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Titre
original |
Looking for Eric |
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Réalisation |
Ken Loach |
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Scénario |
Paul Laverty |
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D'après |
Une idée d'Eric Cantona |
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Interprétation |
Eric Cantona (Lui-même), Gerard Kearns (Ryan), Matthew McNulty (Eric jeune), Steve Evets (Eric Bishop), Cole Williams (Daisy), Des Sharples (Jack), Dylan Williams (Daisy), Greg Cook (Monk), John Henshaw (Meatloaf), Johnny Travis (Travis), Julie Brown (L'Infirmière), Justin Moorhouse (Spleen), Kelly Bowland (La Petite Amie De Ryan),Laura Ainsworth (Lily Jeune), Lucy-Jo Hudson (Sam), Max Beesley (Le père d'Eric), Mick Ferry (Judge), Smug Roberts (Smug), Stefan Gumbs (Jess), Stephanie Bishop (Lily), ... |
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Musique |
George Fenton |
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Photographie |
Barry Ackroyd |
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Pays |
Grande Bretagne, France, Italie, Belgique, Espagne |
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Année |
2008 |
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Durée |
1h 56’ |
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Genre |
Comédie dramatique et sportive |
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Production |
Rebecca O'Brien |
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Site(s) officiel(s) |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeud! 22 octobre 2009 |
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Le film est projeté en version originale anglaise & française sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Eric Bishop (Steve Evets), postier à Manchester, traverse une mauvaise passe. Sous son nez, ses deux beaux-fils excellent en petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur, et sa vie sentimentale est un désert. Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait... Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre, semble l'observer d'un œil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains.
Comédie sociale malicieuse et terriblement rythmée (…) Un long métrage gorgé d’énergie qui ne tourne pas le dos à l’engagement de Loach. Politique, ce film dit l’importance d’être unis dans une lutte où l’autre n’est plus un concurrent mais un camarade. Qui aurait cru qu’un film sur le foot pouvait contenir tant de nuances et de richesses ? (Evene) |
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Biographie
Né en 1936 d'un père électricien en usine, Loach a suivi des études de droit au St Peter's College à Oxford. Là, il joue dans la troupe comique maintenant bien établie, la Oxford revue. Il commence à l'extérieur en tant qu'acteur dans le théâtre de Répertoire, mais au début des années 1960, il entre dans le monde de la télévision et est crédité comme réalisateur sur les premiers épisodes de la série Z Cars en 1962. Mais Loach marque son entrée dans le milieu au travers des docu-dramas, notamment Cathy Come Home (1966) qui a une forte influence sociale. Vers la fin des années 1960, il commence à diriger des films, et réalise Kes, l'histoire d'un garçon préoccupé et de sa crécerelle (une sorte de faucon), basée sur le roman de Barry Hines Une crécerelle pour un valet. Ce film aura un grand impact en Grande-Bretagne. Les années 1970 et 80 sont moins réussies, avec des films souffrant d'une distribution faible, d'un certain manque d'intérêt et de la censure politique. Son film The "Save the Children" Fund Film est une commande de la fondation Save the Children, qui l'a tellement détesté qu'elle a essayé de faire détruire le négatif. Il est également sollicité par Channel 4 pour faire A Question of Leadership, un documentaire sur la grève des mineurs. Cependant, le programme n'est pas diffusé par Channel 4, Loach déclare que c'est pour des raisons politiques.
Les années 1990 voient le retour de Loach, avec une série de films populaires acclamés par la critique. Pendant cette période, il reçoit trois fois des prix au festival du film de Cannes. Il gagne le prix du Jury en 1993 avec son film Raining Stones. En décembre 2003, il reçoit un doctorat honoraire de lettres de l'Université de Birmingham (Royaume-Uni). En novembre 2004, il est élu au conseil national du parti d'extrême gauche RESPECT. L'université d'Oxford lui attribue un titre honorifique de "docteur de loi civile" en juin 2005. Le 28 mai 2006, Loach gagne la Palme d'Or au festival de Cannes pour son film Le vent se lève, une vision controversée de la guerre irlandaise d'indépendance et de la guerre civile irlandaise qui suivit durant les années 1920. Le film est fortement critiqué par une partie des médias britanniques pour sa représentation des forces britanniques en occupation en Irlande. Certaines de ces critiques ont été faites par des commentateurs qui n'avaient pas vu le film. Ken Loach vit avec sa famille à Bath en Angleterre où il est supporteur et actionnaire du club local de football . Il soutient le "non" lors du référendum portant sur la Constitution de l'Europe en France et, en mars 2007, il apporte son soutien à Olivier Besancenot pour la campagne présidentielle française, après avoir soutenu Arlette Laguiller à la présidentielle de 1995. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.
