Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
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Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy réalisé par Jean-Jacques Zilbermann
    
Titre original La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
Réalisation Jean-Jacques Zilbermann
Scénario & Dialogues : Antoine Lacomblez & Jean-Jacques Zilbermann
Interprétation Antoine de Caunes (Simon Eskenazy), Mehdi Dehbi (Naïm), Elsa Zylberstein (Rosalie), Judith Magre (Bella), Catherine Hiegel (Arlette), Micha Lescot (Raphaël), Max Boublil (David), Jean Lescot (Mordechaï), Nada Strancar (Babette), Taylor Gasman (Yankele), Matthew Gonder (Yvan)
Photographie Georges Diane
Pays France
Année 2009
Durée 1h 30’
Genre Comédie dramatique
Distributeur Victory Productions
Site officiel  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 03 décembre 2009
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Dix ans après L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres, Simon, devenu un grand musicien de notoriété internationale, voit débarquer sa mère, son ex-femme et son fils de 10 ans qu'il n'a jamais vu. Sans compter qu'il doit gérer deux histoires d'amour, avec un professeur de philo et un travesti algérois extraverti un peu envahissant.
 
 
 Festival Paris Cinéma 2009
 
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Jean-Jacques Zilbermann sur : Tout Le Cinéma

De l'exploitant, défenseur d'un lieu de rassemblement pour passionnés, au cinéaste traitant avec nuance de sujets graves et intimistes, Jean-Jacques Zilbermann est la preuve que la cinéphilie paie.

Ancien préposé à la Poste, il devient projectionniste dans les années 70, réalisant en parallèle des documentaires ( Cigognes en rogne, sur un comité de soldats, et Vivre heureux en Ardèche, sur la grève des tanneurs d'Annecy). Au début des années 80, il relance plusieurs salles de cinémas d'art et essais parisiennes : le Daumesnil (rasé depuis), l'Escurial Panorama, en faisant un mini-Kinopanorama (surnom donné par les cinéphiles pour son grand écran très incurvé de dix mètres de base et son projecteur 70 mm), dont il se sépare en 1987 pour reprendre le Max Linder Panorama.

Zilbermann passe à la réalisation avec Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes, co-écrit par Nicolas Boukhrief, récit autobiographique sur son enfance en 1958, avec une mère communiste ( Josiane Balasko) et un père ( Maurice Bénichou) qui ne l'est pas. Peu après, il collabore à l'adaptation du roman de Philippe Labro, Des Feux mal éteints, réalisé par Serge Moati, sur le destin d'un jeune journaliste durant la guerre d'Algérie.

Par la suite, Zilbermann se plonge dans ses racines juives avec L'Homme est une femme comme les autres. Il décrit l'histoire d'amour peu banale entre une chanteuse yiddish ( Elsa Zylberstein), se gardant pure pour l'homme de sa vie, et un clarinettiste gay ( Antoine De Caunes). Si le film est un succès, le réalisateur attend dix ans pour lui donner une suite, avec La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, reprenant les mêmes personnages et interprètes, pour les mêmes imbroglios amoureux.

Notre clarinettiste, maintenant mondialement reconnu, se débat entre ses deux amants et le retour de son ex-femme et du fils qu'il n'a pas connu. Retour à l'enfance avec Les Fautes d'orthographe, où l'on suit le quotidien difficile d'un adolescent paraissant plus jeune que son âge dans un internat dirigé par ses parents ( Carole Bouquet et Olivier Gourmet).

Source : www.toutlecine.com

Toute sa filmographie en tant que :

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tout le cine
 

Dans La Folle histoire de Simon Eskenazy, on pourra découvrir Mehdi Dehbi, qui interprète l'amant travesti algérien d' Antoine De Caunes. Pour le jeune acteur belge venu du théâtre, il s'agit de son deuxième long-métrage après Le soleil assassiné, en étudiant algérien se battant pour pouvoir jouer la pièce qu'il a écrit, soutenu par Charles Berling. Entre ces deux films, le comédien s'est fait remarqué avec son rôle récurrent dans la série « Septième ciel belgique », sorte de « Plus Belle la vie » belge où il incarne Guillaume, l'instituteur.

