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Titre
original |
Le concert |
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Réalisation |
Radu Mihaileanu |
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Scénario |
Radu Mihaileanu, en collaboration avec Matthew Robbins et Alain-Michel Blanc |
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Sur une idée de |
Héctor Cabello Reyes & Thierry Degrandi |
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Interprétation |
Mélanie Laurent (Anne-Marie Jacquet), Aleksei Guskov (Andreï Filipov), Dimitry Nazarov (Sacha Grossman), Valeri Barinov (Ivan Gavrilov), François Berléand (Olivier Morne Duplessis), Miou-Miou (Guylène de La Rivière), Lionel Abelanski (Jean-Paul Carrère), Alexander Komissarov (Victor Vikitch) … |
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Musique |
Armand Amar |
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Photographie |
Laurent Dailland |
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Pays |
Belgique , France |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h59’ |
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Genre |
Comédie, Musique |
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Distributeur |
Cinéart |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 21 janvier 2010 |
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Le film est projeté en version originale française et russe, sous-titrées en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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| C’est l’histoire insensée d’un pari fou fait par amour de la musique. La revanche incroyable d’un ancien chef d’orchestre du Bolchoï déchu par le pouvoir communiste et devenu homme de ménage. L’aventure rocambolesque de tout un orchestre russe recomposé après trente ans de silence et débarquant au Théâtre du Châtelet sous une fausse identité pour y jouer un concerto de Tchaïkovski avec une jeune soliste virtuose française (Mélanie Laurent). Et l’imposture s’avère peut-être plus belle que la réalité… (…) Après son bouleversant "Va, vis et deviens", le cinéaste roumain opte pour une aventure picaresque extravagante qui dégoupille toute attache réaliste, laisse sur place le sens du vrai, bascule volontairement dans le burlesque et touche à l’émotion universelle. Il se sert du rire comme d’une arme joyeuse, ludique et intelligente pour parler du choc des cultures mais surtout de la dignité humaine, du sursaut de nos désirs, de la nécessaire solidarité entre les hommes. (…) Il met le tout en scène de main de maître, menant à la baguette tous les paramètres de son récit fantasque qui cavale entre Moscou et Paris. (…) (Fabienne Bradfer dans Le Soir) |
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| Radu Mihaileanu réalisateur, Producteur, Scénariste, Scénariste (Adaptation), Premier assistant réalisateur, Né le 23 avril 1958 à Bucarest (Roumanie).
Français d'adoption en ayant fui la dictature de Ceaucescu en 1980, et transitant par Israël, Radu Mihaileanu développe à chacun de ses films une thématique sur le déracinement et la quête identitaire. Il l'adapte à différents sujets, qu'il s'agisse de son pays natal ( Trahir et Le Concert), de l'adolescence ( Bonjour Antoine) ou à un sujet universel (la Shoah dans Train de Vie). Diplômé de l’IDHEC, il devient assistant-réalisateur dans les années 80, collaborant notamment pour Marco Ferreri ( I Love You et Y'a bon les blancs), avec qui il participe au scénario du Banquet, adaptation de Platon. On le retrouve aussi au générique d' Un Week-end sur deux de Nicole Garcia et du Retour de Casanova, avec Alain Delon.
Si Radu Mihaileanu signe quelques courts métrages tout au long des années 80, il tourne son premier long métrage en 1993, dont le casting est uniquement composé d'acteurs roumains. Trahir narre les péripéties d'un poète roumain dissident avec le régime stalinien. Par la suite, il réalise Bonjour Antoine pour la télévision, une histoire d'amour entre un adolescent et la fille de la femme dont il est l'amant. Train de vie lui amène la reconnaissance internationale en s'intéressant à la Shoah sous un angle original. Des villageois juifs organisent un faux train de déportation pour échapper aux camps de la mort.
