Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 04 septembre 2008
Eldorado
 Jeudi 11 septembre 2008
Then she found me (Une histoire de famille)
 Projection le jeudi 18 septembre 2008
La zona (La Zona, propriété privée)
 Projection le jeudi 25 septembre 2008
Faubourg 36
 Projection le jeudi 02 octobre 2008
Entre les murs
 Projection le Jeudi 09 octobre 2008
Klopka (Die falle/The trap/Le piège)
 Projection le Jeudi 16 octobre 2008
Une chaine pour deux
 Projection le Jeudi 23 octobre 2008
Die welle (La vague)
 Projection le Jeudi 6 novembre 2008
Changeling (L'Echange)
 Projection le Jeudi 13 novembre 2008
Home
 Projection le Jeudi 20 novembre 2008
Valse avec Bachir
 Projection le Jeudi 27 novembre 2008
Happy-Go-Lucky (Be Happy)
 Projection le Jeudi 04 décembre 2008
Australia
 Projection le jeudi 11 décembre 2008
Burn After Reading
 Projection le jeudi 18 décembre 2008
Le Silence de Lorna
 Projection le jeudi 08 janvier 2009
Louise Michel
 Projection le jeudi 15 janvier 2009
Revolutionary Road
 Projection le jeudi 22 janvier 2009
Frost / Nixon, l'heure de vérité
 Projection le jeudi 29 janvier 2009
The Curious Case of Benjamin Button
 Projection le jeudi 05 février 2009
Doubt
 Projection le jeudi 12 février 2009
Vicky Cristina Barcelona
 Projection le jeudi 19 février 2009
The Reader
 Projection le jeudi 05 mars 2009
Two Lovers
 Projection le jeudi 12 mars 2009
Le Bal des actrices
 Projection le jeudi 19 mars 2009
La Fille du RER
 Projection le jeudi 26 mars 2009
Stella
 Projection le jeudi 02 avril 2009
Chéri
 Projection le jeudi 23 avril 2009
Milk (Harvey Milk)
 Projection le jeudi 23 avril 2009
Je l'aimais
 Projection le jeudi 07 mai 2009
Soeur sourire
 Projection le jeudi 14 mai 2009
Millenium
 Projection le jeudi 28 mai 2009
Erreur de la banque en votre faveur
 Projection le jeudi 04 juin
The Fall
 Projection le jeudi 11 juin
Welcome
 Projection le jeudi 18
Tellement proches
 Projection le jeudi 25 juin
Towelhead (Nothing is Private)
 
 
 
The Reader réalisé par Stephen Daldry
    
Titre original The Reader
Titre français Le Liseur
Réalisation Stephen Daldry
Scénario David Hare
D'après L'oeuvre de Bernhard Schlink
Interprétation Kate Winslet (Hanna Schmitz), Ralph Fiennes (Michael Berg, adulte), David Kross (Michael Berg, jeune), Alexandra Maria Lara (Ilana), Bruno Ganz (Rohl), Volker Bruch (Dieter Spenz), Karoline Herfurth (Marthe), Hannah Herzsprung (Julia), Linda Bassett (Mrs. Brenner), Susanne Lothar (Carla Berg), Matthias Habich (Peter Berg), Jeanette Hain (Brigitte), Claudia Michelsen (Gertrude), ...
Musique Nico Muhly
Photographie Roger Deakins & Chris Menges
Pays U.S.A, Allemagne
Année 2008
Durée 2h 03min.
Genre Drame, Histoire, Romance, Thriller, Guerre
Production Donna Gigliotti, Anthony Minghella, Redmond Morris & Sydney Pollack
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 19 février 2009
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Avec son nouveau film, le réalisateur de "The Hours", nous livre l'histoire d'un jeune étudiant en droit allemand découvrant, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, que son amour de jeunesse aurait été impliqué dans les crimes nazis.
 
