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Titre
original |
soeur sourire |
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Réalisation |
Stijn Coninx |
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Scénario |
Stijn Coninx, Ariane Fert & Chris Vander Stappen |
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Interprétation |
Cécile de France (Jeannine Deckers/Soeur Sourire), Sandrine Blancke (Annie), Jan Decleir (Lucien Deckers), Johan Leysen (Père Jean), Chris Lomme (Mère Supérieure), Marie Kremer (Françoise), Jo Deseure (Gabrielle Deckers), Filip Peeters (Brusson), Christelle Cornil (Soeur Christine), Tsilla Chelton (La Doyenne), ... |
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Musique |
Bruno Fontaine |
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Photographie |
Yves Vandermeeren |
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Pays |
Belgique, France |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h 00min. |
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Genre |
Biopic, Drame |
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Production |
Eric Heumann & Marc Sillam |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 07 mai 2009 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Festival International du Film de Valenciennes 2009 |
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- Prix du Jury décerné à Sœur Sourire réalisé par Stijn Coninx
- Prix d'Interprétation Féminine décerné à Tsilla Chelton pour sa participation dans Sœur Sourire
- Prix du Public décerné à Sœur Sourire réalisé par Stijn Coninx
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| Cinéaste belge, Stijn Coninx, réalisateur de "Daens", s'est inspiré de la vie de Jeannine Deckers, alias Sœur Sourire, devenue un mythe international avec ses deux millions d'albums vendus en 1963 et cette chanson "Dominique", qui a plané au-dessus des Beatles ou d'Elvis Presley dans les hit-parades du monde entier. Mais qui était réellement Sœur Sourire ? Le récit bouleversant d'une femme touchante, pleine de doutes et d'enthousiasme, en quête de l'amour... Pour l'incarner, le réalisateur a choisi la comédienne Cécile de France et la place au sein d'une histoire bouleversante, retraçant l'existence d'une femme partagée entre enthousiasme et doutes, en quête perpétuel de l'Amour... Le parcours et le destin d'une femme étonnante, interprétée avec panache par une Cécile de France toujours aussi remarquable. Un film touchant et intriguant ... (Dvdrama) |
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| Le Baron Stijn Coninx est tombé dedans quand il était petit ...
L’expression consacrée ne date pas d’hier et pourrait véritablement lasser tant elle est utilisée. Elle prend pourtant toute sa mesure dans l’évocation de la vie et de la carrière d’un artiste d’envergure comme Stijn Coninx peut l’être dans notre paysage audiovisuel belge.
Né le 21 février 1957 à Neerpelt, il est de bon ton d’affirmer que le réalisateur du mythique film Daens, Stijn Coninx, est tombé dans le chaudron des images animées dès sa plus tendre enfance. Fils d’un photographe éperdument attaché à Chaplin et à Keaton, Stijn Coninx s’oriente très jeune vers les «images à raconter" en entamant – et en réussissant ! – des études de réalisation/cinéma au RITS à Bruxelles.
Dans les années 80, l’artiste signe trois projets d’importance. Le premier, Servais, son "film de fin d’études", est un documentaire dans lequel le réalisateur propose une rencontre mature et aboutie avec Raoul Servais, le maître incontesté de l’animation en Belgique. En 1982, il signe un court-métrage, Surfing, et devient "premier assistant" auprès de plusieurs cinéastes de renom. Il réalise également dans les années 80 de nombreux spots publicitaires, et tourne Hector, en 1987, une comédie avec en tête d’affiche Urbanus et Sylvia Millecam.
Les années 90 colorent fortement la notoriété de Stijn Coninx. Cette nouvelle décennie est marquée en son commencement par un film qui ne passera pas inaperçu, et dans lequel il retrouve Urbanus : Koko Flanel.
Daens, deux ans plus tard, marque un tournant décisif dans sa carrière et un changement radical de style. Daens a d’ailleurs été nominé aux Oscars et a obtenu la mention spéciale du Jury International du film catholique, du Festival du Film de Venise, et l’Eperon d’or au Festival de Gand. En 1998, il réalise Licht, un film dans lequel apparaissent en ligne de fond les thèmes de l’éloignement, de la promiscuité et de la difficulté des rapports entre deux individus que tout oppose dans des conditions de vie extrêmement rudes. En 2003, Stijn Coninx réalise un long-métrage, Verder dan de maan. |
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Précisons également que de nombreux prix et distinctions émaillent la carrière de Stijn Coninx qui peut sans rougir se targuer d’une filmographie pour le moins intéressante. Dans les années 2000, les projets foisonnent et se multiplient. Il réalise des séries dramatiques pour la télévision (e.a. De Kavijaks - VTM), ainsi que la série Peulengaleis (VRT) avec Bart Peeters et Hugo Matthysen.