Le téléfilm Les Pygmées de Carlo propose une digression légère dans la filmographie de Mihaeileanu. Cette fois, il raconte comment des européens tombent sous le charme d'un mode de vie étranger, ici un assistant-réalisateur parti à la recherche de figurants pygmées pour le prochain film de son réalisateur. Avec Va, vis et deviens, le cinéaste se plonge à ses souvenirs de son transit en Israël avec l’histoire des Juifs éthiopiens envoyés là-bas au milieu des années 80. Inspiré d'un fait réel, sur la rédemption d'un célèbre chef d'orchestre déchu sous Brejnev, Le Concert permet à Radu Mihaileanu de tourner pour la première fois en Roumanie.
Source : www.toutlecine.com
Toute la filmographie de Radu Mihaileanu en tant que :
Plus sur IMDB |
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evene |
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Violoniste novice
Pour préparer son rôle dans Le Concert, Mélanie Laurent a travaillé ses arpèges pendant trois mois auprès de Sarah Nemtanu, premier violon soliste de l'Orchestre national de France.
Musique maestro !
Le compositeur Armand Amar collabore pour la seconde fois avec le réalisateur Radu Mihaileanu. Il avait déjà composé la musique de 'Va, vis et deviens' en 2005.
Star incognito
Son nom ne vous évoque peut-être rien, mais l'acteur Aleksei Guskov est une star nationale en Russie. Le comédien qui interprète le rôle d'Andrei Filipov, chef d'orchestre du film, a en effet joué dans plus de 70 films dans son pays !
Very Important People
La notoriété d'Aleksei Guskov a été précieuse lors du tournage. Rencontrant des difficultés pour obtenir un visa, l'équipe a finalement pu tourner sur la Place Rouge, entièrement vidée pour l'occasion, grâce à l'intervention du comédien russe.
Scène de tournage
'Le Concert' a été filmé à Paris pendant 8 semaines, notamment sur le scène du Théâtre du Châtelet où se déroulera prochainement l'avant-première du film. |
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Source : www.evene.fr |
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Tout le cine |
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La toute première fois
Ayant quitté la Roumanie en 1980, fuyant la dictature de Ceaucescu, Radu Mihaileanu n'avait jamais tourné dans son pays natal. Avec le Concert, c'est chose faite. En 2008, il posa sa caméra pendant quatre semaines, de fin mai à fin juin, investissant les studios Castel Film de Bucarest ainsi que l’Institut Ana Aslan, spécialisé dans la gérontologie et les traitements anti-vieillissement, avant de se rendre huit jours à Moscou, prévoyant de terminer le tournage à Paris.
Le retour de l'Espoir
Dix ans après Train de vie, Lionel Abelanski retrouve Radu Mihaileanu. En 1999, le rôle de Schlomo, le fou du village qui découvre que les allemands massacrent les juifs, lui vaut une nomination au César du Meilleur Espoir Masculin.
Du vrai
Le Concert est inspirée de faits réels, sur un chef d’orchestre russe victime de l’antisémitisme sous Brejnev, et qui refusa de se séparer des ses musiciens juifs, comme on lui a ordonné. |
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Source : www.toutlecine.com |
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Voir.ca |
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Le film Le Concert, qui était présenté en première nord-américaine dimanche dernier en clôture du festival de films francophones Cinemania, a reçu le Prix du public Mel Hoppenheim. C'est la deuxième fois que le cinéaste Radu Mihaileanu reçoit cet honneur à Cinemania, lui dont le film Va, vis et deviens avait aussi remporté le Prix du public en 2005.
Lorsque près de 850 cinéphiles se sont spontanément levés de leur siège au Cinéma Impérial pour donner à Radu Mihaileanu une ovation debout pendant 7 minutes, ils venaient de prouver que Le Concert est un coup de cœur instantané auprès du public», a déclaré Maidy Teitelbaum, la présidente et fondatrice du festival, dans un communiqué émis par Cinemania. |
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Source : www.voir.ca |
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Interview de Radu Mihaileanu |
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Source : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/le-concert,117343 |
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Entretien avec Alain Attal, producteur du Concert |
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À quel moment êtes-vous intervenu sur le projet du Concert ?
