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Titre
original |
Je suis heureux que ma mère soit vivante |
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Réalisation |
Claude Miller & Nathan Miller |
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Scénario |
Alain Le Henry |
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D'après |
Un article d'Emmanuel Carrère paru dans " L'évènement du jeudi" |
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Adaptation & Dialogues |
Claude Miller & Nathan Miller |
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Interprétation |
Vincent Rottiers (Thomas), Sophie Cattani (Julie Martino), Christine Citti (Annie Jouvet), Yves Verhoeven (Yves Jouvet) … Casting complet disponible sur imdb.com |
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Musique |
Vincent Segal |
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Photographie |
Aurélien Devaux |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h30' |
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Genre |
Drame |
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Production |
Jean-Louis Livi |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 01 octobre 2009 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Notre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ? C'est une des questions posées par notre histoire.
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une double vie. Mais, "qui a deux maisons perd la raison ..." dit le proverbe.
Excellente prestation des comédiens, réalisation sobre mais construite, ce film se présente comme le fait divers qu'il fut, simple mais tragique. (Dvdrama.com) |
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Claude Miller
Dès son enfance, Claude Miller ne rêve que de cinéma et son parcours montre clairement sa détermination. A 20 ans, il intègre l'Idhec (l'ancienne Femis) et choisit l'option réalisation. Le jeune homme prend le passage obligatoire de l'armée, effectuant son service militaire au département cinéma, maniant ainsi la caméra en bon patriote. Cette expérience lui permet de consolider ses acquis et, en 1965, le soldat Miller abandonne le képi pour l'échanger contre une place bien méritée d'assistant réalisateur. Il se plie alors aux exigences de réalisateurs confirmés comme Jean-Luc Godard qui l'emmène surfer sur la Nouvelle Vague le temps d'un Week-end. Celui-ci partage ensuite ses fonctions avec Gérard Pirès sur Martin Soldat, de Michel Deville ; Pirès lui demandera d'ailleurs par la suite de l'assister sur ses propres films (Fantasia chez les Ploucs).
Encore une amitié qui se profile à l'horizon, avec François Truffaut qui l'engage comme directeur de production sur plusieurs de ses films dont L'Enfant sauvage, et même producteur sur, L'Histoire d'Adèle H.. Son expérience dans la production ne s'arrête pas là puisque son épouse, Annie Miller, dirige sa propre maison depuis 1992 (Les films de la Boissière), et lui-même soutient activement la diffusion et l'exportation d'oeuvres européennes, à travers ses fonctions de président d'Europa Cinema. L'apprenti cinéaste se décide enfin à passer derrière la caméra, son objectif initial. Grâce à des artistes de renom, le jeune homme se construit un entourage solide et peut enfin récolter les fruits de ces années d'anonymat. Souvent auteur de ses oeuvres, Claude Miller dirige enfin seul ses premiers comédiens, et pas les moindres, le cinéaste ayant un véritable instinct pour choisir ceux qui incarnent ses personnages. Pour son premier long métrage, La Meilleure Façon de marcher, celui-ci n'hésite pas à opposer un Patrick Bouchitey, alors débutant, à un Patrick Dewaere viril et assuré ; les deux hommes se livrent une lutte psychologique centrée sur l'homosexualité, sur fond de colonie de vacances. Miller affiche la couleur : thèmes tabous et controversés (la pédophilie dans La Classe de neige), violence et personnages crus, bruts et brusques. Le cinéaste choque avec des oeuvres longtemps censurées ou étiquetées politiquement incorrectes ; une image sans compromis assumée.
