Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
ACCUEIL LE CCEC TARIFS SAISONS FESTIVALS LIENS CONTACT PARTENAIRES
Saisons
 Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 03 septembre 2009
Les Regrets
 Projection le jeudi 10 septembre 2009
The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d'une Reine)
 Projection le jeudi 17 septembre 2009
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)
 Projection le jeudi 24 septembre 2009
Crossing Over
 Projection le jeudi 01 octobre 2009
Je suis heureux que ma mère soit vivante
 Projection le jeudi 08 octobre 2009
Mères et filles
 Projection le jeudi 15 octobre
Mademoiselle Chambon
 Projection le jeudi 22 octobre 2009
Looking for Eric
 Projection le jeudi 29 octobre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
 Projection le jeudi 12 novembre 2009
A l'origine
 Projection le jeudi 19 novembre 2009
My Sister's Keeper (Ma vie pour la tienne)
 Projection le jeudi 26 novembre 2009
Whatever Works
 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 Projection le jeudi 10 décembre 2009
Oscar et la Dame Rose
 Projection le jeudi 17 décembre 2009
Katalin Varga
 Projection le jeudi 07 janvier 2010
Millenium 2 : Flickan som lekte med elden
 Projection le jeudi 14 janvier 2010
Mr Nobody
 Projection le jeudi 21 janvier 2010
Le concert
 Projection le jeudi 28 janvier 2010
Up in the air
 Projection le jeudi 04 février 2010
Gainsbourg (vie heroique)
 Projection le jeudi 11 février 2010
John Rabe
 Projection le Jeudi 18 février 2010
Shutter Island
 Projection le Jeudi 25 février
Le ruban blanc
 Projection le Jeudi 04 mars 2010
Nine
 Projection le Jeudi 11 mars 2010
La rafle
 Projection le Jeudi 18 mars 2010
L'Arnacoeur
 Projection le Jeudi 25 mars 2010
The Ghost Writer
 Projection le Jeudi 01 avril 2010
Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles)
 Projection le Jeudi 22 avril 2010
Bright Star
 Projection le Jeudi 29 avril 2010
Precious : Based on the Novel Push by Sapphire
 Projection le Jeudi 06 mai 2010
Imogène McCarthery
 Projection le Jeudi 20 mai 2010
Extraordinary Measures
 Projection le Jeudi 27 mai 2010
A Single Man
 Projection le Jeudi 03 juin 2010
Greenberg
 Projection le Jeudi 10 juin 2010
Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)  réalisé par Pedro Almodóvar
    
Titre original Los Abrazos Rotos
 Titre français Etreintes Brisées
Réalisation Pedro Almodóvar
Scénario Pedro Almodóvar
Interprétation Penélope Cruz (Lena), Lluis Homar (Mateo Blanco/Harry Caine), Blanca Portillo (Judit), Jose Luis Gomez (Hernesto Martel), Tamar Novas (Diego), Ruben Ochandiano (Ray X), Kiti Manver (Madame Mylène), Lola Dueñas (Femme qui lit sur les lèvres) … (Casting complet disponible sur www.imdb.com)
Musique Alberto Iglesias
Photographie Rodrigo Prieto
Pays Espagne
Année 2008
Durée 2h 09’
Genre Drame, Thriller
Production Esther García
Site(s) officiel(s)
 
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 17 septembre 2009
Le film est projeté en version originale espagnole sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Quatrième collaboration entre Pedro Almodovar et Penelope Cruz, pour une histoire inspirée par le cinéma noir américain des années 50. Dans l’obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture dans l’île de Lanzarote. Dans l’accident, il a non seulement perdu la vue mais aussi Lena, la femme de sa vie. Cet homme utilise deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu’il réalise. Après l’accident, Mateo Blanco n’est plus que son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus faire de films, il s’impose de survivre avec l’idée que Mateo Blanco est mort à Lanzarote aux côtés de sa Lena adorée... Cette histoire de Mateo, Lena, Judit et Ernesto Martel est une histoire d’amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie, l’abus de pouvoir, la trahison et le sentiment de culpabilité.
 
