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Titre
original |
Gainsbourg (vie heroique) |
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Réalisation |
Joann Sfar |
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Scénario |
Joann Sfar |
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Interprétation |
Eric Elmosnino (Serge Gainsbourg), Lucy Gordon (Jane Birkin), Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Doug Jones (La Gueule), Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Mylène Jampanoï (Bambou), Sara Forestier (France Gall), Kacey Mottet (Serge Gainsbourg enfant), Gonzales (un pianiste), Razvan Vasilescu (Joseph Gainsburg le père), ... |
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Musique |
Olivier Daviaud |
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Photographie |
Guillaume Schiffman |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h20’ |
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Genre |
Biopic (biographical picture), Drame, Musical |
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Distributeur |
Cinéart |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 04 février 2010 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Une histoire qui retrace la vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu’au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier. Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l’avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses. Avec ce premier film, le célèbre dessinateur Joann Sfar s'attaque à un sujet ambitieux, tentant de retranscrire la personnalité aussi mystérieuse qu'envoûtante de Serge Gainsbourg ... ( Excessif) |
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Joann Sfar est un dessinateur et scénariste de bande dessinée et un réalisateur français, né le 28 août 1971 à Nice, France. Il a notamment coécrit les nombreux albums de la série Donjon et la série le Chat du rabbin.
Après un cursus philosophique (maîtrise à Nice), Joann Sfar a terminé sa formation à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Pierre Carron. Ses cours de morphologie par Jean-François Debord l'influencent comme notamment dans Carnets. Joann Sfar s'attaque à la bande dessinée par deux biais totalement différents mais simultanés : chez l'éditeur Delcourt, il est vu comme un scénariste, et son œuvre montre un goût du conte. Chez l'Association, il raconte des histoires moins convenues avec un trait bien à lui, apparemment désinvolte mais surtout soucieux de ne pas gâcher l'énergie de l'instant et de l'inspiration par la préoccupation de faire un "beau dessin". Il se rapproche d'artistes du dessin de presse ou d'humour tels que Ronald Searle, Sempé, et peut-être plus que tout Quentin Blake, l'illustrateur des contes de Roald Dahl, qu'il admire. Par ailleurs, il se revendique comme un héritier de l'œuvre de Fred et d'Hugo Pratt.
Érudit, curieux des cultures et des idées, Joann Sfar a développé en une dizaine d'années seulement une œuvre abondante qui est parvenue à atteindre d'autres publics que celui de la BD traditionnelle. Dilettante, il saute du coq à l'âne sans forcément achever les multiples séries qu'il installe, sans se fixer de calendriers ou se contraindre formellement, donnant l'impression d'une œuvre en roue libre, et dont la seule unité véritable est son auteur, qui livre ses préoccupations personnelles à son public et n'hésite pas à donner son avis sur de nombreux sujets : la virilité et la féminité, Dieu, l'art, la politique, l'histoire, la philosophie, la littérature, le cinéma, les cultures des pays qu'il visite ou dont il fréquente les ressortissants, la musique, etc.
Il a tenu une page hebdomadaire (Mon cahier d'éveil) dans Charlie Hebdo entre mi-2004 et septembre 2005. Après la bande dessinée, le commentaire philosophique (Candide et Le Banquet, éditions Bréal) et le roman (L'Homme arbre), Joann Sfar s'est attaqué à un nouveau défi : l'écriture d'un scénario pour le cinéma. Joann Sfar est également musicien, il joue notamment du ukulélé, comme son compère Lewis Trondheim. On raconte qu'il aurait converti Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, avec lequel il a joué dans au moins un concert, au charme de l'ukulélé. Les deux hommes, amis proches, se sont d'ailleurs produits ensemble sur scène[1]. Sfar est également l'auteur de pochettes du groupe et du clip de la chanson Tes lacets sont des fées. Dans le domaine musical, il a aussi réalisé, avec Kerascoët, le clip Hyacinthe pour Thomas Fersen.
