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Titre
original |
MILK |
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Titre
français |
Harvey Milk |
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Réalisation |
Gus Van Sant |
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Scénario |
Dustin Lance Black |
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Interprétation |
Sean Penn (Harvey Milk), Josh Brolin (Daniel White), Emile Hirsch (Cleve Jone), James Franco (Scott Smith), Victor Garber (George Moscone), Douglas Smith (Paul Hogarth), Diego Luna (Jack Lira), Brandon Boyce (Jim Rivaldo), Kelvin Yu (Michael Wong), Lucas Grabeel (Danny Nicoletta), Alison Pill (Anne Kronenberg), Victor Garber (le maire George Moscone), Denis O'Hare (John Briggs), Howard Rosenman (David Goodstein), Eric Stoltz (Tom Ammiano), Stephen Spinella (Rick Stokes), Joseph Cross (Dick Pabich), ... |
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Musique |
Danny Elfman |
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Photographie |
Harris Savides |
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Pays |
USA |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h 7min. |
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Genre |
Biopic, Drame |
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Production |
Bruce Cohen, Dan Jinks & Michael London |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 23 avril 2009 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Le film retrace les huit dernières années de la vie d’Harvey Milk. Dans les années 1970 il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l’histoire. |
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Academy Awards (Oscars) 2009 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur scénario original décernée à Dustin Lance Black
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Austin Film Critics Association 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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Boston Society of Film Critics Awards 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur réalisateur décerné à Gus Van Sant
- Récompense du meilleur premier scénario décernée à Dustin Lance Black
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Broadcast Film Critics Association Awards 2009 |
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- Récompense du meilleur casting d'ensemble (Critics Choice Award) décernée à Sean Penn, James Franco, Josh Brolin, Victor Garber, Stephen Spinella, Denis O'Hare, Emile Hirsch, Diego Luna
- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur scénario original décernée à Dustin Lance Black
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Independent Spirit Awards 2009 |
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- Récompense du meilleur premier scénario décernée à Dustin Lance Black
- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle secondaire décernée à James Franco
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Los Angeles Film Critics Association Awards 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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National Board of Review 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle secondaire décernée à Josh Brolin
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National Society of Film Critics Awards 2009 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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New York Film Critics Circle Awards 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur long métrage
- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle secondaire décernée à Josh Brolin
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PGA Awards 2009 |
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- Stanley Kramer Award décerné à Dan Jinks & Bruce Cohen
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Palm Springs International Film Festival 2009 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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Phoenix Film Critics Society Awards 2008 |
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- Récompense du meilleur casting d'ensemble
- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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San Francisco Film Critics Circle 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur réalisateur décerné à Gus Van Sant
- Récompense du meilleur long métrage
- Récompense du meilleur scénario décernée à Dustin Lance Black
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Screen Actors Guild Awards 2009 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
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Southeastern Film Critics Association Awards 2008 |
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- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Sean Penn
- Récompense du meilleur long métrage
- Récompense du meilleur scénario décernée à Dustin Lance Black
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Writers Guild of America 2009 |
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- Récompense du meilleur scénario décernée à Dustin Lance Black
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Un pied à Hollywood, un autre dans le cinéma d'auteur : Gus Van Sant est l'un des enfants chéris de la critique qui réussit l'exploit de ne jamais énerver le public.
Né à Louisville le 24 juillet 1952, Gus Van Sant obtient son diplôme d'arts à la Rhode Island School of Design avant de partir pour Hollywood. Après avoir travaillé deux ans dans les milieux de la publicité à New York, il s'installe à Portland, Oregon, où tout en continuant à réaliser et produire, il exerce ses autres talents de peintre, de photographe et d'auteur. 1985 Gus Van Sant s'est fait connaître des critiques avec son premier long métrage Mala Noche (, récompensé en 1987 dans la catégorie meilleur film indépendant par le Los Angeles Film Critics. Ses films ont marqué le cinéma américain indépendant des années 90 avec notamment Drugstore Cowboy (1989), My Own Private Idaho (1991) et Even Cowgirls Get the blues (1993).
