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Titre
original |
Louise Michel |
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Réalisation |
Gustave Kervern et Benoît Delépine |
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Scénario |
Gustave Kervern et Benoît Delépine |
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Interprétation |
Yolande Moreau (Louise), Bouli Lanners (Michel), Robert Dehoux (le prêtre), Albert Dupontel (Miro), Philippe Katerine (lui-même), Mathieu Kassovitz (le propriétaire de la ferme), Benoît Poelvoorde, Francis Kuntz (le sous-directeur), Hervé Desinge, Gustave Kervern (un marin), Yannick Jaulin, Christophe Salengro, Siné, Denis Robert, Miss Ming, Jean-Luc Ormieres, Sylvie Vanhiel, Lemi Cétol … |
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Photographie |
Hugues Poulain |
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Pays |
France |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 30min. |
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Genre |
Comédie |
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Production |
Mathieu Kassovitz et Benoît Jaubert |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 08 janvier 2009 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel ... Des petites gens se vengent de la société. Intelligent et politiquement incorrect (Studio Magazine ****) |
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Festival de San Sébastien 2008 |
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- Prix du jury pour le meilleur scénario décerné à Benoît Delépine et Gustave Kervern
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Festival d’Amiens 2008 |
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- Prix du public long métrage décerné à Benoît Delépine et Gustave Kervern
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Festival de Quend 2008 |
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- Amphore d’Or décernée à Benoît Delépine et Gustave Kervern
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Sundance Film Festival 2009 |
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- Prix spécial du Jury section cinéma mondial pour l'originalité décerné à Gustave de Kervern & Benoît Delépine
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Benoît Delépine (né en 1958) et Gustave Kervern (nés en 1962) ont acquis leurs galons en écrivant et jouant des sketchs pour la télévision pendant 15 ans. Le premier a été un collaborateur de la première heure de l’émission les Guignols de l’Info, le second, quant à lui, a débuté en oeuvrant pour le Plein de Super (un programme rock ‘n’ roll). Ils se sont rencontrés il y a 9 ans alors qu’ils travaillaient ensemble sur Groland, une émission libérale qui leur a permis de tester de nouvelles techniques de récit tout en leur permettant de produire des histoires courtes plus complexes. Ils se sont aussi retrouvés sur Toc Toc Toc, une série comique qui leur a permis de rencontrer Maurice Pialat qui les encouragera à se frotter au cinéma.
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Tourné avec peu de moyens et beaucoup d’humour noir, “Aaltra”, leur premier film, a été sélectionné dans de très nombreux festivals internationaux. En y associant acteurs professionnels et personnages du quotidien, 16 mm et noir et blanc, dialogues écrits et improvisations, ils ont voulu montrer un côté réaliste et instinctif qui manque souvent dans les productions actuelles. Leur rencontre avec Aki Kaurismaki lors de ce tournage reste un moment crucial dans leurs vies. Le très bon accueil aussi bien critique que public d’“Aaltra” leur a permis de poursuivre leur collaboration avec “Avida”, une comédie métaphysique, poétique et surréaliste présentée au Festival de Cannes 2006 en Sélection Officielle, hors compétition. “Louise-Michel” est leur troisième film en tant que scénaristes et réalisateurs.
FILMOGRAPHIE
Toute la filmographie de Benoit Delépine en tant que :
Toute la filmographie de Gustave de Kervern en tant que :
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Notes de production |
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De Don Quichotte à Louise Michel
En 2003, pour l’émission Groland, sur Canal +, nous avions écrit et interprété une mini série intitulée Don Quichotte de la révolution, mettant en scène un vieux Don Quichotte motard accompagné d’un Sancho Pança livreur de pizzas à mobylette. Tous deux, entre panache et ridicule, partaient à l’assaut des multinationales d’aujourd’hui. Ce combat anarchiste perdu d’avance les amenait, dans un des épisodes, à rechercher et punir un patron indélicat, coupable d’avoir licencié le malheureux Sancho. Une quête du vrai responsable qui les conduisait de la pizza du coin au quartier de la Défense, puis à Bruxelles, et jusque dans un paradis fiscal dans les Bermudes.
