Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
 Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 03 septembre 2009
Les Regrets
 Projection le jeudi 10 septembre 2009
The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d'une Reine)
 Projection le jeudi 17 septembre 2009
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)
 Projection le jeudi 24 septembre 2009
Crossing Over
 Projection le jeudi 01 octobre 2009
Je suis heureux que ma mère soit vivante
 Projection le jeudi 08 octobre 2009
Mères et filles
 Projection le jeudi 15 octobre
Mademoiselle Chambon
 Projection le jeudi 22 octobre 2009
Looking for Eric
 Projection le jeudi 29 octobre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
 Projection le jeudi 12 novembre 2009
A l'origine
 Projection le jeudi 19 novembre 2009
My Sister's Keeper (Ma vie pour la tienne)
 Projection le jeudi 26 novembre 2009
Whatever Works
 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 Projection le jeudi 10 décembre 2009
Oscar et la Dame Rose
 Projection le jeudi 17 décembre 2009
Katalin Varga
 Projection le jeudi 07 janvier 2010
Millenium 2 : Flickan som lekte med elden
 Projection le jeudi 14 janvier 2010
Mr Nobody
 Projection le jeudi 21 janvier 2010
Le concert
 Projection le jeudi 28 janvier 2010
Up in the air
 Projection le jeudi 04 février 2010
Gainsbourg (vie heroique)
 Projection le jeudi 11 février 2010
John Rabe
 Projection le Jeudi 18 février 2010
Shutter Island
 Projection le Jeudi 25 février
Le ruban blanc
 Projection le Jeudi 04 mars 2010
Nine
 Projection le Jeudi 11 mars 2010
La rafle
 Projection le Jeudi 18 mars 2010
L'Arnacoeur
 Projection le Jeudi 25 mars 2010
The Ghost Writer
 Projection le Jeudi 01 avril 2010
Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles)
 Projection le Jeudi 22 avril 2010
Bright Star
 Projection le Jeudi 29 avril 2010
Precious : Based on the Novel Push by Sapphire
 Projection le Jeudi 06 mai 2010
Imogène McCarthery
 Projection le Jeudi 20 mai 2010
Extraordinary Measures
 Projection le Jeudi 27 mai 2010
A Single Man
 Projection le Jeudi 03 juin 2010
Greenberg
 Projection le Jeudi 10 juin 2010
Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
Mr Nobody réalisé par Jaco van Dormael
    
Titre original Mr. Nobody
Réalisation Jaco van Dormael
Scénario Jaco van Dormael
 Dialogues Harold P. Manning
Interprétation Interprétation : Jared Leto (Nemo Nobody), Sarah Polley (Elise), Diane Kruger (Anna), Linh-Dan Pham (Jeanne), Rhys Ifans (le père de Nemo), Natasha Little (la mère de Nemo), Toby Regbo (Nemo à 15 ans), Juno Temple (Anna à 15 ans), Clare Stone (Elise à 15 ans), Thomas Byrne (Nemo à 9 ans) … Casting complet disponible sur mrnobody-lefilm
Musique Pierre van Dormael
Photographie Christophe Beaucarne
Pays Canada, Belgique, France, Allemagne
Année 2009
Durée 2h18’
Genre Drame, Fantaisie, Romance, Science-Fiction
Distributeur Belga Films
Site officiel  
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 14 janvier 2010
Le film est projeté en version originale anglaise et française, sous-titres français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 Exceptionnellement pour la séance de 22h30 le film sera projeté en version française
 
 

Un enfant sur le quai d'une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu'il n'a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d'être vécues.

Mr. Nobody est tout le monde et personne à la fois. Une illusion. Le fruit de rêves. Il représente à la fois l’amour, l’espoir, la peur, la vie et la mort. (Jared Leto)

 
 
 
 Sitges - Catalonian International Film Festival 2009
 
  • Récompense du meilleur maquillage décernée à Kaatje Van Damme
 Stockholm Film Festival 2009
 
  • Récompense de la meilleure photographie décernée à Christophe Beaucarne
 Venice Film Festival (Mostra de Venise) 2009
 
  • Coquillage d'or (Golden Osella) de la meilleure Contribution Artistique décernée à Sylvie Olivé
  • Récompense de la meilleure fiction (Biografilm Award) décerné à Jaco van Dormael
 Festival International du Film de Toronto 2009
 
  • Sélection officielle
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Jaco van Dormael

Jaco Van Dormael Réalisateur, Producteur, Scénariste ... belge

Cinéaste dont l'oeuvre est construite sur le thème de l'imaginaire des enfants ou des personnes atteintes mentalement, Jaco Van Dormael débute sa carrière après des études de cinéma à l'INSAS de Bruxelles et chez Louis Lumière à Paris.