Toute sa filmoStijn Coninx était récemment dans l’actualité avec la sortie de son documentaire sur l’athlète Marc Herremans, To Walk Again. En 2008, il tournera avec Cécile de France pour Soeur Sourire. Un "Music Hall" basé sur le film Daens est également à l’affiche de son actualité immédiate, et sortira en 2008. Stijn Coninx en assume la supervision artistique.
Stijn Coninx, qui est administrateur de la Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs (SABAM) depuis le 3 juin 2002, est par ailleurs Professeur à Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et Techniques de Diffusion (INSAS) et au RITS-Instituut (Erasmus Hogeschool) à Bruxelles.
Source : http://www.sabam.be
Filmographie en tant que :
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Jeannine Deckers, le véritable nom de Soeur Sourire, est née le 19 octobre 1933 à Bruxelles. Son père, Lucien Deckers, est pâtissier et sa mère, Gabrielle Denis, est la fille de commerçants aisés. Jusqu'à l'âge de 13 ans elle vit avec ses parents et sa soeur cadette rue de Laeken à deux pas de la Place de Brouckère. En 1946, toute la famille déménage pour gagner Woluwe-Saint-Lambert, une commune bruxelloise plus cossue pour tenir une pâtisserie et un salon de dégustation.
La future religieuse est une bonne élève au caractère indépendant. Elle entre en 1948 dans les Guides, un mouvement de jeunesse catholique où elle recoit le surnom d'Ourson concentré. A l'issue de ses études secondaires, elle entre à l'école normale pour devenir en 1953 professeur de dessin. De 1954 à 1959 elle enseigne le dessin et joue de la guitare tout en suivant des cours dans un institut supérieur d'architecture.
En septembre 1959 elle décide de tenter l'expérience monniale au couvent de Fichermont près de Waterloo. Le 11 mai 1960 elle revêt les habits de dominicaine en prononçant ses voeux temporaires. Elle restera attachée au couvent dominicain de Fichermont de septembre 1959 à juillet 1966. Le 24 octobre 1961 elle entre dans les studio de la grande firme de disque Philips à Bruxelles pour enregistrer un premier 45 tours. Début 1962 le disque sort et connaît immédiatement un succès considérable. La chanson Dominique restera numéro un durant quatre semaines et dix semaines en tête des hit-parades des albums !
Le 21 juin 1963, Soeur Luc-Gabriel, son véritable nom chez les dominicaines, prononce des voeux provisoires pour une période de 3 ans. Elle suit des cours de sciences religieuses à l'Université de Louvain. A la mi-décembre 1964 elle retrouve Annie Pecher, une amie d'adolescence, qui ne la quittera plus jusqu'à leur fin commune tragique. Le 20 juin 1965 elle renouvelle ses voeux au couvent de Fichermont.
En 1966, les Etats-Unis décide d'exploiter le succès considérable de Soeur Sourire en lui consacrant un film The Singing Nun avec l'aval des autorités religieuses belges. Comme le voulait la règle monacale, Soeur Luc-Gabriel reverse la totalité de ses gains à l'Ordre des Dominicains qui les utilisa pour ses oeuvres. En juillet 1966, Jeaninne Deckers signe une série de documents que lui proposent sa Mère Supérieure et l'avocat-conseil du couvent. Ces documents seront à l'origine des énormes problèmes que connaîtra la nomme chantante car elle y renonce au surnom de Soeur Sourire et conforte le flou qui règne dans la perception des droits sur ses chansons. Elle quitte le couvent et le couvent rompt le contrat avec la firme Philips.
Le 21 mars 1967 Jeaninnne Deckers se libère officiellement de son ordre, elle n'est pas strictement parlant une nonne défroquée car elle n'a jamais prononcé de voeux définitifs. Elle prend alors le nom de Luc-Dominique pour continuer son apostolat.
En 1967 elle provoque un mini-scandale en composant et en chantant La pillule d'or pour défendre la contraception. En juin de la même année elle fait une tournée au Québec qui rencontre un franc succès mais est victime d'un impressario peu scrupuleux. Les doutes quant à sa foi et les nombreuses épreuves qu'elle doit affronter conduisent Luc-Dominique à une grave, longue et profonde dépression. |
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Elle suit des séances d'assistance pscychologiques à répétition. Les années 70 et 71 restent des périodes médiatiques avec une interview par Philippe Bouvard et un passage en télévision en compagnie de Nino Ferrer. En mai 1973 elle suit un recyclage religieux à la côte belge.
