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Titre
original |
The Young Victoria |
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Titre français |
Victoria : les jeunes années d'une Reine |
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Réalisation |
Jean-Marc Vallée |
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Scénario |
Jean-Marc Vallée |
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Interprétation |
Emily Blunt (La Reine Victoria), Rupert Friend (Le Prince Albert), Paul Bettany (Lord Melbourne), Miranda Richardson (La Duchesse De Kent), Jim Broadbent (Le Roi Guillaume), Thomas Kretschmann (Le Roi Leopold de Belgique), Mark Strong (Sir John Conroy), Jesper Christensen (Le Baron Stockmar), Harriet Walter (La Reine Adelaide), Jeanette Hain (La Baronne Lehzen) Julian Glover (Le Duc de Wellington), Michael Maloney (Sir Robert Peel), Michiel Huisman (Ernest), Genevieve O'Reilly (Lady Flora Hastings), Rachael Stirling (La Duchesse de Sutherland), ... |
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Musique |
Ilan Eshkeri |
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Photographie |
Hagen Bogdanski |
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Pays |
Grande-Bretagne, USA |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 44’ |
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Genre |
Drame, Historique, Romance |
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Production |
Sarah Ferguson, Tim Headington, Graham King & Martin Scorsese |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 10 septembre 2009 |
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Le film est projeté en version originale anglaise et allemande sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| La reine Victoria fut l'une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d'exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d'Angleterre à l'âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d'un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d'amour, devint une saga inégalée. Fasciné par la Reine Victoria avant son règne, puis dans ses jeunes années, Julian Fellowes, le scénariste du film, a voulu montrer un tout autre aspect de sa vie, de l'année qui précède son accession au trône jusqu’en 1840, année où elle épouse le prince Albert. Le cinéaste donne ainsi une image à mille lieues du portrait de la vieille veuve habillée de noir, au profit de l'esquisse d'une jeune fille romantique, aimant la danse et la musique. Il souligne également les tenants et aboutissants de sa venue sur le trône, le bouleversement qu'elle a provoqué et les conflits avec sa mère. |
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L'oeuvre éclectique de Jean-Marc Vallée naît en 1995 avec un premier film qui ne passe pas inaperçu : d'une inventivité visuelle inédite dans le cinéma québécois, le thriller érotique 'Liste noire' bénéficie de neuf nominations aux Genie Awards - les prix célébrant le cinéma canadien.
De passage à Hollywood, le réalisateur se voit confier la direction de deux épisodes de séries télévisées - 'Strangers' puis 'Los locos' -, tout en signant en parallèle des courts métrages : 'Les Fleurs magiques' (1995) puis 'Les Mots magiques' (1998) constituent les deux volets d'une trilogie évoquant les relations père-fils récompensés dans plusieurs festivals canadiens et étrangers.
Mais Jean-Marc Vallée travaille surtout sur un projet d'une grande ambition.
Cinq ans d'écriture, trois ans de développement puis deux ans de tournage et de post-production : tel est le temps nécessaire pour que 'C.R.A.Z.Y.' voit le jour en 2006.
Ce film personnel - en français - sur la différence et le passage à l'âge adulte connaît un immense succès dans le monde et remporte une vingtaine de prix dans des festivals internationaux.
Le cinéaste se distingue aussi par sa facilité à passer d'un genre à l'autre, puisque non content de réaliser des clips et des spots publicitaires, il s'essaie aussi à la reconstitution historique.
En 2009, 'Victoria, les jeunes années d'une reine' marque son retour aux Etats-Unis pour signer cette fresque portée par Emily Blunt dans le rôle titre. Jean-Marc Vallée n'a décidément pas fini de surprendre son public.
Source : EVENE
Toute sa filmographie en tant que :
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Autour du film |
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Le producteur anglais oscarisé Graham King produisait Les Infiltrés quand l’idée de Victoria : Les Jeunes Années D'Une Reine lui fut proposée. Il raconte : "Un ami commun m’a présenté à Sarah Ferguson, la duchesse d’York, qui m’a parlé de plusieurs histoires qu’elle avait en tête. Elle avait d’excellentes idées, et l’une d’entre elles concernait la reine Victoria. Elle m’a expliqué qu’elle avait toujours voulu montrer de la reine une image différente de celle que nous connaissons tous, c'est-à-dire celle de la veuve vêtue de noir. J’ai trouvé l’idée intéressante, et j’en ai parlé à Martin Scorsese qui m’a fait remarquer que cela n’avait encore jamais été fait. J’essayais de faire un film en Angleterre depuis quinze ans, mais jusqu’ici je n’avais pas encore trouvé le bon scénario, le bon sujet, l’émotion et la passion. Cette fois, c’était différent."