Ce dernier s'essaye ensuite au polar, avec Dites-lui que je l'aime, dans lequel il fait sombrer Gérard Depardieu dans la démence et la folie meurtrière. En 1981, il fait subir à Michel Serrault une Garde à vue interminable le soir du Nouvel An, une séquestration orchestrée par Lino Ventura : huit nominations aux Césars, le film en remporte quatre, dont celui de meilleur scénario. On ne change pas une équipe qui gagne, telle est la devise de Claude Miller, fidèle collaborateur de Serrault qu'il rebaptise "L'Oeil", un détective privée sur les traces d'une jeune meurtrière, Isabelle Adjani, avec laquelle il s'engouffre dans une Mortelle Randonnée. Changement d'itinéraire en 1985 : le réalisateur préfère suivre cette fois la carrière de Charlotte Gainsbourg, sa muse sur L'Effrontée et La Petite Voleuse, dans lesquels la jeune fille découvre son potentiel d'actrice à travers sa quête d'identité, perdue dans les méandres de la crise d'adolescence. Il filme les femmes, dévoilant tous leurs mystères, leurs contradictions, leurs excès, leurs faiblesses, leur force et leur naïveté dans des films parfois noirs comme Betty Fisher et autres Histoires. Dans La Petite Lili, une adaptation de La Mouette de Tchékhov, le réalisateur plonge Ludivine Sagnier dans l'univers du cinéma, semé de faux-semblants et d'égoïstes (Jean-Pierre Marielle, Nicole Garcia, Bernard Giraudeau), où Miller sonde avec justesse les croisements et décroisements amoureux d'une génération à l'autre.
Cinéaste réputé et reconnu (il est très souvent cité aux Césars et à Cannes), Claude Miller mise en 2007 sur un duo charismatique entre Cécile de France et Patrick Bruel avec lesquels il partage Un Secret. En 2008, le réalisateur tourne le documentaire Marching Band. En suivant ces orchestres étudiants, dans le contexte des élections présidentielles aux Etats-Unis, Miller s'intéresse à la jeunesse américaine. Après cette petite aparté documentaire, il revient à la fiction et au drame familiale avec Je suis heureux que ma mère soit vivante, écrit et réalisé à quatre mains avec son fils Nathan. |
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Nathan Miller
Nathan Miller débute au cinéma en tant qu'acteur. Il fait sa première apparition en 1970 dans L'Enfant sauvage de François Truffaut, il y joue entouré de ses parents Claude et Annie. En 1976 il est l'un des enfants de la colonie de vacances encadrée par Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey dans La meilleur façon de marcher de Claude Miller. Puis il retrouve Truffaut en 1978 pour La Chambre verte. Si Nathan a eu l'occasion de tourner pour de grands cinéastes dès son enfance, ce n'est pas le métier d'acteur qui l'intéresse. En 1985, il devient assistant réalisateur sur L'Effrontée, ce film marque le début d'une longue collaboration entre son père et lui puisqu'ils se retrouveront sur une dizaine de films.
Nathan occupe alternativement les postes d'assistant réalisateur, sur Vent de panique de Luc Béraud ou Le Sourire de Claude Miller, et de chef opérateur pour Betty Fisher et autres histoires et La petite Lili. En 2000, il se lance dans la réalisation avec le court-métrage La Tartine dans lequel il dirige Jean-Roger Milo et Yves Verhoeven. En 2009, il retrouve son père avec lequel il écrit et réalise Je suis heureux que ma mère soit vivante, un drame sur un jeune homme tiraillé entre sa famille adoptive et sa mère biologique qui l'a abandonné lorsqu'il avait 4 ans. Ce film écrit et réalisé à quatre mains marque une nouvelle avancée dans la complicité entre Nathan et Claude Miller.
Source : www.toutlecine.com
Toute la filmographie de Claude Miller en tant que :
Toute la filmographie de Nathan Miller en tant que :
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Citations de Claude Miller |
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"La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire."
"J'ai la prétention d'essayer de filmer ce qui est caché."
"Les jeunes cinéastes ne sont pas forcément tournés vers leur nombril." |
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tv5 |
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Claude Miller co-signe avec son fils Nathan Miller, raconte avec sensibilité et intelligence l'histoire dramatique, tirée d'un fait divers réel, d'un jeune garçon adopté qui cherche sa mère biologique.
"C'est l'histoire d'un fils qui cherche sa mère", résume simplement dans la présentation du film le réalisateur de "Un Secret". Une histoire librement adaptée d'un fait divers relaté en 1992 par l'écrivain Emmanuel Carrère dans L'Evénement du jeudi.
La "gestion des enfants par leurs parents, et des parents par leurs enfants, c'est un thème qui me poursuit", comme dans "Un secret" ou "La classe de neige", assure le cinéaste.
Le film devait à l'origine être tourné en 1996 par Jacques Audiard ("Un prophète"). Le producteur Jean-Louis Livi s'est tourné vers Claude Miller, qui a réécrit avec son fils Nathan Miller un premier scénario. Le producteur a ensuite proposé que le film soit réalisé par les deux hommes, Claude signant là son 17e long-métrage, et Nathan son premier.