Sa comédie grinçante, Prête à tout (1995), dans laquelle il dirigeait Nicole Kidman, a été projetée aux Festivals de Cannes et de Toronto, et récompensé par un Golden Globe. Will Hunting (1997) nommé neuf fois aux Oscars (Robin Williams meilleur acteur dans un second rôle, Matt Damon et Ben Affleck, Meilleur scénario original), valut à Gus Van Sant une nomination dans la catégorie Meilleur Réalisateur et une reconnaisance internationale. Après le remake plan-par-plan théoriquement vertigineux du film d'Alfred Hitchocock, Psycho (1998) et un A la recherche de Forrester (2000), pure commande de studio, le cinéaste réalise en 2000 Gerry, co-écrit (et largement improvisé) par Matt Damon et Casey Affleck, sublime (ou très ennuyeuse, c'est selon) échappée dans le désert où il revient à une veine plus expérimentale.
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Il réactive sensiblement le même style de mise en scène 2 ans plus tard pour Last Days, un film dédié à Kurt Cobain, chanteur décédé du groupe Nirvana. En 2006 sort dans nos salles son film Mala Noche, son premier film tourné en noir et blanc 16 millimètres en 1985. Récompensé en 1987 dans la catégorie du meilleur film indépendant par le Los Angeles Film Critics, le film était jusque là resté inédit en France, à l'exception de quelques projections en festivals.
En 2007, Paranoid Park, présenté au festival de Cannes (qui lui a attribué cette année là le prix du 60ème anniversaire) voit un ado hanté par le meurtre d'un agent de sécurité. En 2009, il signe Harvey Milk, dans lequel il met en scène l'histoire du sénateur américain, le premier à avoir ouvertement parlé de son homosexualité et qui fut assassiné à San Francisco. Le rôle titre est interprété par Sean Penn, qui reçoit l'Oscar du meilleur acteur la même année.
Source : http://www.cinefil.com/star/gus-van-sant/biographie
Toute sa filmographie en tant que :
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Chronologie |
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1930,22 mai. Naissance d’Harvey Bernard Milk à Woodmere,dans l’Etat de New York.
1946 Milk entre dans l’équipe de football junior de Bay Shore High School, dans l’Etat de New York.
1947 Milk sort diplômé de Bay Shore High School.
1951 Milk obtient son diplôme de mathématiques de la State University (SUNY) d’Albany et entre dans l’U.S.Navy.
1955 Milk quitte la Navy avec les honneurs et devient professeur dans un lycée.
1963 Milk entame une nouvelle carrière au sein d’une firme d’investissements de Wall Street, Bache & Co.
1968 Producteur de théâtre off-Broadway pendant quelque temps,il part s’installer par la suite à San Francisco avec son amant Jack McKinley,qui travaille alors sur la création de la comédie musicale "Hair". Là-bas, il trouve un emploi dans la finance.
1969 28 juin. Les émeutes de Stonewall, dans le quartier new-yorkais de Greenwich Village, marquent la naissance du mouvement Gay Liberation.
1970 Après avoir brûlé en public sa BankAmericard,Milk est renvoyé de son travail.Il
repart à New York.
1972 Milk quitte à nouveau New York pour San Francisco avec son nouvel amant, Scott Smith.
1973 Milk et Smith ouvrent le magasin de photo Castro Camera dans le quartier de
Castro. Allié au représentant du syndicat des camionneurs,Allan Baird,Milk organise un
boycott de la bière Coors dans les bars du quartier de Castro et partout dans la ville.