Ayant entendu parler du projet, le scénariste oscarisé Julian Fellowes contacta Graham King pour lui proposer d’écrire le scénario. Il raconte : "Je m’intéresse de près à la vie de la reine Victoria depuis de nombreuses années, je savais déjà tout sur elle et sur son époque, et je voulais absolument être celui qui allait raconter son histoire. J’ai fini par rencontrer Graham King et Martin Scorsese dans la caravane de Martin pendant le tournage des INFILTRES, pour moi cela a vraiment été un grand jour."
Graham King et Martin Scorsese ont été tellement séduits par les idées de Julian Fellowes qu’ils lui demandèrent immédiatement d’écrire un scénario. Six mois plus tard, celui-ci était terminé. Graham King commente : "C’était très impressionnant, sa première version du scénario était presque parfaite, j’ai tout de suite su que nous avions notre film. C’est très rare d’avoir un premier jet aussi excellent, mais comme Julian nous l’a expliqué, il était né pour écrire cette histoire."
Suite sur Comme Au Cinéma |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/victoria-les-jeunes-annees-d-une-reine,87522 |
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Une autre Vision des choses |
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Alors que le scénario était en cours d’écriture, les producteurs sont partis en quête de celui qui allait réaliser le film. Graham King se souvient : "Le film de Jean-marc Vallée, C.r.a.z.y., a fini par atterrir sur mon bureau. Je l’ai emmené chez moi un soir, je l’ai regardé, et j’ai vraiment été très impressionné. J’ai tout de suite appelé Martin Scorsese pour lui dire de le regarder parce que je pensais que Jean-marc Vallée avait un vrai talent sur le plan visuel, mais aussi dans sa façon de raconter et de mettre en scène ses personnages. Je trouvais son film très "scorsesien". Comme moi, Marty l’a adoré."
Graham King a ensuite rencontré Jean-marc Vallée et constaté qu’ils avaient la même approche de l’histoire. Le producteur continue : "Nous voulions tous les deux faire un film différent avec des images fortes et des personnages attachants. Jean-Marc était très demandé à Hollywood après C.r.a.z.y. et recevait quantité de scénarios, mais le nôtre était le seul qui le passionnait vraiment, et je trouvais sa vision du film très excitante." Le coproducteur Denis O’Sullivan ajoute : "J’ai regardé C.r.a.z.y. avec Graham fin 2006 et j’ai immédiatement senti que Jean-Marc avait une réelle affection pour les personnages jeunes en conflit avec eux-mêmes et leur famille, et c’est exactement ce que traverse la jeune reine Victoria. Pour nous, il était très important que le film repose avant tout sur les personnages. Notre objectif a toujours été de faire oublier aux gens qu’ils regardent un film historique après les quinze premières minutes, et de leur donner envie d’aimer Victoria et la famille très humaine qui l’entoure."
Le réalisateur Jean-marc Vallée a été séduit par la force du scénario de Julian Fellowes et la complexité et l’intégrité des personnages, et s’est senti particulièrement inspiré par la jeune femme qui est au centre de l’histoire. Il raconte : "C’est plutôt rare de lire un bon scénario et j’ai adoré celui-ci. L’histoire était menée par les personnages, c’était un très beau portrait sur une famille et ses interactions, et j’avais très envie de mieux comprendre les protagonistes. Je suis très sensible aux belles histoires, et celle-ci, l’histoire d’une jeune fille qui devient reine d’Angleterre à 18 ans, m’a vraiment beaucoup touché. C’est aussi un drame familial, et j’aime explorer ce qui se passe sous la surface. La thématique du film ressemble à celle de C.r.a.z.y., mais c’est une culture, une époque et un milieu social complètement différents. Au final, les relations familiales sont un sujet universel."
Suite sur Comme Au Cinéma |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/victoria-les-jeunes-annees-d-une-reine,87522-note-68600 |
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Chronologie de la Vie de Victoria |
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- 1819 - Naissance de Victoria, fille d’Edouard, duc de Kent, et de Victoria de Saxe - Cobourg-Saalfield, au palais de Kensington le 24 mai.
