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Titre
original |
Män som hatar kvinnor |
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Titre
anglais |
The Girl with the Dragon Tattoo |
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Titre
français |
Millénium, le film |
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Réalisation |
Niels Arden Oplev |
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Scénario |
Nikolaj Arcel & Rasmus Heisterberg |
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D'après |
L'oeuvre de Stieg Larsson |
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Interprétation |
Michael Nyqvist (Mikael Blomkvist), Noomi Rapace (Lisbeth Salander), Lena Endre (Erika Berger), Sven-Bertil Taube (Henrik Vanger), Peter Haber (Martin Vanger), Peter Andersson (Nils Bjurman), Marika Lagercrantz (Cecilia Vanger), Ingvar Hirdwall (Dirch Frode), Björn Granath (Gustav Morell), ... |
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Photographie |
Eric Kress & Marcos Engman |
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Pays |
Suède, Danemark |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h 25min. |
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Genre |
Thriller |
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Production |
Søren Stærmose |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 14 mai 2009 |
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Le film est projeté en version originale suédoise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par Henrik Vanger, patriarche d’un puissant groupe industriel familial, pour relancer une enquête abandonnée depuis 40 ans sur la disparition de sa nièce Harriet. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais hacker de génie, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. En établissant un lien entre la disparition de Harriet et une série de meurtres abominables commis il y a plus de quarante ans, les deux enquêteurs découvrent une histoire familiale sombre et odieuse. Mais chez les Vanger on aime le secret et on n’apprécie guère de voir ce passé ressurgir. |
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Niels Arden Oplev réalise son premier long métrage en 1996 avec "Portland". L'histoire de deux frères, l'un sortant de prison et l'autre s'étant échappé d'une famille d'accueil, qui décident de travailler pour un chef de gang. Mais leur relation s'envenime lorsque l'un des deux tombe amoureux d'une femme.
L'année suivante il signe "Headbang i Hovedlandet", un documentaire dressant le portrait de trois groupes de Heavy Metal. Après avoir mis en scène quelques épisodes de séries danoises, Niels Arden Oplev réalise "Chop Chop en 2001", une comédie romantique.
Le cinéaste signe ensuite deux drames : " We Shall Overcome" en 2006, l'histoire d'un petit garçon vivant en 1969 qui va être influencé par le discours de Martin Luther King, et "Worlds Appart", une relation amoureuse difficile entre une adolescente faisant parti d'une famille très religieuse et un garçon rencontré lors d'une soirée.
En 2009 le réalisateur signe l'adaptation cinématographique très attendue du premier volet de la trilogie littéraire suédoise "Millenium" de Stieg Larsson.
Source : http://www.toutlecine.com
Toute sa filmographie en tant que :
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Biographie de Stieg Larsson
De son vrai nom Karl Sti-Erland, Stieg Larsson s'engage dès le début de sa carrière dans le mouvement suédois de science-fiction et publie deux fanzines, Sfären et Fijagh. Il participe à l'exécutif de la plus grande association nordique de science-fiction, Skandinavisk Förening för Science Fiction (SFSF), avant d'en devenir le président en 1980. Journaliste et graphiste à l'agence de presse Tidningarnas Telegrambyrå, il est l'un des pionniers de la fondation Expo, et le rédacteur en chef de son magazine du même nom, observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Actif dans le parti socialiste suédois, Stieg Larsson le quitte en 1987, refusant de soutenir des régimes socialistes de l'étranger qui lui semblent peu démocratiques. Son engagement contre l'extrémisme de droite et le racisme se traduit dans les livres qu'il a coécrits, comme 'Extremhögern' (' Extrémisme de droite') et 'Sverigedemokraterna : Den Nationella Rörelsen' (' Les Démocrates suédois : le mouvement national'). Stieg Larsson meurt d'une crise cardiaque peu après avoir remis à son éditeur sa seule oeuvre littéraire, une trilogie de romans policiers rassemblés sous le titre de 'Millénium' : 'Les hommes qui n'aimaient pas les femmes' (2005), 'La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette' (2006) et 'La Reine dans le palais des courants d'air' (2007). Stieg Larsson s'inscrit dans le courant des auteurs de polars nordiques tels Henning Mankell, Liza Marklund et Hakan Nesser.
