Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
 Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 03 septembre 2009
Les Regrets
 Projection le jeudi 10 septembre 2009
The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d'une Reine)
 Projection le jeudi 17 septembre 2009
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)
 Projection le jeudi 24 septembre 2009
Crossing Over
 Projection le jeudi 01 octobre 2009
Je suis heureux que ma mère soit vivante
 Projection le jeudi 08 octobre 2009
Mères et filles
 Projection le jeudi 15 octobre
Mademoiselle Chambon
 Projection le jeudi 22 octobre 2009
Looking for Eric
 Projection le jeudi 29 octobre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
 Projection le jeudi 12 novembre 2009
A l'origine
 Projection le jeudi 19 novembre 2009
My Sister's Keeper (Ma vie pour la tienne)
 Projection le jeudi 26 novembre 2009
Whatever Works
 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 Projection le jeudi 10 décembre 2009
Oscar et la Dame Rose
 Projection le jeudi 17 décembre 2009
Katalin Varga
 Projection le jeudi 07 janvier 2010
Millenium 2 : Flickan som lekte med elden
 Projection le jeudi 14 janvier 2010
Mr Nobody
 Projection le jeudi 21 janvier 2010
Le concert
 Projection le jeudi 28 janvier 2010
Up in the air
 Projection le jeudi 04 février 2010
Gainsbourg (vie heroique)
 Projection le jeudi 11 février 2010
John Rabe
 Projection le Jeudi 18 février 2010
Shutter Island
 Projection le Jeudi 25 février
Le ruban blanc
 Projection le Jeudi 04 mars 2010
Nine
 Projection le Jeudi 11 mars 2010
La rafle
 Projection le Jeudi 18 mars 2010
L'Arnacoeur
 Projection le Jeudi 25 mars 2010
The Ghost Writer
 Projection le Jeudi 01 avril 2010
Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles)
 Projection le Jeudi 22 avril 2010
Bright Star
 Projection le Jeudi 29 avril 2010
Precious : Based on the Novel Push by Sapphire
 Projection le Jeudi 06 mai 2010
Imogène McCarthery
 Projection le Jeudi 20 mai 2010
Extraordinary Measures
 Projection le Jeudi 27 mai 2010
A Single Man
 Projection le Jeudi 03 juin 2010
Greenberg
 Projection le Jeudi 10 juin 2010
Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
Oscar et la Dame Rose réalisé par Eric-Emmanuel Schmitt
    
Titre original Oscar et la Dame Rose
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Réalisation Eric-Emmanuel Schmitt
Scénario & Dialogues : Eric-Emmanuel Schmitt
 D’après Le roman éponyme d’Eric-Emmanuel Schmitt publié aux éditions Albin Michel en 2002
Interprétation Michèle Laroque (Rose), Amir (Oscar), Amira Casar (Mme Gommette), Mylène Demongeot (Lily), Max von Sydow (Dr Düsseldorf), Constance Dolle (La mère d'Oscar), Jérôme Kircher (Le père d'Oscar), Thierry Neuvic (Victor), Benoît Brière (L'annonceur), Mathilde Goffart (Peggy Blue) … Casting complet disponible sur AlloCiné
Photographie Virginie Saint-Martin
Pays Belgique, France
Année 2009
Durée 1h45’
Genre Drame
 Distributeur Cinéart
Site officiel du film
  Site officiel d'Eric-Emmanuel Schmitt
Eric-Emmanuel Schmitt
ERIC-EMMANUEL SCHMITT AU CINE-CLUB A MONS
Evénement de dernière minute !

Nous venons d’apprendre qu’Eric-Emmanuel Schmitt, l’auteur du roman et réalisateur du film "OSCAR ET LA DAME ROSE", sera présent ce jeudi 10 décembre à l'issue de la séance de 20h00.

Il se fera un plaisir de répondre à toutes les questions que vous aimeriez lui poser.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre à l’occasion de cet événement tout à fait exceptionnel !