 
 Festival de Cannes 2009
 
  • Pedro Almodóvar sélectionné pour la Palme d'Or
Retour haut
 
 

Jeunesse et premiers pas artistiques

Pedro Almodóvar Caballero est né le 24 septembre 1949 à Calzada de Calatrava, dans la province de Ciudad Real et la communauté autonome de Castille-La Manche, en Espagne. À 8 ans, il émigre avec sa famille en Estrémadure. Il y fait ses études secondaires qu'il poursuit chez les Franciscains. Comme Vargas Llosa il fait preuve de guidisme. Vers 16 ans il quitte sa maison seul pour s'installer à Madrid, sans argent et sans travail, mais avec un projet très concret : étudier le cinéma et en faire. Il lui est impossible de s'inscrire à l'école officielle du cinéma puisque Franco vient juste de la fermer. Dans la mesure où il ne peut apprendre le langage cinématographique, Almodóvar décide d'en apprendre le fond en multipliant ses expériences artistiques personnelles dans différents domaines. Malgré la dictature, Madrid représente, pour un adolescent provincial, la culture, l'indépendance et la liberté. Il fait de nombreux petits boulots mais il ne pourra s'acheter sa première caméra super 8 qu'après avoir décroché un emploi "sérieux" à la Compagnie nationale de téléphone d'Espagne. Il y travaille douze ans comme employé de bureau, douze années partagées entre de nombreuses activités qui contribuent à sa véritable formation en tant que cinéaste et en tant que personne. Le matin, à la Compagnie de téléphone, il apprend à connaître la classe moyenne espagnole qui vit les débuts de la société de consommation, avec ses grands drames et ses petites misères. Un sujet qui constituera la matière de réflexion de base de ce futur narrateur. Le soir et la nuit, il écrit, aime, fait du théâtre avec la mythique compagnie indépendante Los Goliardos, tourne des films en super 8 (sa seule école de cinéma). Il collabore à diverses revues underground, écrit des nouvelles dont certaines sont publiées. Il a aussi réalisé des photo-romans au cours de sa jeunesse. Il a même fait partie d'une troupe de théâtre amateur (référence à cette période dans Tout sur ma mère) et a fait partie d'un groupe punk-rock avant de commencer sa carrière cinématographique.

