Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 04 septembre 2008
Eldorado
 Jeudi 11 septembre 2008
Then she found me (Une histoire de famille)
 Projection le jeudi 18 septembre 2008
La zona (La Zona, propriété privée)
 Projection le jeudi 25 septembre 2008
Faubourg 36
 Projection le jeudi 02 octobre 2008
Entre les murs
 Projection le Jeudi 09 octobre 2008
Klopka (Die falle/The trap/Le piège)
 Projection le Jeudi 16 octobre 2008
Une chaine pour deux
 Projection le Jeudi 23 octobre 2008
Die welle (La vague)
 Projection le Jeudi 6 novembre 2008
Changeling (L'Echange)
 Projection le Jeudi 13 novembre 2008
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 Projection le Jeudi 20 novembre 2008
Valse avec Bachir
 Projection le Jeudi 27 novembre 2008
Happy-Go-Lucky (Be Happy)
 Projection le Jeudi 04 décembre 2008
Australia
 Projection le jeudi 11 décembre 2008
Burn After Reading
 Projection le jeudi 18 décembre 2008
Le Silence de Lorna
 Projection le jeudi 08 janvier 2009
Louise Michel
 Projection le jeudi 15 janvier 2009
Revolutionary Road
 Projection le jeudi 22 janvier 2009
Frost / Nixon, l'heure de vérité
 Projection le jeudi 29 janvier 2009
The Curious Case of Benjamin Button
 Projection le jeudi 05 février 2009
Doubt
 Projection le jeudi 12 février 2009
Vicky Cristina Barcelona
 Projection le jeudi 19 février 2009
The Reader
 Projection le jeudi 05 mars 2009
Two Lovers
 Projection le jeudi 12 mars 2009
Le Bal des actrices
 Projection le jeudi 19 mars 2009
La Fille du RER
 Projection le jeudi 26 mars 2009
Stella
 Projection le jeudi 02 avril 2009
Chéri
 Projection le jeudi 23 avril 2009
Milk (Harvey Milk)
 Projection le jeudi 23 avril 2009
Je l'aimais
 Projection le jeudi 07 mai 2009
Soeur sourire
 Projection le jeudi 14 mai 2009
Millenium
 Projection le jeudi 28 mai 2009
Erreur de la banque en votre faveur
 Projection le jeudi 04 juin
The Fall
 Projection le jeudi 11 juin
Welcome
 Projection le jeudi 18
Tellement proches
 Projection le jeudi 25 juin
Towelhead (Nothing is Private)
 
 
 
Revolutionary Road réalisé par Sam Mendes
    
Titre original Revolutionary Road
Titre français Les noces rebelles
Réalisation Sam Mendes
Scénario Justin Haythe
D'après L'oeuvre de Richard Yates "La Fenêtre Panoramique"
Interprétation
Kate Winslet (April Wheeler), Leonardo DiCaprio (Frank Wheeler), Kathy Bates (Mrs Givings), David Harbour (Shep Campbell), Kathryn Hahn (Milly Campbell), Michael Shannon (John Givings), Richard Easton (Howard Givings), Zoe Kazan (Maureen), Max Casella (Ed Small), Dylan Clark Marshall (le fils Campbell), Adam Mucci (Jason Maple) ...
Musique Thomas Newman
Photographie Roger Deakins
Pays USA, Grande-Bretagne
Année 2008
Durée 1h 59'
Genre Drame, Romance
Production Bobby Cohen, John Hart, Sam Mendes et Scott Rudin
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 15 janvier 2009
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Après "American Beauty", "Jarhead, la Fin de L'Innocence" et "Les Sentiers de la Perdition", le nouveau film de Sam Mendes, adapté du roman qui a révélé Richard Yates, brosse le portrait incisif d'un couple d'Américains à travers les yeux de Frank et d'April Wheeler. L'histoire que raconte Yates à travers cette Amérique des années 1950 pose une question qui résonne encore aujourd'hui dans l'esprit de tous les couples : deux personnes peuvent-elles briser la routine du quotidien sans risquer de détruire leur couple ?
 