 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 10 décembre 2009
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Oscar, 10 ans, condamné par un cancer, vit à l'hôpital. Ni les médecins ni ses parents n'osent lui parler de l'imparable vérité. Seule Rose, femme à l'air bougon, venue livrer ses pizzas à l'hôpital, communique avec l'enfant sans détour. Rose propose un jeu à Oscar : chaque journée qu'il vivra comptera pour dix ans, elle lui offre ainsi une vie entière en quelques jours. Elle lui suggère aussi d'écrire à Dieu. Oscar confie dans ses lettres son mal, ses inquiétudes, ses joies, son premier amour, le temps qui passe. Une amitié singulière naît entre Oscar et Rose. Tous deux sont loin d'imaginer à quel point cette complicité va bouleverser leur destin ...
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Eric-Emmanuel Schmitt

Eric-Emmanuel Schmitt Scénariste, Dramaturge, Romancier, Auteur, Réalisateur ... français.

En une dizaine d’années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde. Né le 28 mars 1960, normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec "Le Visiteur", cette rencontre hypothétique entre Freud et peut-être Dieu, devenu un classique du répertoire international. Rapidement, d’autres succès ont suivi : "Variations énigmatiques", "Le Libertin", "Hôtel des deux mondes", "Petits crimes conjugaux", "Mes Evangiles", "La Tectonique des sentiments" ...

Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l’Académie française. Son œuvre est désormais jouée dans plus de quarante pays. Il écrit le "Cycle de l’Invisible", cinq récits sur l’enfance et la spiritualité, qui rencontrent un immense succès aussi bien sur scène qu’en librairie : "Milarepa", "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", "Oscar et la dame rose", "L’Enfant de Noé" et "Le sumo qui ne pouvait pas grossir".

Une carrière de romancier, initiée par "La Secte des égoïstes", absorbe une grande partie de son énergie depuis "L’Evangile selon Pilate", livre lumineux dont "La Part de l’autre" se veut le côté sombre.

Depuis, on lui doit "Lorsque j’étais une œuvre d’art", une variation fantaisiste et contemporaine sur le mythe de Faust et une autofiction, "Ma Vie avec Mozart", une correspondance intime et originale avec le compositeur de Vienne. S'ensuivent deux recueils de nouvelles : "Odette Toulemonde et autres histoires", 8 destins de femmes à la recherche du bonheur, inspiré par son premier film, et "la rêveuse d'Ostende", un bel hommage au pouvoir de l'imagination.

Dans "Ulysse from Bagdad", son dernier roman, il livre une épopée picaresque de notre temps et interroge la condition humaine. Encouragé par le succès international remporté par son premier film "Odette Toulemonde", il adapte et réalise "Oscar et la dame rose".

Amoureux de musique, Eric-Emmanuel Schmitt a également signé la traduction française des "Noces de Figaro" et de "Don Giovanni".

Toujours curieux, il ouvre en permanence de nouvelles portes, tend de nouveaux miroirs, pour notre plus grand plaisir.

Il vit à Bruxelles et toutes ses œuvres en français sont éditées par Albin Michel.

Toute sa filmographie en tant que :

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Citations d'Eric-Emmanuel Schmitt
 