 
 BAFTA Awards 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Kate Winslet
 Broadcast Film Critics Association Awards 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Kate Winslet
 Chicago Film Critics Association Awards 2008
 
  • Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Kate Winslet
 Golden Globes 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Kate Winslet
 Las Vegas Film Critics Society Awards 2008
 
  • Récompense du meilleur jeune acteur décerné à David Kross
 San Diego Film Critics Society Awards 2008
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Kate Winslet
 Screen Actors Guild Awards 2009
 
  • Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Kate Winslet
 Oscars (Academy Awards) 2009
 
  • Chris Menges & Roger Deakins nominés pour la meilleure photographie
  • Stephen Daldry nominé pour la meilleure réalisation
  • Anthony Minghella, Sydney Pollack, Donna Gigliotti & Redmond Morris nominés pour le meilleur film de l'année
  • Kate Winslet nominée pour la meilleure actrice de second rôle
  • David Hare nominé pour le meilleur scénario
 American Society of Cinematographers 2009
 
  • Roger Deakins & Chris Menges nominés pour la meilleure photographie
 BAFTA Awards 2009
 
  • Roger Deakins & Chris Menges nominés pour la meilleure photographie
  • Stephen Daldry nominé pour la meilleure réalisation
  • Anthony Minghella, Sydney Pollack, Donna Gigliotti & Redmond Morris nominés pour le meilleur film
  • Kate Winslet nominée pour la meilleure actrice
  • David Hare nominé pour le meilleur scénario
 Broadcast Film Critics Association Awards 2009
 
  • David Kross nominé pour le meilleur jeune acteur
 Chicago Film Critics Association Awards 2008
 
  • David Kross nominé pour le meilleur jeune espoir masculin
 Golden Globes 2009
 
  • Stephen Daldry nominé pour la meilleure réalisation
  • The Reader nominé pour le meilleur film dramatique
  • David Hare nominé pour le meilleur scénario
 London Critics Circle Film Awards 2009
 
  • Kate Winslet nominée pour la meilleure actrice de l'année
  • Kate Winslet nominée pour la meilleure actrice anglaise de l'année
 Satellite Awards 2008
 
  • Kate Winslet nominée pour la meilleure actrice dans un long métrage dramatique
  • Stephen Daldry nominé pour le meilleur réalisateur
  • The Reader nominé pour le meilleur film dramatique
  • David Hare nominé pour le meilleur scénario adapté
 USC Scripter Award 2009
 
  • David Hare nominé pour le meilleur scénariste
  • Bernhard Schlink nominé pour le meilleur auteur
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Fils d'une chanteuse et d'un directeur de banque, Stephen Daldry s'intéresse très jeune au théâtre mais aussi à l'art du clown. Durant ses études universitaires, il poursuit son apprentissage de l'art dramatique au Crucible Theather de Sheffield. Avant de passer à la réalisation, Stephen Daldry était connu comme metteur en scène de théâtre. Directeur du Royal Court Theater de Londres, il a produit ou mis en scène une centaine de pièces, la plupart d’entre elles étant des créations. Citons notamment Via Dolorosa de John Bailey. Auparavant, il s’était fait remarquer par sa mise en scène très spectaculaire de An inspector calls au National Theater. Récemment, il a mis en scène à Londres et à New York deux pièces de Caryll Churchill, Far away et A number.

Après le court-métrage Eight, nominé aux BAFTA de 1999, sur la journée d'un fan de foot de 8 ans, il réalise son premier film, Billy Elliot, avec Jamie Bell et Julie Walters. Billy Elliot a fait figure de phénomène, récoltant trois nominations aux Oscars (dont celui de Meilleur Réalisateur), douze nominations aux Bafta, l’Alexander Korda Award du Meilleur Film Anglais, et trente-deux prix glanés à travers les festivals du monde entier. Au cinéma, il s'est illustré avec The Hours, l'évocation de la vie de Virginia Woolf, avec Nicole Kidman et Ed Harris ainsi que Le Liseur avec Ralph Fiennes et Kate Winslet.

FILMOGRAPHIE

Toute sa filmographie en tant que :

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Bernhard Schlink, écrivain de langue allemande est né le 6 juillet 1944 à Bielefeld (Allemagne). Il étudie le droit à Heidelberg et à Berlin, et exerce comme professeur à Bonn et à Francfort. Depuis 1992, il est professeur de droit public et de philosophie du droit à l'université de Humboldt à Berlin. En 1987, il est également devenu juge au tribunal constitutionnel du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

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Il a débuté sa carrière comme écrivain par plusieurs romans policiers, dont le premier, Brouillard sur Mannheim, en collaboration avec Walter Popp, où se retrouve le personnage principal Selbs ( vient de "selbst" : "soi-même"). L'un de ces romans (Die gordische Schleife) a obtenu le prix Glauser en 1989.