Les deux hommes se sont partagé le travail, le fils sur le plateau, le père derrière l'écran de contrôle. "Je n'avais pas peur d'y aller car si je me ratais, Claude rattrapait le coup", dit Nathan Miller. C'est comme "conduire une voiture de course à 250km/h avec Alain Prost à sa droite, prêt à tourner le volant", dit-il. |
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Source : http://www.tv5.org |
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Comme au cinema |
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Entretien avec Claude et Nathan Miller
Comment avez-vous pensé à votre fils Nathan pour réécrire avec vous ?
J’étais alors en plein tournage d’Un Secret, où Nathan tenait la deuxième caméra. A l'époque, il n’arrivait pas à monter son premier film, il y avait longtemps qu’il n’avait pas fait de court métrage... Je trouvais qu’il "tournait comme un cheval dans son box". Comme je savais qu’on s’entendait dans le travail et sur le cinéma en général, je me suis dit que ce serait bien de lui proposer de réécrire avec moi. A l’époque, il n’était pas du tout question qu’il intervienne dans la réalisation. Nathan Miller : Claude m’avait fait lire le scénario. J’étais alors en pleine préparation de ce que devait être mon premier film, chez Jean-louis Livi. Un film très compliqué et très cher... Tout ce qui ne concernait pas cette affaire me semblait inintéressant ! Je n’arrivais pas à me concentrer sur autre chose. Mais pendant le tournage d’Un Secret, mon projet de film s’est vraiment définitivement cassé la figure. Je me retrouvais avec des problèmes matériels, et aussi la sensation de "tourner en rond dans mon box", comme dit Claude. En septembre, il est revenu à la charge. Il venait de signer son contrat d’auteur-réalisateur pour ce film et il m’a dit qu’il cherchait un coscénariste. A l’époque, je lui ai dit : "Essayons à blanc, pour voir.".
Comment s’est passée votre collaboration scénaristique ?
Claude Miller : On passait des après-midi à discuter. Suite à ces discussions, j’écrivais, puis je soumettais à Nathan ce que j’avais écrit et on rediscutait. Nathan est un metteur en scène, la collaboration n’était pas la même qu’avec un scénariste classique. Je l’ai senti tout de suite. Il faisait valoir son point de vue comme un réalisateur plutôt que comme un scénariste. Très vite, il a amené des idées visuelles, des idées de cinéma.
Nathan Miller : La chose la plus étonnante, c’est que Jean-louis Livi m'a appelé un jour en me disant : "Tu sais que j’ai signé avec ton père mais toi, qu’est-ce que tu vas être sur ce film ?". Je lui ai dit, un peu en plaisantant : "Si on n’arrive pas à travailler ensemble, je serai deuxième caméra, comme d’habitude !". Il a tout de suite embrayé : "Ca ne pourrait pas être plus ?". Ça, c’est Jean-Louis : il a un instinct formidable. Il était prêt à m’engager comme auteur-réalisateur ! Jusque là, j’avais envie de faire le film parce que j’avais besoin de le faire, non parce que c’était un projet formidable. Jean-Louis m’a fait passer la marche d’après, il a fait tomber les dernières barrières que j’avais. Sans doute parce que c’était une demande extérieure. Il n’était pas mon père, il n’y avait pas de paternalisme dans sa démarche, il ne me devait rien. C’était une demande plus officielle. J’ai mis un mois à me décider car la proposition était un peu énorme pour moi. Il y avait un côté magique ! J’essayais de savoir si ce n’était pas Claude qui avait œuvré derrière mon dos.
Qu’est-ce qui avait motivé Jean-Louis-Livi à vous faire une telle proposition ?
Nathan Miller : L’argument de Jean-Louis était que par rapport au sujet, il avait peur que Claude aille «gratter le fond de la gamelle !» Il connaissait très bien mes courts-métrages, il m’avait même fait écrire un scénario il y a dix ans, on sortait de la préparation de ce projet de premier film qui n’avait pas abouti. Il me connaissait bien. Dans son esprit, j’allais contrebalancer quelque chose. C.M. : Peut-être qu’il y avait aussi dans un coin de sa tête que travailler avec un garçon de quarante ans, allait rajeunir mon film ou mon écriture... Et que moi j’allais apporter une expérience à Nathan. On était complémentaire.
