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Titre
original |
Two Lovers |
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Réalisation |
James Gray |
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Scénario |
James Gray & Ric Menello |
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D'après |
Inspiré de la nouvelle "Les nuits blanches (Belye Notchi)" de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski |
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Interprétation |
Joaquin Phoenix (Leonard Kraditor), Gwyneth Paltrow (Michelle), Vinessa Shaw (Sandra), Isabella Rossellini (Ruth Kraditor), Reuben Kraditor (Moni Moshonov), Elias Koteas (Ronald Blatte), John Ortiz (Jose Cordero), Samantha Ivers (Stephanie), ... |
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Photographie |
Joaquín Baca-Asay |
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Pays |
U.S.A |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 50min. |
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Genre |
Drame, Romance |
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Production |
Donna Gigliotti, James Gray & Anthony Katagas |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 05 mars 2009 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| New York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra, la femme que ses parents lui ont choisie ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et l'instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix ... Une merveille, portée par un acteur – Joaquin Phoenix – absolument sensationnel. C’est la grâce, rien de moins, qui vagabonde dans le film de James Gray. L’un des plus beaux blues que l’âme humaine nous ait donné à entendre depuis bien longtemps (Le Soir) Cette fois, c’est sûr, au côté de Paul Thomas Anderson ou de David Fincher, James Gray est un tout grand de la nouvelle génération américaine. (La Libre Cinéma) Tout simplement bouleversant (Comme Au Cinéma) |
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Césars 2009 |
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- Two Lovers nominé dans la catégorie du meilleur Film Etranger
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Festival de Cannes 2008 |
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- Two Lovers Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes
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Un sens moderne de la tragédie
New York, 1969. James Gray voit le jour tandis que le Nouvel Hollywood pointe son nez sur les écrans marquant l'union prolifique des grands studios et de la fibre révolutionnaire de jeunes réalisateurs enthousiastes tels Steven Spielberg, George Lucas, Brian de Palma, Martin Scorsese et Francis Ford Coppola. C'est ce dernier qui, avec 'Apocalypse Now', a marqué un grand tournant dans l'existence de Gray. En 1979, il a dix ans et quitte son quartier du Queens et son ambition de devenir peintre pour se consacrer au septième art, qu'il part étudier en Californie. Le cinéma lui ouvre généreusement les bras et le grand rouquin s'y jette avec autant de passion que d'application : en témoignent les brillants 'Little Odessa' (1994), 'The Yards' (2000) et 'La Nuit nous appartient' (2007) à reparcourir avant de découvrir prochainement 'Two Lovers'.
Quand on s'intéresse de près à James Gray, on est stupéfait de constater la richesse et la densité de sa filmographie en seulement quatre oeuvres. Le New-Yorkais aime prendre son temps, il espace les sorties de ses films de plus de cinq ans, se montre extrêmement peu aux médias, imposant malgré tout sa présence dans le paysage cinématographique contemporain. Loin des projecteurs du star-system, il se tapit dans l'ombre pour imaginer des récits humains tortueux aux allures de tragédies ancestrales qu'il met en images avec la splendeur des grands.
Tragédie des images
Animé d'un vif perfectionnisme, James Gray a peut-être délaissé la peinture pour le cinéma, sans toutefois se départir de son sens visuel. La narration s'opère dans ses oeuvres par la combinaison de procédés stylistiques purs dans un souci récurrent de la composition. Ainsi, les plans larges de 'Little Odessa' plongent les personnages dans un vide urbain et nocturne digne de scènes d'Edward Hopper. L'obsession du cadre se déplace dans 'The Yards' et 'La Nuit nous appartient' où les corps se heurtent à l'exiguïté des plans qui se resserrent sur des visages en proie à un fatal étouffement. La lumière, froide mais forte, blanche mais sale, glisse sur la peau des protagonistes dévastés par la noirceur de leurs desseins. Blêmes, ils deviennent des natures mortes, prenant de séquence en séquence l'apparence de leurs propres fantômes. L'épopée intérieure de Tim Roth dans 'Little Odessa' se traduit sur la toile par une désincarnation totale. La corporalité des personnages lutte avec l'oeil du réalisateur qui les scanne pour les fondre au sein de leur environnement, leur décor. Quand Charlize Theron meurt dans 'The Yards', s'écrasant sur le sol après une chute brutale du haut de l'escalier, elle se sépare de son "humanité" pour n'être plus qu'une poupée désarticulée par la folie de son entourage. Elle est l'ultime victime, la tache indélébile qui gâche définitivement le tableau.