En 1995 il publie Der Vorleser (Le liseur, publié en France en 1996), un roman partiellement autobiographique. Ce livre devient rapidement un best seller et est traduit dans 37 langues.

Il a été le premier livre allemand à arriver en première position sur la liste de best-sellers publiée par le New-York Times. En 1997 il a obtenu le prix Hans Fallada, une récompense littéraire italienne et le prix Laure Bataillon, prix décerné à des œuvres traduites en Français. En 1999 il a reçu le prix de littérature du journal 'Die Welt'.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Schlink

Traductions de ses ouvrages en Français

  • 1996 : The Reader (Le liseur)
  • 1997 : Brouillard sur Mannheim
  • 2001 : Amours en fuite
  • 2001 : Le nœud gordien
  • 2002 : Un hiver à Mannheim
  • 2002 : Amours en fuite
  • 2003 : La fin de Selb
  • 2003 : La circoncision
  • 2007 : Le retour
  • 2008 : Le week-end
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lebuzz - Isabelle Hontebeyrie
 

The reader a été traduit en 39 langues et a été le premier roman allemand à parvenir à la première place de la liste des bestsellers du New York Times.

Le film est dédié à la mémoire d’Anthony Minghella, producteur et scénariste, mort le 18 mars 2008 et de Sydney Pollack, producteur de The Reader et décédé le 26 mai 2008.

Il y a eu 252 films sur l’holocauste, mais celui-ci est le premier à poser la question: Comment fait-on pour continuer à vivre après ce que nous avons fait ? (Stephen Daldry)

Dès le début de la production, le romancier Bernhard Schlink voulait que Kate Winslet interprète le personnage d’Hanna Schmitz. "Kate Winslet a toujours été mon premier choix", explique le romancier.

David Kross est un acteur allemand et The Reader est son troisième film. C’est sa première production en anglais. La mère du jeune homme ne l’a laissé participer au film qu’après la fin de l’année scolaire.

Au début du tournage, David Kross n’avait que 15 ans ! La production s’est donc arrangée pour que le tournage des scènes plus sensuelles se déroule après sa majorité.

David Kross ne savait rien de Kate Winslet avant le début du tournage, si ce n’est qu’elle avait joué dans Titanic !

Les scènes des procès de The Reader sont inspirées des ceux qui se sont tenus à Francfort entre 1963 et 1965.

Des avocats de l’époque ont obtenu des rôles dans le film.

Stephen Daldry a passé une journée et une nuit entière à tourner certaines scènes dans le camp de concentration de Stutthof, en Pologne.

Les droits de l’ouvrage ont été acquis par Harvey Weinstein et Miramax Films en 1996.

L’écrivain Bernhard Schlink apparaît dans le film pendant une scène où Hanna et Michael partent en randonnée à vélo

Ralph Fiennes, qui tient le rôle de Michael plus âgé, n’a tourné qu’une seule scène avec Kate Winslet.

Le film a été tourné principalement en Allemagne (à Berlin, Gorlitz et Cologne) ainsi qu’à New York et à la frontière entre l’Allemagne et la République Tchèque.

Les séances de maquillage pour vieillir Kate Winslet duraient quatre heures.

Anthony Minghella et Sydney Pollack, deux des producteurs de The Reader (Le liseur) sont morts au début du tournage.

  Source : http://lebuzz.info
   
 ecrannoir - MpM
 

Plus encore que la présence du réalisateur ou de son interprète masculin Ralph Fiennes, la venue de Kate Winslet a littéralement électrisé la capitale allemande. L’actrice, qui interprète une ancienne gardienne de camp de concentration, rôle pour lequel elle a déjà reçu le Golden Globe du meilleur second rôle féminin, s’est retrouvée sous un feu nourri de questions allant de son rapport à la nudité à son opinion sur la manière dont on enseigne l’Holocauste aujourd’hui. Elle a expliqué s’être énormément documentée sur cette période de l’histoire afin de mieux entrer dans son personnage. "C’était très compliqué pour moi de jouer ce rôle“, a-t-elle avoué. “J’ai éprouvé une grande responsabilité. Il était difficile de trouver le bon équilibre entre la honte ressentie par Hannah et la culpabilité dont elle prend conscience au moment de son procès. Pour autant, il aurait été faux de tenter de l’humaniser… même s’il fallait aussi qu’elle reste un être humain également capable de faire parfois preuve de chaleur."