1974 est une année noire pour Soeur Sourire qui reçoit du courrier du receveur des impôts qui lui réclame des sommes considérables en guise d'arriérés. De plus en plus fréquemment Jeaninne Deckers fait appel à des coktails de médicaments mélangés à de l'alcool, les périodes d'euphorie succèdent aux périodes de dépression avec une fréquence alarmante. Elle évoque à de nombreuses reprises des idées de suicide dans son journal intime.
En 1976 elle fait appel aux techniques du Docteur Tomatis et à sa fameuse oreille électronique pour signer son état pscychologique fragile. Les problèmes d'argent et les relations conflictuelles avec le fisc marqueront les dernières années de sa vie. L'appartement du dernier étage des Verts Horizons à Wavre dans le Brabant Wallon abrite Jeannine Deckers et Anne Pecher pour des périodes de plus en plus sombres.
Complètement désespérées les deux amies décident de mettre fin à leurs jours le vendredi 29 mars 1985. La police locale retrouvera autour des 2 corps des lettres d'adieu, dans un coin reposent Adèle la première guitare de la nonne chantante et une autre offerte autrefois par Georges Brassens. Suivant leurs ultimes volontés, Jeannine Deckers et Annie Pecher sont enterrée ensembles au cimetière de Wavre après une messe dans la chapelle du monastère Saint-André de Clerlande à Ottignies. La mort de Soeur Sourire est annoncée aux médias le lundi 1er avril 1985. Une fin qui laisse songeur si l'on pense que Soeur Sourire meurt dans le denuement le plus complet alors que l'ensemble de sa carrière a généré des gains pour environ 2,5 millions d'euros !
Source : http://users.skynet.be (Ghislain Debailleul - 03/2006) |
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le vif |
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Stijn Coninx est le nouveau président de la Sabam
Le cinéaste belge Stijn Coninx est devenu le président de la Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs (Sabam). Il a succédé à Jacques Leduc, "atteint par la limite d'âge statutaire" et a pris ses fonctions le 1er janvier 2008.
Pour assurer cette fonction, le baron Stijn Coninx bénéficie du soutien des deux administrateurs délégués à savoir Paul Louka pour le côté francophone et Johan Verminnen pour le côté néerlandophone. Stijn Coninx souhaite "renforcer la confiance des membres et donner à la Sabam le rayonnement qu'elle mérite dans un environnement national et international en perpétuel questionnement sur le fondement même de l'exercice de notre métier".
A 50 ans, le réalisateur du film "Daens" est catégorisé auprès de la Sabam comme "le maître incontesté de l'animation en Belgique". Il est par ailleurs professeur à l'Institut National Supérieur des Arts et du Spectacle et Techniques de diffusion (Insas) à Bruxelles. |
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Source : http://www.levif.be/actualite/culture/72-61-10312/stijn-coninx-est-le-nouveau-president-de-la-sabam-.html |
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Cinergie |
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Entrevue Filmée sur le montage de Soeur-Sourire de Stijn Coninx
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Source : http://www.levif.be/actualite/culture/72-61-10312/stijn-coninx-est-le-nouveau-president-de-la-sabam-.html |
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la libre - Christian Laporte |
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A quinze jours de la sortie du film de Stijn Coninx, François Lizen nous rappelle son tragique destin. L’histoire d’une femme de Dieu qui aurait pu être mieux encadrée.
On est sorti de la Semaine sainte et de l’octave pascale mais fidèle à une règle non écrite, le magazine d’investigation de la RTBF nous présente ce soir son "numéro religieux" annuel consacré à des sujets s’inscrivant dans l’orbite spirituelle. Autant le dire tout de go, c’est du solide, qui fera réfléchir dans les chaumières, qu’elles aient ou non un crucifix dans la chambre de séjour Avec un sujet très humain sur Sœur Sourire et une bonne enquête sur le créationnisme, tous deux des reportages "maison" (Questions à la une H H H ), on entre de plain-pied dans le monde souvent très terrestre des religions avec ses dimensions pas toujours très catholiques.
