résolue et son intransigeance de surface, la jeune femme ne peut rester indifférente au calvaire que traverse son colocataire dans ses tentatives de sevrage. Particulièrement poignante est l'idée que c'est au coeur de la vénalité, derrière le trompe-l'oeil le plus déshumanisé, que Claudy (Jérémie Renier, bouleversant) obtient un peu de la sollicitude et de l'affection dont il semble manquer, autant que de drogue. (...)
Mais, selon la logique de Lorna, éprouver de la compassion pour son « mari " est une faille, presque une faute, qui met en péril sa stratégie à elle. Quelle place pour ce sentiment surnuméraire ? Quid de l'impératif catégorique moral - le vieux concept d'Emmanuel Kant - supposé vissé dans l'esprit humain ? La question des Dardenne, récurrente d'un film à l'autre, est plus que jamais d'actualité, appliquée à l'immigration coûte que coûte, et sur fond d'inégalités sociales vertigineuses, de concurrence effrénée entre les individus. Cette question est aussi a fortiori le moteur d'un suspense dans cet opus haletant qui, avec ses truands et ses trafics, ressemble plus que les précédents à un film noir.
Dans une récente interview, Luc Dardenne dit vouloir montrer comment l'être humain ressent, à un moment donné, le besoin d'un lien avec l'autre qui ne soit pas de l'ordre de l'utilisation. Cette fois pourtant, au bout du suspense, le malaise et l'hébétude prévalent. Car, entre-temps, il y a l'ellipse évoquée plus haut et tout ce qu'elle entraîne de dégâts irréparables, de mortelles pensées. Dans ce nouvel état des lieux du monde, même la rédemption n'est plus ce qu'elle était. |
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Source : http://www.telerama.fr/cinema/le-silence-de-lorna-de-luc-et-jean-pierre-dardenne,32685.php |
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benzinemag - Patrick Braganti |
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(...) Plus que jamais, les Dardenne maintiennent le cap en ne cédant pas un iota sur leur rigueur et leur exigence formelle. Mieux, ils paraissent s’améliorer film après film pour atteindre une sérénité et une plénitude dans l’exercice de leur art. Avec Le Silence de Lorna, ils continuent à traquer les dérèglements brutaux de la réalité contemporaine et à sauver leurs personnages de l’inhumanité et de la barbarie. Un cinéma devenu indispensable. |
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Source : http://www.benzinemag.net/2008/09/01/le-silence-de-lorna/ |
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Il y a finalement beaucoup de géographie dans Le silence de Lorna. C’est un film sur l’Europe de Schengen, sur les réseaux qui se construisent dans la clandestinité et sur les multiples trafics illicites entre les Nords et les Suds de l’Europe. C’est aussi un film sur les nouveaux esclaves de la Terre. Sokol, l’homme que Lorna aime travaille en Italie ; on le voit à peine mais on comprend en quelques mots que son travail est très dur (dans les déchets radioactifs) mais qu’il est bien payé. On est tenté de rapprocher le travail de Sokol à celui des mineurs au XIX°siècle. « Pour finir, il faut que Lorna s’évade dans la forêt des frères Grimm, portant en son sein une enfant posthume et imaginaire auquel elle délègue un salut qu’elle n’espère plus pour elle-même".
Le silence de Lorna est un grand film proche d’un documentaire sur la violence de notre monde pour les pauvres de la planète. |
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Source : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1376 |
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