L’interprétation de la comédienne est à ce titre extrêmement subtile, entre rudesse et passion, violence et douceur, monstruosité et banalité. L’Oscar pourrait facilement être au bout du chemin… Le film, lui, s’inscrit dans un surprenant retour en force des intrigues liées à la seconde guerre mondiale dans le cinéma américain ( ... ).

mmanquablement, le retour en force de ce type de films fait grincer quelques dents : faire de l’art (et de l’argent) avec un sujet tel que l’Holocauste choque encore de nombreux professionnels… et Stephen Daldry, malgré la qualité de The reader, n’a pas échappé aux remarques acerbes. Lui, pourtant, se défend d’avoir fait un film sur la Shoah. “Le sujet est l’Allemagne d’après-guerre“, clame-t-il. C’est justement ce que les esprits chagrins lui reprochent : ce mélange de love story sensuelle et de récits terribles sur le fonctionnement d’Auschwitz… Pourtant, à bien y regarder, c’est le cas de la plupart des films à venir, qui ne se sentent plus obligés de témoigner sur le passé et n’éprouvent aucun malaise à utiliser la force dramatique et romanesque de ce traumatisme récent. On jugera sur pièces, mais le fait est que ces histoires ne viennent pas de nulle part : elles plaisent au public international et remplissent les salles, voire récoltent des prix. On n’a donc pas fini de voir des nazis parler anglais dans des thrillers haletants et des comédies sentimentales tragiques.

  Source : http://ecrannoir.fr
   
 cinempire - Variety
  Nicole Kidman actuellement enceinte sera indisponible pendant un bon moment. Comme elle devait tourner dans The Reader de Stephen Daldry, c'est finalement Kate Winslet qui l'a remplacée. Ironie du sort, c'était Winslet qui était la première choisie pour ce rôle mais comme elle devait tourner pour son mari dans Revolutionary Road, elle était incapable de s'y joindre à cause de son planning serré.
  Source : http://www.cinempire.com/index.php/kate-winslet-dans-the-reader-090108.html
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cafebabel - katarzyna grabowska
 

( ... ) Kate Winslet est surprenante dans le rôle de Hanna. En réussissant à décliner le caractère complexe de l’héroïne, elle prouve une fois encore son talent. Ralph Fiennes, son partenaire dans quelques scènes, ne brille pas mais le scénario ne lui donne pas beaucoup de chances de s’exprimer. Le plus jeune de la bande, David Kross (18 ans) est très convaincant dans son rôle du jeune amoureux. La singularité du film repose dans le fait de montrer la nature tragique de la guerre et de l’Holocauste, non pas du point des victimes, mais des bourreaux. The reader n’est pas un simple film sans relief. Il requiert l’engagement et l’attention du spectateur mais c’est là que repose sa force. Il n’apporte pas de réponses toute faites, seulement des pistes que chacun peut interpréter en accord avec sa propre conscience.

  Source : http://www.cafebabel.com/fre/article/28558/le-liseur-kate-winslet-berlinale-film.html
   
moncinema cyberpresse - Sonia Sarfati
 

Ce film (comme le roman) n’est pas une oeuvre sur la Deuxième Guerre mondiale parmi d’autres. Et, à son thème principal, déjà délicat à rendre, s’ajoutant l’histoire d’amour entre une adulte et un mineur, il fallait des créateurs inspirés pour mettre en images les mots du livre.

Stephen Daldry a su, pour cela, s’entourer. La direction photo de Chris Menges et Roger Deakins, la musique composée par Nico Muhly, tout contribue à nous enrober dans ce film lent et sensuel, trouble et troublant. Quant à Kate Winslet, elle mérite une sélection aux Oscars pour sa performance: avec quelle sobriété elle se met à nue, et pas seulement physiquement. Le jeune David Kross est, lui, une révélation; alors que Ralph Fiennes, qui prend la relève lorsque le personnage devient adulte, sait parfaitement jouer la faille de cet homme marqué. Finalement, Lena Olin fait pour sa part deux apparitions d’une force rare dans la peau d’une survivante des camps. On est là à des lustres de tout cliché. Comme partout ailleurs dans ce récit.