Dans la scène finale, Don Quichotte, impuissant, se retrouvait sur la plage déserte, face à un immense panneau rempli de noms de sociétés qu’il détruisait à coups de hache, entre rage et désespoir. À l’époque, nous avions déjà senti le potentiel d’un film dans cette histoire résolument contemporaine. Nous n’étions pas les seuls, puisque l’éditeur Danger Public nous proposa spontanément d’en faire un livre illustré. En commençant à travailler sur ce projet, l’inspiration nous emmena du simple remake à une autre histoire qui allait devenir le scénario de Louise-michel. Nouveau point de départ : un fait réel survenu dans la région d’Angoulême. Un sympathique patron qui avait offert de nouveaux vêtements de travail à ses ouvriers, avant de déménager ses machines en un week-end vers les pays de l’Est... Pour nous, un film ne pouvant pas être totalement gratuit et vain, nous avions trouvé là la trame d’un nouveau film, qui, comme les deux précédents, montrerait des petites gens résolus à ne pas se laisser faire face à la "Grosse Machine".
De Libertad à La Vierge Rouge
Notre premier film, Aaltra, qui mettait en scène deux handicapés taillant la route jusqu’en Finlande pour demander réparation, était dédié à Libertad le béquillard, anarchiste français du XIXe siècle, qui faisait justice à grands coups de béquilles. Le second, Avida, fable surréaliste illustrant notre société en perdition, où trop riches et trop pauvres sont totalement déconnectés, était un hommage au chef indien Seattle, dont le célèbre discours fut le fondement des mouvements écologiste et pacifiste. Pour ce troisième film, un personnage nous paraissait refléter parfaitement la symbolique de cette nouvelle histoire : Louise-Michel. Rappelons que celle qui fut surnommée la « Vierge Rouge » s’est battue toute sa vie aux côtés des plus faibles, de la Commune jusqu’en Nouvelle-Calédonie, n’hésitant pas à prendre les armes pour fomenter un attentat contre Napoléon III afin, comme elle le disait, d’« économiser des milliers de vies humaines ». Une femme habitée d’un courage hors normes et qui, jusqu’à la mort, revendiqua sa foi en l’anarchie et sa lutte contre l’injustice. Il fallait au moins deux héros pour incarner une telle énergie et une telle détermination. Dans cette optique, en baptiser une «Louise» et l’autre «Michel» nous apparut logique. Tout comme leur travestissement social, tant il est vrai que pour se battre, Louise-Michel se changeait en homme, allant jusqu’à avouer elle-même « s’être déguisée en femme » pour aller assassiner Thiers ! |
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Suite sur Comme Au Cinéma |
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lesoir - DIDIER STIERS |
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Louise Michel, c'est aussi un beau petit livre, mais à ne lire qu'après la projection

Louise Michel (Editions Danger Public)
Blutch ayant réalisé la couverture du synopsis d'Avida, le film réalisé précédemment par Benoît Délépine et Gustave Kervern, il n'y avait pas de raison qu'un autre de leurs camarades à crayons ne sorte pas à son tour son outillage. C'est donc Pascal Rabaté, précédé par l'intérêt qu'a suscité son Ibicus, qu'on retrouve dans ce petit livre. Idéal pour ajouter une touche de politiquement incorrect dans le vert du sapin.
L'artiste a dès lors accompagné le tandem pendant les repérages et les castings. Mission : illustrer le scénario. Rabaté évite avec bonheur le coup téléphoné des deux héros représentés en situation. Il leur a souvent préféré des rôles secondaires, des plans plus larges ou des scènes absurdes, telle celle du chien… volant.