Qu’est-ce qui vous plaisait dans ce fait-divers ?
Claude Miller : La gestion des enfants par leurs parents, et des parents par leurs enfants. On retrouve ce thème aussi bien dans Un Secret que dans La Classe De Neige. C’est un thème qui me poursuit ! Et dont je peux comprendre qu’il intéresse Nathan aussi.
Nathan Miller : Oui, pour des raisons diamétralement opposées. C’était quand même une drôle d’opération de faire avec mon père un film sur ce sujet et ce titre : Je suis heureux que ma mère soit vivante... Lacan se marrerait! Mais qui ça n’intéresserait pas, une telle histoire ? Je me souviens très bien quand je la racontais à des amis. Juste les faits : le parcours de cet enfant de 5 ans à 20 ans, pour en arriver à ce final.
Nathan, comment vous êtes-vous approprié ce sujet qui ne vous intéressait pas forcément au départ ?
Nathan Miller : Comme les femmes, homme varie ! Au départ, c’était une affaire de circonstances, comme je vous l’ai dit. Et puis à un moment, le travail est plus fort que le désir. Il faut s’y mettre et en retour, le travail fabrique du désir... C’est comme en amour quand il n’y a pas de coup de foudre mais qu’on est plus amoureux dix ans plus tard que s’il y avait eu un coup de foudre. Et puis il y avait la perspective d’être metteur en scène, l’assurance que ça allait se faire puisqu’il y avait le nom de Claude Miller, et que le film n’était pas un gros film. Pour moi, c’était le Graal. Je savais que j’allais dire "moteur" ! C’est une dot énorme, comment ne pas tomber amoureux avec ça ? Et puis nos rendez-vous de travail nous plaisaient, on se marrait, c’était excitant, on voyait que le projet avançait.
Emmanuel Carrère résume le fait-divers en disant que Thomas a eu la possibilité de faire son Œdipe.
Claude Miller: On a recréé cette dimension sans la théoriser. Je ne crois pas que, parce qu’une femme est notre mère biologique, on le sent et on installe naturellement un rapport d’enfant à mère. Le fait que Thomas n’ait pas connu sa mère crée la possibilité d’une attirance amoureuse. À partir du moment où ils sont confrontés, ce sont une jeune femme et un jeune homme qui se retrouvent face à face. C’est joué et filmé comme ça. C’est l’une des choses qui me passionnait dans ce sujet.
Nathan Miller : ... et qui était confirmée par les acteurs. Je me souviendrai toujours du premier rendez-vous entre Sophie Cattani (Julie) et Vincent Rottiers (Thomas). On les a réunis pour une lecture, pour qu’ils se disent bonjour, qu’ils se "reniflent"... En cinq minutes, c’était réglé... Leur attirance, comment il la regardait, comment elle le regardait.
Claude Miller : Ils ont été fascinés l’un par l’autre. (Suite sur Comme Au Cinema) |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/je-suis-heureux-que-ma-mere-soit-vivante,108768-note-70339 |
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Comme au cinema |
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Entretien avec Jean-Louis Livi
L’origine du désir de produire Je suis heureux que ma mère soit vivante remonte à loin
Oui... à 1996 ! Jacques Audiard et moi découvrons un article d’Emmanuel Carrère paru dans L’évènement du jeudi : "Je la recherche, je la tue, je l’aime ou la disparition de la mère.". Ce texte beau et fort nous bouscule et nous demandons à Emmanuel Carrère d’en écrire un scénario. Après trois mois de travail, Emmanuel y renonce. J’en suis marri mais je tiens quand même à poursuivre le projet. Et Jacques aussi. Entretemps, Jacques réalise Sur Mes Lèvres que je produis. Il tourne ensuite De Battre Mon Cœur S’est Arrêté... Mais nous reparlons régulièrement de Je suis heureux..., qui continue à nous serrer le cœur. Jacques propose alors de faire appel à Alain Le Henry. Alain nous écrit un scénario que Jacques accepte de réaliser... Sur ce, arrive Un Prophète, qui devient sa priorité, ce qu’on ne peut lui reprocher... Il voulait toujours faire notre film mais moi... je ne voulais plus attendre ! "A qui penses-tu ? me demande Jacques. Il ne l’a pas encore lu mais je pense à Claude Miller. – Si Claude veut le faire, je suis d’accord."