  Source : http://moncinema.cyberpresse.ca
   
mediafilm - Martin Bilodeau
  Est-il possible d’aimer sans juger et de comprendre sans condamner? Ces questions, fondatrices du remarquable best seller de l’Allemand Bernhard Schlink, sont aussi partie intégrante de l’adaptation délicate et retenue qu’en a tiré l’Anglais Stephen Daldry (BILLY ELLIOT, THE HOURS). Tout comme le livre dont il est le reflet fidèle, le film se veut moins un appel à la réconciliation historique qu’une réflexion sur la rupture de communication entre deux générations consécutives, celle d’après-guerre cherchant à savoir et comprendre l’implication de la précédente dans l’horreur qui s’est jouée avec sa complicité implicite ou explicite. Avec une grande pudeur et une générosité d’esprit rare, Daldry dépeint Hannah sous des contours contrastés, comme pour amplifier cette idée selon laquelle aucune explication satisfaisante ne peut accompagner son aveu. La mise en scène raffinée, un brin éthérée, ainsi que la musique délicatement narrative (comme celle de Philip Glass dans THE HOURS) enveloppent le film, relevé par le jeu tout en nuances de Kate Winslet, Ralph Fiennes et David Kross. En jeune bourgeois innocent démonté par son face-à-face avec l’Histoire, ce dernier est la révélation du film.
  Source : http://www.mediafilm.ca/films-detail.asp?Id=4614
   
cinema CH
 

"L’occasion de découvrir un classique de la littérature pour ceux qui n’aiment pas tourner les pages." (Victoria Cora).

La construction non chronologique de Der Vorleser (The reader) transforme peu à peu une belle histoire d’amour idyllique en une prise de conscience de la réalité qui, une fois encore, diffère de ce qu’on attendait d’elle. Tout comme dans le roman la frontière entre la vie politique et la vie privée est irrémédiablement détruite et la deuxième partie aussi grave que la première était naïve. Une fois encore très belle interprétation de la part de Kate Winslet dans la peau d’un personnage profondément tourmenté et énigmatique au côté d’un Ralph Fiennes prometteur.

  Source : http://www.cinema.ch/film/The-Reader
   
 film de culte - Grégory Bringand-Dedrumel
  Il aura fallu six ans après The Hours pour que Stephen Daldry accouche de son nouveau film. Heureusement, cette gestation (...) tient toutes ses promesses. D'une passion échevelée née de l'improbable rencontre entre un collégien et une pointeuse de tram dans le Berlin des années 50, le réalisateur tire un drame qui mêle impeccablement gravité et pudeur autour du thème sensible des crimes de guerre. Parcouru d'une émotion sincère et poignante comme on en avait pas vu depuis longtemps sur grand écran, Le Liseur doit beaucoup à l'interprétation idéale de son trio d'acteurs, Kate Winslet en tête, et se place d'emblée comme l'un des indispensables de 2009.
  Source : http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Le-Liseur-2723.html
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canoe - Philippe Rezzonico
 

Interview de Kate Winslet, Bernhard Schlink & Stephen Daldry

Depuis 1945, des tas de films portant sur l’extermination des Juifs ont été tournés, mais bien peu ont montré les ravages de la Deuxième Guerre mondiale du point de vue des Allemands. The Reader est du nombre. Basé sur l’ouvrage primé de l’écrivain Bernhard Schlink, The Reader (Le Liseur, en version française) n’est pas un film de mouture classique portant sur l’Holocauste, mais plutôt le portrait d’une relation atypique entre deux amants, qui met en lumière les torts qu’une génération arienne a causés à ses descendants. The Reader c’est la rencontre inattendue, dans l’Allemagne des années 1950, entre le jeune Michael Berg (David Kross) et Hanna Schmitz (Kate Winslet). Deux amants improbables séparés autant par leur âge (15 et 36 ans) que par leur personnalité (lui, espiègle, elle, renfermée). Un trait commun les lie toutefois: l’intérêt pour les grands romans que Schmitz assouvit à l’écoute des lectures sur l’oreiller que Berg lui procure, entre deux torrides scènes d’amour.