D'abord metteur en scène de spectacles pour enfants, il se lance enfin dans la réalisation cinématographique au débuts des années 1980 avec des courts métrages plusieurs fois récompensés dans des festivals.

Il réalise enfin son premier film, Toto le héros en 1991 où il met en scène l'univers d'un enfant. Ce long métrage fantasmagorique obtient la Caméra d'or au Festival de Cannes. Mais c'est en 1996 qu'il se fait vraiment connaître du grand public lorsqu'il signe et réalise Le Huitième Jour, film sur un handicapé mental à la recherche de sa mère aux côtés de Daniel Auteuil.

Rythmé par le refrain obsédant de Charles Trenet, Maman, tu es la plus belle du monde, le film émeut la France entière.

Présenté au Festival de Cannes, il rafle le double prix de l'Interprétation masculine. Après la mise en scène de la pièce Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?, il revient en 2009 en signant le scénario de 'Mr Nobody.

Source : www.evene.fr

Toute sa filmographie en tant que :

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Evene
  Mr. Nobody n’est pas un livre. Du moins pas un livre comme les autres. Jaco Van Dormael a couché sur le papier un scénario, et la mise en page comme l’écriture, ou plutôt la non-écriture, obéissent aux calibres habituels : nom des personnages qui parlent, situation des lieux, didascalies, bref, tout l’attirail que l’on croise en lisant une pièce de théâtre, complété ici par quelques indications sur les angles de vue. Quel est alors l’intérêt ? Jaco Van Dormael s’explique dans une belle préface, expliquant que nous avons entre les mains la version multiple et vivante du film qui, une fois mise en boîte et bridée par des contraintes terre à terre, aura perdu son pouvoir d’imagination. Dès les premières pages, force est de constater qu’en effet, la magie opère. L’absence d’écriture devient une force qui dynamise un récit tout de suite haletant. Le lecteur est trimballé brutalement dans un monde chaotique, un texte dont les repères géographiques et temporels sont bouleversés. Rendue implacable par la sobriété de l’ensemble, l’histoire tourbillonne et la lecture s’accélère. Proche du montage antichronologique du film ‘Memento’ ou d’un scénario à tiroirs type L’Effet papillon, Mr. Nobody étaye une réflexion sur les enchaînements et les choix de la vie, les conséquences de nos actes. Des domaines déjà abordés, mais livrés ici dans un format brut et sublimés par une chute parfaite, ils créent une histoire prenante de bout en bout, souvent touchante, jamais ennuyeuse. Une démarche originale qui aboutit à un ouvrage réussi, voilà ce qu’est Mr. Nobody. Reste une question : pourquoi les autres s’acharnent-ils à écrire si Van Dormael parvient à faire ressentir à son lecteur tous ces sentiments avec quelques phrases nominales ?
  Source : www.evene.fr
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Comme au cinema
 

Philippe Godeau : A la fin du Huitième jour, Jaco m’a dit : "Pour mon prochain film, je vais faire quelque chose de simple, pas cher et rapide !". Et puis, petit à petit, ça a pris une toute autre tournure… Un film est une matière vivante, il évolue constamment. L’accouchement a été très long, car Jaco ne fait pas partie des gens qui font les choses pour faire les choses. C’est un artiste avant d’être un cinéaste. Il faut lui laisser le temps pour arriver au bout de ses inspirations.

Le financement de Mr. Nobody

J’ai lu pour la première fois le scénario à Cannes en 2004. On pouvait alors le budgéter à 50 millions d’euros, ce qui signifiait concrètement qu’il était impossible à financer. Jaco étant avant tout mon ami, je lui ai dit la vérité : il fallait trouver des coproducteurs. Alors, on a travaillé ensemble pour arriver à une forme un peu moins coûteuse. Cela restait évidemment un film cher et très difficile à monter mais pas infaisable. Personne ne voulait prendre le risque d’un tel coût avec un tournage de six mois et les risques que cela supposait. Pathé et Wild Bunch m’ont ensuite rejoint, non pas sur le casting puisqu’à ce moment là aucun comédien n’avait encore été signé, mais bien pour le projet et la réputation de Jaco.

C’est extrêmement rare aujourd’hui, surtout sur un film de cette ampleur. Les sommes qu’ils engageaient étaient cependant loin de couvrir le budget de Mr. Nobody. J’ai donc été amené à prendre le risque de mettre une très forte garantie personnelle sur ce film pour que la machine se mette en marche. En gros, si je n’avançais pas l’argent en pariant sur le fait que je pourrais me rembourser sur d’éventuels investisseurs qui arriveraient au fur et à mesure, Mr. Nobody serait resté lettre morte. On a eu aussi la chance de se lancer dans cette aventure avant la crise qui frappe actuellement. Aujourd’hui, même avec toute la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu monter ce film.

