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Titre
original |
Welcome |
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Réalisation |
Philippe Lioret |
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Scénario |
Olivier Adam, Emmanuel Courcol & Philippe Lioret |
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Interprétation |
Vincent Lindon (Simon), Firat Ayverdi (Bilal), Audrey Dana (Marion), Patrick Ligardes, Thierry Godard (Bruno), Selim Akgül (Zoran), Firat Celik (Koban), Murat Subasi (Mirko), Olivier Rabourdin (Le lieutenant de police), Yannick Renier (Alain), Derya Ayverdi (Mina), ... |
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Musique |
Nicola Piovani, Wojciech Kilar & Armand Amar |
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Photographie |
Laurent Dailland |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h 50min. |
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Genre |
Drame |
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Production |
Christophe Rossignon |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 11 juin 2009 |
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Le film est projeté en version originale française, kurde et anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Bilal, jeune Kurde de 17 ans, veut rejoindre en Angleterre Mina, sa fiancée. Mais pour se faire, il doit passer la Manche, clandestinement. A partir d’un drame sentimental, Philippe Lioret dresse l’état des lieux de la chasse aux sans-papiers ... et à leurs"complices". Juste, émouvant, drôle même, un film qui (électro) choque une France anesthésiée par le discours dominant. (La Libre Cinéma)
"Le cœur est un muscle qui a du ressort", disait Woody Allen. Lioret en apporte la démonstration avec ce beau film qui invite à désobéir à la loi quand celle-ci s’oppose à la dignité humaine. (Le Soir) Après"Je vais bien, ne t’en fais pas"Philippe Lioret revient avec un superbe film poignant et touchant, portrait âpre et frontal d'un homme qui décide de se mettre en danger pour en aider un autre. Vincent Lindon et Firat Ayverdi sont magistraux, la mise en scène de Lioret tout simplement juste et convaincante. (Dvdrama) |
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Du micro à l'oeilleton
Ex-ingénieur du son pour Deville et Beauvois, Philippe Lioret opère un virage vers la réalisation au milieu de sa carrière. D'abord adepte de comédies légères à visée sociale (Tenue correcte exigée, Mademoiselle), il réalise progressivement des films plus sombres et atteint un sommet en 2009, avec le succès de Je vais bien, ne t'en fais pas. Né à Paris, Philippe Lioret entre dans le monde du cinéma par le son, domaine grâce auquel il participe à une vingtaine de films en tant qu'ingénieur du son (notamment avec Michel Deville, Xavier Beauvois et Gérard Jugnot). |
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Après 15 ans de bon et loyaux services, il bifurque vers la réalisation avec son premier film de fiction.Tombés du ciel (1993), comédie farfelue interprétée par Jean Rochefort. Primé à San Sebastian, le film obtient un bon succès d'estime qui permet à Lioret de gagner ses galons de cinéaste.
Il confirme l'essai quatre ans plus tard avec une autre comédie, Tenue correcte exigée, où son humour s'enrichit d'une vraie dimension sociale, mettant aux prises quelques déclassés avec la haute société.
Toujours ancré dans des problématiques contemporaines, son cinéma se fait tour à tour plus léger et romantique en 2001 avec Mademoiselle (où il retrouve jacques Gamblin), ou plus sombre et angoissant avec L'équipier (2004). le succès est toujours au rendez-vous et la consécration intervient dès 2006, avec le drame Je vais bien, ne t'en fais pas, pour lequel Mélanie Laurent et Kad Merad obtiennent deux Césars.
Désormais engagé sur une voie plus tendue et noire qu'à ses débuts, Lioret signe son retour au cinéma en 2009, avec Welcome, drame où Vincent Lindon, en maître-nageur, tente de reconquérir sa femme.
Source : http://www.cinefil.com/star/philippe-lioret/biographie
Toute sa filmographie en tant que :
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La polémique |
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Le 9 mars 2009 - Eric Besson n'aime pas trop Welcome
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a estimé samedi que le réalisateur du film Welcome, consacré à l'immigration clandestine, avait "franchi la ligne jaune"en assimilant les clandestins aux Juifs pourchassés sous l'Occupation, rapporte l'AFP.
