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Titre original |
Frost / Nixon |
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Titre
français |
Frost / Nixon, l'heure de vérité |
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Réalisation |
Ron Howard |
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Scénario |
Peter Morgan |
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D'après |
L'Adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Peter Morgan (scénariste de "The Queen" et du "The Last King of Scotland") |
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Interprétation |
Frank Langella (Richard Nixon), Michael Sheen (David Frost), Sam Rockwell (James Reston), Toby Jones (Swifty Lazar), Matthew Macfadyen (John Burt), Kevin Bacon (Jacques Brennan), Oliver Platt (Bob Zelnik), Rebecca Hall (Caroline Cushing) … |
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Musique |
Hans Zimmer |
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Photographie |
Salvatore Totino |
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Pays |
U.S.A, Grande-Bretagne, France |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h 02min |
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Genre |
Historique, Faits réels, Drame |
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Production |
Tim Bevan, Eric Fellner, Brian Grazer, Ron Howard |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 22 janvier 2009 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Célèbre interview de 1977 du président Richard Nixon par David Frost. Le film montre la manière dont Richard Nixon a tenté de racheter les droits de l'interview de David Frost, qui le compromettait dans le scandale du Watergate afin que celle-ci ne soit jamais diffusée. Refusant le pugilat inutile, le métrage se pose là en pierre angulaire d'une hypothétique réflexion citoyenne, se servant d'un épisode du passé pour construire l'avenir. (Dvdrama) |
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California on Location Awards 2008 |
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- Location Professional of the Year COLA - Features décerné à Gregory Alpert
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Golden Globes 2009 |
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- Nominé pour le meilleur film
- Ron Howard nominé pour le meilleur réalisateur
- Hans Zimmer nominé pour la meilleure bande originale
- Frank Langella nominé pour meilleur acteur
- Peter Morgan nominé pour le meilleur scénario
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Festival International du Film de Londres 2008 |
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- Sélectionné pour le Film d’ouverture du 52ème Festival de Londres 2008
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Né en 1954, Ron Howard débute comme comédien. A cinq ans, il joue dans des séries télévisées telles que " Black December " ou " Barnaby and Mr. O’Malley ". Un an plus tard, il est une des figures familières de l’émission d’Andy Griffith, durant huit ans.
Il fait parallèlement ses premiers pas au cinéma. Après Le Voyage, d’Anatole Litvak, il tourne The Music Man de Morton Da Costa, puis Il Faut Marier Papa de Vincente Minnelli, dans lequel il incarne le fils de Glenn Ford. Ron Howard revient à la télévision pour jouer dans la série " Ah ! Quelle Famille ", aux côtés d’Henry Fonda, en 1969. Adolescent, il débute dans la série qui fera sa gloire, " Happy Days/Les Jours Heureux ", qui connaît un succès égal durant les sept années de sa diffusion.
Cité au Golden Globe du meilleur second rôle en 1977 pour le film de Don Siegel Le Dernier Des Géants, il commence à réaliser de petits films en amateur. Ses courts métrages lui permettent d’entrer à l’University of Southern California. Ses études achevées, il réalise en 1977 son premier long, Lachez Les Bolides, pour les productions Roger Corman. Après plusieurs émissions de télévision et téléfilms, Ron Howard se lance dans la production cinéma aux côtés de Brian Grazer avec son deuxième long métrage, Night Shift, puis avec Splash. Avec Cocoon, il est cité au titre de meilleur réalisateur par la Directors Guild of America.
Il enchaîne avec Gung Ho, Du Sake Dans Le Moteur puis un conte fantastique, Willow. Il retrouve le genre humoristique avec une vision décapante de la famille américaine dans Portrait Crache D’une Famille Modele.
Après Backdraft, spectaculaire film d’aventures se déroulant dans le milieu des pompiers cité quatre fois aux Oscars, il réalise un western, Horizons Lointains. En 1993, il signe une comédie dramatique, Le Journal. Depuis Apollo 13, il a réalisé La Rancon, En Direct Sur Ed Tv et Le Grinch, avec Jim Carrey.