Jaco et moi

Avec Jaco, on s’est connus sur Toto le héros puis on a travaillé ensemble sur Le Huitième jour. Et même si chaque film est différent, la base reste la même : une confiance partagée. Nous avons besoin de temps chacun de notre côté. Lui, pour aller au bout de ses inspirations artistiques. Moi pour rendre les choses possibles financièrement. On se voit tout le temps mais on parle quasiment toujours d’autre chose ! On sait que chacun avance de son côté, on n’a pas besoin de faire de point. Entre nous, tout se fait de manière naturelle. Je ne vais pas me mettre derrière sa caméra pour lui dire ce qu’il doit faire. Et lui ne se mêle pas du financement. Mais, sur un plateau, il cherche dans mon regard ce que je pense. Il me fait confiance sur tout ce qui concerne la sortie des films : le choix de l’affiche, de la bande-annonce ... On se complète bien, je crois.

Le tournage de Mr. Nobody

Sur six mois de tournage, il n’y a pas eu une journée de dépassement. Il a pris une autre ampleur financière que celle prévue au départ mais de manière maîtrisée et souhaitée. Au final, cette phase a été le moment le plus agréable de cette aventure. Certes, les journées étaient longues, le plan de travail dingue entre la Belgique, le Canada et l’Allemagne… Mais il n’y a eu aucun problème majeur. Toutes les difficultés ont été résolues grâce au plaisir évident qui se dégageait de l’ensemble de l’équipe. Je n’ai jamais vu Jaco aussi heureux que sur le tournage de Mr. Nobody. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je l’incite à tourner plus souvent !

La post-production

Ce sont des films où la post-production est très longue : le montage a duré un an. Je pense qu’il est difficile d’avoir encore du recul quand on a le nez dedans, comme Jaco, pendant tout ce temps. Ce n’est pas un hasard si c’est l’étape où nous avons le plus eu de discussions tous les deux, car j’avais le recul qui pouvait lui faire défaut. Ce fut une période complexe pour un perfectionniste comme Jaco car il aurait pu y passer dix ans et aboutir à un film tout à fait différent. Mais il est allé au bout des choses et on est tous contents du résultat final. Jaco maîtrise la technique tout en ne perdant jamais de vue la poésie et en conservant intactes ses valeurs humaines. Tout se marie harmonieusement chez lui.

Bilan

Avec Mr. Nobody, je suis heureux de pouvoir montrer que suivre des gens, les accompagner, permet d’aller plus loin, de prendre des risques. Avec Jaco, on ne s’est pas endormis sur notre collaboration. Elle nous a poussés, chacun de notre côté, à nous dépasser, à faire des choses qui paraissaient impossibles. Je n’aurais pas été capable de produire ce film si je n’avais pas fait les autres films de Jaco, si je n’avais pas su comment il travaillait, comment il fonctionnait… Et, à l’arrivée, je suis évidemment heureux et fier de ce film car il ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir. Il arrive surtout à faire ressentir plein de choses que j’aurais aimé dire à mes enfants sur la vie, les choix qu’on rencontre… Jaco ne fait pas de discours mais nous fait sentir, vivre et revivre. C’est un tour de force !

  Source : www.commeaucinema.com
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Evene
 

Bonne cause

Avant de se lancer complètement dans la réalisation de longs métrages, Jaco Van Dormael a fait des documentaires consacrés aux handicapés mentaux comme 'Stade' en 1981, récompensé par le Caducée d'or du Festival de Rennes.

Un acteur pas comme les autres

Pour 'Le Huitième Jour', Jaco Van Dormael choisit Pascal Dequenne pour interpréter le rôle principal.

Reconnu

'Mr. Nobody' a été récompensé du prix Osella pour la meilleure contribution technique à la 66e Mostra de Venise.

Prendre le temps

Jaco Van Dormael aura mis sept ans à écrire le scénario de 'Mr.Nobody'. Retravaillant sans cesse sur les séquences, essayant chaque piste, il écrivait chaque jours de 10h à 15h30, heure à laquelle ses enfants quittaient l'école.

De la complexité

Le point de départ de ce projet un peu fou est un court métrage que Jaco Van Dormael a réalisé en 1982, 'E Pericoloso Sporgersi' et qui traitait déjà de la problématique du choix et de ce qui en découle. Avec 'Mr. Nobody', le véritable challenge était, pour le réalisateur, d'arriver à parler au cinéma, qui est simplificateur, de l'extrême complexité de la réalité qui nous entoure.