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| Le style "Loach"
La réalisation de Loach est caractérisée par une vue particulière du réalisme ; il veille à ce que dans chaque secteur de la réalisation les liens entre les acteurs soient naturels au point où quelques scènes semblent ne pas avoir été scénarisées. Plutôt que d'employer des acteurs méthodiques, il préfère le talent d'inconnus qui ont vécu l'expérience réelle de la vie des personnages qu'ils incarnent, à tel point que certains acteurs professionnels désirant travailler avec Loach feignent d'être issus de la classe ouvrière comme c'est souvent le cas dans les scénarios. Pour Bread and roses, il a choisi deux acteurs principaux qui ont eu une expérience de l'organisation d'un syndicat, ainsi que de la vie en tant qu'immigré. L'actrice principale dans le film Padilla Pilaire, a dû apprendre l'anglais afin de jouer le rôle, l'acteur masculin n'est autre que Adrian Brody (Le pianiste).
Il essaye de s'assurer que les acteurs expriment de façon aussi vraie que possible les sentiments de leur personnage en filmant l'histoire dans l'ordre, et, chose cruciale, en ne donnant le script aux acteurs que quelques minutes avant le tournage. Il est fréquent que dans une scène, seuls quelques acteurs sachent ce qui va se passer, les autres exprimeront un choc, de la tristesse, ou de la surprise, parce qu'ils sont réellement frappés par les évènements de la scène.
Quelques exemples : sur Kes, le garçon, découvrant l'oiseau mort à la fin, croyait que le directeur avait réellement tué l'oiseau qui était devenu tout à fait proche de lui pendant tout le tournage (en fait, il avait utilisé un oiseau mort trouvé ailleurs). Dans Raining Stones, un usurier rend visite à une des actrices dans sa maison, celle-ci n'a alors pas idée qu'il allait la forcer à enlever son alliance et à la lui donner comme acompte. Dans Sweet Sixteen, le personnage principal est censé tuer quelqu'un, mais d'autres acteurs l'en empêchent en lui sautant dessus. On voit alors la surprise de l'acteur qui, au début, est assez troublé.
Ken Loach est un adversaire farouche de la censure dans ses films et il fut outré par le certificat accordé à Sweet Sixteen (il fut interdit aux moins de 18 ans en Grande-Bretagne). Loach a lui-même indiqué : "I think it was a very silly decision, such a patronising attitude as well. People are rarely hurt by swear words, yet you see scenes of violence depicted in films often with a 12 certificate. Some of these films have violence for the sake of it, try and push the certification boundaries. I think in my films that the violence is necessary to portray realism, it’s important to the narrative. And yes, it does put a smokescreen on society because it uses violence as a source of entertainment rather than its actual meaning.
Source : www.wikipedia.org
Toute sa filmographie en tant que :
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Impressions cannoises (Comme Au Cinema) |
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Ken Loach et Cantona : équipe gagnante
Ecran noir, les premières notes du générique de fin n’ont pas encore retenti que la salle est déjà secouée d’un tonnerre d’applaudissements qui durera plusieurs minutes. Projection officielle ? Non, simplement la projection presse matinale de Looking For Eric. N’allez pas croire que les journalistes se réveillent car la salle s’est allègrement déchaînée pendant près de deux heures.
S’il y a bien une chose de sûre à l’issue de la séance, c’est que le nouveau cru Ken Loach a mis tout le monde d’accord : c’est un coup de cœur.
La recette est pourtant simple. A partir d’une idée de base dont Loach a le secret (un homme dépassé par sa famille, sa condition, sa vie et qui n’aspire qu’à réparer son cœur brisé), il nous tricote un film d’une humanité folle. Une comédie pas si dramatique que ça fonctionnant à mille à l’heure grâce à une galerie de vraies gueules comme on les aime (ah les supporters de foot…) se débattant avec une fureur salutaire au cœur d’une intrigue aussi bien construite qu’elle est joliment burlesque.
Développant des thématiques humbles mais justes (savoir prendre confiance en soi et reconnaître l’importance des gens qu’on aime et qui nous aiment), Looking For Eric se permet toutes les extravagances, la première – et la meilleure – étant, bien sûr, l’incroyable couple tête d’affiche : l’excellent Steve Evets et le surprenant Eric Cantona.