Tourné dans le quartier de la Goutte d'or, cette suite de L'homme est une femme comme les autres retrouve Antoine De Caunes et Elsa Zylberstein dans leurs rôles respectifs d'il y a 10 ans. Cependant, l'actrice est cette fois-ci reléguée au second plan, avec quelques apparitions tout au long du film. Rappelons que dans le premier opus, le personnage de Zylberstein, juive convaincue, tombait amoureuse de De Caunes, clarinettiste gay, juif pas convaincu.

L'aventure du tournage a donné envie aux deux compères Jean-Jacques Zilbermann et Antoine de Caunes de poursuivre les aventures de Simon Eskenazy dans un troisième volet : "On en fait un troisième, il faut maintenant aller jusqu'au bout. Même si Simon doit finir en déambulateur en train de courir après les jeunes mecs dans la rue !"

  Source : www.toutlecine.com
   
 paris cinema
 

Une projection surréaliste

A l'occasion de la présentation en avant-première de son film La Folle Histoire d'amour de Simon Eskenazy, le réalisateur Jean Jacques Zilbermann arrive seul. Mais pas pour longtemps. Juste une courte présentation avec une citation de Francois Truffaut "faire un film c'est dire dans le noir à des gens qu'on ne connait pas ce qu'on n'ose pas dire à une personne en pleine lumière".

Antoine de Caunes, Judith Magre, Medhi Dehbi, Max Bouxbil et Micha Lescot déboulent alors sur scène, d'autant plus motivés qu'ils assistent à la première projection du film. Les joyeux lurons plaisantent, sous les applaudissements de la salle.

A une question sur son rôle, Antoine De Caunes précise "C'est un personnage de composition. Il est juif, homo et clarinettiste. Je ne joue pas de clarinette ! Ceci dit, je ne pense pas qu'on puisse jouer un homosexuel. Le plus important c'est ce qu'il y a à l'intérieur, le reste n'est que cliché. Raconter des histoires sur le fil, c'est tout l'art de Jean Jacques Zilbermann". Medhi Dehbi confirme : "La porte d'entrée ce n'est pas la sexualité. Je joue quelqu'un qui a une crise d'identité, qui est amoureux".

Dix ans après le succès de L'homme est une femme comme les autres, La Folle Histoire d'amour de Simon Eskenazy retrace l'évolution d'un personnage qui apprend à communiquer, à exprimer ses sentiments. Une suite est même évoquée, ce qui ne manque pas de faire réagir Judith Magre : "Tu parles d'en faire un nouveau et tu me fais mourir dans celui là !".

Et sur un dernier éclat de rire, la fine équipe, complice à la ville comme à l'écran, quitte la scène.

  Source : http://www.pariscinema.org/fr/direct/evenements09/evenements092.html
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Entretien avec le réalisateur de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 

Quel a été le déclic qui vous a donné envie, dix ans après, de faire la suite de L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres et de retrouver le personnage de Simon Eskenazy ? est-ce la manière dont vous avez vécu, vous, ces dix années qui viennent de passer ?

Exactement ! J’attendais une situation forte dans ma vie pour reprendre le personnage de Simon Eskenazy, et la situation est arrivée. C’est ce qui m’a inspiré. C’était l’été de la canicule, il n’y avait plus de place dans les hôpitaux, ma mère, qui ne pouvait plus marcher, est venue s’installer chez moi... C’est le mouvement de la vie qui a guidé complètement l’idée de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy.

Dans La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, vous voulez pousser le curseur plus loin que dans le premier opus, en brouillant les cartes au maximum, en ébranlant toutes les certitudes, en vous amusant de la confusion des genres, des sexes, des races, des religions, des cultures ...

Le film raconte l’histoire d’un musicien juif qui tombe amoureux d’un travesti musulman. Alors qu’il joue de la musique traditionnelle, Simon Eskenazy a perdu le sens du sacré. Ce jeune homme va le ramener à sa propre vérité. C’est donc finalement l’histoire d’un musulman qui sauve l’âme d’un juif. Et si un musulman peut sauver l’âme d’un juif alors tout est possible sur cette terre ! C’est ce que j’aime croire.