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Ron Howard et Brian Grazer ont cofondé Imagine Entertainment en 1986 pour produire des films de façon indépendante. On leur doit notamment Le Professeur Foldingue de Tom Shadyac, La Famille Foldingue de Peter Segal, Bowfinger,roi D'Hollyhood de Frank Oz, Le Journal de Ron Howard, Les Années Rebelles de Pat O’Connor et Menteur Menteur de Tom Shadyac.
Ron Howard a par ailleurs été le producteur exécutif de la minisérie " De la Terre à la Lune ", projet en parallèle avec Tom Hanks.
Ron Howard a reçu son premier prix de la Directors Guild Award en 1995 pour Apollo 13. Le film a été cité à neuf Oscars et en a remporté deux, et a été élu Meilleur film lors des Chicago Film Critics Awards. Il a en outre obtenu les Screen Actors Guild Awards de la meilleure distribution et du meilleur second rôle pour Ed Harris. Il a obtenu l’Oscar du meilleur réalisateur pour Un Homme D'Exception, qui a remporté les statuettes du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur second rôle féminin et quatre Golden Globes, dont celui du meilleur film dramatique.
Howard a été élu meilleur réalisateur de l’année par la Directors Guild of America et, avec le producteur Brian Grazer, s’est vu décerner le premier Awareness Award de la National Mental Health Awareness Campaign. En 2006, il entreprend un autre énorme projet : l'adaptation (impossible ?) du Best-seller mondial de Dan Brown : Da Vinci Code, avec Tom Hanks et Audrey Tautou dans les deux rôles principaux. Le film est d'ores et déjà prévu pour faire l'ouverture du Festival de Cannes 2006.
Filmographie
Toute la filmographie de Ron Howard en tant que :
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Peter Morgan
Peter Morgan a écrit le scénario du Dernier roi d'Ecosse, d'après l'oeuvre de Giles Foden , il a écrit également The Queen de Stephen Frears, remarquable succès public et critique outre-Manche, avec Helen Mirren dans le rôle de la Reine Elizabeth II et Michael Sheen dans celui du Premier ministre Tony Blair. Il avait travaillé avec le même réalisateur sur The Deal, téléfilm primé à de nombreuses reprises. Peter Morgan a travaillé sur la préproduction de Longford, avec Jim Broadbent. Après avoir écrit plusieurs pièces de théâtre à l'université, il a travaillé sur son premier scénario avec le réalisateur britannique John Schlesinger sur Madame Sousatzka. Après le téléfilm Shalom Joan Collins, il écrit le scénario du court métrage de 1990 Dear Rosie, réalisé par Peter Cattaneo, le réalisateur de Full Monty, qui a été nommé au l'Oscar et au BAFTA Award du meilleur court métrage. Il est par ailleurs le scénariste de la série primée "Rik Mayall presents Micky Love", de la comédie romantique Martha, Frank, Daniel et Lawrencede Nick Hamm, avec Monica Potter et Joseph Fiennes, de Henry VIII, lauréat d'un Emmy International, avec Ray Winstone, et de The Silent Touch du réalisateur polonais Kryzstoff Zanussi, avec Max Von Sydow.
Frost/Nixon
Frost/Nixon a tout d’abord été une pièce de théâtre, présentée pour la première fois à Londres le 10 août 2006. Sur la scène, deux hommes : Frank Langella et Michael Sheen, les mêmes acteurs que pour le film de Ron Howard. Il est d’ailleurs intéressant de noter que si David Frost possède les droits de son histoire et de la célèbre entrevue de Richard Nixon, il a accepté de ne s’ingérer ni dans la production de la pièce, ni dans celle du film, renonçant à tout contrôle éditorial. Les deux acteurs ont remporté bon nombre de prix, la pièce ayant été un succès autant à Londres qu’à New York. La production du film a d’ailleurs débuté cinq jours après la fin des représentations théâtrales à Broadway. (Isabelle Hontebeyrie dans le Buzz) |
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Comme Au Cinema |
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David Frost "Seul l’un d’entre nous peut gagner."