- 1837 - le 20 juin, à l’âge de 18 ans, Victoria devient reine d’Angleterre. Elle succède à son oncle Guillaume IV.
- 1837 - Le prince Albert écrit une lettre à sa cousine la reine d’Angleterre
- 1838 - Victoria est couronnée à l’abbaye de Westminster le 28 juin.
- 1840 - Mariage de la reine Victoria et du prince Albert le 10 février.
- 1840 - Naissance de la princesse Victoria, leur premier enfant.
- 1841 - Naissance du Prince Albert Edouard Wettin, leur deuxième enfant et futur roi d’Angleterre.
- 1842 - Tentative d’assassinat de la reine Victoria.
- 1843 - Naissance de la princesse Alice Maud Marie, leur troisième enfant.
- 1844 - Naissance du prince Alfred Ernest Albert, leur quatrième enfant.
- 1846 - Naissance de la princesse Helena Augusta Victoria, leur cinquième enfant.
- 1848 - Naissance de la princesse Louise Caroline Alberta, leur sixième enfant.
- 1850 - Naissance du prince Arthur William Patrick, leur septième enfant.
- 1851 - Ouverture de l’Exposition Universelle au Crystal Palace de Hyde Park.
- 1853 - Naissance du prince Léopold George Duncan, leur huitième enfant.
- 1857 - Naissance de la princesse Béatrice Marie Victoria, leur neuvième enfant.
- 1857 - Le Parlement donne à Albert le titre de Prince Consort.
- 1861 - Le prince Albert meurt de la fièvre typhoïde à l’âge de 42 ans.
- 1863 - Edouard, Prince de Galles, épouse Alexandra du Danemark.
- 1877 - Victoria devient Impératrice des Indes.
- 1887 - La reine Victoria célèbre son Jubilée d’or, 40ème anniversaire de son accession
au trône.
- 1897 - La reine Victoria célèbre son Jubilée de diamant, 50ème anniversaire de son accession au trône.
- 1901 - Décès de la reine Victoria à Osborne House sur l’île de Wight le 22 janvier.
Elle avait 81 ans.
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/victoria-les-jeunes-annees-d-une-reine,87522-note-68601 |
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Le tournage |
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Le directeur de la photographie est Hagen Bogdanski. Jean-marc Vallée explique : "Hagen avait fait un travail splendide sur le film allemand La Vie Des Autres, c’est un film absolument unique. Il y a plusieurs éléments allemands dans Victoria : Les Jeunes Années D’une Reine – la famille royale a du sang allemand et plusieurs acteurs du film étaient allemands – je trouvais donc intéressant le fait que Hagen soit allemand, cela s’inscrivait dans un ensemble. Il est très posé et a été un partenaire créatif essentiel. Il a aussi été capable d’innover, et parfois il lui arrivait de me dire en plaisantant : "Jean-Marc, je suis en train de prendre des risques pour toi !" Il avait confiance en ma vision des choses."
Denis O’Sullivan ajoute : "Nous avions tous vu La Vie Des Autres et nous avons adoré l’esthétique du film. Nous avons donc rencontré Hagen, et nous avons senti qu’il y avait une véritable affinité entre lui et l’histoire de cette jeune personne qui essaye de s’affirmer. Il était aussi très intéressé par tout ce qui se rapportait à l’Allemagne dans le film, comme l’idée que les racines de la famille royale anglaise se trouvent en Allemagne. Hagen est un artiste, et le regarder travailler et collaborer chaque jour avec Jean-Marc était vraiment fantastique." Graham King avait envisagé de tourner en Europe de l’Est et en Allemagne en raison des coûts de production en Angleterre, mais il a vite changé d’avis et décidé qu’il était essentiel de tourner en Grande-Bretagne pour rendre le film le plus authentique possible.
Le film a été tourné dans 17 lieux à travers toute l’Angleterre, parmi lesquels Blenheim Palace, Hampton Court Palace, Arundel Castle, Lincoln Cathedral, Ham House, Lancaster House, Belvoir Castle, Wilton House, Ditchley Park et Balls Park. Graham King explique : "Tourner dans tous ces décors naturels magnifiques a beaucoup apporté au film. Après les avoir vus, il était tout simplement impensable pour nous de ne pas les utiliser. Grâce à eux le film est superbe, et pour toute l’équipe, en particulier pour le réalisateur et les acteurs, il était important de sentir cette authenticité autour d’eux pour la transmettre à l’écran."