Carrière cinématographique

Entre 1984 et 1985, Pedro Almodóvar réalise plusieurs courts métrages en amateur, remarqués dans le milieu underground. En 1986, il fonde avec son frère Agustín Almodóvar la maison de production "El Deseo S.A.". Celle-ci produit les dix films suivants écrits et dirigés par Pedro ainsi que des films d'autres jeunes réalisateurs. L'année 2003 sera l'une des meilleures pour "El Deseo S.A.". Son tout premier long métrage : Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, se démarque déjà par sa liberté de ton, son goût pour les marginaux puis pour les aléas sentimentaux et sexuels. Bien que le jeune réalisateur soit beaucoup critiqué à ses débuts, le succès va croissant. C'est au loufouque et barriolé Femmes au bord de la crise de nerfs, récompensé par 5 Goyas du cinéma espagnol en 1989 dont celui du meilleur film, qu'il doit sa notoriété internationale. Ses premiers films s'inspirent, tout en les parodiant, du style des bandes dessinées, feuilletons télévisés, romans policiers, romans-photos, magazines people, romans de gare et autres objets de culture courante. Mêlant le banal et le spectaculaire, ils poussent généralement le spectateur à voir au-delà des apparences dans des comédies de mœurs aux intrigues foisonnantes et un peu déjantées mais toujours efficaces. L'omniprésente thématique sexuelle des œuvres d'Almodóvar dérange et on le taxe de vulgarité mais il va tout de même s'imposer comme l'une des têtes de proue de la Movida espagnole. Talons aiguilles semble marquer un tournant dans sa carrière: tout en gardant son habituelle structure narrative, d'une extrême densité et préservant ses références à la culture populaire, le metteur en scène délaisse le kitsch et l'outrance pour explorer une difficile relation mère-fille et revisiter les codes du mélodrame qu'il enrichit par une alternance de genres (comique, tragique, policier...). En 1999, il surprend critique, public et profession avec l'émouvant Tout sur ma mère qui évoque le parcours d'un femme reconstruisant sa vie après le décès accidentel de son fils et reconstituant une famille hors des normes. Dans cette veine, sort trois ans plus tard Parle avec elle, considéré par la critique comme l'une de ses œuvres les plus matures et les plus abouties. Vient ensuite La Mauvaise Éducation, sorti en France le 12 mai 2004, qui connait un succès controversé, le film sera applaudi par les critiques et le public, faisant 1 085 347 entrées en France. Si Femmes au bord de la crise de nerfs lui vaut la célébrité internationale, Tout sur ma mère lui permet de remporter quelques unes des récompenses cinématographiques les plus prestigieuses tels que le Prix de la mise en scène à Cannes, le César et l'Oscar du meilleur film étranger puis les Goyas du meilleur film et du meilleur réalisateur. Une de ses actrices favorites est Victoria Abril que certains de ses films ont imposée comme actrice majeure en France. Volver fut également très bien reçu par la critique comme par le public. L'actrice principale en est Pénélope Cruz qui avait participé à la production de Tout sur ma mère. En 2008, Pedro Almodóvar a tourné de nouveau avec Pénélope Cruz un film sur le cinéma et la jalousie : Étreintes brisées (Los Abrazos rotos). Le film est sorti sur les écrans français le 20 mai 2009. Depuis quelques années, il fait partie des réalisateurs qui concilient succès populaire et cinéma d'auteur, anticonformisme et indépendance d'esprit avec des films très écrits, visuellement sophistiqués, toujours surprenants dans l'élaboration de leurs intrigues et qui restent malgré tout très appréciés du grand public. Il fut membre du Jury au Festival de Cannes en 1992.

Leitmotivs dans l'œuvre d'Almodóvar

  • Les thèmes tournant autour de l'identité sexuelle: le travestissement, l'homosexualité ou la bisexualité, le transsexualisme etc. sont récurrents et présentés de façon positive (Almodóvar étant lui-même homosexuel).
  • Entre humour et émotion, le cinéma d'Almodóvar traite également des problèmes dûs à la filiation et au rapport parent-enfant (en particulier mère-fille). Les notions de mensonge et de vérité s'entrecroisent dans des univers où les secrets de famille et les drames refoulés sont toujours prêts à ressurgir.
  • Les femmes ont souvent le rôle principal et leurs relations avec les hommes sont généralement perçues comme dangereuses. Carmen Maura, Pénélope Cruz, Marisa Paredes, Chus Lampreave, Victoria Abril, Julieta Serrano sont ses actrices fétiches. Chez les hommes, on peut citer la présence répétée d'Antonio Banderas.
  • Almodóvar affectionne particulièrement la mise en abîme (ce qui est sensible notamment dans Étreintes brisées) et la dimension du jeu, du double jeu, du déguisement voire de la duplicité de certains personnages (comme celui du juge travesti dans Talons aiguilles).
  • Les références au cinéma mondial prouvent que le cinéaste, à l'instar d'autres tels que Tarantino, est avant tout un grand cinéphile : les films d'Almodovar sont truffés de références au cinéma américain des années cinquante en particulier (films de Joseph Mankiewicz, Elia Kazan, Alfred Hitchcock, Luis Buñuel, etc.). L'influence de Douglas Sirk est indéniable.
  • On peut aussi citer de nombreuses références à la drogue puis aux arts et aux métiers du spectacle : télévision, cinéma, musique (principalement des thèmes populaires espagnols), théâtre, danse, peinture, tauromachie etc. faisant ainsi appel aux notions du mouvement et de la symbolique des couleurs.