Richard Nixon
Comptez sur moi pour être votre plus féroce adversaire. Je vous attaqueraiavec tout ce que je pourrai. Car seul l’un de nous deux peut se retrouversous les projecteurs. Pour l’autre, ce sera le désert, avec pour seule compagnie ces voix qui résonnent dans nos têtes...»
Un ancien Président en disgrâce qui espère sauver la face, un animateur télé people qui veut se faire un nom. Voici l’histoire de la rencontre historique qui a captivé toute une nation et a changé deux hommes à jamais.En recréant non seulement les interviews diffusées à la télévision, mais aussi les semaines qui les ont précédées, les manoeuvres et les négociations entre les deux hommes et leurs camps respectifs, le film explore les coulisses du face-à-face qui s’est jouésous les yeux de la nation américaine.
Des Interviews à la pièce de théatre
Intéressé depuis longtemps par l’aspect humain de personnalités mondialement célèbres telles que la reine Elizabeth II, Idi Amin Dada ou Henry VIII, Peter Morgan a souhaité faire des recherches à la fois sur Nixon, l’ancien Président, et sur l’un de ses plus grands - et plus inattendus - adversaires : David Frost, le play-boy du petit écran britannique dont toute la crédibilité et la carrière reposaient sur cette unique chance d’arracher une confession à Nixon. Peter Morgan a été intrigué par les contrastes entre les deux hommes, et s’est vite ... |
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Suite sur Comme Au Cinéma |
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Comme Au Cinema |
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Le rôle de la télévision
Un des thèmes récurrents de la pièce développée par Peter Morgan est l’influence grandissante de la télévision et sa responsabilité dans la formation de l’opinion publique. La question reste aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était après le Watergate, lorsque les interviews Frost-Nixon furent enregistrées. En examinant les deux camps qui entouraient Frost et Nixon avant les fameuses interviews, le dramaturge a poussé plus loin ses recherches en s’intéressant à la manière dont le petit écran, nouveau média à l’époque, a façonné les personnalités publiques des deux hommes.
Ce qu’il a découvert était très enrichissant : les deux hommes ont cherché à manipuler la télévision qui, en retour, leur a dicté sa loi. Si la télévision a été à plusieurs reprises une ennemie pour Nixon au cours de sa carrière, elle fut aussi une alliée précieuse dans son accession au pouvoir. En septembre 1952, il l’utilise avec une maîtrise remarquable lors de son «Checkers Speech», un discours destiné à émouvoir l’opinion publique au moment où il est accusé d’avoir été financé par une caisse noire - ce scandale menace sa candidature à la vice-présidence de Dwight Eisenhower. Il y apparaît comme un homme austère qui a son franc-parler, un solide produit de son éducation quaker.
À la demande d’Eisenhower, en mars 1954, celui qui est devenu vice-président utilise brillamment la télévision au cours de son discours contre Joseph McCarthy qui, s’en étant pris à l’armée tout entière dans sa croisade anti-communiste, met en péril les fondements mêmes de la société politique américaine. Nixon contribue alors à montrer à 20 millions des téléspectateurs combien peut être odieux cet homme que certains considéraient jusque-là comme au-dessus de tout soupçon. Pourtant, la télévision ne restera pas toujours l’alliée de Nixon. Les débats présidentiels télévisés de 1960 entre lui et Kennedy marquent le début d’une nouvelle ère : désormais, des experts décortiquent et analysent fiévreusement le message que tentent de faire passer les hommes politiques. |
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Suite sur Comme Au Cinéma |
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Evene |
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L’humanité des personnalités
Intéressé depuis longtemps par l'aspect humain de personnalités mondialement célèbres, telles que la reine Elizabeth II, Idi Amin Dada ou Henri VIII, Peter Morgan, le scénariste du film, a souhaité faire des recherches à la fois sur Nixon et sur l'un des ses plus grands adversaires : David Frost, le play-boy du petit écran britannique dont toute la crédibilité et la carrière reposaient sur cette unique chance d'arracher une confession à Nixon.