Je l’ai lu en sachant qu’il n’était pas libre de droits, mais qu’il était en panne puisque les rapports entre Radu et le producteur Philippe Rousselet, qui avait développé le projet, étaient au point mort. J’ai adoré la manière dont le script racontait la grande Histoire à travers la petite histoire et ces personnages hauts en couleurs qui ne s’avouent jamais vaincus : pour moi, même si Radu n’était pas l’auteur de l’idée originale, c’était un film qui lui ressemblait. Après avoir rencontré Radu, j’ai découvert l’énorme ambition du projet et j’ai racheté les droits à Rousselet.
Au départ, Le concert devait être tourné en anglais.
Oui, parce que Radu souhaitait réaliser un film de divertissement grand public et qu’il pensait que la langue anglaise lui permettrait d’être encore plus universel et de toucher plus de monde. Pendant quelques mois, on a travaillé sur une version anglaise du scénario avec Matthew Robbins, qui a d’ailleurs fait un travail formidable. Mais on s’est rendu compte assez vite que l’usage de l’anglais risquait de rendre Le concert un peu artificiel. Au lendemain du festival de Cannes 2007, on a changé notre fusil d’épaule et on a décidé de tourner dans les langues d’origine : en russe et en français. On a aussi compris que le français archaïque, baragouiné par les Russes, générerait des moments de pure comédie.
Dans quelle direction avez-vous souhaité que le scénario soit retravaillé ?
On a creusé les thèmes qui sont chers à Radu, en évoquant notamment la manière dont le régime de Brejnev a malmené les intellectuels et les artistes d’origine juive. Radu craignait aussi qu’il n’y ait pas assez d’humour : je l’ai rassuré, en lui disant qu’on n’avait pas besoin de gags burlesques toutes les deux minutes pour faire rire. La situation même de cette bande de "has been" recrutés par un ex-chef d’orchestre pour aller jouer Tchaïkovski au Châtelet était typiquement une situation de comédie.
Quelle était votre ambition en termes de production ?
Je voulais que ce soit un film ample, lyrique, avec du cachet, que Radu puisse prendre le temps de découper les séquences les plus importantes, passe une journée entière, s’il le jugeait utile, à tourner une scène d’une minute trente. Jusque-là, il s’était imposé comme un grand conteur et un grand directeur d’acteurs. Je me suis dit que, pour son quatrième film, il fallait l’aider à mettre la barre plus haut en termes de réalisation, d’autant que le sujet lui en donnait vraiment l’occasion. Je souhaitais que Le Concert soit l’occasion pour lui de prendre tout le temps dont il avait besoin pour "mettre en scène". (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Entretien avec Armand Armard, compositeur du Concert |
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Comment avez-vous adapté le Concerto de Tchaïkovski aux contraintes du film ?
C’était un vrai défi : on est parti du Concerto intégral, d’une durée de 22 minutes, pour arriver à 12 minutes – en évitant que Tchaïkovski ne se retourne dan sa tombe ! Du coup, on a analysé le Concerto en profondeur et on a identifié les éléments qui se répétaient et qu’on pouvait éliminer. Dans un deuxième temps, il a fallu faire correspondre les crescendos du Concerto avec l’émotion que Radu voulait susciter. Mais on a surtout fait en sorte que, même en supprimant certaines mesures, cela ne choque pas musicalement.
Ce n’était pas trop difficile de travailler à partir d’un Concerto aussi connu ?
Toucher à un tel morceau, c’était un peu un sacrilège. Je connais bien Tchaïkovski parce que, comme lui, j’ai beaucoup composé de musiques de ballet. Pour autant, ce n’est pas un compositeur qui fait particulièrement partie de ma culture. Je me sens plus proche de Stravinsky ou de Prokofiev.
Avez-vous travaillé en collaboration avec des musiciens classiques ?
Oui, puisque je travaille régulièrement avec des musiciens et des orchestrateurs qui ont une formation classique. Mais j’ai surtout travaillé avec la violoniste Sarah Nemtanu qui nous a donné beaucoup d’indications techniques extrêmement utiles.
Peut-on dire que Le Concert est un film musical ?
Pour moi, il s’agit davantage d’un film où la musique incarne un personnage à part entière et est le moteur de l’intrigue qui fait avancer les protagonistes.
Comment avez-vous conçu les "couleurs" musicales du film ?