Source : http://fr.wikipedia.org

Pedro Almodóvar

Récompenses

  • Goya du meilleur film et du meilleur scénario original pour Femmes au bord de la crise de nerfs en 1989
  • César du meilleur film étranger pour Talons aiguilles en 1993
  • César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1999
  • Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Tout sur ma mère en 1999
  • European Award du meilleur film en 1999 pour Tout sur ma mère
  • Oscar du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère en 2000
  • Golden Globe du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère en 2000
  • César du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère en 2000
  • Goya du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Tout sur ma mère en 2000
  • European Award du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour Parle avec elle en 2002
  • Oscar du meilleur scénario original pour Parle avec elle en 2003
  • Golden Globe du meilleur film étranger pour Parle avec elle en 2003
  • César du meilleur film de l'Union européenne pour Parle avec elle en 2003
  • Prix du scénario du Festival de Cannes pour Volver en 2006
  • European Award du meilleur réalisateur pour Volver en 2006
  • Goya du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Volver en 2007

Toute sa filmographie en tant que :

Retour haut
 
 
Impressions cannoises : Penelope + Pedro forever
 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la projection d’Étreintes Brisées commençait plutôt bien pour nous… Avec une montée des marches en plein après-midi, en projection presse, à côté de Quentin Tarantino –mais vraiment à côté, genre je peux le toucher si je tends le bras. Oui, je sais, Cannes nous réserve bien souvent des moments complètement surréalistes (d’autant que l’on venait juste de croiser Eli Roth qui se baladait tout seul sur la Croisette). Je meurs d’envie de l’arrêter, de lui parler, (et de l’écouter, j’adore sa voix !) seulement j’ai d’un coup la gorge archi sèche, j’ai l’impression d’avoir 12 ans et d’être paralysée… Heureusement, Eléonore ne laisse pas passer l’occaz et échange quelques mots avec Mister Qwentine. The Class Internationale comme on dit. Autant dire que nous voilà d’autant plus excitées de découvrir les 2 heures d’Étreintes Brisées.

Le cinéma de Pedro Almodovar a toujours été quelque chose de personnel, d’intime, qui vous touche au plus profond de votre âme… Qu’il vaut mieux découvrir par soi-même pour vivre plutôt que de regarder. Et même si le cinéaste avait parlé de se renouveler, Étreintes Brisées n’échappe pas à la règle, et il nous ressasse une nouvelle fois avec grande classe ses thèmes les plus chers. Sans oublier la présence de sa grande muse depuis 4 films maintenant : la sublime que dis-je, la magnifique Penelope Cruz. Personne ne sait mieux que lui la filmer et la sublimer… D’autant qu’il lui offre sur un plateau d’argent un rôle à sa mesure : elle joue à la perfection cette femme au bord de la crise de nerfs, pleine d’amour et de rage, actrice dans son film comme dans sa vie. En construisant son histoire en aller et retour permanent entre passé et présent, le maestro Pedro Almodovar prend un malin plaisir à nous piéger et à recoller petit à petit les pièces d’un puzzle plus triste que jamais.

Du coup, nous voilà en terrain connu dès les premiers plans, et quelques années après Volver et Tout Sur Ma Mère on se dit que le plus chevelu des cinéastes espagnols va bien repartir de Cannes avec quelque chose sous le bras. Amours tragiques et contrariées, film dans le film, hommage aux grands réalisateurs (Alfred Hitchcock, Roberto Rossellini, Douglas Sirk – et même lui-même, puisqu’il se paye le luxe de rejouer Femmes Au Bord De La Crise De Nerfs…), leçon de vie et de pensée, Almodovar en remet une couche mais comme finalement c’est parfois dans les vieux pots colorés qu’on fait les meilleurs films, on ne va pas s’en plaindre.

Et pourtant, même si l’accueil est plutôt unanime du côté de la Croisette, j’en sors un peu contrariée, pas assez émue, pas assez retournée. On regrette ainsi un peu cette émotion teintée d’humour qui faisait la force de ses précédents films… Et finalement, j’en sors avec une seule envie : retourner voir ces Étreintes Brisées pour comprendre pourquoi, cette fois, Almodovar m’a laissé sur le bas-côté.