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De même, la scène d'ouverture de 'La Nuit nous appartient' ne fait qu'exacerber cette impression de vanité des corps. L'acte sexuel est beau et fusionnel mais lourdement mécanique comme si la chair tiède de Joaquin Phoenix et Eva Mendes était déjà consciente de ses futures blessures. Cette chair triste se met en mouvement avec le désir profond de se fixer dans ce précieux instant de légèreté mais elle ne tardera pas à se glacer et se pétrifier.
L'expression sévère et désespérée du même Phoenix dans 'The Yards' relève d'un portrait en clair-obscur. Froid mais dangereusement fougueux, le personnage a le visage brûlé par la contradiction de ses aspirations qui concorde avec la singularité du physique de celui qui l'interprète (il en est bien entendu de même dans 'La Nuit nous appartient'). L'acteur allie noirceur épaisse de la chevelure, pâleur maladive de la peau et luminosité tumultueuse du regard. Les images de James Gray produisent une émotion esthétique qui dépasse l'exercice de style contemplatif et masturbatoire ou le principe stérile de l'Art pour l'Art.
Le fond n'est pas seulement servi par le forme, il émane de la forme qui crée le sens à chaque plan. Une réalisation méticuleuse permet à Gray de dégager des thèmes éternels et universels. La picturalité se joint à une tendance à la théâtralité comme pour proposer une définition du cinéma lui-même.
Toute sa filmographie en tant que :
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Notes de Production |
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Après ses trois précédents films dramatiques, les thrillers criminels Little Odessa, The Yards et La Nuit Nous Appartient, Two Lovers marque un tournant dans la carrière du scénariste et réalisateur James Gray. Il s’agit aussi de son troisième film consécutif en compétition à Cannes, et de sa troisième collaboration avec l’acteur Joaquin Phoenix. |
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Les personnages |
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James Gray a écrit le rôle principal de Leonard pour Joaquin Phoenix, qu’il a dirigé dans The Yards et La Nuit Nous Appartient. Il explique : "Joaquin Est Comme Un Frère Pour Moi. Nous Sommes Proches D’une Façon Rare. Ensemble, Nous Avons Parlé De Ce Que Nous Voulions Explorer Chez Le Genre Humain. Joaquin A Une Perception Et Une Compréhension Très Aiguës Du Comportement Humain, De Ce Que Sont Les Gens Et De Ce Qui Les Motive. Il Possède Les Mêmes Centres D’intérêt Que Moi, C’est Pour Cela Que J’aime Beaucoup Travailler Avec Lui." Two Lovers raconte l’histoire de Leonard Kraditor, un jeune homme déchiré entre deux femmes. Quand on le découvre au début du film, il vient de revenir chez ses parents dans le quartier de Brighton Beach, sur la péninsule de Coney Island, après avoir vécu un échec amoureux dont il souffre encore beaucoup. |
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Le Tournage |
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James Gray explique : "Sur le plateau, la relation entre Joaquin Phoenix et moi est parfois assez orageuse. Joaquin est toujours à fond dans son rôle. Quand il doit jouer une dispute dans une scène, il est aussi en colère que son personnage, et si c’est une scène pleine de tendresse il est adorable avec tout le monde, ce qui était souvent le cas sur ce film." Le réalisateur ajoute : "Joaquin est brillant, et c’est un acteur qui travaille beaucoup et très dur. Il est toujours en train de demander ce qu’il peut apporter, quel détail il peut ajouter pour qu’une scène ait l’air plus vraie. J’essaie donc toujours de trouver le petit détail en plus, la nuance qui rendra sa performance unique." Pendant le tournage, James Gray et Joaquin Phoenix passaient leurs week-ends à répéter et parler pendant des heures des scènes de la semaine à venir. |
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evene |
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Dostoïevski
James Gray s'est inspiré de la nouvelle de Dostoïevski 'Les Nuits blanches', sur un homme qui développe un amour platonique et une véritable obsession pour une femme qu'il rencontre dans la rue.
Brighton Beach
Après le quartier d'Odessa à New York dans 'Little Odessa' et Brighton Beach dans 'La nuit nous appartient', James Gray retrouve son lieu de prédilection : Brighton Beach à Brooklyn. C'est le quartier par excellence des immigrés slaves.