  • Je ne souhaite à personne de cohabiter, dès l'enfance, avec la beauté. Entrevue rarement, la beauté illumine le monde. Côtoyée au quotidien, elle blesse, brûle et crée des plaies qui ne cicatrisent jamais.
  • La force de la beauté, c'est de faire croire à ceux qui la côtoient qu'ils sont eux-mêmes devenus beaux.
  • La notoriété est un animal qui se nourrit de lui-même.
  • L'envieux ne crache que sur celui qui le dépasse.
  • Mon jeune ami, chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d'esprit : nous somme une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent.
  • Il y a des êtres qui, de dos, nous promettent un secret. Leur nuque, leurs reins, leurs omoplates ont tellement de présence qu'ils nous remplissent d'appréhension. Lorsqu'ils se retournent, ils nous font vivre un coup de théâtre, avec ses risques : risque que nous soyons enthousiasmés, risque que nous soyons déçus.
  • ...] j'éprouvais le bonheur d'exister. La joie simple d'être au milieu d'un monde si beau. N'être pas grand-chose et beaucoup à la fois : une fenêtre ouverte sur l'univers qui me dépasse, le cadre dans lequel l'espace devient un tableau, une goutte dans océan, une goutte lucide qui se rend compte qu'elle existe et que, par elle, l'océan existe. Minuscule et grande. Intense et misérable.
  • La Terre n'est ni ronde, ni plate, Guilden. Elle est rectangulaire, de la taille d'un écran, et elle tourne lorsqu'on appuie sur une touche; on s'y déplace sur le dos d'un curseur, à la vitesse de la lumière, et l'homme n'est qu'un point lumineux.
  • Vous vous comportez comme un vieux : vous avancez à pas comptés, vous prenez des assurances, vous équilibrez vos risques ... vous manquez singulièrement d'inexpérience.
  • [...] il n'y a rien de plus inflammable que l'opinion publique.
  • C'est la vie, tuer, c'est dans l'ordre... On tue les pauvres en étant riche, on tue les vieux en étant jeune, on pousse ses parents lentement vers la tombe... Pas de vie réussie sans cadavres, les fleurs poussent sur de la charogne... c'est dans l'ordre ...
  • Une mère peut-elle dire à son fils que plus tard il souffrira, qu'il aimera sans être aimé, humilié, bafoué, détesté, méprisé, seul, perdu ?... Quelle mère voudra dire à son fils qu'il sortira de la vie comme un vaincu, battu par le temps et détruit par la mort... Y a-t-il une mère qui, lorsqu'elle tient ce petit bout de chair rose contre elle, lorsqu'elle regarde ces grands yeux clairs qui ne voient que depuis quelques jours, y a-t-il une mère qui a le courage d'annoncer l'avenir et son cortège d'horreurs ? Le premier acte d'amour d'une mère est le mensonge.
  • Notre père le Dollar, Que votre cours soit respecté, Que votre règne dure. Donnez-nous aujourd'hui notre vision du jour, Effacez nos crédits comme nous le réclamons à tous nos débiteurs, Et délivrez-nous des pauvres.Amen.
  • On ne tue pas la misère avec la charité. Au contraire ça la fortifie
  • C'est ça la vraie misère, monsieur, c'est l'envie.
  • Écrire, c'est rien qu'un mensonge qu'on enjolive.
  • Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents.
  • Il faut distinguer deux peines [...], la souffrance physique et la souffrance morale. La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
  • [...] la plupart des gens sont sans curiosité. Ils s'accrochent à ce qu'ils ont, comme le pou dans l'oreille d'un chauve.
  • Les questions les plus intéressantes restent des questions. Elles enveloppent un mystère. À chaque réponse, on doit joindre un « peut-être ». Il n'y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse définitive.
  • Un peu de mystère excite, trop abrutit.
  • Toute haine est sans doute de l'amour déçu.
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Evene
 

Reconnaissance

Auteur de théâtre et de littérature unanimement salué, Eric-Emmanuel Schmitt est récompensé par l'Académie française en juillet 2001 avec le Grand prix du théâtre pour l'ensemble de son oeuvre.

Heureux comme un poisson dans l'eau

Chaque jour, Eric-Emmanuel Schmitt parcourt deux kilomètres à la nage en piscine pour entretenir sa forme. Cela lui assure son tonus et sa bonne humeur.

En musique

En 2005, Eric-Emmanuel Schmitt publie le livre 'Ma vie avec Mozart', un ouvrage particulier puisqu'il est accompagné d'un CD.

Un auteur précoce

Eric-Emmanuel Schmitt a écrit sa première pièce à l'âge de 16 ans, 'Grégoire ou pourquoi les petits pois sont-ils verts ?', une satire sur l'éducation sexuelle.