Radu Mihaileanu avait écrit son scénario avec plusieurs idées musicales précises en tête. C’était une sorte de "cahier des charges" marqué par son expérience du communisme en Roumanie. Par exemple, il souhaitait qu’à tel moment du film la musique rappelle le réalisme socialiste. Pour toutes les musiques d’intention, j’ai travaillé avec une équipe de six personnes où j’ai surtout eu un rôle d’arrangeur. Pour autant, Radu m’a laissé une grande liberté dans les thèmes émotifs qui évoquent les personnages.
Beaucoup de registres musicaux cohabitent dans le film.
J’ai moi-même un label de "musique du monde" et j’ai une bonne connaissance de la culture tzigane. D’autre part, on a également utilisé de la musique techno que j’ai fait remixer par un DJ.
Comment se passe votre collaboration avec Radu pour la conception musicale ?
Depuis Va, Vis Et Deviens, on est devenu très proches. Du coup, le travail se déroule dans l’échange constant entre nous. Radu est tellement perfectionnis- te qu’il pousse les gens au bout de leurs possibilités, et j’aime beaucoup cette manière de travailler. Il est à la fois extrêmement humain, profondément enthou- siaste et très professionnel. Pour lui, l’essentiel, c’est que l’émotion passe. (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Dimitri Nazarov, Violoniste pour Le Concert |
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Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le scénario du Concert ?
L’histoire, touchante et pleine de générosité. J’ai pleuré trois fois en lisant le scénario malgré une certaine naïveté qui s’explique par la méconnaissance de l’histoire de l’URSS.
Connaissiez-vous les films de Radu Mihaileanu ?
Non, au début je ne les connaissais pas. Mais pendant le tournage, pour mieux comprendre son langage de cinéaste, j’ai regardé ses films. Cela a facilité la compréhension entre nous.
Comment pourriez-vous décrire votre personnage dans Le Concert?
C’est une fontaine d’émotions, une boule de tempérament, un enfant avec une charge nucléaire à l’intérieur. Radu appelait tout cela paranoïa, ce qui est vrai aussi.
Vous aviez une vingtaine d’années à la fin des années 70. Vous êtes-vous appuyé sur vos souvenirs de l’URSS pour construire le personnage de Sacha ?
Dans mon travail, mais aussi dans mes conflits avec Radu, je me suis appuyé sur ma connaissance de ma patrie à cette époque-là. Je suis né et j’ai grandi là-bas, et je ne connaissais rien d’autre. Il n’y avait pas d’autre choix. C’était ma vie. Elle était joyeuse, triste, dure, belle – elle était différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Et je la connaissais très bien, cette vie-là.
Sacha a des valeurs d’amitié très fortes. Peut-on dire qu’il représente un "grand frère" protecteur pour Andreï ?
Dans leur tandem, Sacha est le suiveur. Il prend soin de son ami, mais pas parce qu’il est plus âgé ou plus expérimenté, mais parce qu’il l’aime, et il aime son œuvre. Il l’aime et il l’admire. Et c’est pour cela qu’il lui pardonne tout et essaie de faire de son mieux pour protéger Andreï.
Sa vie a été brisée par le Parti, et sa femme est partie vivre en Israël. Pourquoi est-il resté en Russie ?
Il aime sa patrie et ses amis. En fin de compte, c’est un optimiste. En plus, il se considère lui-même comme une plante qui ne pourrait pas vivre dans un autre sol. Un de mes amis, lorsqu’il s’apprêtait à partir vivre en Israël, pleurait sur mon épaule : "Il y avait 40 personnes qui sont venues me dire adieu. Je laisse ici ma mère, mes amis, mon chien, mon garage et ma voiture. Et je pars avec une femme et un enfant qui n’est pas de moi. Je ne supporterai pas tout cela." Et il est revenu six mois après, quand on lui a proposé de faire une circoncision. Il est revenu en Russie à l’occasion d’un voyage et il y est resté. Et maintenant c’est un acteur célèbre qui a beaucoup de succès. (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Entretien avec Valeri Barinov, musicien sur le Concert |
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Vous aviez une trentaine d’années à la fin des années 70. Vous êtes-vous appuyé sur vos souvenirs de l’URSS pour construire le personnage d’Ivan ?