Qu’est-ce qui était le plus difficile dans l’écriture ?

Dans la réalité, ma mère était vraiment installée chez moi, au milieu du salon, dans un lit médicalisé. Elle est décédée pratiquement à la fin de l’écriture du scénario. Le cinéma rend possible la résilience, c’est chez moi un sentiment très fort. Il offre la possibilité de transformer nos malheurs en bonheurs, c’est ce que j’essaie toujours de faire ...

On a peu l’habitude dans le cinéma français de trouver ce type d’humour. Comment le définiriez- vous ?

Comme une comédie saupoudrée de mélancolie.

En quoi diriez-vous que Simon a le plus changé en dix ans ?

Pour le type de comédie. Il a gagné en légèreté. D’ailleurs, pour moi, l’évolution en dix ans, ça se joue là-dessus, sur la légèreté. Surtout dans le ton du film : essayer de trouver la légèreté... Simon, c’est un mélange d’Antoine et de moi. Antoine est un des acteurs français qui ont le plus de charme, et il donne évidemment ce charme à Simon, ce qui, pour le type de comédie que je veux faire, est très important. Paradoxalement, je dirais que la partie féminine de Simon, c’est Antoine, et que la partie masculine, c’est moi ! On se complète assez bien dans la vision qu’on a du personnage. Il y a des aspects de Simon qui me ressemblent et d’autres qui ressemblent vraiment à Antoine. Simon est un personnage qui dit non au départ et qui finit toujours par dire oui. Il ne veut pas que sa mère vienne à la maison, elle vient à la maison. Il ne veut pas vivre avec ce travesti, finalement il vit avec ce travesti, il ne veut pas revoir son ex-femme, finalement il la revoit, il ne veut pas connaître cet enfant qu’il a eu avec elle et finalement il lui transmet ce qu’il doit lui transmettre.

Quelle a été la réaction d’Antoine De Caunes lorsque vous lui avez donné le scénario à lire ?

C’est drôle parce que je lui avais parlé du film avant de l’écrire – et il m’avait tout de suite dit qu’il était partant - mais il ne connaissait pas pour autant tous les détails de l’intrigue et lorsqu’il l’a lu, il m’a dit : "C’est incroyable, j’ai l’impression d’être chez moi ! ". Dix ans après l’aventure de L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres, on s’est retrouvés tous les trois, Antoine, Simon et moi, comme si on ne s’était pas quittés.

Et Antoine De Caunes, en quoi diriez-vous qu’il a changé en dix ans ?

Déjà, il a vécu un peu les mêmes choses que moi. Il a perdu ses parents, en plus de manière très rapprochée. Lorsqu’on les vit à 50 ans, ce sont des expériences qui marquent énormément. C’est un événement qui l’a rendu plus philosophe par rapport à la vie. Il est plus dans l’intériorité, il a gagné en profondeur. Avant il faisait tellement de choses qu’il lui était sans doute parfois difficile de se rassembler, maintenant il a le temps de se retrouver. En plus, il est devenu réalisateur. Entre L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres et La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, il a réalisé quatre films... ça l’a mûri. Sur le plateau, il était à nouveau le comédien idéal. (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/la-folle-histoire-d-amour-de-simon-eskenazy,114527
   
Antoine de Caunes nous parle de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 

Quelle a été votre réaction lorsque Jean-jacques Zilbermann vous a parlé de faire une suite à L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres ?

En fait, je n’ai pas été surpris tant que ça. Parce qu’il s’était vraiment passé quelque chose de très particulier sur L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres. Pour Jean-Jacques bien sûr, mais pour moi aussi. C’était la première fois en tant qu’acteur que je me retrouvais engagé par un réalisateur qui me demandait de jouer à la fois un personnage et une partie de sa vie, même si elle était romancée. Un jour, il m’a demandé si j’étais partant pour retrouver Simon. Je lui ai dit oui tout de suite. Un oui franc et massif. Et il a écrit La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy très rapidement.

Lorsque vous avez découvert le scénario de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, vous n’avez pas davantage hésité ?