Le polar de la décennie la trilogie "Millenium"
Un demi-million d'exemplaires du premier tome écoulé, 350.000 du deuxième et les 200.000 mis en vente pour le dernier opus s'écoulent en quelques jours : pour la Suède, petit pays de 9 millions d'habitants, ces chiffres détonnent (d'autant qu'ils ne concernent pas les poches). Traduit au Danemark, en Norvège, en Allemagne, aux Pays-Bas, 'Millénium' triomphe dans tout le nord de l'Europe. Même l'Angleterre, d'habitude cantonnée aux polars anglo-saxons, succombe. Sans parler des prix que les ouvrages ont amassés partout où ils sont passés. Et la France dans tout ça ? L'éditeur Actes Sud a créé une nouvelle collection, intitulée Actes Noirs, pour accueillir le premier volume il y a maintenant un peu plus d'un an, en juin 2006. Malgré tout la sortie resta discrète. Mais depuis, le bouche à oreille a fonctionné, et la sortie du troisième ouvrage devrait étendre le cercle des initiés.
Le mystère Larsson
Toutes les oeuvres marquantes ont une histoire assez extraordinaire pour que la légende s'en empare. Celle de 'Millénium' est tristement simple : Stieg Larsson est décédé d'une crise cardiaque à l'âge de cinquante ans, juste après avoir remis à son éditeur la précieuse trilogie. De fait, impossible de trouver une interview de l'écrivain parlant de la gestation du projet. Pas de promotion non plus. Rien. Seule information : il souhaitait "assurer ses vieux jours" avec ces trois romans. C'est plutôt raté… Finalement, on ne sait pas grand-chose. Larsson était un journaliste brillant, célèbre dans son pays, ancien reporter de guerre en Afrique, et surtout rédacteur en chef d'Expo, revue luttant contre l'extrême droite. Il était fan de science-fiction, même s'il n'en reste aucune trace dans les 'Millénium'. Ne subsiste sinon qu'une photo moche, reproduite ci-contre, qui a illustré les dizaines d'articles sur ses livres à travers le monde, représentant un type à l'air gentil, un peu mou, au brushing très années 1980. C'est peu, mais c'est suffisant pour lancer la légende : Larsson est mort d'avoir écrit sa trilogie et, fantasme classique, il existerait une suite, un tome 4, un texte encore caché quelque part, un tas de feuilles gribouillées, qui ressurgira un jour ou l'autre.
Bienvenue en Suède
Mettons de côté la légende pour nous pencher sur l'essentiel : 'Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes', 'La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette', 'La Reine dans le palais des courants d'air'. Trois titres assez étranges pour attirer l'oeil, qui cachent trois romans non moins remarquables basés sur deux personnages principaux : Mikael (avec juste un k) Blomkvist et Lisbeth Salander. Blomkvist est journaliste d'investigation, une star des médias, justicier connu pour avoir révélé de multiples scandales à travers ses articles publiés dans le mensuel Millenium, magazine d'investigation. Honnête, travailleur, courageux, malin, très perspicace, il ne lâche jamais une enquête, aussi difficile soit-elle. Le fantasme du journaliste Larsson.
L'autre personnage, sujet central du triptyque, c'est Lisbeth Salander. Un petit génie de l'informatique, jeune, malingre, tatouée, un brin gothique, officiellement psychopathe, qui a passé son adolescence dans un asile. Sa faculté de mener des enquêtes la rapproche de Blomkvist. Lisbeth fait écho à Fifi Brindacier, Pippi en version originale (1), restée aujourd'hui encore le personnage préféré des Suédois. Par ses qualités surhumaines et sa désobéissance chronique, Fifi est considérée comme un symbole féministe. Salander la rebelle s'en fait l'écho. Quant à Blomkvist, il est surnommé "Super Blomkvist", en référence à un autre personnage créé par Astrid Lindgren, la mère de Fifi : un gamin détective.