[depuis cette époque jusqu’en 1978] Dick Pabich et Jim Rivaldo travaillent avec Milk comme conseillers en stratégie politique ; Frank Robinson écrit ses discours. Première campagne de Milk pour l’élection au poste de superviseur au Conseil des Superviseurs de San Francisco (Board of Supervisors), dirigée par Smith et Rivaldo.Milk est battu.
1974 Milk réorganise l’association des commerçants du quartier, la Castro Village Association, et contribue à lancer la première fête du quartier, la Castro Street Fair. [depuis cette époque jusqu’en 1978] Michael Wong devient conseiller de Milk. David Goodstein devient le propriétaire et l’éditeur du magazine national gay,The Advocate
1975 Danny Nicoletta,client de Castro Camera,rejoint les employés de la boutique,et travaille sur toutes les campagnes suivantes de Milk. Milk est à nouveau candidat à l’élection au Conseil des Superviseurs de San Francisco.Il perd pour la deuxième fois.L’ancien sénateur de l’Etat de Californie
George Moscone,soutenu par Milk,est élu maire de San Francisco.
1976 [depuis cette époque jusqu’en 1978] Cleve Jones travaille avec Milk comme activiste. Milk est nommé par le maire Moscone au Comité d’Appel des Permis, une position que le maire lui retire par la suite après que Milk a annoncé qu’il se présentait aux élections des députés à l’Assemblée de Californie. Milk joue un rôle clé en proposant un référendum approuvé par le maire Moscone qui remplace avec succès le mode de scrutin : les superviseurs sont maintenant élus par district et non plus au niveau municipal. Milk perd l’élection au poste de député à l’Assemblée de Californie au profit de Art Agnos.
Milk et Rivaldo cofondent le Gay Democratic Club à San Francisco (qui sera rebaptisé après la mort de Milk le Harvey Milk Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender Democratic Club)
1977,7 juin – “Mardi Orange”. L’activiste Anita Bryant gagne sa campagne qui rejette l’ordonnance en faveur des droits des homosexuels du comté de Dade en Floride, et mobilise une campagne d’intolérance contre la communauté homosexuelle qui durera plusieurs dizaines d’années ... |
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Notes de production |
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Milk et le quartier de Castro
Lorsque Milk et son compagnon, Scott Smith, se sont définitivement installés à San Francisco en 1972,ils ont choisi de vivre à Eureka Valley,dans le 5e District. C’était un quartier en transition qui allait bientôt être rebaptisé le District Castro, ou " Le Castro". Eureka Valley était le centre de la culture scandinave à San Francisco jusqu’à ce que, dans les années 1930, le quartier soit peu à peu habité par une majorité d’ouvriers d’origine irlandaise. À la fin des années 60 et dans les années 70, des gays, dont certains étaient hippies, s’y sont installés. Bien qu’il y ait parfois eu des conflits avec les résidents ouvriers aux valeurs conservatrices, c’était l’un des rares endroits en Amérique où les homosexuels pouvaient vivre dans une relative liberté. Milk et Smith y ouvrirent une boutique,Castro Camera,au 575 Castro Street, près de la 19e Rue.
Ce modeste magasin de photo devint rapidement un lieu de ralliement,de rencontres et de discussions.Le caractère grégaire de Milk et son sens de l’humour le firent vite apprécier d’une grande majorité des habitants du quartier et des commerçants alentour. Ils se rendaient à son magasin pour discuter de questions et de problèmes concernant leur quartier. En tant que propriétaire d’un petit magasin, Milk réorganisa la Castro Village Association, l’association des commerçants locaux. |
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Sur les traces d’Harvey Milk |
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Tout mouvement a besoin d’un héros. Mais au fil des années, quand le changement s’est installé pour de bon, on oublie souvent qu’à l’origine de cette amélioration, il y a une personne qui s’est battue pour faire bouger les choses. Dustin Lance Black, le scénariste de Harvey Milk, a entendu parler pour la première fois d’Harvey Milk par un de ses mentors tandis qu’il travaillait dans le théâtre,au début des années 90.Quelques années plus tard,il a regardé le documentaire oscarisé en 1984, The Times of Harvey Milk. Il se souvient : " La fin de ce film montrait Harvey Milk prononçant un discours. Il disait : " Quelque part à Des Moines ou à San Antonio,il y a un jeune gay qui peut lire dans le journal " Un homosexuel a été élu à San Francisco.Il saura alors qu’il existe l’espoir d’un monde meilleur, de lendemains plus heureux." " J’ai fondu en larmes,parce que j’ai moi-même été ce jeune homme, et qu’il m’avait donné de l’espoir.Ce qu’il disait,c’était non seulement que nous ne faisions rien de mal,mais qu’en plus,nous pouvions accomplir de grandes choses.C’était une époque très dure pour la communauté gay,avec le sida.