Des interviews à la pièce de théâtre
Le scénariste Peter Morgan a travaillé à partir d'interviews des deux personnalités, pour ensuite en faire une pièce de théâtre. Franck Langella et Micheal Sheen, qui incarnaient déjà les personnages au théâtre ont immédiatement été sélectionnés pour la version cinéma.
Un habitué des biopics
Michael Sheen incarne David Frost dans le film. Il a été nommé au BAFTA Award du Meilleur second rôle pour son portrait du Premier ministre britannique Tony Blair dans le film de Stephen Frears 'The Queen'.
Une figure du théâtre dans Frost / Nixon
Lauréat du Tony Award à trois reprises, Frank Langella, l'interprète de Richard Nixon, figure parmi les plus grands comédiens du théâtre américain. Il est devenu un grand nom du cinéma dans les années 70. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/frost-nixon-20023.php?actualite |
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LE SOIR - OLIVIER MOUTON |
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La fin de Bush a des similitudes avec celle de Nixon
Frost/Nixon", évoque la dernière interview du président américain Richard Nixon au cours de laquelle il fait des aveux à l’animateur vedette David Frost au sujet des écoutes illégales du Watergate. C’est une évocation assez forte de la fin politique d’un homme. Quelle image cela donne-t-il de Nixon ? Et n’y a-t-il pas un parallèle à faire avec le départ de George W. Bush ?
Ce film est très bien fait en cela même qu’il humanise Nixon alors que l’on a très vite tendance à le diaboliser. Sur la fin de Nixon, il y a eu une grande frustration au moment où son successeur, Gerald Ford, l’a pardonné, lui a accordé une amnistie malgré le Watergate. Le peuple américain a eu le sentiment qu’on ne le tenait pas responsable de ses actes. Il y a un peu cette même frustration aujourd’hui au niveau de la gauche américaine à l’égard de George W. Bush. La différence fondamentale, c’est que Nixon a démissionné avant même qu’une sanction ne puisse être prise, que le Congrès ne vote sur son impeachment. Avec George Bush, par contre, les Américains ont voté. Ce n’est pas lui qui se présentait sur le ticket républicain, mais l’échec de John McCain est fortement lié à un rejet de sa politique. Le bilan de l’élection a purgé cette frustration.
George W. Bush a fait une conférence de presse lundi au cours de laquelle il a débuté son autocritique. Un premier pas ?
C’est difficile à dire. Je sais que George W. Bush va écrire un livre. Mais c’est vrai que le parallèle m’a frappé en voyant les motivations des deux hommes. Tant Nixon que Bush ont une envie presque messianique de défendre leur bilan. Tous deux cultivent l’idée qu’ils ont accompli énormément de choses positives, mais que le public ne retient de leur action qu’une erreur. Pour Nixon, c’est l’affaire du Watergate. pour Bush, c’est la gestion de la guerre en Irak. |
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Suite sur Le Soir.be |
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le buzz - Isabelle Hontebeyrie |
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Frost/Nixon, réalisé par Ron Howard, scénarisé par Peter Morgan et mettant en vedette Frank Langella, Michael Sheen, Kevin Bacon, Rebecca Hall, Toby Jones, Matthew Macfadyen, Oliver Platt, Sam Rockwell est en passe de devenir le film de l’année.
Le scénario
Durant l’été 1977, les entrevues télévisées de Richard Nixon par David Frost fascinent les américains puisque plus de 45 millions de téléspectateurs regardent, pendant quatre soirs, le débat qui fait rage entre les deux hommes. Cette émission sera d’ailleurs le dernier passage important de Nixon à la télévision avant son décès en avril 1994. Le film se concentre, non seulement sur le débat télévisé, mais aussi sur les tractations qui ont eu lieu en coulisses entre les deux hommes et leurs équipes.