A deux semaines de la sortie du très attendu "Sœur Sourire" avec Cécile de France (cf. encadré), il n’était pas inutile de revenir sur la vie de Jeannine Deckers qui, alors qu’elle était en bonne voie de devenir pour l’éternité Sœur Luc-Gabriel, se retrouva presque malgré elle Sœur Sourire
Une trajectoire d’étoile filante qui aurait pu toucher la voûte céleste et demeurer dans ces sphères éthérées mais qui se termina dans la misère et le désespoir pour une religieuse dominicaine qui avait atteint beaucoup trop vite la plus haute marche du Billboard américain. Entendez : le hit-parade américain.
L’histoire en soi était extraordinaire. Ce n’était point banal au début des années 60 de passer du statut de (bonne) animatrice de retraites au monastère de Fichermont à celui de "star" des juke-boxes avec son "Dominique", pour lequel Ed Sullivan, journaliste vedette de CBS, avait franchi l’Atlantique.
Mais ce succès-là, la jeune religieuse sut encore l’assumer, même si, peut-être un peu naïvement, elle accepta de verser tous ses bénéfices à de bonnes œuvres, dont la moindre ne fut pas de restaurer son couvent Elle finit par tomber dans une spirale fatale. Car en décidant de ne pas rester au couvent, elle ne prit jamais conscience que le succès entraîne aussi des obligations fiscales et suivit sans sourciller les recommandations de sa firme de disques mais tomba aussi dans les rets d’impresarios peu honnêtes. Le fisc de son côté se montra intraitable et la chute n’en fut que plus dure pour Jeannine Deckers et sa compagne Annie Pêcher. François Lizen a reconstitué cette saga à l’aide de d’archives inédites et de documents personnels mais aussi en donnant la parole à quelques témoins privilégiés. Un des moments les plus émouvants est sans conteste celui où Pierre-Yves Quellec, moine de Clerlande, éclaire les derniers mois de Sœur Sourire. Un reportage d’autant plus utile qu’il remet les pendules à l’heure à propos de la responsabilité de Fichermont. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/mediastele/article/497022/le-paradis-perdu-de-soeur-sourire.html |
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Deredactie |
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Le cinéaste Stijn Coninx récompensé en France
Le nouveau film du cinéaste flamand Stijn Coninx s’est vu attribuer deux prix ce week-end au Festival du film de Valenciennes (France). "Sœur Sourire" - dont le rôle principal est assuré par l’actrice wallonne Cécile de France - a obtenu le prix du jury et celui du public.
Au terme de plus de 15 ans de réflexion et de préparation, le cinéaste flamand Stijn Coninx (Neerpelt, 1957, photo) - déjà connu, notamment, pour ses films à grand succès « Koko Flanel » et « Daens » - entreprenait en 2008 le tournage de son dernier film en date : « Sœur Sourire ».
Réalisé en français, il raconte l’histoire biographique de Jeannine Deckers, une Bruxelloise (1933-1985) qui entra dans les ordres en 1959 en emportant avec elle une guitare et qui devint mondialement célèbre deux ans plus tard avec l’enregistrement de sa mélodie « Dominique ».
Cet air fut n°1 au hit-parade belge pendant 12 semaines, attint même le sommet du hit-parade aux Etats-Unis et fut vendu dans le monde entier à 2 millions d’exemplaires.
Sœur Gabrielle - dont le nom d’artiste était Sœur Sourire - quitta néanmoins l’ordre des Dominicains, ouvrit par la suite une maison pour autistes, avec son amie Annie Pescher. Accablée par des problèmes financiers, elle mit fin à ses jours le 30 mars 1985 - il y a exactement 24 ans.
La Belgique à l’honneur
Au Festival du film de Valenciennes, la Belgique était à l’honneur cette année. De nombreux films belges y étaient notamment programmés et le chanteur Arno y était l’un des invités de marque.
Stijn Coninx y a décroché ce dimanche deux distinctions pour son nouveau film : le prix du jury et le prix du public. Le rôle principal de la sœur musicienne a été confié à l’actrice wallonne Cécile de France (photo), qui fait notamment carrière en France. |
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Source : http://www.deredactie.be/cm/de.redactie.francais/magazine/090330_ConinxSoeurSourire |
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Comme au cinema |
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Entretien avec Cécile de France
Comment êtes-vous arrivée sur le projet ?
C’est le producteur Jan van Raemdonck qui m’a d’abord parlé de ce film il y a sept ou huit ans.J’ai immédiatement été intéressée par le personnage de Jeannine Deckers, mais le projet a été plusieurs fois retardé à cause de problèmes de financement. D’ailleurs, jusqu’à une date récente, on n’était même pas sûr que le film se fasse un jour. Par chance, le producteur Eric Heumann a accepté de le produire.
