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Titre
original |
Katalin Varga |
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Réalisation |
Peter Strickland |
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Scénario |
Peter Strickland |
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Interprétation |
Hilda Peter (Katalin Varga), Tibor Pálffy (Antal), Norbert Tankó (Orbán Varga), Melinda Kántor (Etelka Borlan), Sebastian Marina (Demi-frère de Gergely), Roberto Giacomello (Gergely), László Mátray (Zsigmond Varga), ... |
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Musique |
Geoffrey Cox & Steven Stapleton |
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Photographie |
Márk Györi |
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Pays |
Grande-Bretagne, Hongrie, Roumanie |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h45’ |
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Genre |
Drame, Crime, Thriller |
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Distributeur |
BFD (Benelux Film Distributors) |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 17 décembre 2009 |
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Le film est projeté en version originale roumaine et hongroise sous-titrées en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Il suffit d'une indiscrétion pour jeter sur le pavé Katalin Varga et son fils Orban. Reniée par son époux et montrée du doigt dans le village, la jeune femme s'enfuit avec lui en charrette et s'engage dans un périple incertain. Voilà onze ans que Katalin n'a pas repris les routes de Transylvanie. Elle n'a pourtant rien oublié. Au fil du trajet, les paysages se font inquiétants et les autochtones plus méfiants. Mais Katalin s'entête parce qu'au bout du voyage l'attendent un passé et la possibilité de Rédemption ...
(…) Ça se passe aujourd'hui - ou hier : le périple géographique, qui laisse loin derrière les villes et les automobiles et s'enfonce au plus profond des forêts magiques de Transylvanie, est aussi un voyage dans le temps, une fable d'avant la Loi, aux origines du monde et des pulsions humaines ... (…) Ce conte cruel intrigue, d'abord, puis envoûte. Il frôle le fantastique - "Ne remerciez jamais qui vous indique la route de Jadszereda", dit-on à l'héroïne comme si elle avait demandé le chemin du château de Dracula. Et culmine dans une scène très maîtrisée de confrontation sur un lac, entre la victime, le violeur, sa femme aimante... Le sourire mystérieux de Hilda Peter, qui joue Katalin, sûre de tenir enfin sa proie, la lumière noire qui émane d'elle, le travail sur le son, qui mêle intimement la musicalité de la langue hongroise et les bruits de la forêt, font de Katalin Varga une œuvre singulière. (Aurélien Ferenczi dans Télérama).
Le metteur en scène britannique, d'origine grecque, Peter Strickland nous livre une tragédie de portée universelle sur la vengeance et le péché qu'il aurait pu, a-t-il précisé, tourner n'importe où, mais qu'il a choisi de mettre en scène dans "les paysages somptueux" de la Transylvanie hongroise, à deux pas de la Roumanie. Visuellement, le film renvoie aux bucoliques tableaux de la Hongrie rurale qu'avait présenté Miklós Jancsó dans "Le psaume rouge", d'autant plus que l'auteur nous donne à entendre au fil du film des chants folkloriques en hongrois et en roumain qu'il a voulus assez brefs (suivant dit-il l'exemple de Bresson) pour ne pas distraire le spectateur des émotions, contenues mais fortes, des personnages ... (Bénédicte Prot dans Cineuropa, Le Meilleur du Cinéma européen) |
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Berlin International Film Festival 2009 |
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- Ours d'argent de la meilleure contribution artistique décerné à György Kovács, Gábor ifj. Erdélyi & Tamás Székely
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Copenhagen International Film Festival 2009 |
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- Grand prix du meilleur nouveau jeune talent décerné à Peter Strickland
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European Film Awards 2009 |
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- Prix de la Découverte de l’Année décerné à Katalin Varga
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British Independent Film Awards 2009 |
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- Katalin Varga nominé pour Le meilleur accomplissement dans la production (Best Achievement in Production).
- Hilda Péter nominée pour le meilleur jeune espoir (Most Promising Newcomer).
- Peter Strickland nominé pour la récompense Douglas Hickox (Douglas Hickox Award).
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European Film Awards 2009 |
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- Peter Strickland nominé pour la découverte européenne de l'année (European Discovery of the Year).
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| Peter Strickland, Réalisateur, Scénariste, Né en 1973 à Reading (Royaume-Uni).
Peter Strickland débute au théâtre, en 1992 il met en scène une adaptation amateur des Métamorphoses de Kafka. Il tourne aussi des courts-métrages avec sa super 8, toujours de façon amateur.
En 1995, il part pour les États-Unis et met en scène deux figures de l'underground new-yorkais, Holly Woodlawn et Nick Zedd, dans le court-métrage Bubblegum qui sera présenté dans de nombreux festivals à travers le monde.
Strickland se consacre ensuite à la musique et monte le groupe The Sonic Catering Band. Ils enregistrent plusieurs albums et jouent dans toute l'Europe.