C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait raconter à nouveau cette histoire,qu’on devait continuer à faire passer le message." Dustin Lance Black poursuit : "Milk était un leader charismatique et une figure paternelle pour tous ces gens,dont certains avaient perdu leur père à cause de leurs préférences sexuelles. Il a énormément accompli en un temps très court. " Son héritage est de dire aux gens " Si vous êtes homo,ne le cachez pas.Vous devez voir votre différence comme quelque chose de bien.Vous devez aspirer à réussir votre vie".Nous avons perdu du terrain au cours de la décennie passée, mais le message d’Harvey est toujours capable de sauver des vies." Quelques années plus tard, Dustin Lance Black est devenu scénariste, producteur et réalisateur pour le cinéma et la télévision. Il pensait être capable de raconter l’histoire de l’homme qu’on appelait " le Martin Luther King gay".
Il explique : " Je n’avais les droits d’adaptation d’aucun des nombreux livres qui ont été écrits sur Milk, et j’ai donc commencé à faire mes propres recherches. Beaucoup de gens dans le cinéma m’ont conseillé d’abandonner cette idée,ils disaient que c’était un projet trop risqué.Mais tout m’y poussait." |
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Une approche directe |
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Pour retracer l’homme et son œuvre, Dustin Lance Black est passé par plusieurs réécritures de son scénario sur une durée de presque quatre ans. " Je n’avais pas l’argent nécessaire pour faire le film moi-même,et il a fallu convaincre tous ces gens de me donner l’autorisation d’utiliser leurs histoires. Cleve Jones déclare : " J’ai trouvé le scénario de Lance magnifique. La structure en était très simple et élégante. La voix d’Harvey s’y élevait, haute et claire,je pouvais même l’entendre prononcer les mots que Lance avait écrits. J’ai dit à Lance :" J’ai un réalisateur pour toi", mais sans lui révéler de qui il s’agissait. Je savais que si mon ami Gus Van Sant réalisait ce film,ce serait vraiment un film sur Harvey,fait par un réalisateur qui se mettrait totalement au service de son sujet." Dustin Lance Black se souvient :" Quand Cleve m’a finalement dit que l’ami qui voulait réaliser le film n’était autre que Gus Van Sant, j’étais fou de joie !" |
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Le passé au présent |
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Harvey Milk a été entièrement tourné à San Francisco. Harris Savides y avait déjà tourné Zodiac deux ans auparavant.Le quartier général de l’équipe du film se trouvait à Treasure Island. Dustin Lance Black explique : " Jamais nous n’aurions tourné ce film ailleurs. Le film tire son esprit et son énergie de San Francisco." |
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Castro Camera |
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Le producteur note : " Nous cherchions un lieu pour recréer Castro Camera,et nous avons fini par aller à l’emplacement exact où s’était trouvée la boutique,au 575 Castro Street.Nous sommes entrés dans le magasin actuel et avons dit :" Pouvons-nous vous emprunter votre boutique pendant neuf semaines et la retransformer en ce qu’elle était il y a trente ans ?". |
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Les costumes |
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Danny Glicker, le chef costumier, et son équipe se sont eux aussi beaucoup basés sur les diverses collections de photos. Il note : " Sur un plan strictement visuel, mon ange gardien était Danny Nicoletta. Dans les années 70, San Francisco était le lieu où explosait le changement culturel ; tout était en constante évolution. L’énergie qu’il y avait là-bas attirait les gens. En tant que chef costumier,c’était un défi très séduisant,mais colossal ! Le secret, c’était de soigner tous les détails. " J’aime les vêtements d’époque,et j’en utilise le plus possible. Rien ne vaut l’authentique ! |