Drôle (vive les mouettes !), vrai et libre, le film de Ken Loach s’affiche clairement comme le coup de foudre de la Compétition. |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Citations de Ken Loach |
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"Je suis devenu l'assistant social du cinéma anglais"
"Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent. (Festival de Cannes - Mai 2006)"
"Staline est la personne qui a causé le plus de tort au socialisme" |
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evene |
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Prix du jury oecuménique 2009
Looking for Eric de Ken Loach a été récompensé par le prix du jury oecuménique 2009. Un prix qui distingue les oeuvres dans lesquelles se révèlent les dimensions humaines.
Dixit Ken Loach
Le cinéaste anglais ne tarit pas d'éloges sur la star du ballon rond : Lorsqu'Eric rentre dans une pièce, il a un charisme, un magnétisme considérable. Les comédiens parlent de projection naturelle à propos de cette capacité à communiquer depuis la scène jusqu'au fin fond de la salle sans apparemment rien faire de spécial. Eric savait faire cela sur un terrain de football - il communiquait avec 70.000 personnes.
Sur une idée des Cantona
Pour la société Why Not, les frères Cantona avaient écrit un synopsis autour d'un fan d'Eric Cantona qui suivait le footballeur de Leeds à Manchester, en sacrifiant toute sa vie là-bas pour rester dans le sillage de son idole.
La musique adoucit les moeurs
Lors de sa suspension de neuf mois, Eric Cantona a dû trouver un moyen de combler le vide. C'est la trompette qui lui a permis de se ressourcer. 'Looking for Eric' montre d'ailleurs une scène où le footballeur joue un petit air au balcon d'un HLM. |
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Source : www.evene.fr/cinema |
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Entretien avec Ken Loach, réalisateur (Comme Au Cinema) |
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Comment est né le projet ?
J’ai reçu un message me disant qu’Eric Cantona souhaitait entrer en contact avec moi. C’était il y a deux ou trois ans. Sans lui, ce film n’aurait jamais existé. Un producteur français, Pascal Caucheteux, s’était entretenu avec Rebecca O’Brien, la productrice, et avait suggéré que nous nous rencontrions, lui, Eric et nous. Nous connaissions évidemment Eric Cantona, l’homme public et le footballeur d’exception. Et eux savaient que Paul Laverty, le scénariste, et moi nous intéressions au football. Eric avait quelques idées, toutes très intéressantes, en particulier une histoire sur sa relation avec un fan. Paul et moi ne voyions pas comment nous pouvions faire fonctionner cela en termes de narration, de personnages et de développement, mais nous avons trouvé que c’était un domaine intéressant à explorer – non seulement la joie et le plaisir du football et le rôle qu’il joue dans la vie des gens, mais aussi la notion de célébrité et la manière dont on construit la popularité de quelqu’un à travers la presse et la télévision. Dans l’esprit des gens, les célébrités ont quelque chose de surhumain. Paul s’est installé à sa table de travail et a écrit une histoire qui s’efforçait de relier tous ces éléments. Nous n’éprouvions aucune appréhension à l’idée de montrer notre travail à Eric parce que nous avions une bonne idée du genre d’homme qu’il est. C’est quelqu’un qui ne se prend pas trop au sérieux, un personnage célèbre qui joue de sa célébrité et s’en moque aussi, et il avait une petite lueur de malice dans l’oeil en parlant de ce projet. C’était quelque chose d’amusant, une histoire ni trop lourde ni trop dure. Nous espérions simplement qu’il allait l’aimer, et il a été assez gentil pour dire que c’était le cas.
Pourquoi Cantona ?