Plus qu'un policier
Ces références illustrent l'enracinement du triptyque dans l'histoire de son pays. Si le décor reste celui d'une capitale européenne, n'étant donc pas aussi dépaysant que l'univers des écrivains islandais par exemple, le cadre a le mérite de nous changer de la toile de fond américaine vue et revue. D'autant que chez Larsson, la Suède n'est pas qu'une toile de fond anonyme mais bien le terreau de l'intrigue. L'histoire du pays ciel et jaune, de ses collusions avec le nazisme à l'assassinat de son très populaire Premier ministre Olof Palme qui avait touché le monde entier en 1986, en passant par la guerre froide, tous ces événements sont réutilisés par Larsson. Loin de notre vision qui confère aux pays nordiques une image de paradis tranquille au niveau de vie élevé, 'Millénium' met en scène une Suède qui peine à digérer son passé.
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Car si l'intrigue appartient clairement au genre policier, il serait réducteur de la cantonner à ce créneau, tant l'oeuvre de Larsson s'avère d'une richesse incroyable. En plus de l'histoire, la trilogie aborde une multitude de sujets quotidiens ou actuels avec un réalisme et une acuité marquants.
La mondialisation, les magouilles économiques, la menace fasciste, les services secrets, le trafic de femmes, la prostitution, l'espionnage, la monde de la psychiatrie, la politique, les hommes qui n'aiment toujours pas les femmes… En trois ouvrages, 'Millénium' dresse un véritable portrait de notre société moderne, comme aucun autre roman policier avant lui.
Une écriture insoutenable
Le genre policier aime à simplifier au maximum sa trame au profit du suspense et des rebondissements de l'enquête. Larsson, lui, fait l'inverse, et utilise une écriture très simple, d'une densité et d'une méticulosité incroyables.
Dans le premier tome, il consacre grosso modo les 300 premières pages du roman à la présentation des personnages, dans un foisonnement de détails qui ne semblent pas avoir la moindre importance. Pourtant, et c'est là le tour de force, jamais le lecteur ne s'ennuie.
La pagination démentielle de la trilogie (575, 650 et 710 pages), que l'on pourrait mettre en perspective avec certaines séries télé américaines actuelles, parfaitement bâties et haletantes de bout en bout, qui surclassent le cinéma, se dévore avidement.
Suite de la biographie de Stieg Larsson sur EVENE |
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comme au cinema - Joséphine Avril |
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Des attentes. On ne peut s’empêcher d’en avoir. À quoi peut bien ressembler Mikael Blomqvist ? Comment réussir à dresser le portrait d’une famille aussi immense que celle des Vanger sans que l’on s’y perde ? Mais surtout, quelle actrice peut bien être à la hauteur de l’image que chacun s’est faite de Lisbeth Salander ?
Alors maintenant, il faut choisir son camp, soit on a lu – ou dévoré, c’est selon - la trilogie Millenium du feu Stieg Larsson soit on découvre l’histoire sur grand écran. Sachez que dans les deux cas, on n’est pas déçu une seconde. Ceux qui découvrent la saga se feront prendre par son suspense venu du froid. Quant aux lecteurs familiers des personnages, ils ne pourront certes pas profiter de l’intrigue - connaissant déjà le dénouement - mais ils apprécieront les retrouvailles avec les deux protagonistes principaux. Super Blomqvist est parfait sous les traits de Michael Nyqvist, ni trop beau, ni trop bourru, et Noomi Rapace interprète comme personne le rôle de Lisbeth. La gestuelle, le regard, le look, le corps – surtout le corps – collent à la perfection avec le personnage. Et on a beau connaître la moindre péripétie, on jubile de suivre ce « couple » d’investigateurs très éloignés des rôles lisses qu’on est trop habitué à voir au cinéma. On se réjouit donc que les Scandinaves aient récupéré les droits avant Hollywood, et on dit juste merci au réalisateur de ne pas avoir suivi le pas d’un Da Vinci Code bis.
D’ailleurs, Niels Arden Oplev parvient également à transposer parfaitement l’atmosphère du roman, l’île de Hedestad, les reconstitutions photos… Il devait se douter que ce ne serait pas facile de tout caser dans un film de deux heures trente, mais il y parvient avec brio, en survolant plus rapidement certains aspects pour mieux se concentrer sur d’autres. Cela faisait très longtemps qu’une adaptation, qui plus est très attendue, soit aussi fidèle et réussie. On a juste envie de dire bravo ! |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=138630.html |
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actu voila |
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Le plus grand défi pour adapter à l'écran "Millénium", thriller-culte du Suédois Stieg Larsson ( ... ) a résidé "dans le choix des acteurs" et notamment celui de l'héroïne Lisbeth Salander, selon le réalisateur danois Niels Arden Oplev.