Il revient au cinéma en 2009 avec Katalin Varga, son premier long-métrage qu'il a entièrement financé seul. Il lui faudra 6 ans pour mener son projet à bien.
Le film reçoit un bon accueil puisqu'il a été présenté en avant-première au Festival de Berlin et nominé pour l'Ours d'or, il a aussi reçu le grand prix "jeune talent" du festival de Copenhague.
Après Katalin Varga, Peter Strickland retourne en Hongrie où il vie et enseigne l'anglais.
Toute sa filmographie en tant que :
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comme au cinema |
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Entretien avec Peter Strickland pour Katalin Varga
Quelle est la première image de Katalin qui vous a traversé l’esprit ?
Cela n’est pas une image de cette femme mais celle d’un film, Les Chevaux De Feu que Sergei Parajanov a tourné en 1964. L’action se déroule dans un petit village des Carpates et il y a une scène où un gamin cherche désespérément son père, en hurlant son prénom dans la forêt. C’est un cinéma à la fois étrange et exotique, très loin de ce qu’était mon quotidien en angleterre. Katalin Varga est née de tous ces films d’atmosphère que je dévorais adolescent : Parajanov donc, mais aussi Tarkovski, les frères Quay, etc. J’avais aussi envie de traiter des thèmes classiques de la vengeance et de la rédemption mais à ma façon, c’est-à-dire en prenant le contre-pied des attentes du spectateur.
D’où vient cette fascination pour le paysage des Carpates ?
Du fait que j’étais citadin. J’ai grandi dans une ville du Berkshire, reading, qui n’a qu’un intérêt: avoir « abrité » Oscar Wilde durant les huit mois d’emprisonnement où il a écrit « De Profundis ». On ne peut pas faire plus opposés que reading et les Carpates ! et puis, au fil de mes projections personnelles, j’ai compris que la nature m’inspirait davantage qu’un décor urbain comme chez Mike Leigh ou Ken Loach. Je suis un enfant du cinéma européen. J’adore les films britanniques, enfin ça dépend de l’époque : les années 80 étaient fulgurantes, avec greenaway ou Derek Jarman, les années 90 étaient... je risque d’être grossier (rires). Du coup, je me suis tourné vers herzog, Nicolas roeg ou Fassbinder pour leur singularité et leur démesure. Pour autant, l’envie de tourner en roumanie n’était pas le cœur du projet. a l’origine, nous devions aller en albanie mais c’était trop dangereux, à cause des incidents à la frontière avec le Kosovo.
Il vous a fallu près de quatre ans pour finaliser Katalin Varga. Seriez-vous perfectionniste ?
La raison est toute autre ! en 2001, j’ai hérité de 30.000 euros après le décès de mon oncle. J’ai cru que cela suffirait à financer mon premier film, alors qu’il aurait fallu 200.000 euros pour tourner en roumanie. J’ai donc préféré attendre un moment plus propice. La pré production a finalement commencé en avril 2004, le tournage s’est très bien passé, mais la post production a été cauchemardesque : je n’avais plus assez d’argent pour payer correctement le monteur et je ne trouvais aucun diffuseur intéressé. en 2007, j’ai tout lâché, je me suis trouvé un boulot normal et je suis retourné vivre en angleterre... chez ma mère (rires). Je me suis résigné en me disant : « au moins, j’ai essayé ». Pendant huit mois, aucun miracle ne s’est produit. Jusqu’à ce que deux producteurs hongrois m’appellent et me proposent un financement. J’ai pu achever la post production en décembre 2008.
Sur le tournage, à quoi ressemblait un anglais égaré en pleine transylvanie ?
A quelqu’un qui n’a pas pris le temps d’apprendre le hongrois (rires). Pour être honnête, je ne me sentais pas en territoire inconnu : je suis à moitié grec, ma mère est orthodoxe, mon père enseignait le français donc la culture européenne était très ancrée dans mon éducation. Par contre, je me suis toujours considéré comme un étranger en roumanie. Je n’ai jamais eu la prétention de faire un film réaliste sur ce pays. Katalin Varga n’est pas le portrait d’une femme roumaine, c’est une quête de soi aux résonances universelles. C’est aussi un conte : j’ai choisi d’aborder un sujet délicat à la manière d’une balade presque fantastique et sur un rythme posé. Katalin et son fils se déplacent en charrette, pas en voiture de course !
Etait-ce important pour la crédibilité du film de choisir Hilda Péter, une actrice inconnue du public ?