C’est quelqu’un d’original, de brillant, avec un esprit vif, perspicace, et une vraie sensibilité. Il sait sortir des sentiers battus et ses joutes avec les journalistes ont toujours été amusantes et malignes. C’est évidemment un homme qui a de la substance, cela nous le savions. On se souvient de ses sorties médiatiques, de sa réplique sur les mouettes (lors d’une conférence de presse liée à son coup de pied contre un spectateur qu’il l’avait insulté pendant un match, plutôt que de répondre aux questions des journalistes, il répliqua : "Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines seront jetées à la mer" avant de se lever et de sortir de la salle). En parlant avec Eric, ses réflexions sur le sport, sur sa place, sur ce qu’il a tenté de faire et son approche du football sont devenues partie intégrante du projet. Lorsqu'Eric rentre dans une pièce , il a un charisme , un magnétisme considérable. Les comédiens parlent de <"projection naturelle" à propos de cette capacité à communiquer depuis la scène jusqu’au fin fond de la salle sans apparemment rien faire de spécial. Eric savait faire cela sur un terrain de football – il communiquait avec 70 000 personnes. C’est une capacité naturelle absolument extraordinaire. A Manchester, il a été traité avec respect, admiration et affection. Nous avons dû dissimuler sa présence – c’est la première fois que j’avais des paparazzis rôdant autour du plateau. Et si on marchait avec lui dans la rue, la circulation ralentissait et les gens lui attrapaient la main. Je suis allé à un match avec lui à Old Trafford. Même sans savoir qu’il était là, les gens chantaient les chansons de Cantona. Ils scandaient son nom alors qu’il n’était pas venu depuis dix ans ! Et puis ils ont découvert qu’il était là pour de bon, et ça a été la folie. Des hommes adultes pleuraient ! Quand nous sommes repartis, des gens de tous âges sont venus lui serrer la main. Rares sont les joueurs qui ont inspiré une telle affection.
Pourquoi le football ?
Je ne connais que le point de vue du spectateur, mais aller à un match est un acte très social. Cela n’a rien à voir avec le travail, rien à voir avec quoi que ce soit en dehors du jeu et de cet immense rassemblement de gens disparates. Mais le match lui-même est comme un terrain de galop où explosent toutes vos émotions. Vous ressentez tout. L’espoir, la joie, le chagrin, la douleur, la déception, le suspense, le supplice. Une délicieuse extase lorsque le ballon entre dans la cage. Vous éprouvez toutes ces émotions fortes, contenues dans un cadre précis et sûr pour vous – je ne dirais pas que "cela ne compte pas", mais finalement ce n’est qu’un jeu, et la vraie vie continue. C’est en définitive un exercice thérapeutique intense quand vous vivez toutes ces émotions mais qu’elles sont contenues dans un environnement sûr.
Qui est Eric Bishop, le personnage principal ?
C’est un homme intelligent qui souffre de crises de panique qui l’empêchent de nouer des relations durables avec quelqu’un. Face à cela, il réagit en se mettant la tête dans le sable, en sortant avec ses potes, en allant aux matchs de foot, en buvant un verre et en n’y pensant surtout pas. Son premier mariage a échoué. Ensuite, il a épousé une autre femme qui a développé un problème d’alcool. Elle avait deux fils de pères différents et quand elle a disparu de la circulation, il s’est retrouvé avec ces deux garçons dont il a continué à s’occuper. En devenant adolescents, ils ont fait comme tous les ados : quand ils voient une faiblesse, ils l’exploitent. Ils le détruisent. Eric se retrouve à la tête d’une grande maison qu’il ne peut pas entretenir et bien sûr, le chaos engendre le chaos. Il peut à peine faire son travail, et quand on le voit la première fois, il est en pleine crise de panique.
Comment avez-vous choisi vos acteurs ?
Le casting est la deuxième chose la plus importante après le scénario. J’ai travaillé à nouveau avec Kahleen Crawford, la directrice de casting, et nous avons vu beaucoup de monde, des acteurs inconnus comme de très connus. Il est important que le film soit enraciné dans quelque chose de spécifique, nous avons donc restreint notre choix à des gens de Manchester ou de la région proche. La plupart des supporters de Manchester United viennent de Manchester. Nous avons donc pensé qu’il était important que le personnage principal soit joué par quelqu’un de Manchester. Grâce à Steve Evets, on sent que c’est un homme qui est au bord de la rupture. Steve est également drôle, mais pas comme s’il jouait dans une comédie, juste en étant vrai. La difficulté est de trouver quelqu’un qui soit bon, qui remplisse tous les critères, mais qui soit aussi en phase avec le personnage que vous voulez voir à l’écran.
Comment avez-vous introduit Cantona dans l’action ?
Ça, c’était un grand moment ! C’était assez élaboré. La surprise est la chose la plus difficile à jouer, et Steve Evets ignorait que Cantona allait jouer dans le film. Il savait seulement qu’il était impliqué comme producteur. Le jour où Cantona devait commencer à jouer, nous l’avons conduit discrètement dans la maison et dans la chambre. J’ai dit à Steve : "La lumière n’est pas bonne. Il va falloir qu’on mette du noir pour atténuer les reflets. Donne-nous dix minutes." Steve est sorti fumer une cigarette, Eric Cantona s’est caché derrière un drap noir que nous avons placé autour de la caméra, puis nous avons joué la scène. Steve regardait en direction du poster grandeur nature de Cantona. Eric s’est glissé derrière lui et il s’est mis à parler. La surprise a été totale.