Le dessin presque exclusivement en noir et blanc affiche des rondeurs expressives. Rabaté, qui apparaît d'ailleurs brièvement dans Louise Michel (à la cuisine, dans la ferme bio), parle de « poésie ouvrière », un trait qu'il dit partager avec Kervern et Délépine. Les petites gens sont à sa hauteur, en d'autres termes.
Un chapitre intitulé Bruits de tournage vient compléter le tout par des interviews des principaux protagonistes de cette aventure savoureusement grinçante. Mais attention : défense formelle de lire le scénario comme ces interviews avant d'aller voir le film, sous peine d'en déflorer quelques surprises !
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Source : http://www.lesoir.be/channels/cinema/louise-michel-c-est-aussi-un-2008-12-24-676561.shtml |
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Evene |
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Benoît Delépine est militant dans l'organisation Altermondialiste Attac |
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Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/benoit-delepine-21998.php |
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Note d’intention des producteurs |
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Nous avons souhaité avec MNP continuer l’aventure d'Avida qui fut le premier film produit par notre société. Un film risqué et sans aucune autre ambition que celle de faire du pur cinéma sans contrainte ni de scénario ni de commercialisation.
Louise-michel est une évolution dans la carrière des deux réalisateurs. Ils se sont astreints à une rigueur de travail jamais vue auparavant; c'est à dire : écriture effective d’un scénario qu’ils se sont engagés à respecter à la lettre, mise en place d’une structure de tournage plus proche d’un film professionnel, bref, un film plus classique (d’aucuns oseront parler de cinéma plus “traditionnel”... ce qui fait dresser les cheveux sur les têtes de Benoît et Gustave). Un film, donc plus accessible, pour le public auquel il s’adresse : les travailleurs de notre beau pays qui subissent jour après jour la loi du plus fort. Louise-michel est un film sur les derniers choix laissés à ceux qui n’ont rien, traité sous une forme de poésie et d'humour et qui reste ancré dans une réalité proche de notre actualité.
Le discours extrême et désespéré de la véritable Louise Michel se reflète dans cette comédie noire mais réaliste qui nous touche tous.
MNP est fière d’avoir permis à Louise Michel ainsi qu’ à Ben et Gus de trouver une voix pour s’exprimer encore une fois sans contrainte et sans autre intérêt que de faire un cinéma populaire au plus noble sens du terme.
Benoit Jaubert et Mathieu Kassovitz. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=91212-note-59954.html |
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Comme au Cinema
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Interview de Benoît Delépine et Gustave
Après 'Aaltra' et 'Avida', voici 'Louise-Michel'. Tout, jusque son titre, distingue le nouveau film de Gustave Kervern et Benoît Delépine des deux précédents, au contenu social nettement moins explicite. Ce troisième long métrage décrit l'expédition meurtrière d'une employée à la poursuite de ses anciens patrons. Mais il y a quand même des choses qui ne changent pas : 'Louise-Michel' est un ovni. Et une nouvelle réussite.
Si certains réalisateurs enchaînent les entretiens en quantité industrielle dans des créneaux horaires minutés, préparer une interview avec Benoît Delépine et Gustave Kervern relève d'une démarche alternative, joyeusement confuse et autrement moins "pro" : changement de date, changement de lieu, tout a été plus ou moins improvisé au dernier moment. Un aperçu, finalement, de ce à quoi ressemble un tournage avec le duo grolandais…
Comment se fait-il que, contrairement à vos deux premiers films, ce ne soit pas vous qui teniez les rôles principaux dans 'Louise-Michel' ?
Benoît Delépine : Si on jouait dans 'Aaltra', c'était pour des raisons budgétaires. Pour faire ce film, on était dix dans une camionnette avec une caméra. On s'est dévoués mais ce n'est pas forcément notre but d'apparaître à l'image. Pareil pour 'Avida', tout était fait à l'arraché avec un microbudget. On s'est débrouillés entre potes.