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/treintes-brisees,100750
   
Notes de tournage
 

Le 3 Septembre 2008 - Almodovar : Femmes, je vous aime

Pourquoi changer des formules gagnantes ? Dans le cadre de son nouveau film intitulé Los Abrazos Rotos (« Les embrassades brisées »), le réalisateur espagnol a fait un appel à tout un ensemble d’actrices ayant déjà figuré dans quelques-uns de ses précédents films, dont Volver et Kika.

La presse américaine a ainsi dévoilé que Lola Duenas, Chus Lampreave, Kiti Manver, Angela Molina et Rossy De Palma vont accompagner Penelope Cruz et Blanca Portillo dans un casting qui s’annonce résolument très féminin. Le film relatera l’histoire d’une actrice provinciale (Penelope Cruz) qui s’installe à Madrid. Malgré le caractère contemporain de l’histoire, Almodovar compte aussi s’inspirer des films noirs américains des années 1950.

La sortie du film est prévue pour mars 2009 en Espagne. Le réalisateur prolifique aura ensuite deux projets à attaquer : un film sur la vie du poète communiste Marcos Ana, et l’adaptation du polar français Mygale de Thierry Jonquet.

Le 12 Décembre 2007 - Pedro et Pénélope ne se lâchent plus !

Pas besoin de casting pour le rôle titre de Los Abrazos: Rotos (Les étreintes brisées), prochain film de Pedro Almodovar : Pénélope Cruz en sera de nouveau l’égérie.

Nommée à l’Oscar de la Meilleure actrice pour sa formidable interprétation dans Volver, la sublissima Pénélope a su envoûter The cinéaste de ces vingt dernières années qui ne veut plus la quitter.

L’ex Raimunda ne sera pas seule et partagera l’affiche avec deux autres habitués du cinéma almodovaresque à savoir Blanca Portillo (Elsa Et Fred, Volver) et Lluis Homar (La Mauvaise éducation).

Ces infos, Pedro Almodovar en était l’émetteur lors de la présentation mardi 11 décembre, B.s.o., un disque qui rassemble 29 des plus belles chansons de ses films.

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/treintes-brisees,100750-note-46041
   
Un film noir
  Lena n’est pas une femme fatale, mais une femme condamnée à la fatalité. Mateo, Lena et Ernesto père forment un trio typique du film noir. Tous trois aiment férocement et l’un d’entre eux est très puissant, violent et sans scrupules. Le cocktail explosif est servi. Le trio est flanqué de Judit Garcíaqui introduit la trahison dans le groupe, a un fils secret et éprouve un lourd sentiment de culpabilité : autant d’ingrédients qui vont donner de l’épaisseur à la relation entre les quatre. Le film noir est un de mes genres favoris. Je m’en étais déjà approché avec En Chair Et En Os et La Mauvaise éducation, et je recommence avec Étreintes brisées. La scène où l’on voit les pieds d’Ernesto père qui s’approchent et s’éloignent de la porte de la chambre où se trouve Lena, et la suivante – celle de l’escalier – sont indéniablement noires. Au bout d’une heure de film, la scène de l’escalier nous dévoile le genre auquel il appartient. Cette sensation de noirceur ne nous lâche pas jusqu’à la fin. Pedro Almodovar
  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/treintes-brisees,100750-note-66336
   
Une déclaration d'amour
  Dans Étreintes brisées je me sers de la simplicité limpide de Voyage En Italie de Rossellini pour montrer l’effet que produit chez Lena-Penélope la découverte du couple calciné à Pompéi deux mille ans auparavant. Je me rends compte que c’est la première fois que je fais une déclaration d’amour aussi explicite au cinéma ; pas dans une séquence en particulier, mais tout au long d’un film. Au cinéma, à ses éléments matériels, aux personnes qui se démènent autour des projecteurs, aux acteurs, monteurs, narrateurs, à ceux qui écrivent, aux écrans sur lesquels on visionne les images qui donnent vie aux intrigues et aux émotions. Aux films tels qu’ils ont été faits au moment où ils ont été faits. À un métier qui, bien qu’il permette d’en vivre, n’est pas seulement une profession mais une passion irrationnelle.
  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/treintes-brisees,100750-note-66338
Retour haut
 
 
Evene
 

Générique volé

Le film commence avec des doublures prises pour celles de Lena et Mateo, hors il s'agit de celles de Penelope Cruz et Lluis Homar filmées à leur insu. Ceci explique la qualité de l'image et annonce l'omniprésence du cinéma dans 'Etreintes brisées'.