 
   
 Palm Springs International Film Festival 2009
 
  • Récompense pour la meilleure performance d'ensemble (Ensemble Performance Award) décerné à Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, Kathy Bates, Michael Shannon, Kathryn Hahn, David Harbour, Zoe Kazan
 Golden Globes 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Kate Winslet
 Screen Actors Guild Awards 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Kate Winslet
   
 Golden Globes 2009
 
  • Sam Mendes nominé pour le meilleur réalisateur
  • Revolutionary Road nominé pour le meilleur film
  • Leonardo DiCaprio nominé pour meilleur acteur
  • Kate Winslet nominée pour la meilleur actrice
 American Society of Cinematographers 2009
 
  • Roger Deakins nominé pour la meilleure photographie
 Chicago Film Critics Association Awards 2008
 
  • Michael Shannon nominé pour le meilleur acteur de second rôle
 London Critics Circle Film Awards 2009
 
  • Kate Winslet nominée pour la meilleur actrice
  • Kate Winslet nominée pour la meilleur actrice anglaise
 Satellite Awards 2008
 
  • Leonardo DiCaprio nominé pour meilleur acteur
  • Michael Shannon nominé pour le meilleur acteur de second rôle
  • Debra Schutt & Kristi Zea nominées pour la meilleure direction artistique
  • Revolutionary Road nominé pour le meilleur film
  • Justin Haythe nominé pour le meilleur scénario
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Sam Mendes

Sam Mendes est né le 1er août 1965 à Reading, en Angleterre, de son vrai nom Samuel Alexander Mendes. Diplômé de Cambridge, il se lance dans une carrière au théâtre et connaît rapidement du succès avec des adaptations très novatrices. Il se fait alors remarquer et engager en 1992 par la Royal Shakespeare Company. Ces diverses expériences lui permettent de travailler avec des comédiens reconnus comme Judi Dench ou Ralph Fiennes. Il devient ensuite directeur du Donmar Warehouse Theater où il continue d'adapter les plus grands, de Shakespeare à Tennessee Williams. Ses productions ne se limitent plus à l'Angleterre. Il met en scène quelques pièces à Broadway comme " The Blue Room " dans laquelle il dirige Nicole Kidman. Son adaptation de " Cabaret " lui vaut de multiples récompenses et l'attention de Steven Spielberg : le réalisateur voit en Sam Mendes un futur grand cinéaste et lui propose le scénario du caustique " American Beauty ". Le film connaît un succès public et critique immense et remporte notamment les Oscars du Meilleur film, du Meilleur réalisateur, du Meilleur scénario et du Meilleur interprète principal.

FILMOGRAPHIE

Réalisations majeures

Toute sa filmographie en tant que :

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Richard YatesA propos du roman de Richard Yates

En 1961, une bombe explosa dans le milieu littéraire américain. Elle fit voler en éclats les tabous dans une Amérique que la tornade Kennedy tirerait de sa torpeur. Avec "Revolutionary Road" (bizarrement traduit par "La fenêtre panoramique" - mais la traduction de Robert Latour gomme beaucoup de la subtilité de ce livre) -, un certain Richard Yates fit une entrée remarquée en littérature.

Kurt Vonnegut et Raymond Carver le hissèrent au rang d'écrivain-culte. James Salter le salua comme "l'un des plus novateurs romanciers d'Amérique". Pourquoi une telle unanimité ? Richard Yates n'est pas un styliste. Il a bien retenu la leçon d'Hemingway, celle que Carver appliquera sans cesse : écrire court, à l'os, en contournant les adjectifs.

Sa musique est celle des écrivains pressés; elle donne au lecteur le sentiment d'avancer à toute vitesse dans un récit pourtant lent et oppressant. Mieux que quiconque, il décrit les affres d'un quotidien bâti sur les ruines du rêve américain. Il raconte, sans un mot de trop.

Et c'est dans les interstices que vient se loger son immense talent. April et Frank forment un jeune couple sans histoire. Ils s'installent en banlieue new-yorkaise, dans un pavillon moderne doté d'une fenêtre panoramique. Par cette fenêtre, ils voient et sont vus. Ce que nous observons, Richard Yates le décrit dans un face-à-face qui tournera au cauchemar. Les disputes, le sentiment de ne pas appartenir à l'univers petit-bourgeois dans lequel ils s'engoncent pourtant ...