Pourquoi avez-vous pensé à Claude Miller ?
C’est lié à la complicité, la collaboration et l’amitié que j’entretiens avec lui depuis des années. J’ai été son agent, puis je lui ai produit trois beaux films: La Petite Voleuse, L’accompagnatrice, Le Sourire... J’avais très envie de "remettre le couvert" et espérais que ce sujet là lui plairait : l’exploration de l’enfance et de l’adolescence, liée à un événement dramatiquement très fort.
Et l’idée singulière qu’il écrive et réalise le film avec son fils Nathan ?
J’apprécie infiniment Nathan. Nous avons développé un projet de film avec lui, L’ange, que je n’ai pas encore pu monter mais que je monterai. Je savais combien Nathan était précieux sur les tournages de son père. Je pariais sur un mariage heureux. J’aurais pu me tromper mais j’étais sûr de mon coup. Le travail de producteur, c’est aussi de faire confiance à son instinct, en se disant que la pratique va le confirmer ! J’ai donc appelé Claude: "Pourquoi tu ne ferais pas ce film avec Nathan ? – Je voulais te le proposer !" m’a répondu Claude. Ils ont écrit l’adaptation, Jacques l’a trouvée excellente et nous a dit : "Allez-y !"
Qu’est-ce qui vous touchait dans le fait divers relaté par Emmanuel Carrère ?
L’amour... Un drame surgit et malgré tout, l’amour cautérise et cicatrise tout. Car l’acte de Thomas est un acte d’amour... Et tous les protagonistes de cette histoire sont des "gens biens". C’est beaucoup plus utile d’avoir un méchant dans un film. On lui fait porter la "faute" et on a moins de problèmes scénaristiques à se poser. Mais entreprendre un film dans lequel tout le monde est bon mais où surgissent des drames, c’est plus périlleux... La dimension métaphysique de cette histoire me touche profondément. Je crois que c’est Lao Tseu qui dit : "On peut être sage toute une vie et avoir une minute de folie." Thomas a une minute de folie. En même temps, cette folie ne surgit pas par hasard. Elle s’inscrit dans une histoire, un passé ; ses racines sont complexes et profondes. (Suite sur Comme Au Cinema) |
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Source : http://www.commeaucinema.com |
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avoir-alire - Frédéric Mignard |
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(...) Portrait radical d’une société de misère, en proie aux cassures et déséquilibres mentaux, Je suis heureux que ma mère soit vivante sonde l’enfance et le déterminisme psychologique qui résulte de situations intolérables pour les mineurs. La séparation au moment le plus formateur dans la construction du garçon, devient ici générateur de crise jusqu’à l’acte désespéré de violence qui plane sur le métrage - le drame sanglant qui réparera le passé, tout en permettant à Thomas de fuir le présent. En faisant preuve de perspicacité sociale et psychologique envers tous les protagonistes de leur fait divers, les deux réalisateurs mettent en place une machine à broyer l’humain qui fait froid dans le dos. Le réalisme naturaliste (la vie des classes populaires, les dérives de la jeunesse égarée, les fêlures irréparables) percute dès les premières scènes et interpelle crument dans la dernière partie. Choisissant l’option délicate d’un scénario entièrement construit sur la chronologie chamboulée, comme pour démontrer que tous les événements de l’enfance affectent la vie d’adulte, Claude et Nathan Miller sont aidés dans leur démarche par un casting de comédiens tous humbles et formidables, en particulier le jeune Vincent Rottiers. Toujours saisissant de rage et de spontanéité (on se souvient de lui et de sa violence refoulée dans Les diables), il est de nouveau une grande révélation qui mérite enfin d’exploser. Il en a l’âge, le charisme et la force de jeu. On n’a pas fini d’entendre parler de lui. |
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Source : http://www.avoir-alire.com |
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evene - Anne-Claire Cieutat |
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A l’origine de ce film, un article signé par Emmanuel Carrère et paru dans l’hebdo L’Evénement du jeudi. L’écrivain y relatait l’amour meurtrier d’un jeune homme pour la mère qui l’avait abandonné autrefois. Claude Miller et son fils Nathan Miller, pour la première fois coréalisateurs à part égale, ne renieront ni la charge dramatique de cette histoire, ni sa résonance psychanalytique, et poseront sur la violence latente de leur sujet un regard d’une belle clarté. 'Je suis heureux que ma mère soit vivante' fonctionne en titre-programme, annonciateur d’un cheminement des sentiments, de la confrontation de l’amour et de la rancoeur, du désir et de la haine, du trouble et de l’obstination.