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San Francisco : retour aux années 70 |
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Les habitants de San Francisco se sont aperçus que certaines parties de la ville avaient reculé dans le temps pendant plusieurs semaines.Voir renaître des hauts lieux de la ville comme Aquarius Records, China Court et Toad Hall en a surpris plus d’un. Des histoires ont refait surface, les gens se sont mis à échanger leurs souvenirs, et l’excitation d’une époque de bouleversement et d’une nouvelle foi dans le potentiel des gens s’est à nouveau fait sentir. Comme il l’avait fait de son vivant, Harvey Milk rassemblait les gens... |
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L’héritage d’Harvey Milk |
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Les effets des accomplissements d’Harvey Milk ont toujours des échos dans la culture et la politique d’aujourd’hui. Le mouvement pour les droits civils des homosexuels a fait un long chemin, mais il lui en reste encore à parcourir... Certains pays, dont le Canada, l’Espagne et le Danemark, ont légalisé le mariage de deux personnes du même sexe. Quelques Etats américains tels le Massachusetts et la Californie ont suivi. |
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Souvenirs |
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Harvey Milk
Discours de 1977 : " J’ai été élu pour ouvrir un dialogue au nom de la sensibilité de tous les gens, au sujet de tous les problèmes. Les problèmes qui touchent cette ville nous touchent tous."
Discours de la Gay Freedom Day Parade 1978 : " Réveille-toi,l’Amérique ! Plus de racisme, plus de sexisme, plus d’âgisme,plus de haine... Nous ne serons plus harcelés, nous ne nous cacherons plus... C’est terminé !" |
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Témoignages |
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Cleve Jones
" Harvey a fait cet enregistrement de son testament en 1977 pour qu’on l’écoute au cas où il serait assassiné. Je l’ai taquiné à ce sujet, mais il avait prévu clairement ce qui allait se passer. " Quand je me trouvais au cœur de cette immense mer de bougies à Civic Center Plaza le soir où Harvey a été tué, je me suis fait la promesse que je ferais tout ce que je pourrais pendant le reste de ma vie pour qu’on se souvienne de son nom. " J’aimerais que les gens sachent qu’Harvey était un homme ordinaire. |
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Evene |
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Espoir
En voyant le documentaire oscarisé The Times of Harvey Milk, le scénariste Dustin Lance Black a ressenti la nécessité de redonner de la force au message d'Harvey Milk. La fin du film montrait Harvey Milk qui prononçait un discours : Quelque part un jeune gay peut lire dans le journal qu'un homosexuel a été élu à San Francisco. Il saura alors qu'il existe l'espoir d'un monde meilleur, de lendemains plus heureux. J'ai fondu en larmes, parce que j'ai moi-même été ce jeune homme.
Leader charismatique
Pour son engagement dans le mouvement pour les droits civils des homosexuels, Harvey Milk a été surnommé le Martin Luther King gay.
Sean Penn toujours engagé
En recevant l'oscar du Meilleur acteur, Sean Penn est revenu sur le récent vote concernant le mariage gay en Californie : Je pense que c'est le moment pour ceux qui ont voté pour l'interdiction du mariage homosexuel de s'asseoir et de réfléchir à leur grande honte et à celle dans les yeux de leurs petits enfants s'ils continuent à se comporter ainsi. Harvey Milk a par ailleurs reçu l'oscar du Meilleur scénario original.