April et Frank sont deux héros malgré eux, aux prises avec leurs désirs et leurs renoncements. Yates aurait pu tomber dans le pathos : au contraire, il signe un roman puissant dont la gravité est teintée de ce mystère joyeux qui est la marque des grandes œuvres. Le destin de ce couple est, de bout en bout, passionnant. Et surprenant... Richard Yates était, dit-on, un hédoniste maniaco-dépressif.

Ce génie dérangeant termina ses jours comme professeur à l'université d'Alabama. Il mourut comme un clochard. Depuis longtemps, il annonçait à ses fans un ultime roman. On chercha le manuscrit pendant des jours dans sa pauvre demeure, et c'est un de ses étudiants qui le découvrit, conservé dans... le congélateur.

Sortez "La fenêtre panoramique" du congélateur : ce roman peut bouleverser votre quotidien ! (François Busnel - Lire, juillet 2005/Août 2005)

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comme au cinema - Notes de tournage...
 

Le 27 Avril 2007 - Kate Winslet, Leonardo Di Caprio et Kathy Bates chez Sam Mendes.

Nommée et renommée aussi bien en tant qu’actrice que réalisatrice, Kathy Bates fait partie de ces artistes qui peuvent faire n’importe quoi (de l’inoubliable Misery au ludique Le Petit Monde De Charlotte) et rester ultra fréquentables.

Alors qu’on l’attend aux génériques de Bee Movie (avec Jerry Seinfeld) et de P.s. I Love You (aux côtés de Hilary Swank et Gerard Butler), l’actrice oscarisée (et moult fois nommée) vient de signer pour tourner dans le prochain film de Sam Mendes (également oscarisé, tiens donc…) : Revolutionary Road.

A cette occasion, elle retrouvera Leonardo Dicaprio et Kate Winslet (Madame Sam Mendes à la ville) avec qui elle avait tourné Titanic.

Le film sera une adaptation du roman éponyme de Richard Yates (La Fenêtre Panoramique en français) et auscultera la vie d'un couple (DiCaprio-Winslet) vivant avec ses deux enfants dans une banlieue américaine des années 1950, pris en tenaille entre leurs vrais désirs et la pression sociale. Bates, pour sa part, incarnera leur "bienveillante" voisine.

Compte tenu des emplois du temps de ministres de cette brochette d’acteurs (DiCaprio est notamment attendu sur les plateaux de Ridley Scott et Stephen Gaghan), le tournage commencera cet été.

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=81166-note-40879.html
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Evene
 

Dans l'actualité

Sam Mendes réalise en 2004 pour le compte des studios DreamWorks "The Kite runner", un drame ayant pour toile de fond l'Afghanistan.

People

Sam Mendes vit avec l'actrice Kate Winslet l'héroïne de "Titanic".

  Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/sam-mendes-15526.php
   
le buzz - Isabelle Hontebeyrie
 

John Frankenheimer a pensé, pendant un moment, adapter le roman de Richard Yates (paru en 1961) au grand écran.

Richard Yates, mort en 1992, a vendu les droits de son ouvrage 15 000 $.

Kate Winslet s’est fait proposer le scénario et c’est elle qui a suggéré à son mari, Sam Mendes, de réaliser Revolutionary Road.

C’est Sam Mendes qui a choisi Leonardo DiCaprio dans le rôle principal car Kate Winslet et lui se connaissent depuis qu’ils ont 20 ans.

Frank Wheeler est le premier rôle dans lequel Leonardo DiCaprio incarne à la fois un mari et un père de famille.

Kathy Bates fait également partie de la distribution de Revolutionary Road. Elle faisait aussi partie de celle de Titanic!

C’est la première fois que Kate Winslet tourne sous la direction de son mari, Sam Mendes.

Le film a été tourné à New York et dans le Connecticut.

Le compositeur Thomas Newman et le monteur Tariq Anwar ont tous deux travaillés sur Revolutionary Road. Les deux hommes faisaient partie de l’équipe de Sam Mendes pour American Beauty.