Il y a trente ans, j’avais trente ans de moins... Et lorsqu’aujourd’hui on m’interroge sur l’époque de la "stagnation", je réponds que j’étais alors jeune et heureux. De nos jours, malheureusement, on imagine cette époque de façon très univoque. Mais les gens vivaient. Et ils créaient. Il y a eu de grands écrivains et de grands musiciens. Il y avait beaucoup de contraintes, mais parfois ces contraintes donnaient lieu à de très grandes œuvres dans le cinéma, dans la littérature, dans le ballet. Pour les Français c’est peut-être difficile à comprendre. C’est globalement difficile à comprendre, parce que les idées qu’on a sur un officier du KGB, et sur l’époque communiste, sont un peu biaisées par la propagande. À l’époque, beaucoup de choses tragiques se sont passées. Mais il y avait une vie avec ses côtés magnifiques et ses côtés tragiques. Et je me suis bien sûr appuyé sur mon expérience comme je le fais toujours. Je me rappelais comment nous nous comportions, ce que nous faisions, ce que nous portions, comment nous avons vécu cette vie. Mais ce n’était pas l’époque la plus sombre de ma vie.
Pensez-vous qu’il soit réellement nostalgique de l’Union soviétique ?
Même aujourd’hui, des gens sont nostalgiques de l’Union soviétique. À l’époque, les gens avaient le sentiment d’incarner un très grand pays. C’était peut-être le produit de la propagande, mais ce pays semblait grand et heureux. Ivan est-il nostalgique de l’Union soviétique ? Oui, d’une certaine façon. Et il est enragé contre ceux qui ont fait sombrer l’idéal communiste. Car au plus profond de son âme, Ivan reste communiste. Mais dans le bon sens du terme. Car il y croyait vraiment.
Il finit pourtant par se battre pour que le concert se déroule dans de bonnes conditions ...
Il a été officier du KGB, mais il a surtout aimé être administrateur du Bolchoï. Peu importe ce qu’il a dit ou fait, il aime surtout la musique. Et il aime aussi le sentiment que sans lui le spectacle n’aurait pas lieu. Il aime se sentir important. Sentir son importance pour l’organisation des voyages du Bolchoï à l’étranger et aussi pour organiser ce voyage-là.
Qu’avez-vous ressenti en tournant devant le siège du Parti Communiste Français ?
Quand j’ai vu l’immeuble, j’ai été très impressionné par sa dimension et son côté massif. On comprend tout de suite qu’il abrite une institution très importante. Mais je n’ai pas ressenti d’émotion particulière. En revanche, j’ai été très ému quand nous avons tourné sur la Place Rouge. Parce que, aussi étrange que cela puisse paraître, je vais très rarement là-bas, même si cela me fait plaisir. Mais ce jour-là, on nous a emmenés là-bas très tôt le matin, c’était une très belle journée ensoleillée. Ensuite nous devions aller à Paris, donc c’était particulièrement émouvant pour moi. Et devant l’immeuble du Parti Communiste à Paris, j’étais surtout triste. Car c’était mon dernier jour de tournage. Je pensais que j’avais passé à Paris quelques mois, que j’y avais rencontré beaucoup de gens, que j’y ai vécu beaucoup de choses agréables et que j’avais eu beaucoup de chance de pouvoir travailler sur ce film. (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/le-concert,117343-note-71809 |
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Mélanie Laurent nous parle du Concert |
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Qu’est-ce qui vous a intéressée dans le scénario du Concert ?
J’ai été tout de suite été embarquée par cette bande de personnages slaves un peu "has been", et j’ai été séduite par l’alternance très rythmée entre des scènes cocasses et des moments de pure émotion. Le scénario brassait des thèmes qui me parlaient de manière très personnelle : le communisme et les espoirs qu’il a incarnés, les idéaux disparus depuis longtemps auxquels certains se raccrochent, la puissance de la mafia russe etc. Derrière la comédie et la légèreté, il y a un propos politique qui m’a plu. Quant à mon personnage, la perspective de jouer d’un instrument – ne serait-ce que pour en mimer les mouvements – m’a vraiment emballée ! J’aimais bien aussi le fait qu’il s’agisse d’un vrai rôle de femme, même un peu plus âgée que moi.