Claude et Nathan Miller abordent ce tumulte sentimental de front, sans jugement moral aucun. Nulle traque du frémissement émotif, nul éclat doloriste : il s’agit là de donner à voir des états affectifs en souffrance, à la lumière du jour, avec empathie et précision. Toute leur attention se pose dès lors sur les visages de leurs comédiens, tous impeccables, jusqu’aux enfants des séquences du passé. Regard azur, cheveu noirci, front dégagé, Vincent Rottiers dans le rôle du fils délaissé devenu adulte fait preuve d’une force de frappe de haut vol : entre sincérité et ambiguïté, il percute et émeut à la fois, quand face à lui, en mère inconséquente et paumée, Sophie Cattani sidère d’exactitude. Entre radicalité et tendresse, 'Je suis heureux que ma mère soit vivante' fait de son apparente ligne claire le lit d’une fascinante obscurité. Touchant et magistral. |
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Source : http://www.evene.fr |
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cinenews - Jean-Jacques Leloup |
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Retrouver ses origines, ses parents biologiques lorsqu'on a été abandonné à l'enfance est une action naturelle, voire nécessaire pour le bien de son équilibre mental. C'est sur cette trame que Claude Miller et son fils démarrent leur nouveau film. Deux jeunes garçons devront se battre pour vivre une nouvelle vie auprès de parents adoptifs. Malgré l'amour qui les entoure, le plus âgé tentera de rechercher sa véritable mère. Il la trouvera et s'imposera dans ce nouveau ménage, pour un parcours parsemé d'embûches et de moments douloureux qui affecteront son univers jusqu'à rejeter ses proches. Une tension psychologique ardente qui n'est pas sans rappeler les précédents drames sociaux de Miller comme l'adolescence meurtrie, la quête d'identité. Les flashs-backs nombreux sont légèrement irritants mais le casting inconnu accentue la véracité du récit. Poignant tel un documentaire biographique. |
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Source : http://www.cinenews.be |
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dvdrama - David A. |
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(...) Je suis heureux que ma mère soit vivante, un film prenant, sensible, touchant avec comme cerise sur le gâteau une performance éclatante de Vincent Rottiers et de Sophie Cattani en enfant/parent complètement perdus. (...) |
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Source : http://www.dvdrama.com |
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cinema.ch |
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Je suis heureux que ma mère soit vivante brosse soigneusement le tableau d’un traumatisme et de ses conséquences. C’est un film bien fait, efficace, mais dont on cherchera en vain une autre ambition que celle de décortiquer, d’amener à comprendre, sans jugement, la complexité tragique d’une fait divers ordinaire. |
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Source : http://www.cinema.ch |
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clap - S.B.-H. |
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(...) Inspirés d'un article sur un fait divers rédigé par l'auteur de La Moustache, les Miller livrent un film sec, tendu et bouleversant. Un film sur l'importance de la filiation, dont la force naît de l'obstination sentie du jeune Thomas interprété par Vincent Rottiers à l'âge adulte -- un visage qu'on dirait tiré tout droit de l'univers des frères Dardenne. Mélange de ressentiment, de soif d'amour non comblée et de haine, ces émotions presque palpables créent l'atmosphère nerveuse du film. En seconde partie, un climat malsain s'installe. Comme dans L'Adversaire. L'étau se resserre. Les réalisateurs ouvrent progressivement une brèche dans l'univers du film noir et les motivations complexes derrière ces retrouvailles se précisent par l'intermédiaire d'une mise en scène dépouillée. Dans les rôles des parents adoptifs, Yves Verhoeven et Christine Citti particulièrement s'avèrent touchants de vérité, à la fois aimants et résignés. Quant à Sophie Cattani, elle incarne le rôle ardu de la mère biologique sans pathos. Une oeuvre forte sur le plan des émotions. |
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Source : http://www.clap.qc.ca |
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