La pièce
Frost/Nixon a tout d’abord été une pièce de théâtre, présentée pour la première fois à Londres le 10 août 2006. Sur la scène, deux hommes: Frank Langella et Michael Sheen, les mêmes acteurs que pour le film de Ron Howard. Il est d’ailleurs intéressant de noter que si David Frost possède les droits de son histoire et de la célèbre entrevue de Richard Nixon, il a accepté de ne s’ingérer ni dans la production de la pièce, ni dans celle du film, renonçant à tout contrôle éditorial. Les deux acteurs ont remporté bon nombre de prix, la pièce ayant été un succès autant à Londres qu’à New York. La production du film a d’ailleurs débuté cinq jours après la fin des représentations théâtrales à Broadway.
La production de Frost/Nixon
Dès le début, Ron Howard était convaincu que Frank Langella et Michael Sheen devaient interpréter Richard Nixon et David Frost, les deux hommes ayant vécu dans la peau de leur personnage pendant deux ans. Le tournage n’a duré que 38 jours au lieu des 40 prévus et l’équipe de production a pris grand soin de recréer les accessoires et les décors de l’époque, tout en prenant quelques libertés pour le grand écran. L’équipe a obtenu le droit de tourner dans La Casa Pacifica, l’ancienne résidence de Richard Nixon sur la côte Ouest, qui lui tenait lieu de Maison-Blanche quand il n’était pas à Washington DC. D’autres lieux, comme l’aéroport d’Heathrow ou les rues de Londres ont été recréés à partir de photos de l’époque dans les studios Universal. |
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Source : http://lebuzz.info |
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La libre - Alain Lorfèvre |
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Les aveux du Président. Ron Howard reconstitue avec force un épisode-choc de l’après-Watergate
Au printemps 1977, l’animateur britannique David Frost mena, en quatre sessions, près de huit heures d’entretien télévisé avec l’ancien président des Etats-Unis Richard Nixon. Quarante-cinq millions de spectateurs regardèrent cette première apparition télévisée de l’ex- Président depuis sa démission suite au scandale du Watergate.
Véritable match de boxe télévisuel, cet entretien-fleuve mettait en présence “Tricky Dick”, le Nixon roué, rompu à la manipulation, et un Frost connu pour ses émissions de divertissement et ses talk-shows, alors au bord de la disgrâce. Chacun imaginait pouvoir user de l’autre pour redorer son blason. Sans doute qu’aucun – en tout cas pas celui qu’on croit – ne s’attendait à la tournure qu’allait prendre l’événement.
Densité dramatique
Après avoir été une pièce de théâtre, les “Entretiens Frost/Nixon” tels que les annales les ont baptisés sont aujourd’hui un film. A l’instar de ses deux protagonistes, Ron Howard, faiseur à la réputation écornée (le four de “Da Vinci Code”…), surprend positivement. Il est vrai que cet épisode est d’une densité dramatique exceptionnelle, premier choc entre politique et spectacle. Mais le réalisateur a su capter avec simplicité.
Au début, Frost, brillamment interprété par Michael Sheen (le Tony Blair de “The Queen”), est totalement hors de son élément. Sa seule obsession est l’audimat, pas la vérité sur le Watergate (dont le public a été privé suite à l’amnistie accordée à Nixon par son successeur Gerald Ford). Il faut la ténacité des journalistes James Reston (Sam Rockwell, d’une rare sobriété) et Bob Zelnick (Oliver Platt, toujours délicieusement décalé) pour éviter aux premiers enregistrements d’être totalement dominés par un Nixon (Frank Lagella qui cherche la justesse psychologique avant le mimétisme) tout à son affaire. Avec finesse, le scénario expose les frivolités de Frost, révèle un Nixon toujours âpre au gain – “J’ai obtenu 500 000 $ pour l’entretien”, proclame son agent. “550 000 $ n’étaient pas possibles ?”, rétorque l’ex-Président.