Le réalisateur, Philippe Lioret, "a plus que franchi la ligne jaune lorsque dans une interview à La Voix du Nord, il dit 'les clandestins de Calais sont l'équivalent des juifs en 43' : cette petite musique-là est absolument insupportable", a déclaré M. Besson sur RTL.
"Suggérer que la police française c'est la police de Vichy, que les Afghans sont traqués, qu'ils sont l'objet de rafles, etc., c'est insupportable", a-t-il insisté.
Dans Welcome, qui sort mercredi, Vincent Lindon incarne un maître nageur de Calais qui s'attache à un adolescent irakien, prêt à tout pour rejoindre sa petite amie émigrée à Londres.
Dans un entretien au quotidien Le Parisien de samedi, l'acteur s'insurge particulièrement contre un article de la loi qui stipule que"toute personne venant en aide à une personne en situation irrégulière est passible de 5 ans de prison".
"Je sais que le ministre (Besson) a une tâche difficile, mais il fait semblant de nier l'existence de cette loi", dit-il, en espérant que Welcome "puisse contribuer à changer cette loi".
Le 10 Mars 2009 - Philippe Lioret répond à Eric Besson
Le cinéaste Philippe Lioret affirme avoir voulu, avec son film Welcome qui sort mercredi, non pas mettre en parallèle la situation des migrants à Calais et celle des juifs sous l'occupation, mais dénoncer des "mécanismes répressifs" qui se "ressemblent étrangement".
Dans une lettre ouverte à Eric Besson publiée par le quotidien Le Monde daté de mercredi et reprise par l'AFP, Philippe Lioret répond aux propos du ministre de l'Immigration.
Samedi, celui-ci avait accusé le réalisateur d'avoir "plus que franchi la ligne jaune lorsque, dans une interview à La Voix du Nord, il dit 'les clandestins de Calais sont l'équivalent des juifs en 43' : cette petite musique-là est absolument insupportable".
"Dans toute société en situation de crise, face à l'injustice, chaque citoyen se trouve un jour placé face à ses responsabilités", lui répond Lioret. "George Brassens a parfaitement illustré le choix de cet engagement dans sa Chanson pour l'Auvergnat. A mon époque, la nôtre, je fais de même avec mon film", poursuit-il."Sachez qu'en l'occurrence, je ne mets pas en parallèle la traque des juifs et la Shoah, avec les persécutions dont sont victimes les migrants du Calaisis et les bénévoles qui tentent de leur venir en aide, mais les mécanismes répressifs qui y ressemblent étrangement ainsi que les comportements d'hommes et de femmes face à cette répression", poursuit le réalisateur dans sa lettre ouverte à M. Besson.
Dans Welcome, qui sort mercredi, Vincent Lindon incarne un maître nageur de Calais qui s'attache à un adolescent irakien immigré clandestin, arrivé dans cette ville du Pas-de-Calais et prêt à tout pour rejoindre sa petite amie émigrée à Londres.
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod=99120-note-64247.html |
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Comme au Cinéma |
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Entretien avec Philippe Lioret
Comment est né le projet de Welcome?
D’abord de l’envie énorme de faire un film sur ce sujet-là et pas sur un autre. Sur ces types qui, fuyant leurs pays malades, veulent à tout prix rejoindre cet eldorado qu’est l’Angleterre à leurs yeux et qui, après un périple invraisemblable, se retrouvent coincés à Calais, brimés, brutalisés et humiliés à quelques kilomètres des côtes anglaises qu’ils aperçoivent là-bas. Un soir, nous avons évoqué cela avec Olivier Adam et je me suis dit que cet endroit était un peu notre frontière mexicaine à nous, qu’il n’y avait qu’à creuser pour y trouver une dramaturgie formidable. J’en ai parlé avec Emmanuel Courcol et nous avons commencé à réfléchir à une histoire qui se passerait dans ce cadre-là.
Vous avez procédé comment ?