Quels ont été vos rapports avec le réalisateur Stijn Coninx ?
Dès le début, Stijn et moi avons été solidaires et sur la même longueur d’ondes. On a même retouché le scénario ensemble : il m’a laissé participer à la réécriture des dialogues et il a tenu compte de mes idées, y compris sur le tournage. Au fond, ce qui était formidable c’est qu’on souhaitait raconter la même histoire. Du coup, chaque fois qu’on apprenait que le film risquait de ne pas se faire, on était très malheureux.
Quel est votre regard sur le personnage de Sœur Sourire ?
Pour moi, c’est d’abord une rebelle, une insoumise qui dépassait ses limites autorisées par son statut. Elle a aussi voulu donner une image plus humaine de l’Eglise. Par ses chansons, elle a sincèrement cru qu’elle pourrait rapprocher les jeunes de la religion catholique. D’ailleurs, quand elle était étudiante à Louvain-la-Neuve, elle aimait échanger beaucoup d’idées librement et sans retenue avec les gens de son âge. Mais c’est aussi une femme qui s’est intéressée à la réalité sociale de son époque et aux gens les plus modestes: c’est pour cela qu’elle aurait voulu que l’Eglise soit au service de l’humanité.
Elle a pourtant suscité plusieurs polémiques au sein de l’Eglise
Elle s’est même mis l’Eglise à dos – et ses fans – avec La pilule d’or, une chanson révolutionnaire pour l’époque qui faisait l’apologie de la contraception. Elle n’hésitait pas à prendre des risques et à assumer ses idées progressistes, tout en revendiquant une foi sincère. Pour l’époque, c’était une punk avant l’heure !
Quelle est la facette de sa personnalité qui vous a le plus intéressée ?
C’était une emmerdeuse ! Une vraie tête de bois ... C’était une très grande égoïste avec un "moi" surdimensionné. Elle refusait toute marque d’autorité, qu’il s’agisse de sa mère, de ses supérieures au couvent ou des règles de la vie en société. Dans le même temps, elle jouait un vrai rôle de Judas au couvent. J’aime bien aussi son côté contestataire qui refuse la moindre critique.
Jeannine Deckers a aussi sa part d’ombre
Oui, elle a une agressivité refoulée et une brutalité sauvage. D’ailleurs, sur le tournage, j’ai proposé des choses physiquement violentes que Stijn a souvent acceptées.Dans le fond, je crois que c’était une grande adolescente instable et bourrue qui n’est jamais devenue adulte et n’a jamais pu affronter la réalité de la vie. C’est pour cela qu’elle a passé son temps à fuir: dès qu’elle se heurtait à une contrariété ou aux critiques, elle se refermait sur elle-même et partait à la recherche d’un "au-delà du réel", comme elle le dit elle-même dans son journal intime.
Qu’est-ce qu’elle fuyait ?
Pour commencer, l’autoritarisme et la froideur de sa mère. Ensuite, ses angoisses et ses troubles lorsqu’elle découvre l’amour à l’époque de l’adolescence. Car au lieu de vivre et d’accepter le trouble qu’elle ressent pour une fille ou un garçon, elle fuit. Il faut savoir que sa mère méprisait l’amour physique et qu’elle a joué un rôle très important dans la construction de son identité et de sa vision d’elle-même. D’où le sentiment d’autorépulsion de Jeannine et sa peur panique de l’amour.
C’est pour cela qu’elle s’est réfugiée au couvent ?
Oui, elle y cherche des réponses à ses doutes, et le calme et le réconfort qui lui manquent. Elle voulait également défier Dieu et faire abstraction d’elle-même. C’est aussi une manière de se valoriser vis-à-vis de sa mère :l’habit lui donne un statut social très fort. Mais, là encore, ses espoirs seront déçus. Plus tard, bien après avoir quitté le couvent, elle plongera dans la dépression, l’alcool et les anxiolytiques, et finira par se suicider – ce qui est une autre forme de fuite. Je pense qu’elle était, pour elle-même, son plus grand obstacle.
Comment expliquer qu’elle refoulait autant ses sentiments ?
Elle n’a jamais réussi à se servir de son cœur parce que personne ne le lui a appris quand elle était jeune.D’ailleurs, si elle s’est considérée comme une grande artiste et qu’elle n’a jamais pu se remettre en question, c’est qu’elle avait un immense besoin d’amour et, dans le même temps, une incapacité d’aimer: elle n’est vraiment heureuse que lorsqu’elle ressent l’amour du public.