"Avec "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", et face au succès du livre, mon plus grand défi résidait dans le choix des acteurs. J'en étais devenu totalement hystérique, obsédé notamment par le choix de Lisbeth Salander", explique-t-il lors d'une conférence de presse à Paris aux côtés des acteurs Michael Nyqvist et Noomi Rapace.
"Finalement, le choix de Noomi Rapace s'est révélé assez facile. Parmi toutes les actrices que j'ai rencontrées, elle avait cette énergie crue et sombre si particulière de l'héroïne. J'étais certain de l'avoir trouvée".
Noomi Rapace, elle, était sûre de pouvoir incarner Lisbeth, mais se trouvait "trop féminine". L'actrice autodidacte s'est donc mis au régime, à la boxe, aux piercings et à la moto pour mieux interpréter son personnage déjanté.
En revanche, le réalisateur avait déjà envisagé de confier le rôle du journaliste incorruptible à Michael Nyqvist car "il a cette compassion, cette gentillesse fondante envers les femmes". "Or le personnage de Mikael Blomkvist ne doit justement montrer aucune agressivité avec les femmes. La plupart des hommes, dans Millénium, sont très négatifs", a-t-il dit.
Michael Nyqvist, pour sa part, s'est dit "honnêtement effrayé au départ. Tant de gens avaient lu le livre (plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde, dont 2,6 en France, ndlr). Il y avait tout ce cirque pour savoir qui allait interpréter Mikael, qui allait jouer Lisbeth. Je me disais que ça ressemblait beaucoup trop à un projet commercial. Puis Niels m'a convaincu".
Le film est "un énorme succès" en Scandinavie, se réjouit Niels Oplev avec "2,5 millions de spectateurs". |
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Source : http://actu.voila.fr |
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fluctuat - Céline |
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La trilogie "Millenium" de Stieg Larsson (dont le premier volume, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, a été chroniqué il y a longtemps déjà sur Fluctuat) rend accroc comme ces séries TV que tout le monde suit, sans trop oser s'en vanter, et de façon quasi-obsessionnelle. Comme pour l'autre best-seller qu'est Harry Potter, il se passe là quelque chose qui a peut-être bien à voir avec la sorcellerie.
Parus pour la première fois en 2004 en Suède, les trois polars de la série n'ont depuis pas cessé d'étendre leur succès. En Suède mais aussi en France (près d'un million d'exemplaires vendus), tout le monde se laisse happer par les aventures du journaliste Mikael Blomkvist, et de sa comparse Lisbeth Salander, une punkette rachitique et bisexuelle pour qui l'informatique n'a aucun secret. Les ingrédients d'une histoire si bien menée ? Prenez un couple improbable. Ajoutez-y des références à l'universelle Fifi Brindacier (l'héroïne de la romancière Astrid Lindgren, dont l'auteur a toujours été fan). Eliminez comme des grumeaux toute invraisemblance qui pourrait subsister dans l'enquête policière, et enfin versez sur le tout une critique acerbe du "modèle scandinave".
Si on se permet ici de parler de ce livre comme d'une recette qui marche, c'est que Stieg Larsson a toujours semblé très sûr de son coup. Selon son ami Mikael Ekman, avec lequel il a publié une étude sur le nationalisme suédois, Stieg aurait évoqué dans ces termes son projet de rédiger un polar : "pour faire du blé et assurer une retraite pépère consacrée entièrement à l'écriture". Il réitère ces propos auprès de son éditrice Eva Gedin au moment où elle lui achète son manuscrit, assurant que "Millenium" serait son "assurance-retraite".