Gus Van Sant par Penn
J' ai toujours été un grand admirateur de Gus Van Sant et désormais, je le vénère ! Il ne pourrait jamais faire un mauvais film, son âme est bien trop pure. Cela a été un grand honneur de travailler avec lui. Mais je n'ai jamais pu avoir une conversation sur la réalisation avec lui. Nos échanges étaient bien plus abstraits.
Touche à tout
Gus Van Sant est un artiste complet, il a publié un livre 'Pink', enregistré deux albums et réalisé des clips musicaux pour des artistes comme David Bowie ou les Red Hot Chili Peppers. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/harvey-milk-20761.php |
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La Libre - Alain Lorfèvre |
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Avec le parcours de l’élu homosexuel assassiné, Van Sant oppose le repli à l’ouverture, la mort et la vie
Comme le rappellent Gus Van Sant et son scénariste Dustin Lance Black dans l’entretien ci-contre, c’est jusqu’aux Etats-Unis qu’est, aujourd’hui, oublié Harvey Milk, premier élu nord-américain ouvertement homosexuel, assassiné en 1978. Le film peut d’autant plus faire œuvre utile que le parcours et le destin de Milk restent d’une étonnante actualité. D’emblée, la prescience qu’eut le protagoniste de son destin est mise en évidence. Un soir de 1978, Harvey Milk (Sean Penn), redoutant d’être la cible d’un attentat, enregistre une rapide autobiographie. Le fait, authentique, permet de dérouler le fil d’une existence que rien ne prédestinait à la politique.
Vocation tardive
Ce n’est que passé quarante ans qu’Harvey Milk entre en militance suite à sa rencontre avec Scott Smith (James Franco, dans son meilleur rôle à ce jour). Cette pulsion de vie, suite à un acte d’amour, le conduit à San Francisco. Il troque son costume trois pièces pour extérioriser son être dans le quartier de Castro, alors épicentre de la communauté homosexuelle. Outré par les violences dont sont victimes les homosexuels, Milk se transforme peu à peu en activiste, se préoccupant de toutes les minorités. Et comprend rapidement que ses combats ne peuvent être gagnés que sur le terrain politique : rendossant son costume, Milk se présente, dès 1973, aux élections pour le poste de conseiller municipal. Il devra attendre quatre ans pour être élu, mais va bouleverser la perception et les droits de la communauté homosexuelle.
Personnalité positive et attachante, Milk était incontestablement charismatique. Van Sant ne sombre pas pour autant dans l’hagiographie, ni dans le film militant, mais signe une œuvre politique parce qu’elle montre le politique en action. Milk ruse et compose, passe des alliances, parfois contre nature. C’est en "parrain" qu’il pactise avec le républicain Dan White (Josh Brolin, excellent) lors du baptême du fils de ce dernier, pour le trahir plus tard. Son soutien par le maire Moscone est dénué d’angélisme, mélange de pragmatisme et d’opportunisme. "Un homosexuel avec du pouvoir : terrifiant" s’étonne-t-il. Cette ivresse nouvelle, flirtant avec l’intolérance (en gros : "C’est White ou nous"), causera sa perte. Morale ?
Métaphores
La complexité d’Harvey Milk est parfaitement rendue par Sean Penn, non pas tant par son mimétisme que par ses attitudes, son phrasé, sa gestuelle. L’acteur est transfiguré dans un étonnant reflet de son propre activisme poltique. On sait Van Sant adepte des symboles. Métaphoriquement, c’est donc Bush (que vient d’interpréter Josh Brolin dans le "W." d’Oliver Stone) qui abat Sean Penn. Autre détail piquant, quoique fortuit : leurs patronymes soulignent la différence entre White (couleur du dominant et de l’uniformité) et Milk (aliment suave et vital). Mais ils seraient synonymes, suggère Van Sant. Faute de pouvoir ou de savoir assumer son identité réelle, White dérape.