Gustave Kervern : C'est vrai aussi qu'on n'aime pas trop les comédiens, on ne veut pas avoir à les diriger, à gérer un ego. On adore prendre des acteurs qui n'en sont pas. Quand tu arrives à sortir une belle scène avec de vraies ouvrières, tu es encore plus fier.
Benoît Delépine : Dans 'Louise-Michel', pour la scène du discours de Francis Kuntz, on n'aurait jamais eu le même résultat avec des figurantes professionnelles. Avec de vraies ouvrières, il n'y a besoin de rien dire, on voit les années de travail dans leurs yeux, on sent une vraie révolte dans leur regard.
Vous soignez particulièrement le choix de vos seconds rôles
Benoît Delépine : La cancéreuse qui tue le premier patron est jouée par Miss Ming. C'est une poétesse qu'on a rencontrée sur 'Avida'. On la préfère mille fois à une vraie actrice. Elle a emmené son personnage au sommet, ses scènes sont magnifiques. Elle a une présence, même quand elle reste dix minutes à l'écran sans rien dire.
Gustave Kervern : Et elle a accepté de se raser le crâne pour ce petit rôle. Peu d'actrices auraient accepté d'en faire autant. Ces gens nous donnent beaucoup de choses parce qu'ils savent qu'on ne va pas les trahir, ils nous font confiance.
Benoît Delépine : Il y a aussi l'acteur belge Lémi Cétol, qui joue un vieillard en fauteuil roulant. Il a un jeu spécial, qui peut sonner faux. On l'a pris pour ça. Mais quand on a vu que ça pouvait planter le film, on a eu l'idée de lui mettre une collerette. A Bruxelles, on l'a enlevée... il a joué parfaitement !
Gustave Kervern : Un truc à donner dans toutes les écoles de théâtre : mettez une collerette aux acteurs !
Autre nouveauté dans 'Louise-Michel', la couleur succède au noir et blanc
Benoît Delépine : Le noir et blanc a un avantage, il emmène tout de suite dans la poésie, le mystère. La couleur permet de retourner dans la réalité. On en avait besoin pour ce film parce ce qu'il traite d'un sujet de société. Ken Loach aurait pu en faire un film vraiment sérieux. Notre truc, c'est plutôt la comédie, mais il fallait quand même que ce fond de réalisme soit présent. La couleur a donné ce côté réel, braqué sur l'humain.
Gustave Kervern : Et puis, le noir et blanc, ça fait perdre 50 % des spectateurs, c'est aussi pour ça ...
Dans l'ensemble, la structure du film est aussi moins radicale.
Benoît Delépine : On adore 'Avida' mais on avait laissé les spectateurs avec un gros point d'interrogation. On a même dû faire une version pour "mal-comprenants" sur le DVD... Alors cette fois, on s'est dit qu'on allait faire moins d'ellipses à la hache, de sorte que ça se tienne chronologiquement.
Cela rend également le discours plus lisible. L'étiquette "cinéma engagé" vous convient-elle ?
Benoît Delépine : Pas dans le sens où on l'entend. On est engagés dans notre façon de faire un film, avec des petits budgets et des gens qui ne sont pas acteurs. C'est une forme d'engagement en soi, de résistance envers le cinéma actuel. On aimerait que plus de films soient faits de la même manière. Après, c'est sûr que plein de choses nous révoltent. D'un trait de stylo, certains patrons peuvent virer mille personnes. Sur les mille, il y aura forcément cent dépressifs et dix qui vont se flinguer. Ces types-là sont des assassins.
Gustave Kervern : On s'inspire de l'actualité. On s'appelle presque tous les jours pour se parler de ce qu'on a lu dans le journal. On se sent très concernés par tout ce qui se passe.