Comment passez-vous des scènes comiques aux moments plus sérieux ?
On peut seulement être honnête et fidèle à la réalité. Là encore, cela repose sur votre capacité à trouver des gens qui peuvent être authentiques et naturellement drôles. Ou authentiques et naturellement touchants. C’est pour cette raison que John Henshaw ( Meatballs ) et Ricky Tomlinson sont de bons acteurs. Ils sont sérieux et drôles sans changer de rythme. Le fait qu’ils n’aient pas à changer de braquet est essentiel.
Qu’est-ce que le public retiendra du film, d’après vous ?
Une histoire sur l’amitié et sur le fait de s’accepter tel que l’on est. C’est un film contre l’individualisme : on est plus fort en groupe que seul. Certains éprouveront peut-être une certaine condescendance envers cette idée, mais ce film parle de la solidarité entre amis, en prenant pour exemple un groupe de supporters de foot.
Il est aussi question de l’endroit où vous travaillez et de vos collègues. Même si cela peut sembler banal de dire cela, ce n’est pas dans le vent de l’époque. Ou du moins ça ne l’est plus depuis trente ans. Ceux qui vous entourent ne sont plus vos camarades, ils sont vos concurrents.
Cantona joue de la trompette dans le film. A-t-il un avenir en tant que musicien ?
Lorsque George Fenton a enregistré la musique et a entendu Eric jouer, j’ai envoyé à Eric un texto disant "Les musiciens sont impressionnés mais ils suggèrent que tu n’abandonnes pas le football tout de suite". Il m’a répondu : "Ils doivent avoir peur que je leur pique leur job !" |
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Source : wwww.commeaucinema.com |
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Entretien avec Paul Laverty, scénariste (Comme Au Cinema) |
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Lorsque Ken m’a dit qu’Eric Cantona désirait le rencontrer, je me suis demandé si ce n’était pas encore une de ses blagues. Je savais qu’il avait traversé des moments difficiles, sa chère équipe de Bath City avait des problèmes et je me suis dit qu’il fantasmait un brin. Et puis… Et puis il y a eu le King lui-même, assis dans notre bureau.
Nous nous sommes rencontrés pour parler d’un court traitement qu’Eric Cantona et ses frères avaient préparé pour la société de production française Why Not. Le sujet portait sur un vrai fan qui avait suivi Eric quand celui-ci avait été transféré de Leeds United à Manchester United, perdant au passage son travail, ses amis et sa famille.
J’ai trouvé qu’il y avait là un certain potentiel mais en fin de compte, une fiction et la liberté qu’elle permettait, m’attiraient plus encore.
Peut-être est-ce la terrible grippe dont je souffrais quand nous nous sommes rencontrés ce jour-là, mais à mesure que nous parlions, mon esprit s’est mis à dériver vers tous ces souvenirs, ces magnifiques buts qu’Eric avait marqués, ses flashs d’inspiration, son tempérament, son fameux coup de pied de karaté, la conférence de presse « des sardines », les chants de la foule, et puis surtout ce moment qui était resté gravé dans ma tête, ce but extraordinaire qu’il a marqué contre Sunderland.
Il a tout de suite été clair pour moi comme pour Ken que la personnalité d’Eric, sur le terrain et en dehors, ouvrait un champ de possibilités absolument fascinantes. Ken, Rebecca O’Brien, la productrice, et moi sortions de deux films très durs, It'S A Free World… et Le Vent Se Lève, et nous savions une chose : quel que soit notre prochain projet, il comporterait une solide dose d’humour et d’espièglerie afin que nous puissions rester sains d’esprit.
Cela faisait aussi un certain temps que je parlais à Ken d’une histoire où pourraient intervenir des grands-parents. Je savais que de tels personnages ne feraient pas saliver les financiers, mais depuis que mes propres enfants sont nés, je suis devenu de plus en plus curieux au sujet des interactions complexes et des multiples rôles que jouent les grands-parents dans notre vie. Ils contribuent de bien des façons à faire tourner le monde, mais à de rares exceptions près, on ne les voit jamais à l’écran, ou alors sous forme de stéréotypes grossiers.