Succès populaire

A l'écran comme sur les planches, les romans d'Eric-Emmanuel Schmitt font fureur : Omar Sharif dans 'M. Ibrahim et les fleurs du Coran', Bernard Giraudeau dans 'Petits crimes entre amis'. .. ont eu la critique et le public pour eux.

  Source : www.evene.fr
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Comme au Cinema
 

Entretien avec le réalisateur d'Oscar et la dame rose

D’où vient votre envie de faire du cinéma ?

Peut-être du fait qu’enfant, dans ma famille, le cinéma n’appartenait qu’à moi. Ni mes parents, ni ma soeur ne regardaient des films, surtout pas ceux du ciné-club, à la télévision. Je savourais donc seul ma tranche cinéphilique, pendant laquelle je découvrais Lubitsch, Max Ophüls, Cocteau, Sirk, des cycles Greta Garbo ou Marlène Dietrich ...

C’est toujours la mise en scène qui m’a intéressé au cinéma, comment on raconte une histoire en la rendant passionnante. J’ai d’emblée rêvé de faire du cinéma… et puis j’ai oublié ! J’ai oublié parce que je me suis emparé d’un autre moyen d’expression : l’écriture. Me révélant au théâtre d’abord, puis dans le roman. Je demeurais cinéphile autant que « cinéphage » et c’est par une sorte de malentendu que le cinéma est arrivé avec Odette Toulemonde : on m’a fait confiance parce que je multipliais les succès en librairie et sur les planches. Or, sur ce premier film, je le savais, j’avais tout à apprendre : le travail en équipe, la technique même si j’avais déjà un peu potassé, la direction d’acteurs, le montage… Une tension abominable ! Je devais prouver qu’on avait eu raison de me faire confiance.

Comment est venue l’envie d’adapter Oscar et la dame rose ? En réaction à de précédentes adaptations de vos livres ou par simple envie ?

C’était un pur désir, pas la volonté de corriger quoi que ce soit ou de donner une leçon. Surtout pas. J’avais le sentiment d’avoir rendez-vous avec Oscar et la dame rose depuis longtemps mais je ne voulais pas m’y risquer en premier film. Il fallait d’abord que je m’exerce la main sur un sujet aisé, léger, simplement charmant, ce que j’ai tenté avec Odette Toulemonde.

Quel souvenir gardez vous de la création d’Oscar et la dame rose ?

Oscar a été un succès inattendu et fulgurant. Inattendu parce que traitant d’un sujet tabou : la maladie d’un enfant et, inexorablement, sa mort. En l’écrivant – pour une nécessité intérieure – je me suis dit : « S’il y a un livre que le public peut me refuser, c’est bien celui-là ». Et ça a été tout le contraire. Oscar et la dame rose a complètement changé ma « carrière ». Je suis devenu un auteur populaire. Ce conte est entré dans le coeur des gens. Les premiers lecteurs ont été les médecins qui l’achetaient par dizaines pour le donner à leur personnel en clinique ou à certains malades. Ce livre non médical a exceptionnellement reçu un prix de l’Académie de Médecine, le prix Hamburger, qui a estimé qu’Oscar et la dame rose contribuait à l’humanisation de l’hôpital et permettait de mieux comprendre la situation du malade. Le deuxième vecteur du succès a été les jeunes : des enfants de l’âge d’Oscar, dix ans, se sont mis à le lire, à se le recommander, à le passer à leurs parents, grands-parents. Du coup, le livre est devenu transgénérationnel. Il est resté 160 semaines dans la liste des best-sellers ! Et il est traduit, continuellement réimprimé, dans une quarantaine de langues.

Vous dites : « J’avais déjà certaines images dans la tête au moment de l’écriture du roman ». Sont-elles revenues au moment de l’adaptation ?

Oui. Tout l’environnement de l’hôpital, le médecin, les enfants, la fuite… Tout ça, je l’avais complètement visualisé dès la première rédaction en songeant : « Dans un film, ces séquences nous permettraient de sortir de l’hôpital »...