Benoît Delépine : Toute l'année, on fait des sketches pour Groland. On est comme des artisans, on construit des jouets, jusqu'au jour où il faut faire un meuble : un film. Il faut trouver un sujet qui vaille le coup, on ne se voit pas faire une grosse pochade. Ça, on peut le faire pour l'émission. Charlie Chaplin faisait rire mais il a aussi évoqué la mécanisation, le fascisme. Derrière ses gags, il y a une vraie dénonciation. On essaie de faire la même chose, à notre niveau. Lire la suite de Porte-drapeaux » |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/actualite/delepine-kervern-louise-michel-1727.php |
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la libre - Alain Lorfèvre |
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Delépine et Kervern envoient Yolande Moreau et Bouli Lanners à la chasse aux gros. Anar mais pas nanar
Irrévérencieusement vôtre
En ces temps de crise bancaire, de récession et de scandale Madoff, un film qui s’intitule "Louise-Michel" (le tiret est important et distingue le film du téléfilm de Solveig Anspach avec Sylvie Testud), qui débute avec l’Internationale et s’achève sur une citation de la révolutionnaire anarchiste appelant à "faire du hachis" des "patrons larrons", n’est pas anodin. Hasard du calendrier: le troisième long métrage du tandem grolandais Benoît Delépine-Gustave Kervern ne pouvait être plus à propos. Et comme pour prévenir tout soupçon d’incitation à l’action violente anarcho-autonomiste, les deux se paient aussi une tranche de bobos bio.
Cadeau empoisonné
Quelque part dans une France désœuvrée, loin de l’Elysée bling-bling et du Médef, une usine dont le patron gagne à tous les coups, même quand il joue à pierre-papier-ciseaux. C’est promis-juré aux employées: la conjoncture est mauvaise, mais l’euro est fort. D’ailleurs, voici de nouvelles blouses de travail. Cadeau empoisonné: le lendemain, le patron a vidé les lieux - il a même embarqué l’outil. Les filles n’ont plus de larmes pour pleurer. Le temps d’en vider une, la décision est prise: on met les maigres indemnisations de licenciement en commun et Louise (Yolande Moreau) va se charger de solder les comptes avec l’aide d’un drôle de Security Manager, Michel (Bouli Lanners), réincarnation de John Goodman, époque Big Lebowski - en fada des armes à feu qui voisine dans un parc à caravane avec parano adepte des thèses conspirationnistes (Benoît Poelvoorde: trois caméos à pleurer de rire). Louise +Michel: l’équation est bonne à se lancer dans une équipée vengeresse, drôle d’hommage à l’institutrice communarde. Dans l’Absurdie de Delépine-Kervern qui salue les Dadas ("Bonjoir"), le trait est parfois à peine forcé pour évoquer cet Etat France/Groland désolant où il ne fait plus toujours bon vivre et où les oubliés du système, en phase terminale, deviennent chair à canon pour justiciers toqués traquant des patrons escrocs.
Poètes
Dans la galerie de portraits brossés par les compères, on reconnaît des amis prestigieux (Albert Dupontel, Matthieu Kassovitz, Philippe Katherine,), des anars rigolards (Siné, Remi Cétol, Francis Kuntz,) et, même, un visiteur du Soir (Nicolas Crousse). Tout ce petit monde se prête au jeu, pas si potache, d’ailleurs. On a toujours su que Delépine-Kervern cachaient derrière leur grande gueule une âme de poète. sous leur caméra, Bruxelles redeviendrait presque belle. Et ce monde, si triste, si violent et si cynique, retouve visage humain. La preuve: il y a un message d’espoir à la fin. |
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Source : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=469988 |
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rtl info |
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Deux auteurs de l'irrévérencieux "Groland" de Canal+, Benoît Delépine et Gustave Kervern, signent avec "Louise-Michel" non pas une biographie filmée de la "Vierge rouge", mais une joyeuse comédie sur des oubliés de la mondialisation vent debout contre les "patrons voyous".