Derrière l’évocation des fruits amers de la présidence Nixon, on ne peut s’empêcher de voir poindre celle de l’ère Bush : ce qui est dit sur le Vietnam – y compris par Nixon – vaut pour l’Irak. C’est tout simplement que le film est aussi une réflexion sur les pouvoirs. Celui, temporel, qui finit par aveugler ses détenteurs (voir l’extraordinaire aveu que finit par lâcher Nixon). Celui de la télévision, “déformante”. La preuve : l’Histoire n’a retenu de ces entretiens que la victoire finale de Frost, alors qu’ils faillirent tourner au K.-O. en faveur de Nixon.
Détail : les trois tombeurs de Nixon – Woodward et Bernstein, d’abord, puis Frost – étaient, aux yeux de leurs éminents confrères, des amateurs peu crédibles.
Enfin, si le film repose sur deux magistrales performances d’acteurs – électrisées par un humour ravageur –, Howard a su lui donner une gradation digne d’un thriller : plus le film avance, plus le cadre se rétrécit sur les deux protagonistes, tel un gros plan de télévision ou un duel à la Sergio Leone. En faisant vœu de sobriété, Howard finit par capter l’essence de la politique spectacle : le poids des mots, le choc des ego. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/474625/les-aveux-du-president.html |
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DH - Patrick Laurent |
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Rien n'était illégal pour Nixon. Basé sur le vrai débat
Présentateurs humoristique vedette de la télévision anglaise, David Frost rêve de faire carrière aux USA. Mais personne ne le prend au sérieux. Il organise donc, à coups de billets verts, une série de cinq interviews de l'ex-président Nixon, qui suscite toujours les polémiques après le scandale du Watergate.
Pour les deux hommes, la rencontre se transforme en véritable arène. Dont un seul peut sortir vainqueur et redorer définitivement son image.
Grand spécialiste des divertissements hollywoodiens dénués de fond, Ron Howard donne enfin, avec ce film politique de très haut vol, la mesure d'un talent dont on commençait à douter . Il parvient à transformer un simple débat en une confrontation sans merci, un affrontement à mots mouchetés où chacun essaie de manipuler l'autre.
Loin de se concentrer sur le huis clos, il montre comment le gagman et l'homme politique suprêmement intelligent à l'image triste se préparent chacun à leur manière, en cherchant systématiquement les points faibles de l'autre.
Pas besoin d'être spécialisé en politique américaine pour apprécier la psychologie de ce duel sous les spotlights, éprouver de la sympathie pour les deux hommes lorsqu'ils baissent leur garde.
Dans un final de toute beauté, Ron Howard se concentre sur Richard Nixon, sur le poids de sa conscience et cette logique terrifiante qui a dicté son action à la tête du pays le plus puissant du monde : "Quand on est à la Maison-Blanche, on doit faire beaucoup de choses illégales dans l'intérêt de la nation . Quand un président le fait, ce n'est pas illégal ! "
À travers cette personnalité historique que personne n'aime, Ron Howard montre les dérives du pouvoir, les limites entre démocratie et autoritarisme, les dangers d'une fonction qui peut amener à commettre des actes qu'on regrettera le reste de ses jours. Cela permet à chacun de se demander comment il agirait à la place de l'homme le plus puissant du monde. Et ça fait peur. |
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Source : http://www.dhnet.be/cine-tele/cinema/article/242349/rien-n-etait-illegal-pour-nixon.html |
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actu24 - Michaël DEGRÉ |
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Injustement oublié lors des Golden Globes, "Frost/Nixon" éclaire sous un jour nouveau la démission du président américain en 1974. Brillant.
( ... ) Ron Howard, qui courait après un grand film depuis Apollo 13 en 1995, réussit le tour de force de rendre intelligible le débat autour du Watergate, évitant de se perdre dans d'inutiles détails pour se concentrer sur l'essentiel : le mano a mano entre Frost et Nixon. Avançant ses pions avec la dextérité d'un maître, le réalisateur américain a construit son film comme une magistrale partie d'échecs, un affrontement psychologique sans merci entre un président aux abois et un journaliste en quête d'identité.