Des protagonistes plus âgés peuvent ouvrir une histoire vers autre chose; ils sont une source, un incroyable puits d’existences et d’expériences passées, et j’ai toujours été intrigué par la possibilité d’une histoire qui se pencherait sur le passé autant que sur le présent. Notre passé n’a pas disparu, mais il est lourdement chargé. Quantité de questions et de notions contradictoires étroitement imbriquées se sont mises à se bousculer dans mon esprit. Je me suis demandé comment se définissent les moments clés de notre vie, comment les gens que nous avons rencontrés au cours de notre existence laissent une impression indélébile sur notre âme et desquels nous nous souviendrons sur notre lit de mort... Je me suis interrogé sur les accidents de timing, sur les moments où les couples se forment et sur la personne que l’on est à ce moment-là.
Des erreurs passées peuvent s’envenimer au fil du temps, des blessures et des reproches peuvent se bousculer dans un cycle sans fin qui peut continuer à assombrir notre présent. J’ai réfléchi au don fantastique de la mémoire, capable de rendre un événement vieux de trente ans intensément vivant et le faire brûler avec la même intensité qu’au moment où il s’est produit.
Que devient notre confiance en nous-mêmes, la fragile notion de notre propre identité, lorsque l’on vieillit ? Ce que nous devenons correspond rarement à ce que nous avions imaginé à l’époque de nos vingt ans. Une longue vie peut être sacrément chaotique. Parfois, durant les moments de crise, on est tenté plus qu’on ne veut l’admettre de se laisser glisser vers la dépression. Suite sur Comme Au Cinema |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Comme au cinema |
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- Un Ken Loach inspiré et drôle. Une déclaration d'amour au football et à ... Cantona ! (Studio CinéLive - Sophie Benamon)
- Looking For Eric donne une impression de facilité, or rien n’est plus ardu que de faire passer un auditoire du rire aux larmes comme Loach y parvient içi avec cette comédie sociale (Le Journal du Dimanche - Carlos Gomez)
- (…) mélange de comédie, de drame et de fantastique, séduit par son charme artisanal et la sincérité des comédiens. (Metro - Jérôme Vermelin)
- Conservant son talent pour la chronique sociale à travers le portrait de ce père célibataire (…) Ken Loach y ajoute cette fois-ci une belle part de rêve et d’humour. (A Nous Paris - Fabien Menguy)
- Voir l’ancien footballeur conseiller son admirateur à coups d’aphorismes est un pur régal digne des meilleurs fantaisies britanniques. Ken Loach apporte en prime une touche de tendresse bienvenue dans un contexte de crise économique. (20 Minutes)
- Jamais le réalisateur anglais n'avait autant assumé le registre de la comédie que dans ce film euphorisant. (Télérama - Samuel Douhaire)
- Tour à tour drôle et tragique, pétillante d’idées et de rebondissements, cette comédie est aussi enthousiasmante qu’un film comme The full monthy de Peter Cattaneo. (Paris Match - Alain Spira)
- Un peu barré à la gondry, le nouvel opus de Ken Loach est une ode joyeuse à la solidarité et à l’amitié, valeurs fragiles mais garanties contre l’adversité. (…) C’est terriblement humain, drôle et touchant. (Télé7Jours - Viviane Pescheux)
- Cinéaste généreux, Loach film une comédie du remariage pour le plaisir de poser une nouvelle romance comme rime à celle chantée et dansée trente ans plus tôt par deux jeunes gens mignon comme tout, devenus deux grand parents mignon comme tout (…). (Positif - Fabien Baumann)
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Source : www.commeaucinema.com |
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lalibre.be - Fernand Denis |
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Allez le rouge. Même quand il pleut des pierres à Manchester, il reste toujours un espoir. Cantona des amis sincères ! Quand on a Eric le King comme private coach !