Avec Emmanuel, on a pris contact avec les associations qui font ce qu’elles peuvent pour aider ces types
et on est parti pour Calais. pendant plusieurs jours d’un hiver glacial, on a côtoyé la vie de ces bénévoles
et celle infernale des réfugiés : la "jungle" dans laquelle ils trouvent refuge, le racket des passeurs, les in- cessantes persécutions policières - une garnison entière de Crs leur est dédiée - , les centres de rétention, les contrôles des camions dans lesquels ils se faufilent pour monter sur les ferries et dans lesquels ils risquent leurs vies pour échapper aux détecteurs de Co2, de battements de cœur, scanners, etc ...
Ce qui nous a beaucoup surpris c’est l’âge des réfugiés, les plus vieux n’ont pas 25 ans. Il y a même des gamins d’une quinzaine d’années qui entreprennent seuls ce périple fou. En parlant avec Sylvie Copyans de l’association salam, on a appris que plusieurs d’entre eux, en désespoir de cause, avaient même tenté de traverser à la nage ... Au bout de quelques jours, on est rentré à paris avec tout ça dans la tête, sans se dire un mot dans la voiture.
Comment s’est élaborée la trame du scénario ?
Cette histoire d’un jeune type qui veut traverser la Manche à la nage nous hantait. C’est Emmanuel qui, le premier, a dit : "Il va à la piscine de Calais pour s’entraîner". et j’ai ajouté : "et il rencontre un maître nageur". en deux phrases, on tenait la trame et les personnages, tout en sachant qu’on n’était pas dans une "surscénarisation", dans une histoire à deux balles, et qu’on ne trahissait pas le vécu des réfugiés.
Le sujet était tellement fort, tellement incarné par l’actualité des migrants, qu’il fallait que l’honnêteté prime. |
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Comme au Cinéma |
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Entretien avec Vincent Lindon
Qu’est-ce qui vous a touché dans Welcome?
Quand Philippe m’a parlé de cette histoire, elle m’a immédiatement emporté. Je me souviens qu’à la fin d’un déjeuner ensemble, je lui ai dit que je ne lirai le scénario que par plaisir. J’étais déjà certain de vouloir faire ce film. Plus tard, après l’avoir lu, je l’ai appelé pour lui dire à quel point j’étais emballé par ce très beau mélange de rugosité et de tendresse, et qu’il fallait que nous tournions vite tant j’étais impatient.
Ce que j’aime dans le cinéma de Philippe, c’est qu’il arrive à s’emparer d’un sujet très fort - en l’occurrence, le sort des réfugiés à Calais -, mais qu’il ne l’aborde pas frontalement. Il préfère s’attacher aux personnages, à leur affectif, à celui de Simon et à celui de Bilal, car tout est lié dans ce film : la petite histoire et la grande. La dramaturgie en est d’autant plus forte.
Est-ce que Philippe Lioret vous a parlé de Simon ?
En quelques mots seulement. En réalité, on a surtout parlé d’infimes détails. Ce sont des éléments instinctifs qui campent un personnage. Pendant le tournage, on a discuté des heures au bar de l’hôtel - mais pas forcément du film. On parlait de la vie, des femmes, de nos enfants, des films qu’on aimait ...
Comment vous êtes-vous approprié le personnage ?
Encore une fois, ce sont les détails qui m’intéressent. Au cinéma, je pense que l’habit fait le moine. Dans les scènes de piscine, je me focalise sur la manière dont tombe mon survêtement, sur mes claquettes de maître-nageur. Ce qui compte pour moi, c’est de savoir si l’apparence du type que je joue est crédible :
les chaussures, le sifflet, le t-shirt et un peu de ventre aussi. Simon est un ex-nageur professionnel qui, depuis qu’il a abandonné la compétition, a pris du poids. Alors, pour devenir Simon, j’en ai pris moi- même, pour "faire le poids". tout doit sonner juste, les personnages, les sons qui résonnent dans la piscine, tout. La psychologie arrive après ; j’attaque d’abord la forme, le fond vient après. |
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Comme au Cinéma |
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Entretien avec Audrey Dana
Qu’est-ce qui vous a amené à tourner Welcome?