Références ciné

De la coiffure d'Audrey Hepburn à Voyage en Italie, des films noirs à ses propres oeuvres, les Étreintes brisées de Pedro Almodovar sont plus que riches en références cinématographiques.

  Source : http://www.evene.fr/cinema/films/etreintes-brisees-20050.php?actualite
Retour haut
 
 
 

"Une femme est authentique quand elle ressemble à l'image qu'elle a rêvée d'elle-même."

"J’espère un jour ne plus être à la mode pour devenir un classique."

"Il ne faut pas se préoccuper de l’originalité de son travail mais être sincère dans l’esthétique et dans le langage que l’on choisit. Plus on est sincère, plus on est moderne."

"Depuis mon enfance, j’ai une relation passionnée avec le cinéma. J’ai eu la vocation très tôt. J’ai toujours voulu faire des films. En tant qu’enfant, je pensais que les acteurs étaient le cinéma. Plus tard, j’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’autres éléments autour d’eux. Des gens, par exemple qui inventaient une histoire et la racontaient. A partir de ce moment-là, j’ai décidé que ma vocation serait celle du narrateur, le maître du jeu, celui qui décide quelle histoire il veut raconter et comment la raconter. Bien que maintenant je sois réalisateur, je pense toujours que les acteurs sont la matière dont est fait le film. Ce sont eux qui matérialisent l’histoire, ils la portent et en font quelque chose de vivant et de réel. Je suis devenu réalisateur pour diriger les acteurs."

Retour haut
 
 
Youtube
 

Version originale du titre "Final Y A Ciegas" extrait de l'album du film Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)

Arrangements pour orchestre et production : Alberto Iglesias

  Source : http://www.youtube.com/watch?v=jIcUoMjd-ao
Retour haut
 
 
Comme au cinema
 

Interview de Pedro Almodóvar

  Source : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/treintes-brisees,100750-video-15420
Retour haut
 
 
la libre - A.Lo.
 

Le dix-septième film d'Almodóvar est un cri d'amour à son art

Le premier plan des "Etreintes brisées" accroche instantanément le regard. A travers l’objectif d’une caméra, nous découvrons le visage d’une femme. Une anonyme, dont nous ne savons rien, mais qui nous fixe intensément. Autour d’elle, une équipe s’agite. La quidam est bientôt remplacée par un visage familier, celui de Penélope Cruz - au regard aussi chargé. Exit la doublure, place à la star.

Pour son dix-septième film, Pedro Almodóvar, bientôt 60 ans, s’offre un caprice d’auteur : un film à la fois gigogne et matrice, fiction parlant indirectement de son amour de cinéphile. Le film est parsemé d’allusion ou de citations - parfois à son propre cinéma. Le narrateur dit s’appeler Harry Caine. Mais son vrai nom est Mateo Blanco. "J’ai toujours voulu être quelqu’un d’autre que moi", confesse-t-il : comment l’être sinon en contant des histoires ? C’est sans doute un peu Almodóvar qui parle à travers lui. "Chicas y Maletas", le film que réalise Blanco est une comédie "à la Almodóvar", époque "Femmes au bord de la crise de nerfs".