Pas une seconde. Sa manière de parler légèrement de sujets graves, voire tragiques me plaît énormément. C’est ce que j’aime chez les Juifs d’Europe de l’Est, et aussi chez les Anglais qui sont les maîtres de l’understatement. La complexité de Jean-Jacques me touche beaucoup. Je me moque souvent de lui en lui disant qu’il est agrégé d’anxiété. Rien n’est jamais simple chez lui, et pour lui, mais en même temps, il a une grande humanité, une grande tendresse, un humour très décalé. Donc retravailler avec lui allait de soi. Ensuite, j’aimais beaucoup cette idée de prolonger cette histoire-là. De suivre un personnage avec la vie qui passe parallèlement et laisse ses marques. Il y a là quelque chose de très émouvant... D’ailleurs, avant même la fin du tournage de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, je lui ai dit : "On en fait un troisième, il faut maintenant aller jusqu’au bout. Même si Simon doit finir en déambulateur en train de courir après les jeunes mecs dans la rue !"

Avez-vous été surpris de ce qui arrivait à Simon dix ans après ?

Je ne connaissais pas les détails de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy mais Jean- Jacques m’avait quand même un peu parlé de ce qu’il voulait raconter. C’est à la fois le “bordel” de son existence et une lecture très intelligente de ce “bordel” ! Cet équilibre entre le remous provoqué par les émotions, par les sentiments, et la manière d’arriver à en parler avec ce décalage, cet humour qui sait se tenir à distance... Mais ce qui m’a peut-être le plus surpris, et même troublé, ce n’est pas le plus spectaculaire, ce sont les croisements entre la vie réelle et la fiction... En tout cas, ça m’a conforté dans l’idée qu’on avait développé avec Jean-Jacques une relation assez unique parce que beaucoup de choses s’y mélangent. De l’amitié, de la confiance, de l’estime ...

On a le sentiment qu’il y a une profonde évidence entre ce personnage et vous. Presque comme s’il ne relevait plus du domaine du jeu ...

Dans le personnage de Simon, il y a un rapport très fort à la féminité qu’on a en nous et avec lequel je n’ai jamais eu de problème. Ce qui est curieux, c’est que j’ai eu l’impression sur La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, comme sur le premier film, non pas de ne pas jouer, mais de ne pas composer, de ne pas fabriquer. Et pourtant, il y a du travail. A travers la musique d’abord, à travers aussi tout ce que j’ai lu - une bonne partie de la littérature des camps. Ca plombe bien mais ça nourrit beaucoup. On comprend mieux pourquoi le personnage est comme ça. Même si je suis très amateur des acteurs de composition, je fais plutôt partie des comédiens qui ont besoin que la matière première de leur personnage soit quelque chose à laquelle ils puissent se relier directement, et soit en même temps très différente de ce qu’ils sont. Je ne suis pas Simon Eskenazy, qu’on se le dise ! (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
   
Mehdi Dehbi nous parle de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 

Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez entendu parler de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy ?

C’était il y a deux ans. Mon agent m’a parlé d’une comédie dans laquelle il y avait plusieurs personnages à défendre pour un même rôle. Ils cherchaient l’acteur qui pouvait interpréter ce rôle. J’ai eu un premier rendez-vous, Jean-Jacques était là ainsi que Françoise Ménidrey. Je trouvais ça formidable qu’avant toute chose, nous nous donnions le temps de discuter, d’échanger. Il m’a présenté le scénario, m’a parlé de ce qu’il cherchait, et de la difficulté à trouver. Puis, il m’a fait improviser deux, trois trucs. Ensuite, très vite, on s’est mis au travail.

Le fait de savoir pendant la préparation que vous étiez en concurrence avec d’autres, ça vous mettait la pression ?

Non, jamais. Sans doute parce que je ne suis pas dans l’optique d’arracher un rôle mais dans l’optique du travail. Ce qui n’est pas pour moi n’est pas pour moi, ce qui l’est l’est. On est beaucoup plus à l’aise quand on pense comme ça. C’est la production qui a mis un peu la pression parce que comme on était six ou sept en course, qu’on commençait à s’habiller en femme et qu’on faisait les essais chez Jean- Jacques, ils ne voulaient pas qu’on se croise et avaient organisé une espèce de ballet pour qu’on ne se voie pas les uns les autres. C’était un peu bizarre.