Et de trois !
Joaquin Phoenix est l'acteur fétiche de James Gray. C'est leur troisième film ensemble après 'The Yards' et 'We Own the Night'.
Moni Moshonov
Le rôle du père de Leonard a été écrit spécialement pour Moni Moshonov, qui jouait déjà un mafieux russe dans 'La nuit nous appartient'.
Claudia Cardinale
Pour le rôle de Sandra, James Gray voulait 'Claudia Cardinale'. C'est en allant voir '3h10 pour Yuma' qu'il a repéré Vinessa Shaw. Il lui a trouvé une certaine ressemblance avec l'actrice de ses rêves et l'a engagée immédiatement. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/two-lovers-18815.php?actualite |
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cinenews - David Morelli |
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Scandaleusement boudé lors du festival de Cannes
une simple histoire d'amour dans le palmarès cannois, mais vous n'y pensez pas monsieur !
Le quatrième film de James Gray devrait prendre sa revanche dans le coeur des spectateurs. Pourtant, celui-ci va sans doute se serrer, fort, très fort, en suivant le déchirement sentimental de Léonard (Joachim Phoenix, immense), jeune homme à l'âme disloquée et écartelé entre sa passion fulgurante pour Michelle et sa sophistication upper-class fragile (Gwyneth Paltrow, lumineuse) et son amour raisonné pour Sandra, fille aimante du partenaire commercial de son père (Vinessa Shaw, une révélation à la force tranquille).
Un scénario déjà vu. Sans doute. Mille fois. Mais rarement de cette manière
James Gray ('Little Odessa', 'La nuit nous appartient', ...) transcende le genre en tournant son film d'amour comme un film noir. Les personnages s'épient, se cachent, se rencontrent en cachette, sur les toits, dans les chambres ou dans la pénombre d'un New York humide et crépusculaire. Loin des poncifs neu-neu des comédies romantiques, la version light des films d'amour, Gray n'a pas peur de faire dire à ses personnages "Je t'aime" sans pudeur, sans calcul, en tout abandon, quitte à faire souffrir, quitte à en crever. 'Two Lovers' est grand film. |
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Source : http://www.cinenews.be/Critics.Detail.cfm?ContentsID=12221&lang=fr |
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la libre - Fernand Denis |
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James Gray énergise le mélodrame avec son expérience du thriller
Pas de doute, on est chez James Gray. On est dans un quartier spécifique de New York – Brighton Beach –, dans une famille ethniquement marquée – juive –, où les traditions sont vivantes et parfois pesantes. Et puis, il y a Joaquin Phoenix qui doit faire un choix dès la première séquence : se laisser couler ou remonter ? Et il remonte (sinon, ce serait un court métrage), il fait le choix de la vie. Mais quelle vie ?
Leonard, 30 ans, peut-être plus, vit toujours chez ses parents. Ils sont d’autant plus “couvants” qu’ils sont paniqués par les instincts suicidaires de leur enfant unique aux poignets tailladés. D’autant plus étouffants, que leur appartement n’est pas bien grand. Le père tient une modeste teinturerie de Brighton Beach pour lequel Leonard travaillote. Après des tentatives malheureuses, douloureuses, Joaquin désespère trouver un jour l’âme sœur.
Les parents prennent même l’initiative en organisant la rencontre de Leonard et de Sandra. Elle est jolie, douce, aimante, et Leonard n’est pas insensible à son charme. Tout semble pouvoir s’arranger, professionnellement aussi, quand le hasard s’en mêle. Il s’appelle Michelle, blonde éblouissante tombée du ciel, qui l’aveugle et l’énergise à la fois, pulvérise sa coquille de mélancolie.
Passion blonde et raison brune
Après avoir vécu le cœur desséché dans un désert amoureux, voilà Leonard confronté à l’abondance, tiraillé entre la passion blonde et la raison brune, déstabilisé entre le vertige et la douceur, déchiré entre le glamour et le charme, entre Gwyneth Paltrow, si belle et dangereuse, et Vinessa Shaw, si belle et paisible. Laquelle Joaquin choisira-t-il ?