Elle finit abandonnée de tous
Elle est d’abord abandonnée par sa mère. Puis, par le couvent qui a refusé de l’aider financièrement quand elle s’est retrouvée endettée.Par l’Eglise, ensuite, qui ne l’a pas autorisée à utiliser son nom d’artiste pour la réduire au silence. Par son public de catholiques pratiquants aussi qui a été choqué par ses chansons les plus provocatrices. L’Etat lui a également tourné le dos quand elle a demandé l’indulgence du fisc. Tout comme les médias qui ont créé le phénomène Sœur Sourire à son insu et qui l’ont fait souffrir en révélant son homosexualité avant de l’abandonner.Ou encore son manager après sa tournée ratée au Canada. Seule Annie lui est restée fidèle: grâce à son amour inconditionnel, Jeannine se voyait comme une déesse invincible.
Vous êtes-vous plongée dans les images d’archives pour mieux cerner le personnage ?
Bien sûr ! J’ai visionné les documentaires qui existent sur elle et j’ai lu toutes les interviews qu’elle a données et les ouvrages qui lui ont été consacrés. Dans mon interprétation, j’avais toujours tendance à aller au plus près de la réalité, tandis que Stijn souhaitait davantage aller vers l’évocation du personnage pour tirer le récit vers la fiction.Son but était de la rendre attachante. D’ailleurs, dans le film, elle a beau être bourrue et tête de mule, on s’identifie facilement à elle. On a donc un peu estompé ses aspects les moins sympathiques, comme son agressivité et son arrogance.
Vous vous êtes entraînée à la guitare et au chant ?
Pendant cinq mois. Mais c’est surtout la guitare qui m’a donné du mal: c’est vraiment grâce à Bruno Pilloix que j’ai réussi à surmonter mes angoisses sur le tournage.
Comment Stijn Coninx dirige-t-il ses acteurs ?
Il est extrêmement présent. Il prend toujours le temps de resituer la scène avec les comédiens avant la prise: il nous réexplique à quel moment de l’intrigue on se trouve et il redonne les enjeux à chacun. En plus, il le fait avec une immense douceur. Du coup, malgré la fatigue et les difficultés du tournage, il a su créer une atmosphère sereine et dénuée de tensions. C’était une merveilleuse aventure humaine qui restera parmi mes meilleurs souvenirs.
Y a-t-il une vraie différence entre un tournage en Belgique et en France ?
Les habitudes de travail ne sont pas les mêmes. Par exemple, les comédiens belges font une vraie recherche sur leur personnage et n’ont pas peur de paraître ridicules, antipathiques ou laids à l’écran. En fait, ils sont avant tout dans le désir de raconter l’histoire et ils estiment qu’ils passent après l’histoire. Du coup, on n’est pas prisonnier d’une image ou d’un ego et on peut vraiment travailler les personnages à fond. J’aime beaucoup tourner en Belgique parce que j’ai le sentiment de retrouver ma culture et ma manière de fonctionner. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=131726-note-65517.html |
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Comme au cinema |
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Entretien avec Stijn Coninx
Comment avez-vous eu l’idée de consacrer un film à Sœur Sourire, alias Jeannine Deckers ?
Il y a une quinzaine d’années, deux scénaristes, Luc Maddelein et Leen van den Berg, m’ont proposé de tourner une biographie filmée de Jeannine Deckers. Mais j’ai refusé parce que le scénario s’attachait essentiellement à ses problèmes avec le fisc et à la période de sa vie où elle a connu la misère: cela ne m’intéressait pas vraiment.Quelques années plus tard, le producteur Jan van Raemdonck m’a soumis ce même projet: lorsque je lui ai expliqué que je le connaissais, et que je n’étais pas intéressé, il m’a demandé de rencontrer une comédienne – Cécile De France – qui, selon lui, serait parfaite dans le rôle de Sœur Sourire. En outre, a-t-il ajouté, il était d’accord pour que je modifie le scénario.
Vous avez accepté sa proposition ?
Après avoir rencontré Cécile, qui m’a totalement convaincu, j’ai travaillé avec Chris Vander Stappen, puis avec Ariane Fert sur un nouveau scénario.Pour moi, un film d’époque n’a de sens que s’il a une résonance avec l’actualité.Il fallait donc que tous les spectateurs – et surtout les plus jeunes – puissent se reconnaître dans cette histoire. A mes yeux, ce qu’il y a de plus intéressant chez Jeannine Deckers, c’est le besoin d’amour. Car au fond, il s’agit d’une jeune femme qui veut désespérément être aimée par ses parents et qui, n’ayant pas gagné leur amour, est désemparée face au sentiment amoureux. C’est le sujet principal du film.