A chacune son univers

Pour chacune des vies de 'Mr. Nobody', le réalisateur et le chef opérateur Christophe Beaucarne ont inventé des véritables 'grammaires visuelles', usant de la caméra à l'épaule, du hors champs ou encore de la distance, des couleurs et du flou pour les différencier.

  Source : www.evene.fr
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Mr. Nobody par Philippe Godeau
 

Philippe Godeau : A la fin du Huitième jour, Jaco m’a dit : "Pour mon prochain film, je vais faire quelque chose de simple, pas cher et rapide !". et puis, petit à petit, ça a pris une toute autre tournure… Un film est une matière vivante, il évolue constamment. L’accouchement a été très long, car Jaco ne fait pas partie des gens qui font les choses pour faire les choses. C’est un artiste avant d’être un cinéaste. Il faut lui laisser le temps pour arriver au bout de ses inspirations.

Le Financement de Mr. Nobody

J’ai lu pour la première fois le scénario à Cannes en 2004. On pouvait alors le budgéter à 50 millions d’euros, ce qui signifiait concrètement qu’il était impossible à financer. Jaco étant avant tout mon ami, je lui ai dit la vérité : il fallait trouver des coproducteurs. Alors, on a travaillé ensemble pour arriver à une forme un peu moins coûteuse. Cela restait évidemment un film cher et très difficile à monter mais pas infaisable. Personne ne voulait prendre le risque d’un tel coût avec un tournage de six mois et les risques que cela supposait. Pathé et Wild Bunch m’ont ensuite rejoint, non pas sur le casting puisqu’à ce moment là aucun comédien n’avait encore été signé, mais bien pour le projet et la réputation de Jaco. C’est extrêmement rare aujourd’hui, surtout sur un film de cette ampleur. Les sommes qu’ils engageaient étaient cependant loin de couvrir le budget de Mr. Nobody. J’ai donc été amené à prendre le risque de mettre une très forte garantie personnelle sur ce film pour que la machine se mette en marche. en gros, si je n’avançais pas l’argent en pariant sur le fait que je pourrais me rembourser sur d’éventuels investisseurs qui arriveraient au fur et à mesure, Mr. Nobody serait resté lettre morte. On a eu aussi la chance de se lancer dans cette aventure avant la crise qui frappe actuellement. Aujourd’hui, même avec toute la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu monter ce film.

Jaco et Moi

Avec Jaco, on s’est connus sur Toto le héros puis on a travaillé ensemble sur Le Huitième jour. et même si chaque film est différent, la base reste la même : une confiance partagée. Nous avons besoin de temps chacun de notre côté. Lui, pour aller au bout de ses inspirations artistiques. Moi pour rendre les choses possibles financièrement. On se voit tout le temps mais on parle quasiment toujours d’autre chose ! On sait que chacun avance de son côté, on n’a pas besoin de faire de point. entre nous, tout se fait de manière naturelle. Je ne vais pas me mettre derrière sa caméra pour lui dire ce qu’il doit faire. et lui ne se mêle pas du financement. Mais, sur un plateau, il cherche dans mon regard ce que je pense. Il me fait confiance sur tout ce qui concerne la sortie des films : le choix de l’affiche, de la bande-annonce… On se complète bien, je crois.

Le Tournage de Mr. Nobody

Sur six mois de tournage, il n’y a pas eu une journée de dépassement. Il a pris une autre ampleur financière que celle prévue au départ mais de manière maîtrisée et souhaitée. Au final, cette phase a été le moment le plus agréable de cette aventure. Certes, les journées étaient longues, le plan de travail dingue entre la Belgique, le Canada et l’Allemagne… Mais il n’y a eu aucun problème majeur. Toutes les difficultés ont été résolues grâce au plaisir évident qui se dégageait de l’ensemble de l’équipe. Je n’ai jamais vu Jaco aussi heureux que sur le tournage de Mr. Nobody. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je l’incite à tourner plus souvent !

La Post-production de Mr. Nobody

Ce sont des films où la post-production est très longue : le montage a duré un an. Je pense qu’il est difficile d’avoir encore du recul quand on a le nez dedans, comme Jaco, pendant tout ce temps. Ce n’est pas un hasard si c’est l’étape où nous avons le plus eu de discussions tous les deux, car j’avais le recul qui pouvait lui faire défaut. Ce fut une période complexe pour un perfectionniste comme Jaco car il aurait pu y passer dix ans et aboutir à un film tout à fait différent. Mais il est allé au bout des choses et on est tous contents du résultat final. Jaco maîtrise la technique tout en ne perdant jamais de vue la poésie et en conservant intactes ses valeurs humaines. Tout se marie harmonieusement chez lui.