De scène en scène, de rebondissement en rebondissement, Almodóvar s’autorise à décliner des thèmes déjà abordés. Comment, ici, ne pas penser, entre autres, à "La Mala educación" ? Mais l’auteur ne se contente pas de mettre en abîme son seul univers. A travers Penélope Cruz, il convoque les souvenirs de Marilyn, Audrey Hepburn ou Lana Turner. Il brouille même les pistes : les rêves de gloire de Lena ne sont-ils pas ceux qui ont pu menacer sa star elle-même ? Almodóvar se souvient aussi du très hitchcockien "Voyeur" de Michael Powell. Il mêle encore au mélo les codes du film noir. Et exploite le "Voyage en Italie" de Rossellini pour véhiculer l’émotion de ses personnages : cri d’amour à la puissance du cinéma, cette scène vaut à elle seule le film. Tant pis si, là, Almodóvar risque de larguer les non-cinéphiles : il a gagné le droit de faire un film pour lui, rien que pour lui.

Au final, on lui pardonne même un brin de narcissisme, avec une longue scène du film dans le film "Chicas y Maletas" ("Filles et valises") où il se pastiche. Plus que citation personnelle - certes jubilatoire - elle fait sens : c’est le seul moment où Lena apparaît totalement heureuse et rayonnante, où elle est enfin elle-même. Plus qu’un long discours, Almodóvar nous rappelle, là, pourquoi il tourne : pour transfigurer la vraie vie. Vous avez dit "Moteur" ?

  Source : http://www.lalibre.be/culture/cinema/article/504011/voyage-en-cinephilie.html
   
DH.BE - P.L.
 

À travers une histoire d'amour passionnée et plusieurs grandes passions silencieuses, Pedro Almodovar n'explore pas seulement le thème, classique, de la médiocrité humaine qui pousse à faire du mal à ceux qu'on aime le plus, juste par jalousie. Il filme aussi un cinéaste tournant... un film de Pedro Almodvar et, par ce jeu de miroirs, donne une véritable leçon de cinéma. Celui qui doit toucher au cœur le spectateur, celui qui reflète complètement la pensée de son auteur, sans interférence d'un producteur.

Ce n'est pas un hasard si la toute dernière phrase précise qu'il faut toujours finir son film. Et cela, même si on a perdu la vue. Parce que l'esprit, lui, a toujours une vision claire du résultat final. C'est beau, intelligent (...).

  Source : http://www.dhnet.be/cine-tele/cinema/article/263757/un-cineaste-doit-finir-son-film-meme-aveugle.html
   
TéléCinéObs
 

(...) De ce thriller aux accents très fifties émerge follement, tel un geyser, une seule préoccupation : l`amour, unique et insatiable, de la pellicule.

Il y a beaucoup de morts dans le nouvel Almodóvar. Des morts-vivants, comme le héros, réalisateur reconverti dans l`écriture de scénarios depuis qu`il a perdu la vue au cours d`un accident. Comme son ancienne directrice de production, Judit, littéralement murée dans ses secrets. Ou ce fils d`industriel qui ne cesse de ressasser les drames fomentés jadis par son père. A leurs côtés, têtus et impérieux, d autres morts, enterrés, eux, qui continuent d`obséder ceux qui restent : un magnat de l`industrie, une femme surtout, la magnifique Lena (Penélope Cruz, sublime), qui traverse le film de bout en bout, d`un écran l`autre, fil d`Ariane de ce mélo tout entier construit autour de la passion. Passion amoureuse, celle qui lia Lena au réalisateur. Passion cupide et mortifère, celle de l`industriel pour la jeune femme. Passion cinématographique qui pousse tout ce petit monde à s`investir dans le tournage d`une comédie - «Filles et Valises» (librement inspirée de «Femmes au bord de la crise de nerfs») - ou à dévorer presque au sens propre des scènes d`anthologie («Voyage en Italie», de Roberto Rossellini). Almodóvar, qui renoue ici avec la noirceur de «la Mauvaise Education», pousse son goût pour la mise en abyme à un point extrême. Broyés par la multiplicité des cadres, ses personnages perdent peu à peu en chair ce qu`ils gagnent en mystère. De ce thriller aux accents très fifties émerge follement, tel un geyser, une seule préoccupation : l`amour, unique et insatiable, de la pellicule.

  Source : http://www.cinema-vendome.be/content/view/critique/8204
Retour haut