À chaque fois que j’ai vu le travail de philippe, je me suis dit "voilà un réalisateur avec qui je rêverais de tourner". Il est venu à l’une des premières projections de Roman De Gare de Claude Lelouch et m’a dit qu’il pensait à moi pour un film à venir ... Je ne savais pas que c’était le prochain, lui non plus d’ailleurs car pour ce rôle il avait déjà envisagé quelqu’un d’autre.
Quelques temps ont passé pendant lesquels je sais qu’il a réfléchi, mais je n’étais toujours pas celle qu’il imaginait, il pensait que j’étais trop jeune pour jouer la femme de Vincent. et puis la vie a joué en ma faveur car après que mon nom soit revenu plusieurs fois, il s’est décidé à me rappeler et on a eu rendez-vous dès le lendemain ... du haut de mes 30 ans je me suis installée à la table du restaurant et quelques minutes plus tard, il levait son verre à mes 35 ans et m’appelait Marion.
Quand j’ai lu le scénario, pour la première fois je me suis vraiment autorisée à être heureuse d’avoir été choisie pour ce rôle.
Vous sentez-vous proche du personnage de Marion ?
Le rôle n’était pas évident pour moi, même si Philippe pensait le contraire. Marion est une fille simple et humaine, mais surtout très calme, très posée et très centrée. Elle est prof d’anglais, elle est engagée ... Je me sens tellement plus énervée, plus névrosée, plus compliquée ... Face à cette fille super construite, je me suis sentie devant un grand trou noir. J’ai l’impression que c’est le rôle qui a été le plus difficile pour moi jusqu’ici. Sans parler du fait qu’elle a vécu dix ans avec un homme. dix ans c’est long et je n’ai jamais eu une relation si longue. Il fallait donc tout apprendre, tout lâcher, m’abandonner ... laisser de côté mes références et mes repères ... Avec le recul, aujourd’hui, j’ai adoré rencontrer et devenir Marion ... ça a été comme une leçon d’humilité.
Comment se passe le travail avec Philippe Lioret ?
Philippe voit un film et pas un autre. Quand il écrit un scénario, il n’y a rien d’approximatif. Son travail d’auteur est déjà celui de réalisateur.
Ce n’est pas toujours facile à suivre parce qu’il est si précis qu’il ne comprend pas toujours pourquoi tout le monde ne voit pas ce qu’il a en tête. Mais c’est aussi tellement rassurant ... Avec lui, on est pris en main totalement et on sait qu’on est en train de faire du bon travail. Voilà, avec Philippe, on travaille ... pas de chichi, du travail rien que du travail. Son exigence est contagieuse, tout le monde sur le plateau est en train de jouer sa vie, de vivre ses plus importantes heures ... Je sais que si les gens aiment le film c’est grâce à lui, s’ils trouvent les acteurs bons, c’est aussi lui ... et s’ils détestent, ils peuvent s’en prendre à lui aussi. Le film, c’est lui.
Je me souviens d’une nuit de tournage où nous avions tellement répété le texte et les déplacements que j’ai eu l’impression d’entrer dans une forme de transe ... C’est la première fois que je travaillais comme ça et ça m’a beaucoup appris. Et je crois que maintenant je n’aborde plus ce métier de la même manière. |
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cinenews - David Morelli |
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Tout le propos de Philippe Lioret tient dans un plan fugace. Devant la porte d'un voisin délateur gît un paillasson orné de la traditionnelle mention "Welcome". Bienvenue. Pied de nez terrible d'une Europe qui foule ce mot et les valeurs d'accueil et de solidarité qu'il implique. Si 'Welcome' bouleverse, c'est tout d'abord parce qu'il nous tend un miroir qui fait honte. Ici et maintenant, à quelques kilomètres de chez nous, des hommes se déchirent et mettent leur vie en péril pour pouvoir passer une frontière que les marchandises traversent sans entraves. 'Welcome' remue parce qu'il nous met face à un choix moral: sommes-nous prêts à désobéir aux lois si elles sont incompatibles avec le respect de la dignité humaine. Enfin, 'Welcome' émeut parce que, dans ce monde fliqué où l'on parque les migrants comme des criminels, un acte d'amour, s'il ne peut déplacer un centre de détention, peut faire traverser les océans. Vincent Lindon incarne, avec une rage refoulée, ce citoyen qui prend conscience qu'il doit aider Bilal à retrouver sa bien-aimée s'il veut se retrouver lui-même. Lioret signe un magnifique film qui reflète, sans angélisme ni pathos, la réalité dramatique de ces vies en transit et qui rappelle que face à l'arbitraire, la désobéissance civile est une option légitimement envisageable. |
