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| Mathieu Lievin, 40 ans, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise Maya, son amour de jeunesse, qu'il n'a pas revue depuis quinze années. Accompagnée d'un homme et d'une petite fille, elle ne lui adresse pas la parole. Deux heures plus tard, le téléphone sonne dans la maison familiale : c'est Maya qui l'invite à venir la retrouver chez elle. Il hésite un court instant puis accepte ... Sur un sujet rebattu - la résurrection d'une passion qu'on croyait éteinte - Cédric Kahn signe une œuvre d'une rare intensité. Le réalisateur filme ici les sentiments comme des êtres vivants, des créatures indomptables. Tout au long de ce haletant thriller amoureux, Yvan Attal et Valeria Bruni Tedeschi en grande forme se suivent, s'esquivent, s'enfuient par tous les moyens de transport... En un mot, "Les Regrets" est un film qui vous transporte. (AlloCiné) |
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L' Ennui, Roberto Succo, Feux rouges. .. En quelques décennies, Cédric Kahn érige sa carrière de réalisateur par le biais de l'adaptation. Du roman passionnel au thriller, de Simenon à Moravia, son style, souvent associé au naturalisme, se consolide progressivement. Sonder le chaos intérieur, guetter l'orage, Cédric Kahn en fait ses spécialités. Formé au montage dès l'âge de 21 ans pour Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, il alterne dès les années 1990 écriture scénaristique et mise en scène.
Ses deux courts métrages Nadir et Les Dernières Heures du millénaire voient le jour en même temps que ses premiers scripts, Outremer de Brigitte Roüan et Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel de Laurence Ferreira Barbosa. En 1993, Cédric Kahn se lance définitivement dans la réalisation avec le long métrage sentimental Bar des rails, en compétition au Festival de Venise. Suivent plusieurs adaptations littéraires dont l'étonnant L' Avion, inspiré d'une bande dessinée enfantine.
Entre-temps, il collabore avec Arte pour plusieurs téléfilms, signe le scénario des Ambitieux de Catherine Corsino et joue même les comédiens pour Xavier Beauvois dans N' oublie pas que tu vas mourir et Laurence Ferreira Barbosa dans La Vie moderne, aux côtés de Catherine Deneuve. Régulièrement invité et récompensé par les festivals internationaux, il devient juré du Festival de Deauville en 2008. L'année suivante, il revient avec son septième opus, Les Regrets, emmené par Yvan Attal et Valéria Bruni Tedeschi. (Source : Evene)
Toute sa filmographie en tant que :
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Propos croisés |
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Une histoire d’amour
Cédric Kahn : Les Regrets est parti du constat que j’avais toujours évité les émotions, même dans L'Ennui, qui est d’abord une histoire d’obsession sexuelle, de cruauté et de rapports de force, pas de sentiments. Une histoire d’amour, c’est un basique au cinéma, l’équivalent d’un tailleur pour un couturier ! Au vu de l’histoire du cinéma, c’est ultra rebattu et classique, mais au vu de mon histoire personnelle, c’était un défi énorme !
Valéria Bruni Tedeschi : Les Regrets est un film très romanesque qui pose la question : «Quand est-ce qu’on a vraiment aimé dans sa vie ? Est-ce aujourd’hui, il y a 20 ans, 6 ans ? Combien de fois peut-on aimer ? Quelle est notre capacité à aimer ? Et si un jour on a rencontré le grand amour, pourquoi n’est-on plus avec lui ? Est-ce que notre vie a du sens ailleurs que dans cet amour ? Autant de questions que parfois on n’ose pas se poser parce qu’elles peuvent être trop bouleversantes.
Yvan Attal : On croit à l’histoire d’amour entre Maya et Mathieu. Elle n’est pas posée comme telle, on a vraiment l’impression qu’il faut qu’ils soient ensemble.
Arly Jover : Est-ce vraiment de l’amour que Mathieu éprouve pour Maya ? N’est-ce pas plutôt une obsession, une maladie ? Peut-être qu’à 15 ou 16 ans, je prenais moi aussi cette forme de sentiments passionnés pour de l’amour. Plus maintenant. L’amour, c’est aussi partager le quotidien, voire le travail, comme le font Lisa et Mathieu. Mais peut-être que je pense ça parce que je jouais Lisa et que j’ai envie de défendre son couple !
Cédric Kahn : Assumer le film comme totalement sentimental, c’était le plus périlleux pour moi ! Je ne voulais pas me cacher derrière une intrigue policière, une figure de style, une virtuosité ou un défi de mise en scène. Je voulais assumer que les sentiments soient à la fois le point de départ et d’arrivée du film. Je n’avais rien entre les mains, si ce n’est l’impudeur, la sincérité, l’expérience personnelle.
Le scénario
Cédric Kahn : La construction était compliquée car je ne pouvais que forer, aller en profondeur, progresser «à la verticale», par rebondissements intimes. Je ne voulais pas m’appuyer sur des événements et obstacles extérieurs, car très vite, je serais tombé dans les codes de la comédie ou du drame sentimental. Dans Les Regrets, l’amour est motivé et empêché de l’intérieur des personnages.
Valéria Bruni Tedeschi : J’avais entendu parler du scénario et que Cédric pensait peut-être à moi. Mais il ne m’a pas contactée tout de suite. Ce projet était donc en attente dans un petit coin de mon imaginaire. J’étais contente et curieuse d’enfin le lire, d’autant plus que j’aime le cinéma de Cédric, que ça fait des années que j’avais envie de travailler avec lui. Les Regrets fait partie des films que je n’ai pas choisis de faire. Il s’est imposé de manière évidente. Il y avait à la fois une simplicité et une complexité dans le scénario : complexité des sentiments et simplicité du récit.