Kate Winslet : J’avais lu le livre il y a sept ans, quand j’étais enceinte de mon fils Jo, précise Kate Winslet. Je l’ai lu en un jour, ce qui est étonnant pour moi parce que je ne lis pas vite. J’étais dévastée et remuée par cette histoire.

Cinéma vérité

The Reader, c’est en bonne partie l’histoire de Schlink lui-même, qui n’est pas nécessairement celle du jeune amant

Bernhard Schlink : Tout roman est autobiographique en soi (dit l’écrivain allemand). J’ai grandi dans la ville où l’action se situe et j’ai étudié à la faculté de droit, se gardant de préciser s’il a vécu cette bouleversante relation amoureuse. J’écris surtout sur ce que je vois. Dans le fond, on écrit seulement sur ce que l’on connaît.

Et vous avez connu des Nazis ?

Bernhard Schlink : Bien sûr. Pour les gens de ma génération, qui ont grandi dans l’Allemagne de l’après guerre, c’était presque banal. Il y avait un professeur d’anglais, qui avait servi dans l’armée en 1936, qui nous avait expliqué qu’il y avait les bons SS, les mauvais SS et les pires SS qui soient, ceux des camps de concentration. On se disait qu’il faisait partie des bons, puisqu’il avait participé aux Olympiques de Berlin. On a su après que ce n’était pas le cas.

Pour le réalisateur Stephen Daltry (The Hours), The Reader est un film rassembleur sur un sujet que l’Allemagne a longtemps tenté d’oblitérer de sa mémoire

Stephen Daldry : "Il fallait trouver une forme d’équilibre" précise Daltry qui souligne au passage l’apport de deux géants du septième art liés au film: les légendaires réalisateurs Anthony Minghella et Sydney Pollack, qui agissaient à titre de producteurs pour The Reader, et qui sont tous les deux décédés durant le tournage

Stephen Daldry : Bernhard voulait que le film soit tourné en anglais, afin qu’il soit présenté au plus large auditoire possible. Oui, c’est un sujet qui touche essentiellement la population allemande, mais c’est aussi un film de réconciliation entre deux générations. Ce film peut toucher n’importe quelle population de n’importe quel pays où des crimes ethniques ont été commis à une telle échelle.

Les séquelles

Kate Winslet : Ce garçon est bouleversé par cette femme, qui a commis des crimes contre l’Humanité. Et ça va le marquer toute sa vie, car il l’a vraiment aimée et il se sent coupable même s’il est innocent. Encore aujourd’hui, plus de cinq décennies après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne n’a pas pansé toutes ses plaies.

Bernhard Schlink : C’est difficile d’admettre que des gens qui ont commis des crimes monstrueux ne sont pas nécessairement des monstres. S’ils étaient des monstres, ça serait facile. Mais la plupart n’en étaient pas avant cette guerre. Ils étaient des citoyens ordinaires. C’est ça qui rend la douleur plus vive pour la génération qui a suivi. On a connu des parents qui nous aimaient, des professeurs qui étaient des modèles et qui nous inspiraient, puis, on a réalisé ce qu’ils avaient fait.

Pas peur de la nudité

Depuis ses débuts au grand écran, Kate Winslet n’a jamais hésité à s’afficher nue si le scénario l’exigeait. Ce n’est donc pas elle qui va s’énerver avec la pseudo-controverse liée à The Reader.

Kate Winslet : Je m’excuse, mais ça, c’est la toile de fond ( Dit-elle à une collègue féminine, qui soulève le point que la relation d’une femme dans la trentaine et d’un adolescent pourrait choquer). Ce garçon sait exactement ce qu’il fait (poursuit Winslet). En plus, Hannah croit qu’il a 17ans, pas 15. Dans son esprit, elle ne fait rien de mal et ils abordent cette relation d’égale à égal. C’est une relation amoureuse vraie, surtout pour le garçon pour qui c’est la première. Il n’y a rien de déplacé, hormis la différence d’âge.

Différence d’âge

Sur ce plan, Winslet a des paramètres qui ne sont pas ceux de tout le monde.