Oui. il n’a jamais été question de prendre une comédienne renommée, encore moins une star. Objectivement pour des raisons budgétaires mais, à supposer que j’ai eu plus d’argent, je ne l’aurais pas fait. Quand un visage venu de nulle part apparaît à l’écran, il y a une curiosité qui s’installe chez le spectateur. et cette curiosité envers l’acteur se déplace vers le personnage. Lorsque je vois un film, même remarquable, avec Tom Cruise, même excellent, je vois Tom Cruise « interpréter », « composer », « réaliser une performance ». C’est agréable mais cela n’est pas ce que je recherchais. hilda a apporté à Katalin l’authenticité et la rugosité que j’attendais. elle s’est jetée à corps perdu dans le rôle. Son expérience au théâtre lui a permis de jouer sur le langage corporel et d’affronter des conditions de travail insensées : le rythme effréné, l’impossibilité de multiplier les prises, etc ... (Suite de l'interview sur Comme Au Cinema) |
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Source : /www.commeaucinema.com |
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evene - Laurence Gramard |
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Brumeux, onirique, intemporel, le premier long de Peter Strickland fait l’effet d’un bad trip filmé. D’un véritable cauchemar éveillé. Forêts obscures, visages clos, bande sonore criarde et lancinante : l’expédition punitive de Katalin Varga, jeune femme autrefois abusée sexuellement, se ressent plus qu’elle ne se raconte. Accentué par une image désaturée et un montage elliptique troublant, le voyage sensoriel séduit ou laisse à la porte. Car outre sa forme inattendue et même bienvenue, cette énième histoire de vengeance féminine sombre malgré elle dans une rythmique monotone. Sur fond de croyances religieuses et de moeurs archaïques, le réalisateur parvient toutefois à brouiller les frontières entre les notions de Bien et de Mal. A diluer les contours qui séparent le bourreau de la victime. Tour de force délicat qui permet au film d’évincer tout manichéisme, et de se consacrer à une juste description des conséquences d’une violence omniprésente. Soutenu par des interprètes énergiques et lumineux, ‘Katalin Varga’ remporte dans l’ensemble son pari initial : “atteindre des lieux où une caméra ne pourrait pas rationnellement s’aventurer”. |
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Source : www.evene |
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toujours raison |
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Viol, vengeance, exil : Katalin Varga n'est pas exactement une comédie, mais évite le misérabilisme tout en gardant toujours ses distances vis-à-vis d'une quelconque dimension sociale. Tourné en Roumanie avec des acteurs du cru, le premier long du britannique Peter Strickland est une claque, un classique immédiat qui ravira les fans de Tarkovski, les détracteurs de Reygadas, et pas mal d'autres. Le film raconte la fuite d'une femme, chassée par son mari après qu'il a appris que son fils n'est pas son fils, mais le fruit d'un viol évidemment sordide survenu des années avant. Pour une simple histoire d'honneur, voici Katalin et le jeune Orbán contraints de sillonner les routes, pour un voyage qui va rapidement se transformer en vendetta contre les deux responsables du drame et de ses conséquences.
C'est une fois ce postulat établi que le film prend réellement son envol, se singularisant très rapidement par la puissance absolue de sa mise en scène. Dans Katalin Varga, la durée des plans a un sens et le travail du son - récompensé par un Ours d'Argent à Berlin - un atout majeur, transformant chaque scène en un monument d'inquiétude, de magie angoissante ou de beauté sordide. Les travellings pénètrent les décors et les êtres pour mieux les sonder. On vibre et on tremble au contact de cette sensationnelle héroïne qui, loin de pleurer sur son sort, assume avec un aplomb monstrueux son statut de victime absolue et semble déterminée à orchestrer une vengeance simple mais déchirante. Avec une infinie justesse et une retenue salvatrice, Strickland évite au film de tomber dans la case polar, se concentrant uniquement sur son personnage principal, ses relations avec son fils, son rapport à la nature... et ses retrouvailles avec ses agresseurs.
Les évènements, bien que dépourvus de calcul, prennent alors une tournure perverse dans une dernière partie extrêmement tendue, imprévisible et magnifique. Au coeur de tout cela, un moment de cinéma encore plus extraordinaire que les autres, dans un champ - contrechamp ébouriffant. Ayant retrouvé son violeur, qui ne l'a pas reconnue, Katalin part en barque avec l'homme et son épouse, et choisit de ce moment d'intimité pour raconter en détail le viol dont elle a été victime. En une fraction seconde, juste le temps que celui-ci comprenne, une relation en triangle perverse et ambiguë s'est installée, qui ne pourra se dénouer que dans la douleur. La barque fait mille tours sur l'eau, les personnages sont KO debout, et le spectateur est en suspension, grisé par la cohérence et la beauté absolue de cette oeuvre. Strickland s'impose comme l'anti Reygadas, travaillant lui aussi sur la durée mais parvenant à en dire davantage en une heure vingt-cinq que le mexicain en deux heures trente. Très grand film. |
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Source : http://www.toujoursraison.com/2009/10/katalin-varga.html |
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