Comment rendre le sourire à Eric le facteur ? Au centre de tri de Manchester, ses collègues sont prêts tout à essayer pour récupérer le corps, l’esprit, l’énergie de leur pote réduit à l’état d’ombre de lui-même. Il est vrai que la vie d’Eric est un chantier à l’abandon, sans aucune perspective de reprise. Sa maison tout entière ressemble à une chambre d’adolescent. Son ado, justement, est vautré devant une télé dernier cri dans sa chambre encombrée d’objets divers, tous tombés du camion... Et ce qui pourrait être son rayon de soleil est, en fait, sa pire souffrance. Sa fille vient de lui demander de s’occuper régulièrement une heure ou deux de son bébé, pour lui permettre de terminer ses études. Ce n’est pas changer les langes de son petit-fils qui l’effraie, mais l’obligation de ramener l’enfant à son ex-femme, de croiser le regard, d’échanger quelques mots avec celle qu’il évite soigneusement depuis plus de 20 ans. Cette fois, Eric est au fond du trou, il ne sait plus à quel saint se vouer. De toute façon, ceux-ci ne se portent guère mieux et la seule personne à laquelle il voue un culte, c’est Eric Cantona. Il connaît ses matches par cœur. Dans sa chambre, il a même punaisé un poster vertical géant. De temps en temps, il lui arrive de l’apostropher de ses questions. Et un jour, le mythique n°7 de Manchester United lui répond. Un miracle ? Une hallucination ? Le joint subtilisé dans la cachette de son gamin ? En attendant, Eric Cantona s’installe dans son existence avec l’ambition de le remettre en forme pour affronter ses problèmes et ses responsabilités. En deux mots, le coacher.
En y ajoutant une petite dose très inattendue de fantastique, Ken Loach retrouve ici sa verve et sa virtuosité des années "Riff Raff" et "Raining Stones". Il trousse un récit tendu, savoureux, sensible auquel Cantona apporte sa touche virile et ses aphorismes comme autant d’assists pour relancer son coéquipier d’infortune. On sent vibrer tout à la fois le cœur, les tripes et le hobby de Loach dans ce film fraternel où l’on trouve tout ce que l’on aime chez lui : l’Angleterre ouvrière - on est chez les postiers truculents cette fois -, la force de la solidarité dans une séquence cantonissime, la passion du foot sous forme de best of des buts à la cantonade et une véritable tension de thriller qui va crescendo. Cherry sur le cake, Cantona distille ses petites phrases comme un buteur ses coups de patte victorieux dont le d’ores et déjà fameux " I’m not a man, I’m Eric Cantona " enrobé dans une pointe d’accent du Midi. Ce n’est pourtant pas la maxime plus importante. Quand le facteur demande au footballeur ce qu’il estime être sa plus belle action sur le terrain, Canto répond : "Une passe." Le tandem Loach-Cantona est bien soudé par les mêmes valeurs, celles de la fraternité, de la solidarité. Ce rouge du réalisateur engagé est donc aussi celui du porteur du maillot de Manchester dans une comédie où le fantastique vient stimuler - on n’oserait pas écrire enchanter - la réalité sociale comme Loach sait la capter. Avec l’aide de l’épatant Steve Evets et de la classieuse Stephanie Bishop. |
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Source : www.cinebel.be |
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DH.be - Patrick Laurent |
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Un vrai coup de cœur. Une comédie sociale hilarante sur le foot
C'est la galère pour Eric Bishop. Ses fils glandent toute la journée, ne l'écoutent même pas et, pis, trempent dans des trafics de plus en plus louches. Sa fille, qui va devenir maman, le traite de loser. Et il ne peut s'empêcher de penser à l'ex-femme de sa vie, qu'il a lamentablement plaquée voici 20 ans. Ses meilleurs amis, postiers et supporters de Manchester United comme lui, improvisent des psychothérapies de groupe pour lui rendre le moral, sans succès. En pleine déprime, Eric, les yeux braqués sur le poster de son idole, se demande si Cantona a déjà eu envie de se foutre en l'air. Et, à sa grande surprise, Canto lui apparaît en chair, en os et en barbe. Toujours aussi énigmatique dans ses sentences pseudo-philosophiques, l'ex-footballeur accepte de le coacher vers le succès personnel. Comment le jury cannois a-t-il pu snober un tel bijou ? Ken Loach a su trouver l'équilibre parfait pour aborder tout en légèreté et en humour des thèmes délicats comme la perte des repères dans notre société, les problèmes d'éducation, la plaie des gangs urbains ou le rôle essentiel de la solidarité. Autant de sujets vus à travers le prisme réjouissant du rock, du football et une bande de supporters qu'on rêverait de voir remplacer les hooligans dans les stades. Pour aider leur ami, ils sont prêts à tout : faire des blagues ringardes au nom des vertus du rire, se lancer dans un jeu de rôle à vocation psy (une séquence hilarante) ou se déguiser en Cantona. Canto , tout en phrases définitives que personne ne comprend, joue de son image, la brise même parfois d'un petit joint ou d'un verre de gros rouge, apporte un second degré jouissif. On passe sans cesse du rire franc à l'émotion subtile dans ce récit terriblement humain. Un très grand divertissement intelligent, qui fait un bien fou. Un vrai coup de cœur. |