L’adaptation a-t-elle été facile à écrire ?

Elle a demandé une maturation très longue. D’ailleurs, au début, quand des producteurs et des cinéastes me demandaient les droits du livre, je leur répondais que c’était inadaptable. Sincèrement. Je leur disais : « On ne peut pas montrer un enfant qui souffre ; si on le voit, on n’entend plus ce qu’il dit… ».

Vous êtes-vous posé ces questions au moment d’écrire le film ?

Évidemment ! Comme pendant des années j’ai passé mon temps à dire aux autres que c’était inadaptable, je me posais les questions et, progressivement, je résolvais les difficultés de l’adaptation. Ce qui m’a complètement décidé, c’est quand j’ai eu l’idée que le film n’offrirait pas seulement l’histoire d’Oscar mais aussi celle de la dame rose, alors que le livre n’exprime que le point de vue de l’enfant. Le long métrage apporterait alors les mêmes émotions fondamentales que le récit mais ajouterait quelque chose de plus : le parcours de la dame rose. Comment devient-on capable d’aller tous les jours dans un hôpital pour enfants ? Comment peut-on supporter ce qui est insupportable ? Comment trouve-t-on en soi la force d’aider les autres, de croire en la vie alors qu’elle ne dure pas ? Je ne voulais pas que la dame rose soit une sainte : elle est vivante, elle a une sexualité, elle a des problèmes financiers, comme tout le monde… Elle ne « répare » pas non plus une faute qu’elle se reprocherait. L’enfant va la révéler à elle-même. Leur histoire d’amour est double : Rose change la vie d’Oscar, Oscar change la vie de Rose. Ce gamin lui fait découvrir qu’elle est douée pour réfléchir, pour accompagner, qu’elle détient en elle des trésors de générosité insoupçonnés. Au fond, il la fait naître. Tandis qu’elle l’aide à mourir. Quand j’ai compris ça, je me suis dit que ça valait le coup.

Une des principales difficultés était de trouver les bons interprètes. Quand avez-vous pensé à Michèle Laroque ?

Michèle, ça a été une évidence avant même de commencer l’écriture. Il y a chez elle cet aspect acide, aigu, énervé, bourru du personnage que j’avais vu, avec en même temps une certaine élégance, une vraie tendresse, une humanité… Je me suis dit qu’elle avait à la fois les épines et les pétales nécessaires pour jouer une rose ...

Et Amir dans le rôle d’Oscar? Comment l’avez-vous trouvé ?

Ma grande panique, c’était de ne pas trouver l’enfant. Quand on avançait dans la préparation, je répétais : « Mais comment voulez-vous que je fasse un film avec un rôle principal que je ne connais pas. Je ne sais même pas s’il existe ! ». J’ai d’abord vu Amir sur cassette, en plan arrêté. Je me souviens m’être dit : « Pourvu qu’il soit bon parce que physiquement c’est exactement ça ! ». Et dès qu’il s’est mis à parler - son timbre, sa voix, son intelligence, sa joie de vivre - j’ai tout de suite été convaincu, plus que ça, émerveillé. Je n’étais que le premier : il a bouleversé toutes les personnes qui travaillaient sur le film. Michèle a été subjuguée. Max Von Sydow, du haut de son mètre quatre-vingtdix- sept, a dit : « C’est un des meilleurs acteurs que j’ai rencontrés de ma vie ! ». Amir, comme son nom l’indique, c’est un prince ! (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
   
Comme au Cinema
 

Michèle Laroque nous parle d'Oscar et la dame rose

Éric-Emmanuel Schmitt dit avoir écrit l’adaptation d’Oscar et la dame rose pour vous. Vous le saviez ?

Oui. Éric-Emmanuel m’a proposé le personnage avant même qu’il n’en écrive l’adaptation, il m’a dit que le choix était évident pour lui, j’ai alors immédiatement eu une confiance totale en lui. Comme j’avais lu le livre, j’ai dit « oui » sans même savoir précisément ce que le personnage pouvait devenir, si ce n’est qu’il voulait le rajeunir. Pouvoir jouer un tel rôle est l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse faire à une actrice.