Vous abordez pourtant d’autres aspects de la vie de Jeannine Deckers
Oui, mais, par exemple, je n’ai ajouté les séquences sur ses difficultés financières qu’à quelques jours du tournage. Pour moi, c’est une dimension presque anecdotique du personnage.Je me suis surtout concentré sur les manifestations de son besoin d’amour. C’est ainsi que lorsqu’elle est au couvent, et qu’elle compose Dominique, je me suis éloigné de la réalité: dans le film, la chanson n’est pas vraiment dédiée à l’ordre des Dominicains, mais elle exprime un rare moment de bonheur où Jeannine se sent libre et où elle découvre une amitié sans ambiguïté.
Son homosexualité vous a-t-elle mis en porte-à-faux par rapport à l’Eglise ?
Je me souviens qu’après avoir obtenu l’autorisation de tourner dans le décor magnifique d’un couvent, l’évêque de Namur s’y est opposé. Bien qu’il ait déjà le scénario en main, je suis allé le voir pour lui expliquer ma vision de l’histoire, en toute sincérité: il a compris que le parcours de Jeannine dépassait largement l’histoire d’une lesbienne et qu’il s’agissait avant tout de la quête universelle d’un être en manque d’amour.
Quel type de recherches avez-vous menées ?
J’ai visionné toutes les images d’archives qui existent sur Sœur Sourire et je me suis pas mal documenté sur le pontificat de Jean XXIII. J’ai été entouré d’une formidable équipe qui a étudié l’esthétique des voitures de l’époque, les coiffures, les costumes et même la typographie propre à ces années-là. Mais c’est surtout l’atmosphère de cette période que l’on a cherché à retrouver: le désir d’une jeunesse qui aspire à la liberté et qui veut faire sauter les verrous d’une société rigide et conservatrice. A chaque fois que je tourne un film en costumes, j’essaie de trouver le bon équilibre entre l’exactitude de la reconstitution et une certaine liberté dans le choix des couleurs et de la lumière.
Peut-on définir Jeannine comme une insoumise, annonçant d’une certaine façon la contestation des années 68 ?
Absolument. D’ailleurs, c’est aussi ce qui m’a intéressé chez Cécile De France: elle pose beaucoup de questions et n’hésite pas à contester certaines décisions, mais toujours à bon escient et sans jouer à la “diva”. Car elle veut avant tout garder sa liberté dans son approche du personnage. Ce qui ne l’empêche pas d’être extrêmement préparée et facile à diriger.
Cécile De France s’est particulièrement investie dans son personnage
Totalement ! Elle s’est passionnée pour le rôle dès le début, il y a sept ans, quand on lui a proposé le projet. Elle a travaillé sans relâche, même à l’époque où on n’était pas du tout certain que le film se monterait.Par exemple, elle n’a pas hésité à prendre des cours de guitare et de chant, et à s’entraîner régulièrement, sans avoir la certitude que le tournage se ferait.Je lui dois beaucoup.
D’emblée, on comprend que Jeannine souffre de l’absence de communication dans sa famille
Il suffit de voir ses parents qui regardent la télévision pendant le repas pour comprendre à quel point ces gens ne se parlent pas. Pour une jeune fille comme Jeannine qui aspire à la liberté et à l’amour, c’est un contexte familial qui bride ses désirs et qui l’empêche de s’exprimer. Je voulais aussi montrer que cette présence de la télévision, fatale à la communication, est une image qui nous renvoie à l’époque actuelle. En revanche, la complicité entre Jeannine et sa cousine est très tendre. Avec mes scénaristes, on tenait à ce qu’il y ait quelqu’un, au sein de la famille, qui comprenne Jeannine et qui joue le rôle de sa confidente. Pour ce personnage, nous nous sommes inspirés de sa sœur qui est toujours en vie, mais qui ne veut plus entendre parler d’elle. C’est pour cela qu’on a décidé d’en faire la cousine de Jeannine et non plus sa sœur, pour ne pas avoir d’ennuis avec elle.
Tout en montrant que l’Eglise s’est servie de Jeannine, vous brossez des personnages nuancés, comme celui de la mère supérieure
Dans tous mes films, je m’efforce de ne jamais être binaire parce que, dans la vie, les choses ne sont jamais toutes blanches ou toutes noires. Ce qui m’intéresse, c’est que les personnages se mettent à avoir des doutes sur leur propre comportement: c’est ce qui se produit chez la mère supérieure. Bien qu’elle soit soucieuse des règles de conduite au sein du couvent, elle arrive à écouter l’argumentation de Jeannine et à revenir sur sa décision de l’interdire de chanter. Peu à peu, des liens d’affection se nouent entre les deux personnages: la mère supérieure est une sorte de mère de substitution pour Jeannine.