La complexité du rôle, des rôles plus précisément, était-ce un défi qui était excitant ou qui vous faisait un peu peur ?

C’était surtout excitant. On ne nous offre pas beaucoup de rôles comme ça en France. Des personnages doubles. Et puis jouer une femme ! Comme Hamlet, ce sont des rêves d’acteurs. Pouvoir explorer sa féminité, c’est forcément excitant. Et là, en plus, il n’y en avait pas deux mais quatre ! Je ne me suis pas dit pour autant que le lien entre moi et les personnages était évident. Il n’y avait rien d’organique entre eux et moi. Mais nous avons pu créer ces liens par l’échange, justement.

Qu’est-ce qui était le plus difficile ?

Comme le personnage de Naïm est inspiré d’un personnage réel, c’était complexe de trouver un terrain d’entente, une sorte de compromis entre l’image qu’en avait Jean-Jacques et ma proposition. Le travail de préparation a beaucoup porté là-dessus. Je lui posais beaucoup de questions. Notamment sur la violence du personnage. On ne peut pas être Naïm, dire ce qu’il dit – certains de ses dialogues manifestent une grande détresse – sans posséder une certaine violence, même si le mode et le ton sont ceux de la comédie. C’était intéressant de chercher à éviter le côté acidulé, d’aller dans la violence de chaque situation sans rien perdre de la comédie. Pour construire un personnage, je commence à tisser de l’intérieur. Aussi, je ne voyais pas le personnage extravagant et “folle” . J’ai aussi travaillé avec une coach, Martine Grimbet. C’était à la fois passionnant et très dur. Une fois arrivé au tournage, les choses ont été plus simples, on était dans le mouvement, dans l’énergie. Tout commençait réellement à ce moment-là. (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
   
Elsa Zylberstein nous parle de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 

Avez-vous été surprise lorsque Jean-jacques Zilbermann vous a proposé de reprendre le personnage de Rosalie de L'Homme Est Une Femme Comme Les Autres pour La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy ?

Pas tant que ça. Le tournage de L'Homme Est Une Femme Comme Les Autresavait été tellement magique que je n’ai pas trouvé étonnant que Jean-Jacques ait envie de réunir tout le monde et de repartir pour un nouveau chapitre. Et puis, je sais qu’il aime beaucoup Truffaut et son idée, magnifique, de nous avoir fait partager la vie d’Antoine Doinel, comme s’il était un être vivant et pas seulement un personnage de fiction ...

Et quelle a été votre réaction ?

Il m’a fait lire le scénario que j’ai trouvé formidable même si j’étais forcément un peu frustrée par la présence plus qu’en pointillés de Rosalie. En fait, c’est un clin d’œil – j’ai d’ailleurs eu peu de jours de tournage. A l’époque, j’ai beaucoup hésité. La magie avait été tellement grande sur le premier que j’avais peur que le deuxième ne l’efface... Et puis je me suis dit que c’était un joli clin d’œil de cinéma, que pour Antoine, pour Jean-Jacques, pour le film, c’était bien que j’accepte. Mais je dois reconnaître que Jean-Jacques a dû faire preuve de détermination et d’obstination pour me convaincre.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le scénario de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy ?

Forcément, l’histoire d’amour de Simon et de Naïm. Il y a là de la part de Jean-Jacques une audace, une liberté, une manière très décomplexée d’assumer cette histoire, qui sont merveilleuses. J’ai trouvé le scénario brillant, et il m’a fait beaucoup rire. J’aime bien cette idée que, finalement, ce soit un arabe musulman – et travesti ! - qui réunisse les juifs. Naïm est un personnage très attachant parce qu’il est libre. J’aime cette idée de cet homme qui assume son histoire et réussit à rendre tout le monde heureux. On est à la fois chez Frank Capra et chez Woody Allen. (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
   
 Eric Slabiak nous parle de La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 

Jean-jacques Zilbermann dit que, par votre musique, vous avez apporté de la légèreté à La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy. Comment s’est déroulée votre collaboration ?