Pour allumer ce triangle basique, il n’existe qu’un moyen : le style. On connaît la maîtrise classique imprimée par James Gray à “Little Odessa”, “ The Yards” et “La nuit nous appartient”. Mais ce sont autant de polars, on est ici dans la passion amoureuse. Eh bien, le réalisateur va en quelque sorte muscler son mélodrame avec une tension de thriller, obtenant un suspense sentimental extrêmement stressant. Et la surprise, c’est que le mélodrame fonctionne encore mieux que le thriller, car James Gray fait apparaître les sentiments dans toute leur pureté, leur irréalité aussi. L’aveuglement est tel que le spectateur lui-même n’y voit plus clair, aussi déboussolé que le pauvre Leonard.
l n’y a ni bons ni méchants dans “Two Lovers”, chacun est présent avec ses qualités et ses fragilités, ses aspirations et ses contradictions, les parents qui veulent simultanément couver leur enfant et le pousser hors du nid, comme les amants qui eulent l’amour et la sécurité.
Chauffé par la mise en scène géométrique, sublimé par une distribution époustouflante, “Two lovers” consume Leonard pris littéralement entre deux feux. Aussi ardents et différents l’un de l’autre. Face à une Gwyneth Paltrow, émouvante et lumineuse, James Gray pose une révélation, Vinessa Shaw, attachante et délicate. Les deux pôles s’équilibrent idéalement pour rendre infernal le tourment de Leonard.
Avec des scènes inoubliables, celles du toit (avec Gwyneth), du baiser d’opéra (avec Vinessa), de l’escalier (avec Isabella Rossellini), Joaquin Phoenix et James Gray retrouvent les couleurs du mélodrame de Donald Sirk, voire celles plus masquées d’Hitchcock. Comme sir Alfred, il sait se servir des techniques du suspense pour enclencher le “vertigo” des sentiments et donner des sueurs froides aux spectateurs. On ne manquera pas de voir dans le dispositif des fenêtres, un hommage à “Rear Window.”
Cette fois, c’est sûr, au côté de Paul Thomas Anderson ou de David Fincher, James Gray est un tout grand de la nouvelle génération américaine. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/469910/fenetre-sur-coeur.html |
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DH - Patrick Laurent |
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Leonard est heureux avec Sandra, sa fiancée sage et aimante. Mais il tombe amoureux de sa nouvelle voisine, la très belle et volage Michelle (Gwyneth Paltrow). Un déchirement : laquelle choisir ? Si l'histoire est classique, le traitement réservé par James Gray la rend passionnante. Ici, tout est centré sur la folle passion d'un homme pour une femme inaccessible, qui le voit plus comme un ami que comme un amant possible. Le portrait poignant, d'une finesse psychologique remarquable, en dit long sur l'attrait de l'impossible mais aussi les relations urbaines. Un très grand film. |
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Source : http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1003905-Two-lovers.htm?criticId=2174 |
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ulg - Christelle Brüll |
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(...) Two Lovers n’est pas vraiment une comédie romantique, mais plutôt un drame psychologique
Traiter du sentiment amoureux est néanmoins un tournant dans la carrière du scénariste et réalisateur James Gray, lequel nous avait habitués aux thrillers criminels avec The Wards ou La nuit nous appartient. Ce tournant est dû à deux sources d’inspiration dans l’écriture du scénario. D’abord, la lecture d’une nouvelle de Dostoïevski, Les Nuits blanches, qui traite d’un amour rêvé et obsessionnel. Ensuite, l’envie d’écrire pour Gwyneth Paltrow qui, refusant de jouer dans un film criminel, l’a ainsi poussé à changer de genre.
Des préoccupations du réalisateur, on retrouve quand même dans Two lovers l’influence des origines sociales et de la nature intrinsèque de l’homme dans la détermination de son destin. Le personnage de Léonard hésite entre la tradition familiale et son sentiment amoureux. Mais que se passe-t-il si ce sentiment amoureux devient obsessionnel ? Ne vaut-il pas mieux prendre du recul ? Et prendre du recul signifie-t-il d’emblée se résigner ? En suivant ainsi la pensée tortueuse de Léonard qui se solde par une fin ambiguë, Two lovers questionne l’identité.
(...) Two Lovers est incontestablement un film d’acteurs. Joaquin Phoenix maîtrise parfaitement sa partition. Quant à Gwyneth Paltrow, elle interprète, comme elle sait si bien le faire, un personnage à fleur de peau. La caméra de James Gray n’appuie rien et vise juste. |
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Source : http://www.ulg.ac.be/cms/c_201039/two-lovers |
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le soir - NICOLAS CROUSSE |
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Two lovers, petite merveille (...) vous brise le cœur et vous rend plus humain. Il faut courir le voir.