Mr. Nobody : Bilan

Avec Mr. Nobody, je suis heureux de pouvoir montrer que suivre des gens, les accompagner, permet d’aller plus loin, de prendre des risques. Avec Jaco, on ne s’est pas endormis sur notre collaboration. elle nous a poussés, chacun de notre côté, à nous dépasser, à faire des choses qui paraissaient impossibles. Je n’aurais pas été capable de produire ce film si je n’avais pas fait les autres films de Jaco, si je n’avais pas su comment il travaillait, comment il fonctionnait… et, à l’arrivée, je suis évidemment heureux et fier de ce film car il ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir. Il arrive surtout à faire ressentir plein de choses que j’aurais aimé dire à mes enfants sur la vie, les choix qu’on rencontre… Jaco ne fait pas de discours mais nous fait sentir, vivre et revivre. C’est un tour de force !

  Source : www.commeaucinema.com
   
Entretien avec Jaco Van Dormael (Réalisateur de Mr. Nobody)
 

Pourquoi avoir attendu autant de temps avant de revenir sur un plateau ?

J’ai vécu. Et j’ai écrit. Bien sûr, je ne pensais pas que ce film me prendrait autant de temps. Mais plus j’écrivais, plus j’avais à écrire. Tant que je n’aimais pas, je continuais à expérimenter des pistes. Peut-être suis-je monomaniaque compulsif ? Au final, le scénario m’a pris sept ans, tous les jours, de 10h à 15h30, heure à laquelle finissait l’école de mes enfants. L’avantage, c’est que l’écriture est totalement compatible avec la vie de famille. Je n’avais aucune pression. Au cinéma, un film qui a cinq ans est un vieux film. C’est confortable d’être un « has-been ».

Quel est le point de départ de Mr. Nobody ?

Mr. Nobody est un film sur la complexité. Le challenge était de parler de la complexité à travers un médium qui tend à simplifier. C’est aussi un film sur la vie. Alors qu’au cinéma, chaque scène est indispensable et tout converge vers la fin ; ma vie, elle, est pleine de trous, de hasards, de scènes inutiles, et va inévitablement vers la mort. C’est ce qui fait sa beauté. C’est un film sur le doute. Mais je peux me tromper ...

Mais c’est avant tout un film sur le choix. Dans nos choix, quelle est la part de hasard ? Pourquoi fait-on un choix plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce qui fait que notre vie est ce qu’elle est ? Quelle est la part de choix, et quelle est la part d’interaction d’une multitude de petites causes dont nous n’avons pas connaissance ? Est-ce qu’un inconnu à l’autre bout de la planète a changé sans le savoir le cours de votre vie en se faisant cuire un oeuf ? Quand je suis fou amoureux et que je me dis : « Je ne pourrais pas vivre sans elle », que se serait-il passé si je ne l’avais pas rencontrée ?

J’ai pris comme point de départ un court métrage de douze minutes que j’avais réalisé en 1982 : E pericoloso sporgersi. Un gamin court derrière un train avec deux choix possibles : partir avec sa mère ou avec son père. A partir de là, on suit les deux avenirs possibles. J’ai entamé une première version basée sur le fait qu’une femme prenne ou ne prenne pas un train. Et puis Pile Et Face de Peter Howitt est sorti, suivi de Cours Lola, Cours ! de Tom Tykwer. J’ai dû chercher autre chose. Et c’est là que je me suis rendu compte que je ne cherchais pas à raconter quelque chose de binaire mais que j’étais avant tout intéressé par la multiplicité et la complexité des choix. Quand on doit faire un choix, il n’y a jamais seulement deux options possibles mais une infinité qui découlent des deux premières. C’est une arborescence. Avec ce scénario, j’avais envie de faire sentir ce gouffre né de l’infinité des possibilités.

Au-delà de ce sujet, je voulais aussi trouver une manière différente de raconter. Je voulais faire se croiser les regards d’un enfant sur son futur et du vieillard qu’il est devenu sur son passé. Je voulais parler de la complexité, à travers le cinéma qui est, lui, simplificateur. Alors que la réalité qui nous entoure est de plus en plus complexe, l’information est de plus en plus succincte, les discours politiques sont de plus en plus simples. C’est la complexité qui m’intéresse, pas les réponses simples, qui sont rassurantes mais forcément fausses.

Quand vous commencez à écrire, connaissez-vous déjà la fin de votre intrigue ?