Tous les objets qu’on voit dans le film datent des années 1950.

  Source : http://lebuzz.info
   
nina people
 

Revolutionary Road: livre inadaptable ?

Le nouveau film de Sam Mendes, mettant en vedette le couple mythique du cinéma hollywoodien, Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, a longtemps eu la réputation d'être un livre inadaptable au cinéma. Pourtant, l'auteur Richard Yates, était reconnu comme un écrivain de talent au moment de la sortie du roman. Mais le sujet n'est pas facile pour un film "hollywoodien".

Le sujet pourrait en effrayer plus d'un. Une fin qui n'est pas forcement joyeuse, une mort, des personnages principaux qui ne sont pas des plus attachants. cependant, le film est sur le point de sortir au Etats-Unis et les critiques sont dithyrambiques.

Le film est plusieurs fois nommé pour les Golden Globes, notamment dans les catégories les plus prestigieuses: film, acteur, actrice et réalisateur.

C'est Kate Winslet qui fut la première sur le projet. Elle est tombée amoureuse du scénario et a fait du lobbying auprès de son ami Leonardo DiCaprio pour qu'il accepte le rôle. Elle a également convaincu son réalisateur de mari. "Je lui ai simplement dit, 'Chéri tout doit faire ceci'" a déclaré la comédienne à la presse.

L'intérêt que portait Kate Winslet et Sam Mendes pour le film, et l'arrivée de Leonardo DiCaprio sur le projet a changé la donne, et le film est entré directement en production. Le producteur affirme même que sans ce casting, l'adaptation ne serait probablement jamais faite. Kate, Léo et Sam ont visiblement eu raison de s'intéresser à Revolutionary Road, car le film est, selon les premiers échos, une vraie réussite. Des oscars à la clé ?

  Source : http://www.ninapeople.com/revolutionary-road-livre-inadaptable-a14555.html
   
canoe - Nicholas Lavallée
 

La chimie entre Kate Winslet et DiCaprio

Kate Winslet a insisté auprès de Sam Mendes, son mari et réalisateur du film, pour que DiCaprio soit choisi. "Même après toutes ces années, il y a toujours la même chimie entre Leonardo et moi", a fait savoir Kate Winslet, qui a fortement suggéré à son mari, le cinéaste Sam Mendes, de donner un rôle à DiCaprio. "Avec tout ce que nous avons vécu, je ne pouvais pas imaginer deux comédiens mieux placés que nous pour jouer ces personnages", explique l'actrice de 33 ans.

Loin de Titanic

Inspiré d'une nouvelle de Richard Yates parue en 1961, le drame conjugal Revolutionary Road est aux antipodes de l'histoire d'amour de Titanic. Réalisé par Sam Mendes, le cinéaste qui nous avait donné Beauté Américaine, le film dresse le portrait de Frank et April Wheeler, un couple déchiré qui, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, baigne dans la désillusion et le ressentiment. "La relation entre Jack et Rose et celle entre Frank et April Wheeler sont incomparables", estime Winslet, qui n'avait pas donné la réplique à Leonardo DiCaprio depuis Titanic.

"Nous savions que si nous devions retravailler ensemble, ce serait sur un projet aucunement similaire au film qu'on a tourné il y a dix ans", a confié DiCaprio, qui ne tarit pas d'éloges au sujet de sa partenaire. "Aucune autre actrice n'aurait été capable de traduire aussi bien la complexité d'April Wheeler. Kate a su trouver le juste milieu dans l'interprétation du personnage en évitant de la faire passer pour une ménagère cinglée", pense DiCaprio.

Nouvelle facette

L'acteur de 34 ans avoue avoir été étonné par le jeu de Kate Winslet dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, du réalisateur français Michel Gondry.

"Dans ce film, elle dévoilait une nouvelle facette de son jeu, une facette que personne ne connaissait", a-t-il déclaré.

Bien que les deux acteurs soient liés d'une profonde amitié, Kate Winslet n'a pas particulièrement apprécié les scènes osées qu'elle a dû jouer avec Leonardo DiCaprio."C'était très bizarre, a-t-elle confié au magazine Entertainment Weekly. C'est étrange de jouer des scènes d'amour avec son meilleur ami alors que ton mari est derrière la caméra."