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Source : http://www.cinenews.be/Critics.Detail.cfm?ContentsID=13343&lang=fr |
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le ligueur citoyen parent - Patrice Gilly |
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Humanité, fraternité, paternité, le dernier film de Philipe Lioret prend au cœur et aux tripes. (...) Les personnages vibrent sincèrement et, du coup, donnent du relief à une réalité sociale que La France occulte depuis la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, tout comme nos politiques tergiversent pour régler le statut des sans papiers. Les acteurs portent en eux une humanité et une cohésion révélées au cours de lectures collectives préliminaires de leurs rôles. Le film est dense, intense et terriblement beau dans ses images aux couleurs naturalistes. L’indicible parle aux travers de gestes contenus, d’attitudes discrètes, amenant chaque spectateur à se dire que, oui, ces gens-là me ressemblent. Courez voir ce grand film, à la portée des petits et des grands. A regarder en famille, comme cette mère et sa fille de 10 ans, qui a beaucoup aimé. « C’est beau, même si c’est triste ». La beauté anime la démarche de Philippe Lioret qui aime à dire que "l’oeil ramène du beau tout le temps." |
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Source : http://leligueur.citoyenparent.be/rubrique/coup-de-coeur/3/cinema/46/welcome-sans-attendre.html |
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le soir - NICOLAS CROUSSE |
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Le cœur est un muscle qui a du ressort, disait Woody Allen. Lioret en apporte la démonstration avec ce beau film qui invite à désobéir à la loi quand celle-ci s'oppose à la dignité humaine. Avec cette fable contemporaine, doublée d'un commentaire à chaud sur l'actuelle politique d'immigration de sa France, l'auteur de Je vais bien, ne t'en fais pas signe un film extrêmement touchant, tout en poussant un très virulent coup de gueule. Que nous dit son film ? Que dans le monde qui est le nôtre, où au nom de la loi l'on parque aujourd'hui dans des camps les damnés de la terre, il faut pouvoir s'engager. Qu'il faut prôner la désobéissance civique. Qu'entre son âme et le bon sens, il faut sans cesse faire le choix de la conscience, car ce sera toujours celui du cœur. Et que la France, prise aujourd'hui entre tradition d'accueil et tentation ultrasécuritaire sous le gouvernement Sarkozy, serait bien inspirée d'en revenir à ses belles traditions. Lioret tient avec ce film, qui doit beaucoup à la qualité d'interprétation de ses deux protagonistes, de l'héritage de Capra. Ce qui est un sacré compliment. |
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Source : http://www.lesoir.be/channels/cinema/welcome-bienvenue-et-vive-la-2009-03-25-697655.shtml |
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Comme Au Cinéma |
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Un film indispensable, poignant, et qui redonne foi dans la capacité du cinéma français à se frotter au réel et à l’actualité. (Studio CinéLive - L.D.)
Un film intense et profond au casting impeccable. (A Nous Paris - Fabien Menguy)
Pour l'instant, le plus beau film français de l'année. (Le Point - F.-G. L.)
Un film magnifique. (Le Journal du Dimanche - Carlos Gomez)
Philippe Lioret puise dans l’actualité la matière d’un drame moderne, avec une noirceur rare dans le cinéma français. (Metro - J.V.)
Le calvaire des migrants clandestins est décrit avec minutie, sensibilité et réalisme dans une histoire d’amitié pudique. (20 Minutes - J.V.)
D’ores et déjà, un des grands films de l’année. (VSD - B.A.)
Son film, intense et beau, donne le frisson. (Télérama - Pierre Murat)
(…) Une oeuvre de chair et de sang. (Le Figaro - Eric Neuhoff)
Le film semble parti pour combler l’ambition de son auteur : Prouver que le cinéma n’a pas besoin d’être racoleur pour être rentable. (L'Express - C.Ca.)