Avez-vous eu une appréhension au moment de lire le scénario ?

Non. Je n’ai eu aucun doute. Il y a trop de choses magiques qui se sont passées depuis le début sur ce film. J’ai d’ailleurs eu la même impression en le découvrant pour la première fois. Oscar est sublime, il vient de je ne sais quelle planète.

Comment avez-vous abordé le personnage de la dame rose ?

Comme une enfant curieuse qui s’adresse à un autre enfant. Lors de sa première rencontre avec Oscar, il lui dit qu’il a passé la matinée dans un placard et elle lui répond : « Et c’était bien ? ». Il n’y a pas un adulte qui réagisse comme ça. C’est très important de garder la part d’enfance qui est en nous, ça dédramatise les choses et ça permet d’avancer dans la vie d’une façon extrêmement ludique et heureuse.

Quand on doit jouer un personnage confronté à des situations aussi fortes, est-ce facile d’être juste, de ne pas trop en faire ?

À partir du moment où l’on ressent de vraies émotions, et que cela est sincère, on ne peut pas se tromper. C’est vrai avec n’importe quel type d’émotions, que ce soit les rires ou les larmes. Je suis une actrice de comédie et tous les acteurs de comédie ont beaucoup de pudeur donc il n’y a pas le souci d’aller trop loin dans l’émotion ou de s’y complaire. En plus Éric-Emmanuel a une approche du sujet qui est extrêmement apaisante, légère, aérienne même.

Comment s’est déroulé le tournage ?

Je n’ai pas eu l’impression d’avoir grand-chose à faire. Tout était évident. En général, lorsque l’on joue un personnage qui doit ressentir des émotions, on doit travailler, et aller les chercher. Là, j’ai passé mon temps à les réfréner.

Vous commencez à jouer des personnages, comme la dame rose, plus ouvert aux émotions ...

C’est vrai. J’ai certainement moins peur aujourd’hui d’être confrontée à mon hypersensibilité et j’y arrive mieux. Mais je n’aurais pas pu le faire à 20 ou à 30 ans. Heureusement, c’est aujourd’hui qu’on me propose ces rôles qui me permettent d’exprimer ça. C’est quelque chose qui doit certainement émaner de moi.

Le fait d’avoir déjà joué avec un enfant dans Ma vie en rose de Alain Berliner vous a-t-il facilité les choses ?

Oui et j’avais confiance en Éric-Emmanuel. Je savais qu’il allait choisir un enfant sublime, hors du commun. Le petit Amir a une telle intelligence !

Comment s’est passée la rencontre avec Amir ?

On a fait un petit essai… La scène de la chorale où il me présente tous les enfants du service, il a été tout de suite parfait. Quand on lui demandait de faire quelque chose de différent, il le faisait immédiatement. Il comprend tout. Je n’avais qu’à répondre, qu’à réagir et c’était juste. C’est facile d’être en face de lui : on ne joue pas, on est ! C’est une vraie histoire d’amour avec Amir. Il y a quelque chose de très fort entre nous, même si on se voit moins maintenant. Je sais que j’ai vécu une expérience intense en tournant ce film, pas seulement en tant qu’actrice. C’est l’aventure humaine que nous avons vécue qui me reste quand je vois Oscar et la dame rose. (Suite sur Comme Au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
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excessif
 

Une destinée tragique savamment mise en scène

Il est des films dont on ressort transformé. Oscar et la dame rose fait partie de ces histoires qui bouleversent l'âme et le coeur. Choisir comme trame d'un long-métrage tout public la mort d'un enfant était un pari osé. Eric- Emmanuel Schmitt relève le défi avec humour et délicatesse. Une belle leçon de vie, de philosophie et de courage.