Pour vous, qui est Anne-Marie Jacquet ?
C’est une femme assez froide, obsédée par la musique, qui vit dans un monde à part. Mais surtout, elle retient énormément l’émotion jusqu’à la dernière scène où elle se laisse totalement submerger. Le plus difficile, c’était de me forcer à ne pas sourire. Je suis moi-même très expansive, et il m’a fallu travailler la retenue au maximum. J’ai d’ailleurs bataillé avec Radu parce que je la trouvais un peu trop dure avec Guylène.
Quel est son regard sur Andreï ?
Elle a une immense admiration pour lui. C’est peut-être lui qui lui a donné envie de faire ce métier : elle a sans doute écouté ses enregistrements en boucle pendant des années, et c’est ce qui la porte aujourd’hui. D’ailleurs, ce qui est intéressant, c’est qu’elle n’a jamais joué Tchaïkovski, sans savoir pourquoi. Elle décide alors de prendre un risque énorme en jouant le concerto, à un moment crucial de sa carrière, parce qu’il s’agit d’Andreï. De même, elle acceptera de baisser la garde et de s’adapter aux méthodes de travail assez peu orthodoxes de ces musiciens russes.
Comment s’est passé votre apprentissage du violon ?
Je me suis entraînée pendant trois mois avec une prof extraordinaire, Sarah Nemtanu, première violoniste soliste de l’Orchestre National de France, qui est devenue une amie. Grâce à elle, j’ai vécu avec un orchestre et j’ai vu comment il fonctionnait. Cela m’a aidée à aborder le personnage et à acquérir certaines techniques de maniement du violon et de l’archet. (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : www.commeaucinema.com |
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François Berléand nous parle du Concert |
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Comment êtes-vous arrivé sur le projet du Concert ?
J’ai rencontré Radu il y a deux ou trois ans : on s’est immédiatement sentis sur la même longueur d’ondes, d’autant qu’on a le même genre d’humour. Très vite, on est devenus amis, ou du moins bon camarade. Lorsqu’il m’a alors parlé du Concert, il m’a dit que le rôle du directeur du Châtelet était fait pour moi : j’ai été très touché. Sachant que c’est Alain Attal qui produisait le film, et que je participe souvent à ses projets, c’est devenu encore plus simple.
Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le script du Concert ?
Quand j’ai lu le scénario, j’ai été en larmes à la fin de ma lecture. J’ai appelé Radu et je lui ai dit que s’il tournait Le Concert tel qu’il l’avait écrit, il devrait réaliser un grand film. Et j’ai bien aimé la perspective de jouer un homosexuel, ce que j’avais rarement fait jusque-là. En plus, j’ai une passion pour la musique classique et je suis moi-même issu d’une famille de musiciens, du côté de mon père et de ma mère. Du coup, j’ai été extrêmement touché par cette histoire. J’ai même conseillé à Radu l’interprétation de Tchaïkovski par Leonid Kogan qui, à mon sens, est la plus belle : quand on l’entend, on a l’impression qu’il fait pleurer son violon. Il y a chez lui des influences juives et tziganes qui font qu’on le reconnaît tout de suite.
Comment percevez-vous votre personnage dans Le Concert ?
Quand on dirige une salle comme le Châtelet, et qu’on est sans cesse confronté à des musiciens ou à des cantatrices qui ont un empêchement de dernière minute, il faut être suffisamment diplomate pour ne pas froisser les artistes et se montrer cynique en même temps : pour Duplessis, il s’agit d’avoir à la fois une programmation d’excellence et une salle remplie. Mais je pense que c’est propre à sa profession et que ce n’est pas lui qui est plus cynique qu’un autre.
Quelle a été la scène la plus difficile pour vous ?