Revolutionary Road a déjà obtenu quatre nominations au Golden Globes. Le film s'illustre dans les catégories meilleur film, meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur réalisateur.

Âgée de 33 ans, l'actrice britannique Kate Winslet est mère de deux enfants Mia Honey, 8 ans, et Joe Alfie qui vient d'avoir 5 ans. Elle est aujourd'hui mariée au réalisateur Sam Mendes. On peut présentement voir Kate Winslet dans le plus récent film de Stephen Daldry, The Reader.

Après Gangs of New York, The Aviator et The Departed, Leonardo DiCaprio a tourné Shutter Island, un quatrième film sous la direction de Martin Scorsese. L'acteur de 34 ans joue aux côtés de Mark Ruffalo, Ben Kingsley et Emily Mortimer. Shutter Island doit sortir en salle vers la fin de l'année 2009.

  Source : http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/12/29/7873391-jdm.html
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le buzz - Isabelle Hontebeyrie
 

Interview de Kate Winslet

Qui sont Frank et April Wheeler, les personnages que vous incarnez avec Kate Winslet ?

C’est un couple de banlieusards normaux, qui vivent dans les années 1950 et qui essayent désespérément de conserver leur individualité. Ils tentent aussi de vivre selon leurs rêves de jeunesse et de mener une existence qui ait une utilité. Et, bien sûr, ils ratent tous ces objectifs. Frank est l’antihéros par excellence, ce qui, je dois être honnête, m’a beaucoup attiré dans le personnage. Car, s’il doit y avoir un héros dans Revolutionary Road [NDLR: Les noces rebelles en France], c’est April, le personnage qu’interprète Kate Winslet. C’est elle qui est prête à tout sacrifier pour avoir une vie plus intéressante, tandis que moi, je me contente de n’être qu’un produit de mon environnement (Sourire).

Que représente, pour les Wheeler, leur projet de déménager à Paris ?

Paris, pour eux, c’est un rêve, le rêve d’un avenir différent. Ce sont des gens très narcissiques, qui ont toujours l’impression qu’ils n’en n’ont jamais assez. L’idée de vivre une existence de bohème, loin de leur banlieue typique des années 1950, est, croient-ils, ce qui va les rendre heureux. En fin de compte, je crois qu’ils sont voués à l’échec parce que, dès le début, ils ne se donnent pas le bon objectif. À mon avis, Paris est, pour Frank, ce grand rêve qui peut – ou pas – devenir réalité.

Auquel des deux personnages pensez-vous que le public s’identifiera le plus, Frank ou April ?

Ça dépend du spectateur. Même si le film traite de l’histoire d’un couple, c’est aussi un portrait de la condition de la femme au foyer américaine de l’époque et j’ai l’impression que ça va dépendre de l’âge de la personne qui voit le film. Les femmes de ces années-là étaient forcées d’assumer ce rôle. Leur quotidien était de rester à la maison, de faire les repas pour toute la famille tout en étant joyeuses, à la manière des Stepford Wives [NDLR: voir l'explication, en anglais, sur Wikipedia], ce qui a d’ailleurs conduit bon nombre d’entre elles à se réfugier dans les médicaments (Rires). De l’autre côté, vous avez Frank, qui, dès le début du film trompe sa femme avec sa secrétaire – la chose typique de l’époque! – et qui, à la fin, fera tout pour sauver son mariage. Pour revenir à votre question, je vous dirais que ça dépend vraiment. Je pense que l’attachement qu’on éprouve pour les deux personnages varie pendant Revolutionary Road et alterne de l’un à l’autre.

Pourquoi pensez-vous que les sujets abordés dans Revolutionary Road, à la fois le livre et le film, sont encore d’actualité ?

Pour moi, l’essence du film est que, lorsqu’on cherche le bonheur, on ne réalise pas ce qu’on a déjà. Et ça, pour moi, ça transcende les époques. Plus le tournage avançait, moins le film devenait un long métrage sur les années 1950, plus il se concentrait sur l’histoire de deux personnes qui manquent, de peu, leur objectif d’être heureux.