Pas du tout. Si j’étais un scénariste efficace, je ne mettrais pas sept ans à écrire un film. Chez moi, l’écriture a quelque chose d’organique, comme une plante qui pousse. Je vais un peu dans toutes les directions. Un peu comme Le Palais Du Facteur Cheval. Comme Nemo, j’ai beaucoup de difficultés à faire des choix. J’écris donc énormément de possibilités. Ensuite, j’élague. Mais moins je sais où je vais arriver, plus c’est mystérieux, plus ça m’échappe et plus ça m’intéresse.

Quand avez-vous compris que vous étiez arrivé au bout de l’écriture de Mr. Nobody ?

Comme disent les écrivains, un roman est fini quand on en a marre d’écrire ! Il y a un moment où j’ai pensé ne pas pouvoir faire mieux. A partir de là, il était temps de réécrire avec une caméra et des acteurs, différemment, visuellement. En fait, dès que je commence à me demander où je vais mettre ma caméra, je sais que le temps de l’écriture est arrivé à son terme ! (Suite sur Comme au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
   
Entretien avec les acteurs de Mr. Nobody
 

Connaissiez-vous le travail de Jaco Van Dormael avant de tourner avec lui ?

Jared Leto : J’avais entendu beaucoup de belles choses à propos de lui mais je n’avais pas vu ses films. J’en connaissais juste les titres. Ce fut réel un plaisir de découvrir son travail, j’ai été très impressionné par ses films et sa manière de réaliser.

Sarah Polley : Toto Le Héros est l’un des plus beaux films que j’ai vus. Jaco a une manière unique de voir le monde et une imagination particulière. Ses films ne ressemblent à aucun autre et ils expriment de manière éclatante qui il est, son humanité.

Diane Kruger : Pour être honnête, je ne connaissais pas son nom. Mais à sa sortie, j’avais beaucoup aimé Toto le héros. Le scénario m’avait touchée et j’avais l’impression que les comédiens me prenaient par la main pour m’entraîner dans un rêve.

Linh-dan Pham : J’avais vu Toto Le Héros que j’avais adoré. Il y a dans ce film toute la poésie et la fantaisie qu’on retrouve dans Mr. Nobody, ce côté touchant qui nous ramène avec bonheur vers l’enfance.

Comment êtes-vous arrivé(e) sur ce film ?

Jared Leto : J’ai vu pour la première fois Jaco à la fin d’un concert que je donnais à Utrecht, aux Pays-Bas. On m’avait prévenu de sa venue juste avant de monter sur scène. J’avais lu son scénario quelques mois plus tôt et j’avais été complètement emporté par l’histoire. En repensant à la qualité de l’écriture et à la forte émotion que j’avais ressentie en lisant le scénario, je lui ai immédiatement dit à quel point il était génial et que bien évidemment j’étais d’accord pour faire ce projet.

Sarah Polley : Dès que j’ai appris que Jaco préparait un nouveau film, j’ai voulu en faire partie à tout prix. J’ai fait part de ce désir et ai rapidement eu le scénario en main. à la lecture, j’ai su que je voulais jouer Elise. Nous avons convenu d’un rendez-vous à New-York. Je me suis entraînée pour le convaincre que j’étais l’actrice qu’il lui fallait pour le rôle. Il est arrivé en espérant, lui, que j’allais accepter ! On était donc vraiment sur la même longueur d’ondes. Cela a donné le ton de ce qu’a été cette aventure : tout s’est enchaîné comme par magie. Je n’ai jamais été aussi heureuse sur un plateau.

Diane Kruger : Je suis venue un peu par hasard sur ce projet. C’est quelqu’un d’autre qui devait tenir le rôle et ne l’a finalement pas fait. Dans le but de me convaincre, j’ai eu la chance qu’on me fasse découvrir un premier montage des scènes tournées avec mon personnage et celui de Jared, enfant. C’était absolument sublime. Le lendemain, je suis partie voir Jaco en Belgique. à chaque première rencontre avec un metteur en scène, j’essaie de m’habiller comme le personnage pourrait l’être. J’avais choisi de mettre une robe rouge. Quand je suis arrivée, Jaco est resté bouche bée. J’étais, sans le savoir, habillée comme Anna de la couleur rouge, code visuel de tout son univers. ça a été le début de l’aventure.

Linh-dan Pham : Comme son film était tourné en anglais, Jaco ne voulait a priori pas faire de casting en France. Il se disait que les Français ne parlaient pas cet anglais sans accent, nécessaire au rôle. Puis, un jour, j’ai reçu un coup de fil de son premier assistant, Renaud Alcalde, qui m’a expliqué que Jaco Van Dormael avait vu De Battre Mon Coeur S’est Arrêté de Jacques Audiard et souhaitait travailler avec moi. Son directeur de casting à Londres m’a appelée peu après et ce coup de fil fut un vrai test d’anglais ! Cinq minutes après avoir raccroché, il m’a rappelée pour me dire qu’il m’envoyait le scénario afin d’organiser une rencontre ! J’ai découvert comment Jaco travaillait, en douceur. Assez directif tout en laissant beaucoup de liberté.

Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ?

Jared Leto : J’ai été littéralement stupéfait. Au risque que cela fasse un peu cliché, pour moi, Jaco est un véritable génie. Son scénario est d’une complexité et d’une fluidité hallucinantes. Ce qu’il écrit, ce qu’il transmet est singulier, original, unique. Il est loin de tout conformisme, des clichés hollywoodiens que j’ai l’habitude de lire. Pour un acteur, c’est un cadeau inestimable de pouvoir travailler avec lui.

Sarah Polley : Je l’ai lu et relu plusieurs fois. Je ne sais pas vraiment si c’est parce que je n’avais pas tout compris ou juste pour le plaisir de me replonger à chaque fois dans ce délice. Se plonger dans ce scénario, c’est comme dévorer un roman majeur. Je l’ai même fait lire à toute ma famille dans la foulée et cela a nourri pas mal de discussions entre nous !

Diane Kruger : En le lisant, je n’en revenais pas de ma bonne étoile. C’était une très belle proposition. Car même si ce scénario n’est pas simple à lire car extrêmement riche, j’ai tout de suite pensé aux émotions ressenties devant Eternal Sunshine Of The Spotless Mind de Michel Gondry. Tout ce questionnement autour des choix auxquels on est tous à un moment confronté dans nos vies. Et puis je trouvais que le personnage d’Anna était le plus poétique, celui auquel on a envie de s’identifier.

Linh-dan Pham : Je suis beaucoup revenue en arrière au fur et à mesure de la lecture. Je me demandais comment Jaco allait s’en sortir pour faire tenir autant d’idées dans un film. Mais je sentais que ça allait être dans la veine de Toto Le Héros donc je n’ai pas hésité une seconde. En plus, Jaco ne fait qu’un film tous les dix ans donc je n’allais pas le louper ! (Suite de l'interview sur Comme au Cinema)

  Source : www.commeaucinema.com
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cinema.CH - Adrian Aeschbach
 

Pour une production européenne, Mr Nobody est un film qui, au regard des moyens déployés (un budget de 30 millions d'euros), est plutôt impressionnant. L'histoire, elle, est étonnante. A la fin du XXIème siècle, ce M. Nobody ou Nemo (Jared Leto), est le dernier mortel vivant, ce qui lui vaut l'intérêt plutôt intrusif des médias. Sur son lit de mort, il accepte toutefois de raconter sa vie à un journaliste qui est allé dénicher, pour l'occasion, un enregistreur à bandes – autant dire une antiquité. Or le récit de Mr. Nobody s'avère particulièrement compliqué: il semblerait qu'il ait vécu plusieurs vies! Refusant de faire des choix, il a emprunté chacune des voies qui s'ouvraient à lui, ce qui occasionne une multitude de récits parallèles. Mr. Nobody est donc le récit des vies possibles de son protagoniste; le film revêt ainsi une structure « à tiroirs », ce qui constitue, aux yeux du réalisateur belge Jaco Van Dormael, une manière d'explorer la nature du choix et celle de la complexité du cours de nos existences.

La structure de la narration est donc le fait marquant et distinctif de Mr. Nobody. Sur ce point, c'est un film réussi, qui parvient, par le désordre chronologique (voire logique) de ses scènes, à tenir en haleine et à éveiller la curiosité du spectateur. es histoires racontées, elles, relèvent le plus souvent d'un romantisme qui, s'il avait été écrit et mis en scène d'une manière plus ordinaire, aurait certainement frappé par son caractère conventionnel et un peu facile. (...)

  Source : www.cinema.ch
   
avoir-alire - Virgile Dumez
 

Le triomphe du Huitième jour à Cannes et les moments d’émotion entre le réalisateur Jaco Van Dormael et son acteur handicapé Pascal Duquenne sont encore dans toutes les mémoires et pourtant cela remonte à treize longues années durant lesquelles nous n’avons plus eu de nouvelles d’un cinéaste pourtant reconnu dans le monde entier comme une figure incontournable du cinéma européen. Il lui a fallu sept ans pour venir à bout du scénario de Mr Nobody, un projet fou qui a vu le jour grâce à l’investissement du producteur Philippe Godeau. Malgré tout, de nombreuses années sont passées avant que nous puissions découvrir cette œuvre ultime, résultat d’un long processus de maturation. Le moins que l’on puisse dire est que le jeu en valait la chandelle, même si l’excès d’ambition de son auteur fait du film un monstre hybride, aussi insaisissable que protéiforme.