Louise et Michel sont tout simplement les prénoms des deux paumés hilarants dont on suit la fuite en avant, incarnés respectivement par les acteurs belges Yolande Moreau et Bouli Lanners, qui habitent leurs personnages d'une humanité rude mais touchante.
(...) Le spectateur n'attendra pas de ce film radical une analyse approfondie des éventuels dysfonctionnements de la mondialisation capitalistique. Mais l'actualité (la crise financière et ses conséquences) rend salutaire ce mauvais esprit très "Groland", qui est peut-être mieux adapté à un format court (les sketches de l'émission) mais ne perd pas totalement de sa pertinence sur 1h34.
(...) Le film privilégie les plans longs et fuit les effets de caméras. "On ne peut pas réaliser un film sur l'anarchie avec des techniques de publicitaire", font valoir les deux réalisateurs dans l'album du film illustré par Rabaté, qui sort aux éditions Danger Public parallèlement au long métrage.
Le film donne d'ailleurs le mot de la fin à celle qui lui a donné son nom, avec un petit poème qui en dit bien le ton: "Maintenant que nous savons que les riches sont des larrons, si notre père, notre mère n'en peuvent purger la terre, nous quand nous aurons grandi, nous en ferons du hachis". |
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Source : http://www.rtlinfo.be |
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Ciné Live - Xavier Leherpeur |
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Le grand retour de la comédie sociale et mordante. Un salvateur coup de gueule, servi par un tandem plus que jamais fréquentable Kervern-Delépine. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/louise-michel-20608.php?critiques |
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Studio Magazine - Sandra Benedetti |
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C'est ça aussi la force de Gustave Kervern et Benoît Delépine : donner chair et âme à l'improbable. Ca rend le propos encore plus corrosif et ils l'ont bien compris. La société contemporaine n'en sort pas grandie, mais les petites gens, que le duo semble aimer tant, y gagnent cette hauteur qu'on appelle dignité. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/louise-michel-20608.php?critiques |
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Evene - Julien Demets |
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Non, ‘Louise-Michel’ n’est pas le biopic de l’ancienne communarde. A l’instar de ‘Aaltra’ et ‘Avida’, le troisième film de Gustave Kervern et Benoît Delépine raconte une quête : celle d’une ouvrière (Yolande Moreau, animale) qui, pour venger la délocalisation de son entreprise, va liquider son ex-patron, puis le patron de son patron, puis le patron du patron du patron, jusqu’à parcourir le monde en compagnie d’un tueur à gages raté (Bouli Lanners, drôle et touchant)… Evidemment, certains ne goûteront pas au parti pris sans équivoque d’un tel scénario. Dommage car ils passeront à côté de la drôlerie du film, à savoir le contraste entre ce jeu de massacre et son traitement quotidien, froid et détaché. C’est qu’on commence à le connaître, le cinéma des deux Grolandais : des silences, des plans fixes esthétiques et, donc, des situations hautement improbables amenées le plus naturellement du monde. Dans quels autres films que les leurs peut-on voir une malade du cancer en phase terminale s’en aller tuer un patron en titubant ? La différence, c’est que ‘Louise-Michel’ est un long métrage plus "traditionnel" que les deux précédents (comprenez en couleur, rempli de bons gros gags et dont l’intrigue est présentée dès les premières minutes). Benoît Delépine et Gustave Kervern seraient-ils rentrés dans le rang ? Au contraire : en appliquant leur recette à un film plus accessible, le duo prouve à ceux que la fantaisie pure d’’Avida’ avait rebutés que leur cinéma n’est pas seulement un exercice de style. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/louise-michel-20608.php?critiques |
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comme au cinema - Nicolas Laquerrière |
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Après Aaltra et Avida, Benoît Delépine et Gustave Kervern, les deux transfuges de Groland, reviennent avec un troisième film de toute évidence plus accessible que les précédents. Cette poursuite, presque digne d’un polar, du patron voyou de l’usine de Picardie jusqu’à son domicile au paradis fiscal de Jersey est plutôt réjouissante et réserve de nombreuses surprises. Peut-être un peu trop d’ailleurs.