Joann Sfar s'est vu consacrer de nombreux portraits et dossiers dans les revues spécialisées (cf. le dossier dans 9e Art). Il a également obtenu de très nombreux prix et récompenses, comme le Prix du Trentenaire du Festival d'Angoulême, prix exceptionnel décerné en 2004. |
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Activité éditoriale
Joann Sfar a occupé la fonction de directeur de collection chez l'éditeur Bréal Jeunesse, où il a publié des livres pour enfants et pour jeunes refusés par les éditeurs traditionnels du secteur à cause de leurs thèmes jugés sensibles : religion, athéisme, virginité... La fragilité financière de cet éditeur l'a poussé en 2005 à interrompre cette collection. En 2005, il est nommé directeur de la nouvelle collection de bandes dessinées "Bayou" chez l'éditeur Gallimard.
Cinéma
Joann Sfar a réalisé un film sur Serge Gainsbourg (dont le rôle est interprété par Éric Elmosnino, avaient annoncé plusieurs journaux en avril 2008[2]), Gainsbourg, vie héroïque. Le tournage proprement dit s'est terminé le 26 avril 2009, a indiqué Joann Sfar sur son blog[3]. Gainsbourg, vie héroïque, est sorti en France le 20 janvier 2010. Joann Sfar travaille aussi à une adaptation en dessin animé du Chat du rabbin, dont il indique en mars 2008 "On en a pour trois ans avant de voir le résultat sur les écrans."
Œuvres de Joann Sfar
Source : fr.wikipedia.org
Toute la filmographie de Joann Sfar en tant que :
Source : IMDB |
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Site officiel |
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Si je devais travailler sur un long métrage qui ne soit pas une adaptation de mes bandes dessinées, j’aimerais qu’il porte sur la vie héroïque de Serge Gainsbourg.
Ma maman a commencé la chanson au moment où France Gall découvrait Gainsbourg. Elle a fait deux disques avec Eddie Barclay, quelques photos avec Claude François et elle est morte. Derrière elle restait un garçon de trois ans qui est devenu dessinateur. Certains artistes se choisissent des maîtres dans leur propre discipline, ça ne me convenait pas, mon maître, ça a toujours été Gainsbourg. Et comme je ne voulais pas le déranger en faisant le chanteur, je suis devenu dessinateur.
Lorsque j’ai décidé de quitter ma ville de Nice pour aller à Paris, c’était pour rencontrer Serge Gainsbourg. Je pensais que puisque je l’aimais il m’aimerait forcément. Je voulais faire une bande dessinée sur Evgueni Sokolov. Un mois avant que j’emménage, Gainsbourg est mort.
Peu après, je commençais mes études aux Beaux Arts de Paris et tout près de son hôtel de la rue de Verneuil, je découvrais les peintures de Pascin. Un autre héros juif, une autre gloire française. J’écrivais encore aux héritiers de Gainsbourg pour qu’on m’autorise un Sokolov en bandes dessinées mais comme personne ne répondait, j’ai fait Pascin. Et je crois que depuis ce moment-là, je me répète très souvent “un jour, je ferai un film sur Gainsbourg, puisque c’est le héros de mon enfance”.
Je voudrais raconter toute la vie de Gainsbourg, parce qu’il me semble que tous mes livres me conduisent sur ce chemin. Ça sera un film très exact mais ça ne sera pas une biographie de chanteur, ça sera une vraie histoire. Il faudra montrer Paris mais aussi à Londres. Il faudra même aller sous les tropiques, chez les rastacouères. On ira aussi au Louvre.
Il n’y aura pas de pornographie, il n’y aura pas de choses impudiques comme je peux mettre dans Pascin mais énormément de personnages vulnérables qui se parlent à l’horizontale. Je voudrais que les héritiers de Gainsbourg soient fiers de ce film, je voudrais que ça ne blesse personne. Je ne veux pas perdre de vue ce fil d’or : c’est l’histoire d’un grand poète.