Michael Shannon brille dans son rôle de John Givings. Qu’est ce que son personnage apporte à l’histoire ?

John Givings est, en quelque sorte, la voix de la vérité qui résonne à l’intérieur de notre maisonnée ‘parfaite’, il ébranle nos fondations. Il voit l’avenir en noir, mais il souligne aussi qu’on se compromet quand on ne possède pas le courage de fuir son environnement.

Que pensez-vous que le public retirera de Revolutionary Road ?

Je ne sais pas. Je n’aime pas du tout essayer de déterminer ce genre de chose, quel que soit le film d’ailleurs. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu quand on tourne… c’est impossible à cerner. Un film doit toujours être laissé à l’interprétation du spectateur, c’est une règle d’or qu’il ne faut pas briser. Je déteste dire aux gens ce qu’ils devraient ressentir à la fin d’un film.

  Source : http://lebuzz.info/2008/12/8694/entrevue-leonardo-dicaprio-oser-l-ordinaire/
   
le buzz - Isabelle Hontebeyrie
 

Interview de Leonardo DiCaprio

Qui sont Frank et April Wheeler, les personnages que vous incarnez avec Leonardo DiCaprio ?

Frank et April Wheeler sont les personnages principaux de Revolutionary Road, film basé sur le roman de David Yates. Ils sont jeunes, sont tous deux dans la trentaine, et sont presque glamour. Après leur mariage, ils partent de Manhattan pour aller s’installer en banlieue, où ils y élèveront leurs deux enfants. Ce qu’ils réalisent, c’est qu’ils sont profondément, mais silencieusement, malheureux. Ils sont plus beaux physiquement que leurs amis ou certains de leurs voisins et quand ils se sont rencontrés, ils étaient tous deux résolument anticonformistes et très bohème. Je pense qu’April en particulier s’attendait à avoir une vie plus aventureuse, elle pensait pouvoir faire certains choix qu’elle ne peut faire en vivant sur Revolutionary Road. Elle arrive néanmoins à être très honnête avec Frank en lui faisant part de son sentiment d’isolement, de sa solitude et de son impression d’être emprisonnée. La vie qu’ils mènent n’est pas du tout celle qu’ils voulaient vivre.

Que représente, pour les Wheeler, leur projet de déménager à Paris ?

Paris, spécialement pour April, représente un espoir, la possibilité d’un avenir différent ainsi que la promesse d’une vie imprévisible. Et c’est tout ça qu’elle veut. Elle n’en peut plus de la prévisibilité de son existence et du fait que rien ne changera jamais. Elle n’a pas le choix. Les femmes américaines des années 1950 ne disposaient que de très peu de choix de vie. Pour leur entourage, [leur projet de déménager à Paris] est une folie. Ils ne comprennent pas que les Wheeler ne soient pas heureux: ils ont une magnifique maison, deux beaux enfants et se demandent pourquoi le couple remet en question cette vie, dont ils ont tous rêvé. Pour April, cette existence est, au fond, une mort lente.

Leonardo DiCaprio a expliqué qu’il serait intéressant de voir à qui le public s’identifierait spontanément. À votre avis, les spectateurs auront-ils plus d’affinités avec April ou avec Frank ?

Effectivement, la réaction du public sera intéressante et j’espère que les hommes et les femmes iront, indifféremment, voir Revolutionary Road. Notre travail n’était pas de faire en sorte que le public aime Frank ou April, nous avons souhaité qu’il les comprenne. Le scénario a été construit de telle manière que les spectateurs oscillent de l’un à l’autre. On voit April reprocher à Frank – qui a une aventure avec sa secrétaire – de ne pas s’engager autant qu’elle dans leur projet de déménager à Paris, on la voit lui en vouloir de ne pas être plus que l’homme qu’il essaye de devenir. Le public peut, tout au long du film, choisir de s’identifier à l’un ou l’autre des personnages et ce, à n’importe quel moment.

Pourquoi pensez-vous que les sujets abordés dans Revolutionary Road, à la fois le livre et le film, sont encore d’actualité ?