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Source : www.cinebel.be |
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cinenews - Ruben Nollet |
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Ken Loach peut être drôle, ce n'est pas nouveau. Le réalisateur britannique a beau être connu comme quelqu'un utilisant le médium cinéma pour dénoncer des situations sociales et économiques catastrophiques, il n'hésitera jamais à présenter aussi les aspects plus drôles de la vie. Mais cela faisait quand même longtemps qu'on ne l'avait plus vu aussi explicitement se tourner vers le comique que dans ce 'Looking for Eric'. Déjà rien que l'idée de départ, un employé de poste dépressif qui voit son héros, la star du foot Eric Cantona, lui apparaître quand il fume un joint, est tout sauf Loach. Le réalisateur aujourd'hui âgé de 72 ans s'en tire cependant à merveille, aidé en tous points par son scénariste attitré, Paul Laverty, qui a pondu ici un scénario qui donne chaud au coeur, et bien souvent même hilarant. "Où est ma voiture?" demande le malheureux personnage principal en début de film. "Comme toi", lui répond un collègue, "dans le fossé". Et si la médaille de 'Looking for Eric' nous fait surtout voir sa plus belle face, c'est aussi en grande partie grâce à la prestation d'Eric Cantona. On pourrait dire de cette interprétation qu'elle est une caricature de sa propre image, mais cela n'enlève rien à son rayonnement phénoménal ni au fait qu'il est toujours prêt à appliquer le second degré. Un film qui fera apparaître une grimace heureuse sur vos visages. |
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Source : www.cinenews.be |
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lexpress - Eric Libiot |
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Ken Loach n'est pas du genre à faire dans la rigolade. Et si rire il y a, comme par exemple devant les irrésistibles scènes de Raining Stones (vol de pelouse et attrapage de moutons), ce n'est qu'en une forme ultime de politesse pour ne pas sombrer dans le désespoir. Sans doute plus énervé aujourd'hui qu'hier, Loach quitte le bitume et la revendication pour s'échapper vers le conte de fées avec pirouette et cacahuète puisque la fée a la barbe d'Eric Cantona. Qui débarque dans la vie d'Eric, postier à Manchester, vie pas facile mais fan de foot. Et le monde, tout à coup, de s'accorder au désir de cet homme proche de la relégation à qui l'ancien joueur va redonner un but. Ken Loach, lui, s'accommode parfaitement de cette comédie et continue de mouiller le maillot. Sa rage politique reste intacte et il n'est pas besoin de comprendre la règle du hors-jeu pour apprécier ce film qui transforme la pelouse verte en coin de ciel bleu. |
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Source : www.lexpress.fr |
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evene - Mélanie Carpentier |
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Comédie sociale malicieuse et terriblement rythmée, ‘Looking for Eric’ s’infiltre chez les fans du King (le vrai). Elevé au rang d’icône par un postier de Manchester, juste entre Gandhi et Nelson Mandela, Cantona s’impose dès sa première apparition comme un psy-mentor-fumeur de chichon. Et quelle apparition ! Pas question pour Loach de penser et repenser le pourquoi du comment Cantona débarque dans la vie d’Eric Bishop, incarné par l’incroyable Steve Evets. Son approche du fantastique est fidèle à son cinéma : sobre, efficace. Nul besoin de justifications. Loach fait du football un acte social. Il l’explore dans ce qu’il a de plus humain, de jouissif et même de thérapeutique, avec un enthousiasme communicatif, propice à convertir les plus réticents. Le réalisateur anglais ne filme pas la foule qui vibre mais transporte le spectateur dans les gradins, déroulant les plus beaux buts et la plus belle passe du joueur de Manchester. Et derrière cette éloge de la folie cantonesque, se révèle toute l’espièglerie, l’humour, la dérision du cinéaste. Le rire est franc, les émotions sincères. A chaque pensée du poète en short succède un tacle qui tourne le tout en dérision. Derrière ce Cantona fantasmé, magnifié, puis réincarné, il y a la solitude des êtres, l’importance du clan, la fragilité des existences, le poids des souvenirs, la détresse sociale. Un long métrage gorgé d’énergie qui ne tourne pas le dos à l’engagement de Loach. Politique, ‘Looking for Eric’ dit l’importance d’être unis dans une lutte où l’autre n’est plus un concurrent mais un camarade. Qui aurait cru qu’un film sur le foot pouvait contenir tant de nuances et de richesses ? |
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Source : http://www.evene.fr/cinema/films/looking-for-eric-24120.php |
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