Plus fort encore : il parvient, encore une fois bien aidé par le scénario de Morgan, à presque rendre sympathique Richard Nixon en développant une intéressante réflexion sur le pouvoir et ses coulisses. Et laisse ainsi entendre, tout en finesse, que si les actes de l'ex-président républicain ne sont pas pardonnables en soi, ils sont sans doute le fait et le lot quotidien de tous les puissants de ce monde. |
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Source : http://www.actu24.be/article/mag/cinema/frostnixon_sublime_partie__dechecs/238555.aspx |
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la grande epoque - Mike McCaw |
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Loin d’être un animateur expérimenté, cette tâche est tout un défi. Le film montre à quel point il était déterminé à atteindre son but et à établir sa renommée dans ce métier. Frank Langella offre une interprétation extrêmement convaincante de Nixon, reproduisant son maniérisme de façon remarquable. Il campe Nixon comme un individu calme et ayant de bonnes manières. Il explore aussi les détails du personnage de Nixon, en particulier en affichant un léger rictus, avec l’air d’un homme qui sait bien qu’il a abandonné son pays.
Exposant un côté privé de Nixon, Langella parvient à bien exprimer ses commentaires rusés et mensongers. Lorsque Nixon rend visite à Frost pour la première fois, ce dernier lui présente son amie Caroline Cushing (Rebecca Hall, Vicky Cristina Barcelona). Nixon lui demande d’où elle vient. Parlant à Frost de façon presque privée, Nixon lui dit qu’il devrait l'épouser car elle vient de Monte Carlo, où les gens n’ont pas à payer de taxes.
Michael Sheen incarne un animateur de télévision convaincant. Il n’y avait aucun doute dans l’esprit des réalisateurs que Michael Sheen et Frank Langella joueraient les rôles de David Frost et Richard Nixon.
Ron Howard a réalisé et produit le film. Il est un réalisateur capable de tirer le meilleur de sa distribution d’acteurs. Depuis le début de sa carrière, Howard a réalisé des films à gros budget, tels Far and Away, Appollo 13 et The Da Vinci Code. Il a fait un excellent travail en recréant au grand écran le climat des années 1970-1980. Il teinte d’un jaune chaleureux les images de Frost/Nixon, tel qu’on les voit dans la plupart des films et des émissions des années 1970.
Le scénariste Peter Morgan parvient une fois de plus à dresser un excellent portrait d’une figure publique, sous l’angle de ses relations interpersonnelles et en lui conférant un côté très humain. Le dernier personnage public qu’il a présenté était Idi Amin, le tyran cruel d’Ouganda dans The Last King of Scotland. Forest Whitaker a d’ailleurs remporté un Oscar pour le rôle et Morgan a remporté un prix de la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) pour la meilleure adaptation. Tout comme la représentation captivante d’Amin, l’adaptation de Nixon par Morgan est remarquable. Elle montre Nixon l’homme, et non Nixon l’ancien président.
Le compositeur Hans Zimmer, avec plus de 100 films à son actif en 30 ans de carrière, a été lui aussi un collaborateur exceptionnel dans cette production. La musique de ce film s’enchaîne parfaitement. Zimmer crée des sons qui passent presque inaperçus parce qu’ils s’enchaînent d’une manière à la fois cohérente et fluide. Avec cette incroyable équipe, il aurait été difficile de ne pas créer un des meilleurs films de l’année. |
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Source : http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5499/44/ |
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voir - Manon Dumais |
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( ... ) D'un académisme ronflant, Frost/Nixon évite ( ... ) de se transformer en triste mascarade, comme le laissent présager les premières scènes où apparaissent le journaliste dandy, évoquant le James Bond version Roger Moore, et le sinistre pantin pathétique. Cependant, force est de constater que ce sont les mots de Morgan et non les images de Howard qui font de Frost/Nixon un captivant tête-à-tête où le 37e président des États-Unis montra son vrai visage à la face du monde. |
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Source : http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1§ion=7&article=61955 |
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