(...) c'est la grande affaire politique du cinéma de raconter la résistance et le courage d'hommes ordinaires. (Positif - Elise Domenach)
Le réalisateur du précieux "Je vais bien ne t’en fais pas" nous chavire avec des histoires simples ou l’authenticité et l’émotion sont à l’œuvre. (Télé 7 Jours - Julien Barcilon)
Welcome parle de l’état du monde et de la complexité de l’âme avec un minimalisme admirable. (Première - C.N.)
Le film de Philippe Lioret se distingue de ses prédécesseurs par son projet, mené à bien, de placer le spectateur aux côtés du candidat au voyage et de l'obliger à se poser la question du jour : "Que ferais-je, moi, à la place de Simon ?" (Le Monde - Thomas Sotinel)
Un beau film remuant et généreux. (Ouest France)
Tout en retenue, beau et rude, boulversant. (TéléCinéObs - M.-E.R)
Vincent Lindon et Firat Ayverdi, tous deux remarquables, apportent l'épaisseur du vécu à ce film puissant et terrible qui ne peut que nous révolter. (Paris Match - Alain Spira)
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Source : http://www.commeaucinema.com/critiques=99120.html |
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la libre - Alain Lorfèvre |
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Un garçon et une fille : c’est toujours la même histoire, sauf que celle-ci se passe à Calais, aujourd’hui
Ça commence comme un documentaire. La nuit, sur des aires d’autoroutes, des clandestins investissent un poids lourd, moyennant paiement - 500 euros. Pour éviter d’être détectés par les capteurs de CO² de la police des frontières, les passagers se mettent la tête dans des sacs en plastique.
Les chanceux aboutiront en Angleterre - où ils pourront bosser comme esclaves dans les arrière-salles des restaurants ou sur des chantiers. Ceux qui sont pris échouent à Sangate. Ou, plutôt, à ses portes, le centre ayant fermé. D’où une situation kafkaïenne : les sans-papiers ne peuvent ni poursuivre leur voyage ni rentrer chez eux. Ils traînent donc dans les rues de Calais, menant un jeu de cache-cache et de dupes avec la police qui multiplie les rafles. Gare à celui qui aide un sans-papiers : cinq ans de prison et 30000 euros d’amende pourraient l’attendre au tournant.
Mais Philippe Lioret n’est pas là pour faire un documentaire. C’est sur les pas de Bilal (Firat Ayverdi) qu’il filme, des pas qui le font croiser le chemin de Simon (Vincent Lindon, comme un poisson dans l’eau), maître nageur dans une piscine municipale, à bout de souffle d’une vie d’échecs - le dernier en date: son divorce avec Marion (Audray Dana).
Dans "Je vais bien, ne t’en fais pas", Philippe Lioret construisait sa trame narrative sur une disparition. Dans "Welcome", la séparation est le moteur du récit. Celle qu’affronte Simon, donc. Mais aussi celle contre laquelle lutte Bilal qui a traversé deux continents pour retrouver Mina (Derya Ayverdi), son aimée. Ce n’est pas un dernier bras de mer qui l’arrêtera, d’autant que le temps presse, son père a promis Mina à un cousin plus âgé.
Facile, dira-t-on, de faire pleurer sur le sort des sans-papiers avec une bleuette. Mais, comme ils le rappellent, Lioret et Lindon font du cinéma. Ici, donc, priment les individus, avec leur histoire personnelle.
Traversée
Chacun a une traversée à accomplir. Bilal, celle des dix petits kilomètres qui séparent Calais des falaises de Douvres. Simon, celle de lui-même pour réapprendre à vivre, avec ou sans Marion. C’est au bord de la piscine ou dans l’appartement de Simon que, soudain, tous les drames qui se jouent à nos portes deviennent tangibles à travers la relation complexe qui se noue entre Bilal et Simon. On retrouve dans cette relation l’écho de celle de "Tombé du ciel", le premier film de Lioret qui, il y a quinze ans, révélait déjà, mais par le conte, la situation des sans-papiers.