Formellement, le réalisateur ne se renie, même s’il se fait moins audacieux. Aux reconstitutions, il privilégie un de ses motifs : les home movies, intelligemment intégrés, ressuscitent le San Francisco de 1974-78 et suggèrent le présent : le parallèle est évident entre les marches contre la proposition 6 de 1978 (interdisant certaines professions aux homosexuels) et la proposition 8 de 2008 (interdisant l’union entre homosexuels) ou entre l’ultraconservatrice Anita Bryan (qui proclamait que l’on pouvait "tuer un homosexuel pour l’amour du Christ") et Sarah Palin. Quant à l’union des minorités, qui fit le succès de Milk, elle préfigure la campagne inclusive de Barack Obama. Remarquables prémonitions quand on sait que l’écriture du film remonte à 2003. Et qui démontrent que son propos demeure d’une criante actualité. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/481416/les-reves-d-harvey-milk.html |
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DERNIERE HEURE - Isabelle Monnart |
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Qui mieux que gus van sant pouvait s'attaquer à un sujet comme celui-là avec autant de pudeur, d'élégance mais également avec autant de force ? Sans jamais s'éloigner de son sujet, il élargit le champ, resituant les enjeux, brossant le portrait d'une communauté haute en couleurs, mais sans verser dans la caricature.
L'autre force incontestable de Milk, c'est le travail d'acteur, hallucinant, de Sean Penn (récompensé d'un Oscar mille fois mérité). En l'espace de quelques scènes, l'acteur se fait oublier, laissant la place au personnage qu'il incarne, de toute son âme. Un film infiniment touchant, qui, espérons-le, ouvrira quelques yeux. |
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Source : http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1004088-Milk.htm?criticId=2323 |
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femmes - Stéphanie Cléau |
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Pendant deux heures, on suit avec avidité et émotion les batailles publiques et privées menées par cet homme pour défendre les droits des homosexuels. Sean Penn, tout juste oscarisé pour ce rôle, compose avec subtilité un Harvey Milk charismatique et fragile. Mais la véritable réussite du film est le délicat équilibre entre l’omniprésence de Sean Penn, de tous les plans et indéniablement magnétique, et la densité des personnages a priori secondaires qui l’entourent. Car la partition qui s’écrit ici est avant tout collective. Un magnifique hommage aux gens de l’ombre, à ceux qui relaient l’énergie et les convictions d’un homme afin de les rendre audibles. Un film en prise directe avec notre époque tiraillée entre un individualisme cynique et ravageur et un espoir collectif porté par l’entrée dans les années Obama |
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Source : http://www.femmes.com/culture/cinema/milk-emeut-12789 |
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Evene - Adriana Dimitrova |
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Onze ans après ‘Will Hunting’, Gus Van Sant s’essaie de nouveau au film hollywoodien avec cette fois l’exigence de la maturité. On retrouve les thèmes chers au réalisateur de Portland comme la marginalité, la solitude, l’homosexualité et la critique d’une société américaine sclérosée dans ses préjugés. Dévoué à son histoire, dans une épopée publique à mille lieues de ses drames intimistes habituels, son cinéma prend une nouvelle dimension. Le scénario de Dustin Lance Blake libère Van Sant de ses obsessions adolescentes, insufflant de l’énergie à son cinéma contemplatif. Oubliées les expériences filmiques en Super 8 et plans-séquences, le cinéaste mène son film à vive allure, de la rencontre de Milk avec son compagnon à la mort annoncée du politicien. Cette sobriété retrouvée fait de la description de l’activiste Milk une réussite. Sean Penn délivre une performance tourbillonnante, d’une densité extraordinaire. Tendre, opiniâtre, fragile, drôle, idéaliste, manipulateur et extraverti, l’acteur excelle jusque dans les manières de l’homme politique, tantôt hippie, tantôt dandy. Sean Penn explore l’incarnation jusqu’à l’étourdissement. Une galerie de seconds rôles forts complète le portrait de cette Amérique des années 1970 écartelée entre flower power et conservatisme puritain, notamment les excellents Emile Hirsch et Josh Brolin. Un film synthèse pour son auteur qui réconcilie comme rarement son engagement politique avec la grâce de son art. |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/harvey-milk-20761.php |