Kate Winslet : Il y avait un écart de 19ans entre mes grands-parents. Personnellement, de 15 à 20 ans, j’ai vécu une histoire d’amour avec un homme 13 ans plus âgé (Stephen Tredre) qui est mort (du cancer) alors que j’avais 20ans. Chaque personne peut avoir une perception différente, selon ses antécédents.

Voilà pourquoi, au sommet de sa beauté, Winslet accepte de poser partiellement nue, comme elle l’a fait le mois dernier pour le magazine Vanity Fair.

Kate Winslet : Mon mari (Sam Mendes] n’est pas jaloux car je ne suis pas une star du porno et je ne couche pas avec les autres acteurs. Ça fait partie de mon boulot, si les scènes d’amour font partie du scénario. Les différents niveaux de nudité qui figurent dans mes films n’ont jamais été gratuits et ont toujours contribué à rehausser l’histoire.

Comme un accident d'auto

À 33 ans, aucune actrice n’a été mise en nomination pour l’Oscar aussi souvent que la Britannique (cinq fois). Deux nouvelles nominations – pour The Reader et pour Revolutionnary Road – viennent de s’ajouter en vue des Golden Globes (en janvier), et si le passé est garant de l’avenir, Winslet devrait obtenir les mêmes nominations en vue des Oscars de février. Si elle indique que jouer deux rôles d’une telle profondeur coup sur coup est un privilège, elle admet que le personnage d’Hanna Schmitz l’a secouée.

Kate Winslet : Ça a été extrêmement difficile de dépeindre ce personnage (assure Winslet). Après le tournage, ça m’a pris des semaines avant de retrouver mes marques. C’est comme si je n’étais pas sortie complètement indemne d’un accident d’auto.

Sobriété et économie

Le personnage de cette Allemande au passé secret contraignait Winslet à la sobriété et à une économie de jeu.

Kate Winslet : D’un point de vue d’actrice, je n’avais pas à la rendre sympathique auprès du public. Cela aurait été une erreur. Mais je peux espérer que le public va comprendre ses motivations, ce qui pourrait rendre les gens très inconfortables, d’ailleurs. Personne ne veut dire à ce personnage: "Je te pardonne. Je comprends". Moi, pas plus que les autres. Mais je devais faire d’elle un vrai personnage, parce que l’Holocauste a été amorcé par des gens normaux.

L’ironie, ici, c’est que jamais Winslet n’a cru pouvoir jouer ce rôle

Kate Winslet : A l’époque où j’ai lu le livre, j’avais 27ans et je ne me voyais pas jouer ça. Je ne me suis jamais dit: ‘ Ah… J’aimerais un jour jouer Hanna Schmitz. J’ai dit: ‘ Wow ! Quel rôle formidable à interpréter pour une actrice. J’avais même pensé à quelques actrices ...

Lesquelles ?

Kate Winslet : Je ne le dis pas (fou rire général).

La vie est toutefois pleine de surprises. Alors que Winslet était en préparation pour Revolutionnary Road dans lequel elle retrouvait Leonardo DiCaprio, une décennie après Titanic, Stephen Daldry lui a proposé le rôle. Elle a accepté, sauf que la production pour The Reader devait s’amorcer alors que celle de Revolutionnary Road n’était pas complétée. Le rôle d’Hanna Schmitz a donc été dévolu à Nicole Kidman… qui est tombée enceinte. Le rôle revenait donc à Winslet, après que la production eut été retardée de quelques semaines.

Bien entouré

David Kross : Ce n’est que mon troisième film et mon premier comme premier rôle, note David Kross, qui donne la réplique à Winslet. Il y a eu de longues auditions et ma mère voulait surtout que j’aille à l’école pour conclure mon secondaire, ce que j’ai fait.

Le jeune homme note que l’accent allemand de Winslet était impeccable et que cette dernière a tout fait pour le mettre à l’aise sur le plateau.

David Kross : Ce qui a fait mon affaire, c’est que les scènes intimes ont été faites à la fin du tournage, dit Kross. On avait eu l’occasion de se connaître et Stephen savait ce qu’il faisait. J’étais très nerveux avant de tourner ces scènes avec une vedette du calibre de Kate Winslet. Au début, c’était étrange, puis, ça allait mieux.

Et à la fin, c’était la foire, lance Stephen Daldry, moqueur (fou rire général).

  Source : http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/12/19/7806066-jdm.html
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