Rien n’a changé, que du contraire. Le ton se durcit en conséquence. Lioret montre les descentes de la police à coup de gaz lacrymogène sur les soupes populaires, ose les parallélismes dérangeants (un chiffre d’identification sur un avant-bras), s’engage face à la postérité (Sarkozy clamant à la télé: "J’assume tout ce que j’ai dit et fait."). Mais le réalisateur nuance, aussi : s’il n’aime guère les délateurs ou une législation "scélérate", il livre d’un commissaire (Olivier Rabourdin, parfait) un portrait subtil et solide.
Le scope donne de l’ampleur à l’intime, magnifie une réalité crue. Les docks calaisiens deviennent un labyrinthe impressionniste, où errent les sans-papiers, et, sur les flots du Channe l, un tanker prend l’apparence d’un léviathan menaçant d’engloutir celui qui tente l’impossible. |
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Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/490989/pas-bienvenu-chez-les-ch-tis.html |
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DH - Isabelle Monnart |
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De l'autre côté de la mer, l'amour. Derrière le drame sociétal, Philippe Lioret a mis du cœur et beaucoup d'amour
Bilal, 17 ans, vient de parcourir 4.000 kilomètres à pied, fuyant le Kurdistan irakien. Son long périple s'achève là, sur un bout de plage, à Calais. À quelques kilomètres, seulement, des côtes anglaises. Il est prêt à tout pour traverser car, de l'autre côté de la mer, il y a l'amour. Après avoir échoué à s'y rendre caché dans un camion, il décide de se lancer à la nage et prend des cours à la piscine municipale.
Sur le bord du grand bassin, il fait la rencontre de Simon, maître-nageur à la dérive depuis que sa femme, Marion, a décidé de s'en aller. Lui l'aime encore, et c'est un peu pour la reconquérir - elle la militante, la bénévole auprès des réfugiés - qu'il apprend à Bilal à nager. Au fil du temps, Simon s'implique d'avantage dans la vie du jeune garçon et se prend, pour lui, d'une amitié quasi paternelle.
Trois ans après avoir magistralement adapté le roman Je vais bien, ne t'en fais pas , d'Olivier Adam, Philippe Lioret revient avec, cette fois, un scénario original des plus touchants. Brossée à petites touches, la toile de fond qu'il peint pour planter son décor est d'une incroyable richesse d'émotions et de sentiments. Ici, rien n'est dit, tout est suggéré. L'amour est filmé avec pudeur, l'amitié aussi, et cela en décuple l'ampleur.
Discrète, la caméra du réalisateur ne manque pourtant aucun battement de cil et suit au plus près chacun des protagonistes. Et lesquels... Tous, de Firat Ayverdi à Vincent Lindon, d'Audrey Dana à Olivier Rabourdin (magnifique lieutenant de police) et Derya Ayverdi, jouent juste et font oublier que l'on est ici au cinéma et pas dans un documentaire. Il y a d'ailleurs, parfois, un peu de cela dans le film de Lioret : le centre où sont rassemblés et marqués les étrangers en situation irrégulière aurait pu être au cœur d'un sujet d'Envoyé Spécial .
Sauf qu'ici, il y a un peu plus. Une histoire d'amour, et même deux. Des hommes et des femmes qui s'impliquent, qui disent leur colère, qui ne veulent pas de cette France-là, qui condamne celles et ceux qui n'aspirent qu'à un peu plus de dignité dans le traitement des êtres humains.