L’histoire est universelle. Dans cette quête pour trouver le bonheur, bon nombre d’entre nous traversent des moments de profonde solitude. Nous remettons tous en question notre existence à un moment ou à un autre. Maintenant, pour vivre la vie qu’on veut, pour trouver la personne avec laquelle on veut passer le restant de ses jours, on passe par des étapes extrêmement difficiles. Tout le monde s’est déjà réveillé un matin en se disant: ‘Est-ce là l’existence que je veux mener? Suis-je vraiment moi? Est-ce cela que je veux vraiment?’ Il est impossible de ne pas se poser ces questions et c’est pour ça que je pense que les sujets abordés dans Revolutionary Road sont toujours d’actualité. C’est aussi le portrait d’un mariage dans lequel les protagonistes sont rigoureusement honnêtes l’un envers l’autre, presque brutalement parfois. Cet aspect des choses rappelle aux gens qui sont en couple que l’honnêteté et la communication sont des valeurs essentielles s’ils veulent y arriver.

  Source : http://lebuzz.info/2008/12/9038/entrevue-kate-winslet-histoire-de-revolutionary-road-est-universelle/
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 moncinema cyberpresse - Aleksi K. Lepage
 

( ...) Mendes a fabriqué ici, à partir d’un scénario et de dialogues fort bien ciselés, quelques puissantes scènes de la vie conjugale; scènes parfois criantes, voir terrifiantes de vérité: tous les vrais couples savent que l’union, même construite sur les poutres d’un amour sincère, comporte son lot de misères. (... )

  Source : http://moncinema.cyberpresse.ca
   
mediafilm - Louis-Paul Rioux
 

Aliénation, médisance, crise du couple. Tel était le menu de "Revolutionary Roadé, premier roman de Richard Yates publié en 1961, dans lequel l'auteur révélait le versant sombre de la vie dans les banlieues aseptisées de l'Amérique d'après-guerre. Cette adaptation intelligente, d'une grande vérité psychologique, donne surtout lieu à une exploration morose des rêves déçus d'une jeune femme avant-gardiste et éprise de liberté ( ...) .

(... ) plusieurs scènes atteignent une grande puissance dramatique. Sam Mendes adopte ici un ton beaucoup plus grave dans sa mise en scène élégante et racée. Réunis à l'écran pour la première fois depuis TITANIC en 1997, Leonardo DiCaprio et Kate Winslet offrent tous deux des prestations subtiles et intenses. Et dans le rôle d'un voisin psychiatrisé qui dit ses quatre vérités au couple inconstant, Michael Shannon impressionne.

  Source : http://www.mediafilm.ca/films-detail.asp?Id=4560
   
 filmsactu - Pierre Delorme
 

Sam Mendes est décidément un homme plein de ressources. En quatre films et autant d'œuvres marquantes, le réalisateur a prouvé qu'il savait se renouveler sans pour autant perdre de sa capacité à plonger ses personnages (et par la même occasion le spectateur) dans des drames profondément pessimistes. Il nous avait donné une claque monumentale avec un Jarhead malade et fou furieux, voici qu'il revient avec un Revolutionary Road au classicisme troublant, qui flirte avec la thématique d'American Beauty, tout en côtoyant l'héritage classique d'un certain Tennessee Williams. Un beau film, par un grand metteur en scène.

( ...) Appliqué sur sa direction artistique comme sur sa mise en scène, sa direction d'acteurs et sa narration, le réalisateur nous offre avec Les Noces Rebelles un film sombre, particulièrement dur, et à la morale cynique (dans le sens philosophique Antique du terme), résumée dans un plan final hautement symbolique et particulièrement puissant. "Laissez-les donc parler" semble nous chuchoter le réalisateur ... Et encore une œuvre brillante pour Sam Mendes, une !

  Source : http://www.filmsactu.com/critique-cine-les-noces-rebelles-4833.htm
 Studio Magazine - Thierry Cheze
  "Les noces rebelles" fait partie de ces oeuvres qui distillent l'émotion avec parcimonie, préférant la sensibilité à la sensiblerie, mais dont le souvenir vous hante longtemps après être sorti de la salle.
  Source : Studio Magazine janvier 2009
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