Peut-on considérer que Sœur Sourire a contribué à rapprocher l’Eglise de la société ?
Elle a surtout tenté de rapprocher l’Eglise de la jeunesse de son pays. Ce n’est pas un hasard si, au début du film, Jeannine regarde Jean XXIII à la télévision :c’est l’un des seuls papes qui aient su ouvrir l’institution religieuse au monde et aux plus jeunes générations.
Comment avez-vous choisi les comédiens ?
A l’exception de Cécile De France, le casting s’est fait au tout dernier moment – même si j’avais Chris Lomme en tête depuis longtemps pour le rôle de la mère supérieure. Par ailleurs, Jan Decleir, qui campe le père de Jeannine, est à l’affiche de presque tous mes films. On est tellement complices qu’il me donne en général son accord sans même lire le scénario.
Le casting est entièrement belge
Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que le producteur Eric Heumann m’a donné toute liberté pour ne travailler qu’avec des comédiens belges. J’ai aussi choisi des interprètes flamands car, dans le couvent, il y avait un mélange de nonnes francophones et néerlandophones: ce type de mélange est typiquement belge. Mais, quoi qu’il en soit, il était essentiel que Cécile soit entourée d’acteurs avec lesquels elle se sente en confiance. D’ailleurs, elle m’a fait plusieurs suggestions, comme Fabienne Loriaux qui joue la maîtresse des novices.
Comment avez-vous pensé à Tsilla Chelton qui campe la doyenne ?
C’est une histoire incroyable ! Jusqu’à deux semaines avant le tournage, j’ai même envisagé de supprimer le rôle de la doyenne. Et puis, j’ai rencontré Tsilla Chelton qui m’a suggéré de jouer le personnage dans un fauteuil roulant :j’ai trouvé que c’était une idée intéressante, mais je voulais encore y réfléchir. Après coup, j’ai découvert qu’elle devait subir une petite opération chirurgicale, une semaine avant le tournage. Du coup, j’ai compris pourquoi elle m’avait fait cette suggestion et j’ai évidemment accepté. C’est une actrice formidable.
Et pour le rôle d’Annie, l’amie de Jeanne ?
Face à une personnalité aussi forte que Cécile De France, il me fallait une comédienne qui puisse être un contrepoint convaincant: j’ai été fasciné par Sandrine Blancke. En prenant également en compte la relation amoureuse entre les deux femmes, je voulais une actrice qui ne ressemble pas du tout à Cécile.Surtout, ni Sandrine, ni Cécile ne correspondent aux stéréotypes physiques des lesbiennes. Comment s’est passée votre collaboration avec le compositeur Bruno Fontaine ? C’était un plaisir. Pendant la préparation du film, il avait déjà composé des arrangements pour les scènes chantées de Cécile De France. Par sa musique, il a souligné d’infimes détails qu’on ne remarquerait sans doute pas autrement. Pour moi, c’est une autre manière de raconter l’histoire.
Quel souvenir gardez-vous du tournage ?
Dès le départ, la production nous a fait entière confiance et nous a permis d’avancer très vite dans toutes nos décisions artistiques. Cette complicité a créé une ambiance de travail extrêmement constructive sur le tournage. C’est suffisamment rare pour être souligné. |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=131726-note-65517.html |
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grignoux |
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Stijn Coninx signe une fiction teintée de soif d’idéal et de frustration à partir de la vie de Sœur Sourire dont le hit Dominique a dominé les bacs à disques de nos insouciantes sixties. Avec la divine complicité de Cécile de France dans le rôle titre. |
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Source : http://www.grignoux.be/evenements-885 |
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la libre - Christian Laporte |
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(...) On est sorti de la Semaine sainte et de l’octave pascale mais fidèle à une règle non écrite, le magazine d’investigation de la RTBF nous présente ce soir son "numéro religieux" annuel consacré à des sujets s’inscrivant dans l’orbite spirituelle. Autant le dire tout de go, c’est du solide, qui fera réfléchir dans les chaumières, qu’elles aient ou non un crucifix dans la chambre de séjour Avec un sujet très humain sur Sœur Sourire (...) |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/mediastele/article/497022/le-paradis-perdu-de-soeur-sourire.html |
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