Et rendre justice à ce nouveau petit miracle du cinéaste new-yorkais, dont le Festival de Cannes a une nouvelle fois snobé le très grand talent. On le fait remarquer à Gray, décidément mal aimé de la Croisette. Il réagit : "Les films plus difficiles et rigoureux ne sont pas aidés, en festival. On y voit trois films par jour durant une douzaine de jours. Il y a des films qui ont besoin de mûrir en vous. Il faut le temps de les adopter, de les digérer. On n'en fait pas le tour d'un jugement rapide. Mes films sont supposés être simples en surface. Ils sont en vérité simples et ambigus, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Simple n'est pas synonyme de facile. Moi, j'aime qu'une histoire soit simple, archétypale, et qu'on puisse se connecter à des éléments thématiques plus importants."
(...) James Gray n'a pas son pareil pour filmer les vertiges de l'amour. On l'a dit : son film, atmosphérique et existentiel, est d'une simplicité qui désarme. Il ressemble comme à deux gouttes d'eau à un mélo ordinaire. Le génie de Gray est de composer sa petite musique entre les lignes. Et de transformer, l'air de rien, la plus banale des histoires (un homme et deux femmes) en une matière électrisante et envoûtante, qui vous poursuit longtemps après le mot fin. |
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Source : http://www.lesoir.be/channels/cinema/cinema-two-lovers-est-sur-nos-2008-12-24-676547.shtml |
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kweb - niKo |
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Fameuse surprise que de retrouver James Gray en compétition officielle au Festival de Cannes cette année pile un an après la présentation, dans la même sélection, de "We Own the Night". On se souvient qu'il avait fallu cinq ans au cinéaste new-yorkais pour donner suite à "Little Odessa", son premier film. Et que pas moins de sept années s'étaient ensuite écoulées entre "The Yards" et "We Own the Night". Plus surprenant encore est de le voir revenir avec un film sans flingues, meurtres, frères ennemis ou règlements de comptes. (...).
(...) Le film baigne dans une mélancolie rendue crédible voire sublimée par la mise en scène au classicisme élégant que l'on connaît à Gray depuis ses débuts. Un sérieux et un premier degré qui auraient plutôt tendance à jouer en faveur du film. Ainsi du personnage de Leonard, finement interprété par Joaquin Phoenix, qui a ce même côté loufoque, décalé, différent que nombre de personnages de comédies romantiques jetables justement. A cette différence près que Gray et son acteur ne cèdent jamais à la surenchère facile, privilégiant justesse, sobriété et timide complexité.
"Two Lovers", c'est sûr, ne nous apprend rien sur les sentiments, les relations amoureuses ou la nature humaine. Il n'en a d'ailleurs sans doute jamais eu la prétention. Gray se contente de raconter avec classe une belle histoire - flirtant à l'occasion avec les clichés mais sans jamais y tomber complètement - qui débouche sur un final réellement poignant (...).
Un film (...) signé d'un réalisateur doué même (...) qui n'a certainement pas à rougir de sa présence, pas volée, à Cannes cette année. |
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Source : http://www.kweb.be/ekran/two-lovers |
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le monde - Thomas Sotinel |
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Jusqu'ici, James Gray a vécu du crime. Ses deux premiers films, Little Odessa et The Yards, se passaient dans le milieu, le troisième, La Nuit nous appartient, dans la police. Avec Two Lovers, recruté in extremis dans la compétition cannoise, Gray tourne le dos aux bas-fonds pour s'intéresser à l'amour. Cette reconversion met en évidence à la fois sa formidable maîtrise formelle et sa difficulté à faire exister des personnages en dehors des rituels criminels.
Charmant cliché
('...) Dans Two Lovers, Joaquin Phoenix travaille le rôle au corps. Il est en permanence à l'écran et utilise toutes les occasions que ne lui donnent pas le dialogue rudimentaire et le scénario sommaire pour donner de l'épaisseur, de l'ambiguïté à son personnage.
Ses collègues actrices n'ont pas autant de chance. La Michelle de Gwyneth Paltrow, gosse de riches, un peu toxico, maîtresse d'un homme marié, n'est guère plus qu'un charmant cliché, quant à Sandra, la chic fille, c'est presque un ectoplasme.
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Source : http://www-org.lemonde.fr |
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