Mélangeant tous les genres possibles, de la comédie au drame en passant par la SF futuriste, Mr Nobody est un morceau de pellicule assez peu identifiable, qui semble venir de partout, et donc de nulle part. Totalement déstabilisante, l’expérience est tout de même enrichissante à plus d’un titre. Tout d’abord parce que ce long métrage de près de deux heures trente recèle de très grands moments de cinéma. On est notamment fasciné par l’incroyable richesse visuelle de ce labyrinthe sensoriel où le spectateur doit abandonner tous ses repères traditionnels pour se laisser guider par un conteur démiurge. Ensuite, la profusion d’intrigues et de pistes narratives feraient pâlir de jalousie des auteurs aussi complexes que Julio Medem (on pense souvent à ces Amants du cercle polaire), Claude Lelouch ou encore Krzysztof Kieslowski (Le hasard propose un point de départ similaire). Décidant comme son personnage de ne faire aucun choix, l’auteur nous propose de suivre les multiples vies possibles du même personnage, au point de ne plus savoir où se situe la véritable identité de ce vieillard intrigant. Dans chaque vie évoquée se profilent des drames, des moments euphoriques et chaque choix finit invariablement par la mort programmée du protagoniste principal.

Malgré de nombreux instants poignants et dramatiques, la philosophie générale du film invite plutôt chacun à réfléchir à ce qui constitue l’essence de son existence. A chaque fois, l’amour, l’amitié et les relations familiales font l’objet de séquences tendres et sensuelles qui bouleversent au plus profond. Malgré un déluge d’effets stylistiques (...), la performance des acteurs n’est pas entamée et bon nombre d’entre eux nous livrent de belles prestations. Dans le rôle le plus déprimant, Sarah Polley excelle, tandis que le jeune couple d’ados formé par Toby Regbo et Juno Temple nous emporte dans la fraicheur de son amour juvénile avec un talent remarquable. (...) En l’état, Mr Nobody est un film inégal et tentaculaire qui a le mérite de nous offrir de très nombreux chocs cinématographiques. On ne peut pas en dire autant de nombreuses créations contemporaines.

  Source : http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=11673
   
levif Rnews - Jean-François Pluijgers
 

La Mostra a découvert Mr Nobody, le nouveau film de Jaco Van Dormael. Autour des multiples vies possibles de Nemo Nobody, le cinéaste belge signe un conte philosophique doublé d'un film foisonnant atteignant par moments la pure magie. Treize ans après "Le huitième jour", c'est peu dire que le nouveau film de Jaco Van Dormael était fort attendu. Annoncé un temps à Cannes, "Mr Nobody" aura finalement eu les honneurs de la Mostra - le réalisateur ayant entre-temps retravaillé son montage, pour en livrer une version plus "dense", suivant ses propres termes. A l'arrivée, la réussite est incontestable, pour un conte foisonnant atteignant par moments la pure magie.

S'il fallait tenter d'en résumer l'histoire, on dirait que "Mr Nobody" raconte la vie, ou plutôt les vies de Nemo Nobody (Jared Leto), alors que ce dernier en rassemble les souvenirs dans un monde futur où, âgé de 118 ans, il est le dernier humain mortel. Cette existence, qu'il raconte par bribes, elle est guidée par les choix qu'il pose, ou plutôt ne pose pas - ce qui l'amène à connaître sous nos yeux plusieurs destins parallèles, comme une multitude de possibles. On mesure là l'ambition du propos, pour un film en forme de fable qui adopte une mécanique spéculative afin de questionner l'existence et différents concepts philosophiques. Ce, tout en se révélant un émerveillement visuel de chaque instant, Van Dormael laissant libre cours à une imagination débridée pour garnir son propos de diverses trouvailles et autres audaces de mise en scène.

On peut, à moult égards, parler de film somme, une oeuvre toute personnelle et réminiscente de "E Pericoloso Sporgersi" et "Toto le héros", non sans s'inscrire aussi, par son concept, dans un univers voisin de celui de "The Truman Show" ou "Eternal Sunshine of the Spotless Mind". Si la complexité du propos, couplée à un montage éclaté venu en restituer la dimension aléatoire, a d'ailleurs pu dérouter certains spectateurs, le film a toutefois suscité un large enthousiasme. "Mr Nobody" apparaît, il est vrai, pratiquement inépuisable; sa mélodie singulière, comme celle de "Mr Sandman", la porte d'entrée de cet univers enchanté, accompagne le spectateur bien au-delà de la projection.

  Source : levif.rnews.be
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