Une camionnette rose qui parcourt des routes enneigées, un jeune garçon espiègle qui s'apprête à faire une nouvelle bêtise, les premières images d'Oscar et la dame rose relevées par une musique de cartoon font d'emblée oublier la gravité du sujet du film. Seul le regard empreint de gêne et de compassion qui envahit les adultes lorsqu'ils s'adressent au jeune garçon rappelle que malgré les apparences, Oscar et la dame rose n'est pas un conte de Noël.

Cette compassion, justement, Oscar ne peut plus la supporter. Médecins, infirmières, enseignants, même ses propres parents s'adressent à lui « comme si je faisais peur » se lamente Oscar. La seule personne à le traiter de « sale petit microbe » et à le prier de « débarrasser le plancher sur le champ » est Rose, la livreuse de pizza. La prouesse d'Eric-Emmanuel Schmitt réside sans nul doute dans l'élaboration de ce personnage, angoissé, terrorisé par la maladie et empêtré dans ses problèmes du quotidien. Telle une bonne fée, c'est pourtant Rose, incarnée par une Michèle Laroque éblouissante, qui va veiller sur les derniers jours d'Oscar, faisant du petit garçon le héros d'un conte, celui d'une vie qu'il ne vivra jamais.

Profiter de chaque jour comme si c'était la première fois

Dès lors les destins de la dame rose et d'Oscar se lient de manière inexorable. Grâce au subterfuge de l'accélération du temps, la dame rose offre à Oscar un avenir fait de joies mais aussi de déceptions. Chaque jour qui passe permet à Oscar de ressentir les émois de l'adolescence, les responsabilités de l'âge adulte, puis la fatigue de la vieillesse. Chaque journée passée auprès d'Oscar fait grandir en Rose une force et un amour de l'autre qu'elle n'aurait osé imaginer. Chaque minute du film devient pour le spectateur un émerveillement mais aussi l'occasion de saluer cette destinée tragique savamment mise en scène. Malgré ce que l'on aurait pu craindre, jamais le film ne sombre dans des excès de lyrisme. Pas question ici de pitié ou d'apitoiement excessif. Soulignons d'ailleurs la performance d'Amir qui incarne le rôle d'Oscar avec une justesse et une sensibilité rare pour un enfant si jeune.

Du catch et des danseuses étoile

La musique de Casse Noisette, qui marque les moments forts du film, rappelle sans cesse l'aspect merveilleux de cette histoire. Impossible d'ailleurs de ne pas faire un parallèle entre les deux contes, lorsqu'au beau milieu d'un combat de catch raconté par Rose surgit la danseuse étoile du ballet de Tchaïkovski. Dans cette scène surréaliste, le réalisateur parvient à mêler l'univers du catch, de la danse mais aussi du cirque, comme pour nous montrer qu'il faut abolir les frontières entre la violence de la maladie et la gaieté innée des enfants. Comme pour souligner que la mort inexorable peut quelquefois frôler les rêveries futiles de l'enfance sans jamais les abîmer. C'est précisément ce qu'Eric-Emmanuel Schmitt fait avec Oscar et la dame rose.

  Source : www.excessif.com
   
artistikrezo - François SLAMA
 

Un grand film qui traite avec tant d'intelligence et de justesse la maladie d'un petit garçon. Rien n'est plus difficile que de voir un enfant mourir sans pouvoir le sauver. Mais il est du devoir de son entourage de rester près de lui et de l'aider à vivre ses instants difficiles avec plus d'humanité. Le film est fabuleux. Le travail de Schmitt sublime la performance du petit Amir avec grandeur. Amir qui interprète Oscar est si touchant, si proche de la vérité que rien dans son jeu n'est critiquable. Si proche de la perfection grâce à sa voie qui électrise les sens, qui embrume le regard et qui provoque une véritable remise en question. Justesse est sans doute le mot le plus approprié pour caractériser ce jeune acteur. Son naturel prend les tripes et les retourne si purement qu'il est impossible d'émettre la moindre critique négative à son égard. Michèle Laroque est l'autre grande surprise du film, elle joue dans un nouveau registre à mi-chemin entre le drame et la comédie. Elle demeure une femme belle et glamour, trop désarmante et si tendre.