Denis O’Sullivan raconte : "Nous avons tourné dans un grand nombre de décors naturels, c’était incroyable. Sur 50 jours de tournage, je crois que nous avons tourné 37 jours en décors naturels. C’était très important de filmer dans ces lieux parce qu’ils vous transportent immédiatement. J’ai vu trop de films d’époque où les producteurs se sont contentés d’un ou deux décors naturels, c’est dommage. Sur ce film, nous voulions que le public ait vraiment le sentiment de voir ce que c’était que d’être une reine, il était donc capital de tourner dans un maximum de décors d’époque.»
Pour recréer fidèlement cette époque et s’assurer que l’étiquette et les détails historiques étaient exacts, les cinéastes ont travaillé avec le conseiller historique Alastair Bruce. Son expérience des médias et son travail au College of Arms garantissaient aux cinéastes qu’ils étaient entre de bonnes mains. Alastair Bruce explique : "Les détails me fascinent parce qu’ils affectent beaucoup le subconscient, et mon travail est de m’assurer que les acteurs interagissent selon les règles d’usage en vigueur à cette époque. Je veille à ce que leur façon de se regarder, leur prononciation, leurs costumes et les décors soient corrects, et que les regalia, les objets symboliques de royauté, soient bien placés et utilisés. Je suis là pour vérifier que le moindre détail est exact parce qu’ils donnent à l’histoire encore plus de profondeur et de véracité." Jean-marc Vallée déclare : "Alastair m’a été d’une aide précieuse en me donnant une idée précise de ce monde que je ne connaissais pas. La façon dont les gens vivaient, comment ils se tenaient, le protocole royal et comment ils s’habillaient, tous ces détails étaient très importants pour donner vie à ce monde et aider les acteurs à se comporter d’une certaine façon. Pour faire honneur à cette histoire, il était important de recréer le luxe et la beauté le plus fidèlement possible."
Suite sur Comme Au Cinéma |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/victoria-les-jeunes-annees-d-une-reine,87522-note-68603 |
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laternamagika wordpress - Benoît Thevenin |
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(...) La principale réussite de cette entreprise tient à l’incarnation d’Emily Blunt, alternative exquise au monopole de Kieira Knightley sur ce types de films. L’actrice dégage une véritable présence, mais c’est surtout par la subtilité de son jeu qu’elle nous impressionne. Pour autant, le film souffre de son extrême classisisme. On ne peut pas reprocher les moyens mis à l’écran tant le faste des décors est omniprésent. On ne peut pas reprocher non plus une certaine élégance dans la mise en scène de Vallée, même si le cinéaste québecois s’était montré autrement plus inventif et audacieux avec son précédent film C.R.A.Z.Y. Il est évident que les époques et les sujets sont suffisamment opposés pour qu’effectivement le style s’adapte à la peinture de ce milieu là. L’image est belle, voilée par une lumière très claire, mais ses qualités esthétiques paraissent malgré tout convenues.
(...) Jean-Marc Vallée préfère concentrer son récit sur la relation entre Victoria et son futur Roi. Les conséquences sont à doubles tranchants : autant le scénario écrit par Julian Fellowes, auteur déjà du Gosford Park de Robert Altman et de la Foire au Vanité de Mira Nair, permet une description plutôt intéressante et bien orchestrée des hypocrisies de l’entourage de Victoria, de comment chacun joue de son inexpérience et de sa prétendue naïveté pour s’accorder une légitimité ou du pouvoir ; autant le film paraît parfois en contradiction avec l’image généralement perçu de la Reine Victoria, de la société sous son reigne.
(...) D’une manière générale, Victoria est peinte sous un jour presque parfait : belle, rayonnante, téméraire, volontaire, méprisante à l’égard des vanités, intéressée par les différences (elle commence à être séduite dès lors que Le Prince Albert indique aimer Schubert, compositeur dont elle se moque) etc. Le film tend à habiliter – ou réhabiliter s’il le fallait – l’image d’une Reine qui n’est peut-être pas si connue que sa notoriété le laisserait croire. (...) |
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Source : http://laternamagika.wordpress.com |
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