En ouvrant son film par une longue introduction de plus d'un quart d'heure, étouffante, sous les bâches des camions, en refusant de faire apparaître un visage connu - celui de Lindon - après trois pages de scénario, Philippe Lioret montre une autre forme de courage : celle qui veut que l'on ne cède pas aux lois du box-office. Dans son esprit, il n'a jamais été question de faire entrer le public d'une autre manière dans son film. Respect. Encore une fois. |
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Source : http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1004030-Welcome.htm?criticId=2368 |
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cinelibre |
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Sur le thème délicat de l'immigration clandestine et du risque que prennent certains Français pour leur venir en aide, Philippe Lioret réussit un film aussi fort que touchant. Le réalisateur de «Je vais bien, ne t'en fais pas» trouve en Vincent Lindon l’interprète idéal d'une douloureuse autant que généreuse prise de conscience. (Télépro)
Un film absolument magnifique, parce que non seulement il y a une toile de fond politique mais c’est surtout porté par des personnages de chair et de sang, incarnés notamment de manière très juste par Vincent Lindon qui trouve ici le rôle de sa vie. Lioret a trouvé l'équilibre parfait entre la fiction et la réalité qu’il dénonce. (Hugues Dayez)
Un beau film qui invite à désobéir à la loi quand celle-ci s'oppose à la dignité humaine. Avec cette fable contemporaine, doublée d’un commentaire à chaud sur l’actuelle politique d’immigration de sa France, l’auteur de « Je vais bien, ne t’en fais pas » signe un film extrêmement touchant, tout en poussant un très virulent coup de gueule. Lioret tient avec ce film, qui doit beaucoup à la qualité d’interprétation de ses deux protagonistes, de l’héritage de Capra. Ce qui est un sacré compliment. (Le Soir)
Welcome, film humaniste par excellence, touche directement au cœur. Un interprétation sensible et juste. (Télé Moustique)
Avec Welcome Philippe Lioret, réalisateur et scénariste, s’empare d’un fait de société comme on dit, mais de la meilleure manière qui soit, à savoir en faisant de ces clandestins autre chose que des numéros, que des statistiques, et en s’intéressant à leurs conditions de survie au quotidien et à leurs tentatives désespérées pour atteindre l’objectif qu’ils se sont fixés. (...) La mis en scène de Welcome est directe, sèche à souhait, sans affèterie, comme si le sujet et l'histoire imposaient leur nécessité au film, nécessité de rythme, de tension, mais aussi manière d’éviter soigneusement toute forme de pathos sans rien gommer pour autant de la dimension édifiante, dans le bon sens du terme, de ce récit. Une belle fiction réaliste mêlant l’intime et le politique. (Jean-Louis Dupont, Première Séance, RTBF)
Un film indispensable et poignant qui redonne foi dans la capacité du cinéma français à se frotter au réel et à l'actualité.(Studio Ciné Live)
Un film intense et beau qui donne des frissons, avec un Vincent Lindon gêné et génial. (Télérama)
La réussite de "Welcome", sa faculté à rendre évidente l'aspiration de Bilal à franchir la mer et la résolution de Simon à l'aider , tient aussi aux acteurs.
Vincent Lindon fournit une prestation irréprochable. (Libération)
Philippe Lioret revient avec un superbe film poignant et touchant, portrait âpre et frontal d'un homme qui décide de se mettre en danger pour en aider un autre. Vincent Lindon et Firat Ayverdi sont magistraux, la mise en scène de Lioret tout simplement juste et convaincante. (Dvdrama)
La réussite de Welcome tient aussi aux acteurs. Philippe Lioret se distingue de ses prédécesseurs par son projet, mené à bien, de placer le spectateur aux côtés du candidat au voyage. (Le Monde) |
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Source : http://www.cinelibre.be/scripts/Films.Fiche.cfm?id=1150&Content=Echos |
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amnesty international - Gilles Bechet |
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Autour de beaux personnages, Philippe Lioret tisse la trame d’une fiction crédible, sans effets appuyés. Simon, un maître-nageur en pleine déroute sentimentale, décide d’aider un jeune clandestin irakien qui cherche à traverser la Manche à la nage pour rejoindre sa petite amie. Et voilà ce citoyen ordinaire pris dans l’engrenage de ses propres actes. Lui qui regardait à peine ces furtives silhouettes agglutinées près du port prend soudainement conscience des sacrifices qu’ils ont endurés pour accomplir un périple de plus de 4 000 km et goûte au sort que les autorités françaises réservent aux illégaux et à tous ceux qui leur tendent la main. Jamais parasité par les sentiments, les bavardages et les actions inutiles, le film se révèle prenant sans jamais se poser en donneur de leçons. Vincent Lindon campe un Simon, physique, rugueux et généreux, au diapason d’une distribution tout entière au service du récit. |
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Source : http://www.amnestyinternational.be/doc/article14327.html |
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