Deux sentiments se mêlent alors à la fin du film : la peine que l'on a pu éprouver pour cet enfant malade et la bienveillance que l'on a pour cette dame en Rose dont on est épris. Ces personnages semblent avoir toujours existé tant leurs interprètes sont emprunts d'une véracité qui leur est propre.

C'est un régal pour le spectateur qui peut se délecter de ce conte moderne avec une satisfaction vraisemblablement divine. Schmitt adapte parfaitement son livre qui fut un succès de libraire. Il a su se détacher avec intelligence de son oeuvre originelle pour donner une adaptation efficace. Il a gardé l'essence de son récit tout en y incorparant des parfums et des senteurs nouvelles. Le film ne casse pas les barrières, il ne cherche pas à blamer les médecins ou les parents de ces enfants malades, il cherche simplement à redonner du courage ainsi que le sourire et offrir une vrai leçon de vie à tous ceux qui en ont besoin.

Un film à regarder en famille même si certains moments ne sont pas facilement à voir, mais comprendre ce problème est une nécessité et le sujet est merveilleusement traité.

  Source : www.artistikrezo.com
   
a voir a lire - Frédéric Mignard
 

Le récit d’initiation d’Oscar, jeune cancéreux de 10 ans, est à la fois la narration d’un apprentissage de la vie dans l’urgence (dix jours pour vivre son existence, devenir adulte et appréhender les émotions des plus grands) et celui de la domestication de la mort afin de se diriger inexorablement vers elle sans la craindre. Afin de l’aider dans cette réflexion délicate que les médecins et ses parents déjà endeuillés ne peuvent se résigner à faire, Oscar tombe un jour à l’hôpital sur la dame rose. Une vendeuse de pizza au franc-parler, ancienne catcheuse de légende, qui refoule toutes ses émotions et ses sentiments. Pour l’accompagner jusque dans ses derniers instants, il la choisit elle, l’écorchée maladroite, la dernière personne au monde qui souhaiterait donner de son temps de commerçante pour du bénévolat. Le sempiternel pitch de réciprocité - l’adulte qui change l’enfant et inversement - n’est pas ici une charge rédhibitoire à opposer au film. Certes, le procédé est banal (..) mais le texte originel et le présent scénario réservent suffisamment de surprises pour rendre cette adoption de dernière minute honnête et belle comme un chagrin devant l’éternel.

La fantaisie quasi burlesque des histoires de la grande personne pour éclairer l’enfant sur ses vicissitudes et le guider vers l’apaisement (des récits hauts en couleur avec des adversaires catcheuses hors du commun) donne du relief à chacune de leurs rencontres. De même, en incitant tous les jours l’enfant à écrire une lettre à Dieu pour redonner des couleurs à sa vie sur le déclin, ce recours à la vision fabuleuse du Divin -, ce concept instinctif vers lequel l’Homme contrit et épouvanté par l’idée de l’inconnu se jette pour mieux accepter sa condition humaine-, donne plusieurs niveaux de lecture à cette réflexion sur la mortalité et la religion. Le casting impeccable (en particulier le jeune garçon, joué par Amir, Michèle Laroque, toujours aussi exubérante, mais aussi l’immuable Max von Sydow) mixe avec pudeur, émotion et humour dans un hôpital pour enfants aux allures de sanatorium. Un cadre hivernal, d’un bleu médical, peu propice à la joie, dans lequel évoluent les comédiens entre rires et larmes. A cette atmosphère de mélancolie viennent s’opposer des couleurs parcimonieuses, celles complètement bariolées de récits fabuleux et des déplacements de la dame en rose dans les méandres de cet environnement destiné à devenir le mouroir du jeune cancéreux. Avec beaucoup de moyens, Oscar et la dame rose offre au spectateur un cadre hors du temps de conte ancestral. Beau (...)

  Source : www.avoir-alire.com
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