Arly Jover : C’est une histoire simple dont on peut se demander sur quoi elle tient. Les scénarios plus dramatisés et construits sont plus évidents. Là, c’était difficile d’identifier le film au scénario. Ce scénario, dans les mains d’un autre metteur en scène que Cédric, probablement que je ne l’aurais pas accepté. En gros, j’étais moins séduit par le scénario en lui-même que par la possibilité de travailler avec Cédric ! Je me disais qu’il aurait forcément un regard intéressant sur cette histoire.
Valéria Bruni Tedeschi : J’aimais l’écriture des dialogues, simple et naturelle mais avec des surgissements de moments très littéraires, comme des monologues qu’il me semblait important de ne pas naturaliser ou gommer. Tout d’un coup, comme au théâtre, les personnages se mettent à parler, à parler ... (Suite sur Comme Au Cinema). |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/les-regrets,111703 |
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Les Personnages |
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Valéria Bruni Tedeschi est Maya
Cédric Kahn : J’étais scénariste sur Les Gens Normaux N'Ont Rien D'Exceptionnel, je connais Valéria depuis longtemps. J’ai été témoin privilégié de son éclosion d’actrice. J’ai envie de tourner avec elle depuis cette époque-là ! Les Regrets m’a paru être le bon moment de concrétiser cette rencontre. Je pense qu’elle a une place à part dans le cinéma, qu’elle n’est pas interchangeable. Elle peut être à la fois belle, drôle et tragique et a une grande capacité d’émotion. Pour moi, il était évident que ce rôle d’amoureuse lui irait comme un gant. Le seul risque, c’était qu’elle n’en ait pas envie.
Valéria Bruni Tedeschi : Le film est douloureux mais le tournage était joyeux. Cédric m’a amenée à un endroit de moi avec douceur, je n’arrachais pas les choses à moi-même, même les émotions les plus violentes. Cédric est exigeant mais doux. Du coup, on devient doux avec soi-même. Pour Maya, je pensais aux personnages de femme amoureuse joués par Meryl Streep dans Falling In Love ou Sur La Route De Madison.
Yvan Attal : Je n’avais jamais travaillé avec Valéria, hormis une petite scène dans son film Il Est Plus Facile Pour Un Chameau... Mais on se connaît depuis longtemps, j’ai vu ses films. Il y avait une immédiateté entre nous, on était tout de suite dans le cœur du travail, il n’y a pas eu cette phase de séduction qui fait minauder. Valéria est vraiment particulière. Elle n’est pas une actrice à la mode, elle n’a pas une once de vulgarité, elle ne se contente jamais de faire ce qu’elle sait faire. Il y a longtemps que je n’avais pas travaillé avec une actrice aussi honnête. Au début, elle m’exaspérait parce qu’elle voulait toujours reprendre les choses en amont. Si on tournait une scène, il fallait qu’on répète celle d’avant pour se remettre dans le parcours. En fait, elle avait raison ! Quand on devient un acteur professionnel, on croit qu’on sait. Valéria, elle, n’a pas perdu cette manière un peu laborieuse d’aller chercher le personnage. On ne peut pas être léger en face d’elle, elle vous place d’emblée dans une exigence. (Suite sur Comme Au Cinema). |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/les-regrets,111703-note-69984 |
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canal plus |
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Cédric Kahn explique que LES REGRETS "est parti du constat que j'avais toujours évité les émotions, même dans L'ENNUI, qui est d'abord une histoire d'obsession sexuelle, de cruauté et de rapports de force, pas de sentiments. Une histoire d'amour, c'est un basique au cinéma ! Au vu de l'histoire du cinéma, c'est ultra rebattu et classique, mais au vu de mon histoire personnelle, c'était un défi énorme !".
LA FEMME D'A COTE de François Truffaut représente la source d'inspiration du film LES REGRETS. "Je voulais me confronter aux sentiments par le biais d'un retour d'amour en référence à ce film, confie le réalisateur".
A propos de son film, Cédric Kahn note qu'il y a "des amours qui sont faites pour se réaliser et des amours qui sont faites pour perdurer dans le fantasme. L'histoire de Maya et Mathieu est à la fois éternelle et irréalisable. LES REGRETS aurait aussi pu s'appeller TOUJOURS OU JAMAIS : il n'y a pas de fin à leur histoire, elle a un avenir permanent, c'est presque la définition de l'amour absolu". |
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Source : http://www.canalplus.fr/c-cinema-en-salles/c-tous-les-films/cid216945-les-regrets.html |
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avoir a lire - Jean-Claude Moireau |
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(...) Ce qui intéresse Kahn, et ce qui nous intéresse, ce sont les conséquences de cette passion et son évolution quasi virale. Quand le désir, qu’il soit d’ordre amoureux ou non, devient une obsession et pulvérise les barrières morales. (...) Là où certains se seraient vautrés dans le gros mélo qui tâche, Kahn choisit judicieusement de donner à son film des allures de thriller. Quoi de plus naturel de jouer avec le suspense et de créer une atmosphère inquiétante lorsque l’on parle de mystères, même s’il s’agit de ceux des sentiments. (...). L’envoûtante musique de Philip Glass souligne avec pertinence ce délicieux malaise. (...)
A cela s’ajoute paradoxalement une dimension comique indéniable. Réapprendre à aimer et gérer les aléas de l’adultère en sont les deux principaux ressorts. Les rendez-vous manqués, les chambres d’hôtel (de luxe) réservées, les plans délirants sur la comète (...) Valéria Bruni Tedeschi et Yvan Attal nous offrent deux compositions remarquablement justes même dans l’excès, Arly Jover tire le meilleur parti de son "mauvais rôle" (...) t Philippe Katerine est plus qu’à l’aise pour camper cet improbable José Bové alcoolo. (...) |
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Source : http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=12118 |
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