C’est la séquence entre le Russe et moi dans mon bureau. C’était assez dur à jouer parce qu’il fallait avoir un côté visqueux face au pouvoir incarné par ce riche mafieux : Duplessis comprend que cet homme ne plaisante pas et qu’il exige de donner l’exclusivité de la retransmission à la télévision russe ! C’était d’autant plus compliqué qu’il y avait un bruit infernal à l’extérieur et qu’il faisait une chaleur terrible dans le bureau. (Suite de l'interview sur Comme au Cinema) |
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Source : http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/le-concert,117343-note-71811 |
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evene |
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A l'origine du Concert, il y a un paradoxe. Celui d'une société russe moderne encore tiraillée entre la nostalgie du vieux communisme et la volonté d'intégrer le cercle mondial du capitalisme pur et dur. Un contraste à la fois tragique et comique dont Radu Mihaileanu a su faire la trame de son récit. Derrière les apparences du simple divertissement grand public, le réalisateur évoque le souvenir douloureux de l'URSS de Brejnev il y a trente ans. De cette Russie humiliée et mise à terre. De ses intellectuels brimés, asphyxiés aujourd'hui bien décidés à se relever. Un désir incarné par cette envie désespérée qui anime Ivan, ancien chef d'orchestre du prestigieux Bolchoï, de se rendre à Paris, accompagné de ses anciens compagnons de partition, pour jouer Tchaïkovsky au Théâtre du Châtelet.
A la douleur et aux cicatrices de l'oppression, Radu Mihaileanu oppose l'extravagance, l'autodérision et le burlesque. Les traits sont appuyés, les caractères, picaresques. Quand Moscou débarque à Paris, c'est une horde de "barbares" qui envahit une capitale "civilisée" et propre sur elle. Le Russe est indiscipliné, alcoolique et obsédé par l'argent. Le Français, pire, le Parisien est sérieux, guindé et respectueux des règles. Et pourtant, de cette rencontre, de ce "dialogue culturel" au départ impensable va naître l'"ultime harmonie", ce rêve absolu après lequel court chacun des personnages. Une aspiration individuelle à laquelle seul le collectif saura répondre. L'idée prend tout son sens dans ce concert, point d'orgue final du film et mis en scène avec une incroyable virtuosité. Un face à face saisissant entre le soliste et l'orchestre, où chacun devra comprendre les dissonances de l'autre pour parvenir à jouer à l'unisson. |
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Source : www.evene.fr |
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Comme au cinema |
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Avec son Concert, Radu Mihaileanu a réussi un film savoureux, qui mélange avec fougue aventure picaresque, humour très slave, émotion universelle et Concerto pour violon et orchestre opus 35 de Tchaïkovski. (Le figaro - Emmanuèle Frois).
Le concert offre de façon inattendue un superbe moment d'émotion et de bonheur. Avec du rire, des larmes, de la musique, de la passion. " (Journal du Dimanche - Danielle Attali)
Cette comédie haut de gamme parcours toute la gamme des émotions". (A nous Paris - Fabien Menguy)
Radu Mihaileanu orchestre Le concert, une drôle de toile, lyrique et dramatique ». (Métro - David Gil)
Le concert éblouit, amuse, surprend, et laisse le cœur en montgolfière, littéralement groggy de plaisir ». (VSD - B.A.)
On en ressort galvanisé. C’est heureux. (L’express - C.Ca)
C'est brouillon, farce, grotesque, lyrique, émouvant, slave, gitan, formidablement joué et emporté par la virtuosité de Mihaileanu jusqu'à un final enthousiasmant, aux accents de Tchaïkovski. (Le figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant)
Des musiciens russes en goguette et un incroyable concert de Tchaïkowski: si c'était ça le bonheur ? (Studio CinéLive - San.B.)
En ces temps d'individualisme à tous crins, il conjugue ici son obsession de l'imposture rédemptrice avec une réflexion sur la beauté des combats solidaires. (Monde - Jean-Luc Douin)
Au final les pizzicati des violons risquent même de vous tirer des larmes, de rire et de tristesse. (Elle - Philippe Trétiack)
Une partition sans fausses notes, bourrée d’humour, d’ironie, de générosité. (Le Parisien - H.L.)
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Source : /www.commeaucinema.com |
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