Stieg Larsson avait bien calculé. Dommage pour lui qu'il n'ait pas vécu assez longtemps pour en profiter. Ses fans regrettent surtout de ne jamais voir sortir la suite des trois premiers volumes parus : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, et La reine dans le palais des courants d'air. Ils pourront toutefois se consoler avec les adaptations pour le cinéma et la télévision qui devraient bientôt voir le jour. |
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Source : http://livres.fluctuat.net/blog/28986-millenium-la-trilogie-millionnaire.html |
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i love cinema 2 - Olivier Bruaux & Sandrine Liochon |
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Le propre d’une adaptation de film réussie, c’est qu’elle doit pouvoir être parfaitement compréhensible et aussi passionnante pour ceux qui n’ont pas lu le livre que pour ceux qui l’ont lu. Ici, les deux cent premières pages du livre sont résumées en moins de vingt minutes de film sans être suffisamment explicitées pour que les choses soient claires pour les spectateurs qui découvrent l’œuvre. L’action est recentrée sur les deux personnages principaux qui sont magnifiquement interprétés par Michael Nyqvist (Mikael Blomqvist) et Noomi Rapace (Lisbeth Salander).
( ... ) Là où le film est un plus, c’est lorsqu’il utilise la technologie numérique pour nous montrer les photographies d’Harriet et la manière dont traitées, elles peuvent révéler quelque chose d’une vérité vieille de quarante ans, les flash-backs où Harriet et Mikael sont montrés jeunes sont des plus réussis.
Saluons la beauté des décors, de la photographie, de la musique et la justesse d’ensemble de l’adaptation assez fidèle aux livres pour satisfaire ses fans et leur faire attendre avec impatience l’adaptation du second tome de Stieg Larrson. |
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Source : http://ilovecinema2.free.fr/spip.php?article1458 |
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fluctuat - Vanina Arrighi de Casanova |
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Attendue par les dizaines de millions de personnes qui ont lu les romans de Stieg Larsson à travers le monde, l'adaptation au cinéma du premier tome de la trilogie Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, ne décevra pas. Trame, personnages, décors... Millénium le film est parfaitement fidèle au bouquin. Presque trop.
C'est une fois transposée à l'écran qu'on se rend compte à quel point la trilogie de Stieg Larsson, phénomène de librairie de la décennie, était faite pour le cinéma. Le matériau de départ est si adapté aux images qui bougent qu'on a simplement l'impression de relire le bouquin. Et c'est paradoxalement le problème de ce Millénium au cinéma : lorsqu'on a lu le livre, on risque de trouver les 2h30 du film un peu longues. L'intrigue est aussi bien ficelée et le rythme tout aussi soutenu, mais cette fois on est déjà passés par là.
Qu'on ait été pris de la fièvre Millénium ou qu'on ait juste apprécié les bouquins comme des polars bien prenants, on a tous éprouvé la nature addictive de l'histoire. On se replongeait dedans comme dans une série dont on ne peut s'empêcher de bouffer dix épisodes d'affilée, et c'était là toute sa force. Au cinéma, cette boulimie est passée, et on ne sait plus si la grande fidélité du film au livre est une qualité ou un handicap. Reste au moins un bon polar dont l'atout majeur est de nous venir des froides contrées de Suède qu'on avait peu revues depuis Bergman.
On doit reconnaître au réalisateur danois Niels Arden Oplev le talent d'avoir su saisir et restituer à merveille l'atmosphère âpre et glaciale des livres de Larsson. Les décors et paysages sont presque exactement comme on les a imaginés, c'en est troublant. Le casting est excellent, surtout dans le choix de Noomi Rapace qui incarne donc la hackeuse punk Lisbeth Salander. Piercings et tatouages en nombre, crâne rasé d'un côté, corps androgyne, l'actrice quasi débutante a visiblement saisi la nature complexe du personnage, au-delà de la transformation physique, jusque dans le regard et le langage du corps. Les visages sont burinés et ardus comme un hivers à Stockholm, la violence de certaines scènes, notamment du viol, n'a pas été édulcorée, et l'on sait gré d'ailleurs aux producteurs suédois d'avoir dégainé avant Hollywood, dont la moulinette aurait sans doute enlever toute sa saveur nordique au film. Mais au-delà d'un scénario solide qui a déjà largement fait ses preuves et de l'exotisme scandinave, on cherche un peu le caractère propre de ce Millénium. A avoir été si fidèle à la matière de départ, le réalisateur s'est effacé devant son sujet, jusqu'à neutraliser sa mise en scène, et c'est un peu dommage. Taillé pour être un blockbuster, le phénomène Millénium ne prendra peut-être pas la même ampleur dans les salles que sur nos tables de chevet. |
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Source : http://cinema.fluctuat.net/films/millenium/5509-chronique-Copie-conforme.html |
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