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le quotidien du cinema - Thomas Messias |
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(...) Si "Harvey Milk" est à placer un cran au-dessus de toutes les biographies politiques, c'est sans doute car, au-delà de la force de l'interprétation et du script, il tire sa force de la mise en scène éblouissante de Gus van Sant. Son style n'est pas immédiatement reconnaissable, mais se distingue par sa façon de tenir le classicisme à distance. Au premier abord, la forme du film n'a rien de vraiment singulier. Et c'est la force de cette mise en scène : montrer autrement, mais discrètement. Livrer une reconstitution très précise, mais sans le dire (seul l'épilogue, en quelques photographies, montrera à quel point les visages, costumes et décors ont été respectés). Rendre les discours intenses, mais sans les transformer en joutes verbales. Filmer la colère et la tristesse des manifestants, évoquer la probabilité d'émeutes imminentes, mais ne pas faire du Spike Lee. Évoquer à demi-mots l'homosexualité refoulée du superviseur (et futur assassin) Dan White (épatant Josh Brolin). Et défendre les homos sans verser dans le film à thèse.
C'est non seulement par ce qu'il est, mais aussi et surtout par ce qu'il ne fait pas que "Harvey Milk" s'impose comme un chef d'oeuvre, scotchant de la première à la dernière image, émouvant jusqu'au bout, de ceux qui vous accompagneront longtemps, indépendamment de votre orientation sexuelle. |
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Source : http://www.lequotidienducinema.com |
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nouvel obs - AP |
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(...) Concentré sur huit ans de vie, entre 1970 et 1978, le film de Gus Van Sant s'attache à suivre ses pas, ses amours, joyeuses ou nostalgiques, et ses combats pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles. Un engagement politique qui lui coûte la vie, à peine un an après avoir été élu à la mairie de San Francisco. Ce parcours exemplaire, celui d'un militant de première heure, est retracé avec talent par le scénario de Dustin Lance Black. La frénésie de la communauté gay à San Francisco, les grands idéaux d'Harvey Milk tranchant avec son pragmatisme politique, sa vie amoureuse marquée par des pertes et des regrets, la bigoterie américaine et la chasse aux sorcières lancée contre les homosexuels, incarnée par la chanteuse Anita Bryant: "Harvey Milk" raconte tout un pan méconnu de l'histoire américaine, en n'oubliant jamais son personnage principal, Harvey Milk.
Et c'est là que Sean Penn entre en jeu. Magistral, doué de moues et de manies qu'on ne lui a jamais vues, avec une silhouette presque rétrécie, et un sourire, d'une gentillesse rarement incarnée par l'acteur de "Mystic River" et de "21 grammes", mais qui rappelle sa performance dans "Sam, je suis Sam". Aux côtés d'Emile Hirsch et de Josh Brolin, également excellents, l'acteur-réalisateur offre une prestation exceptionnelle, saluée d'ailleurs par un Oscar du meilleur acteur, amplement mérité, le film ayant également valu à Dustin Lance Black l'Oscar du meilleur scénario original.
Pour le reste, c'est la magie de Gus Van Sant qui opère, mais avec une efficacité et une force qui rappellent le meilleur du cinéma politique des années 1970. Emaillé d'images d'archives, nourri par les véritables discours de l'homme politique, filmé dans le quartier de Castro, "Harvey Milk" est non seulement un biopic réussi mais un témoignage historique puissant. Et indispensable, alors que le mariage homosexuel vient d'être rejeté par référendum, en Californie. |
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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com |
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