Une fois passée la présentation des personnages où l’on apprend que Louise s’appelle en fait Jean-Pierre et que Michel est en fait Cathy, le film suit tranquillement des rails, tout en tapant un peu sur tout. Il s’offre ces moments de « respiration » qui, même s’ils n’apportent pas grand-chose à l’intrigue en elle-même, permettent d’étendre l’univers du film et surtout de rire, dans la plupart des cas, de beaucoup de gens qui ne méritent que ça.
À ce titre, les caméos de Mathieu Kassovitz en fermier 100% bio qui se chauffe avec ses excréments et Benoît Poelvoorde en paranoïaque au dernier degré obsédé par l’idée qu’on nous cache la vérité sur le 11 septembre au point de rejouer l’attentat dans son jardin, sont particulièrement mémorables. L’apparition de Philippe Katerine est par contre plus anecdotique mais on n’ira pas s’en plaindre. De toutes façons, Yolande Moreau et Bouli Lanners possèdent tellement l’écran qu’on peut parfois manquer certaines apparitions (Albert Dupontel crédité au générique mais sans doute très furtif).
Les sujets abordés, hormis celui de la guerre contre les patrons qui devient assez commun (voir le récent La Très Très Grande Entreprise), le sont rarement d’habitude et voir à quelles fins Michel utilise les malades en phase terminale est assez… original. C’est d’ailleurs ce qui distingue Louise Michel de la concurrence : son originalité et sa volonté de ne jamais reculer. D’aller au bout de sa « connerie » et de ses convictions sans pour autant sacrifier son récit. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=91212.html |
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comme au cinema - Revue de Presse |
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- Une réussite (Les Cahiers du Cinéma - Charlotte Garson)
- Plein de retrouvailles, ce film est l’un des plus jouissifs de cette fin d’année (20 Minutes - C.V.)
- Une fable humaniste, cruelle, et mordante, riche en humour noir, en absurdit és, et en subversion qui fait du bien à voir. (A Nous Paris - Fabien Menguy)
- Plus subtil que ça en a l’air, et cela fait un bien fou !. (Le Point - François-Guillaume Lorrain)
- L ’affaire recèle d’autres surprises (…). (Elle - Françoise Delbecq)
- Ce road-movie totalement barr é dénonce avec un humour très noir les conséquences dramatiques de délocalisation et la banalisation de la précarité. (Le Journal du Dimanche - S.B.)
- Louise Michel redonne confiance dans le tandem de cin éastes issus de Canal +, qui s’avèrent tout à fait convaincants en conjuguant un constat sérieux et un regard déjanté. (Les Inrocks - Vincent Ostria)
- Dans une veine humoristique beaucoup plus trash, Louise-Michel fustige la d éliquescence sociale et l’obscénité capitaliste. (Le Monde - Jacques Mandelbaum)
- D'une sacr ée sophistication, sous l'apparente loufoquerie, car il y a cette idée géniale d'inverser les genres. (Télérama - Aurélien Ferenczi)
- Confirmant que leur originalité narrative est aussi manifeste que leur surréalisme, ils prouvent ici qu’ils ont pris de la bouteille… (Paris Match - Alain Spira)
- Petit à petit, le duo Kervern-Delépine se débarrasse de ses références pour créer son propre univers (…) (VSD - O.B.)
- Louise-Michel ? Furieusement hype ( Le Nouvel Observateur - Fabrice Pliskin)
- L ’humour noir de Louise Michel n’épargne rien ni personne, il faut voir ce qu’ils font faire à une pauvre fille parvenue au stade ultime d’une chimiothérapie inutile (Libération - Didier Péron)
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=91212.html |
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