On s’est rencontrés, il y a environ deux ans, à une projection au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme du documentaire “Cabale à Kaboul”. On a sympathisé, il m’a dit qu’il préparait un film et qu’il allait m’appeler. Quelques mois plus tard, il m’a proposé de venir, avec mon groupe “Les yeux noirs”, accompagner Antoine De Caunes qui, dans La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy, jouait de la clarinette. Puis, il m’a demandé avant le tournage d’être une sorte de conseiller musical.

Dans un premier temps, on a fait le tri, en fonction des scènes, de ce qu’il avait déjà fait enregistrer par Giora Feidman. Ensuite je lui ai fait écouter des petites trouvailles, comme la chanson de Davy Crocket en yiddish. En fait, c’est pendant le tournage qu’il m’a parlé de composition musicale parce que tout d’un coup, il lui est apparu qu’il voulait une autre musique, effectivement plus légère, moins grave, à côté de celle de Giora Feidman, comme pour la contredire, pour jouer sur des émotions différentes. Je lui ai d’abord composé une valse pour le mariage et une hora, une danse israelienne traditionnelle. Puis, de fil en aiguille, je me suis retrouvé à composer à peu près vingt-cinq minutes de musique.

Quel était le moteur de votre inspiration ?

Jean-Jacques lui-même. Je trouvais important que la musique soit le reflet de ce qu’il est intimement. Il m’a semblé que ce qui lui ressemblait sur le plan musical, c’était une sorte de Charlie Chaplin klezmer. Pour résumer, je peux dire que j’ai été sous influence du style klezmer, sous influence de la personnalité de Jean-Jacques, et des images du film que j’avais vues, à la fois sur le tournage et au montage ... Je voulais que la musique soit un peu le contrepoint du phrasé du film. Je n’aime pas beaucoup les musiques qui soulignent, qui vous disent quand il faut pleurer ou rire, j’aime bien au contraire tout ce qu’il est possible, grâce aux arrangements, de dire, de tisser autour des mots et du jeu des comédiens, tout ce qu’il est possible d’écrire entre les notes et qui donne de la perspective.

  Source : www.commeaucinema.com
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excessif - David A.
 

Dans cette suite directe de L'homme est une femme comme les autres, Antoine de Caunes reprend son personnage égocentrique du clarinettiste ayant tourné le dos à sa famille et à ses origines pour une nouvelle comédie d'une surprenante légèreté.

(...) Jean-Jacques Zilberman nous offre une comédie de moeurs parfaitement maîtrisée en introduisant un nouveau tabou, celui du travestissement contre l'appartenance religieuse. Avec humour et finesse, le cinéaste aborde le poids des faux-semblants, des mensonges et de l'intolérance.

(...) Autre thème abordé, celui des générations. (...) Pour emmener tout ce petit monde virevoltant, Jean-Jacques Zilberman convoque la musique yiddish avec maestria, sans oublier les très belles références à Charlie Chaplin. La folle histoire d'amour de Simon Eskenazy mêle des dialogues savoureux à quelques pointes tragiques sans pour autant tomber dans le film communautaire. La culture juive y est tour à tour célébrée et malmenée en évitant toute caricature. Antoine de Caunes, plus séduisant que jamais, semble se fondre dans son personnage sans aucune difficulté, lui insufflant mélancolie et fantaisie facétieuse.

  Source : http://www.excessif.com/cinema/critique-la-folle-histoire-d-amour-de-simon-eskenazy-5481362-760.html
   
 pariscope - Arno Gaillard
  Tous ces personnages évoluent, et c’est une des jolies surprises du film, dans un charmant petit village de la capitale; univers qui compte dans cette histoire faite de failles, de défauts bien humains et d’identités bousculées. Tout cela en musique et sous la ritournelle bienveillante "Smile" des "Temps modernes" de Chaplin. Entrez dans cette danse des sentiments, dansez sur fond de folklore klezmer comme ces personnages semblables parfois à ceux des tableaux de Chagall ; laissez-vous entraîner au cœur de ce tendre tourbillon dans lequel nous invite à plonger Simon, magnifiquement campé par Antoine de Caunes qui trouve là son plus beau rôle au cinéma.
  Source : www.premiere.fr
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