Lorsque la vie séculaire s’invite dans cette dramaturgie, c’est pour mieux faire comprendre le chemin forestier que parcourt un poète en marche. Quand il parle avec une femme, quand il est sur les genoux de son père qui lui joue du piano, quand il fait le malin parce qu’il y a des caméras, c’est pour mieux raconter ce drame très singulier : le dernier poète français a dû supporter le monde de la télévision. Ça sera drôle mais sans le moindre cynisme, il faut être le dernier des imbéciles pour croire au cynisme de Gainsbourg. C’est l’histoire d’un homme pudique qui se protège comme il peut.
Je voudrais que nous ayons les moyens de faire une œuvre qui supportera la comparaison avec les “Ray Charles” et “Johnnie Cash” des Américains, mais j’espère que ça aura plus de souffle. Ce film n’aura d’intérêt que s’il verse dans l’épique. Il faut sentir le sang russe. Il faut un “beat” du début à la fin. Pas de réutilisations de bandes originales de Gainsbourg. Pas de musique de film trop jazz ou séduisante. Uniquement des choses rejouées et rechantées, mais plus vraies que nature. Dans ce domaine, Olivier Daviaud et moi-même voulons un son à l’américaine, comme dans les œuvres de T Bone Burnett. Son travail sur O Brother ou sur Walk The Line nous montre la voie : c’est vraiment du cinéma et de la création. Ça n’abîme pas les enregistrements originaux en les plaquant artificiellement sur de nouvelles images. Il faut un son dans lequel les voix, les musiques et les environnements jouent sur les mêmes harmonies.
Ça ne sera pas un film anodin et je crois qu’il est urgent de raconter cette histoire ces temps-ci. Ça sera politique, comme peuvent l’être les poètes qui ne demandent rien d’autre que d’avoir la paix. Je crois qu’il faut bien montrer à nos petits Français qu’ils ont eu il n’y a pas si longtemps des héros sur leur sol. J’aime mieux Gainsbourg que Zidane, comme symbole. La dernière fois que j’ai vu un poète courageux, c’était Gainsbourg face aux paras chantant Rouget de Lisle et lui redonnant un peu de chic. La dernière fois qu’à la télé j’ai entendu un homme de goût, c’était Gainsbourg expliquant Mantegna.
Je voudrais que ça commence à Paris quand il passe entre les gouttes de pluie avec son étoile au revers du veston. Je voudrais que ce petit garçon trouillard devant les bruits de bottes attende d’être seul dans une ruelle pour transformer son étoile juive en étoile de Shérif. Je veux montrer comment on ne parle pas tellement français dans sa famille. Il faudra aussi s’attarder sur le petit matin dans les ateliers des Beaux Arts, car je connais ça très bien. Je voudrais faire voir ce romantisme extrême et retenu, cette façon délicate dont il faisait chaque chose et la manière dont parfois tout d’un coup il prenait son sujet par les couilles.
Il faut montrer comme c’est casse-gueule d’écrire des chansons et de remettre son titre en jeu à chaque nouveau disque car Gainsbourg ça n’est pas Nougaro, il a le courage d’aller chercher les gamins là ou ils se trouvent, c’est le plus classique et le plus moderne de tous. Il faut montrer quels sommets il atteint en écriture et l’instant d’après il faut le voir sur le plateau de Gildas. Les moments de publicité, les moments de Gainsbourg à la télé, ne seront jamais montrés avec complaisance ou comme des scènes drôles. Tous les artistes savent la tristesse qu’il y a à se rendre drôle ou aimable du public, alors qu’on n’attend rien d’autre qu’une oreille intelligente, qu’un regard aimable, que des bras rassurants. (Suite sur le site officiel)
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Source : www.gainsbourg-lefilm.com |
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tout le cine |
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Sous-entendu Gainsbourg
Joann SfarLorsque Joann Sfar (photo) est contacté par le producteur Marc du Pontavice pour réaliser un film, c'est initialement pour l'adaptation de sa BD sur la vie du peintre bulgare Pacsin, "trousseur de dames, castagneur et lubrique" dans les bordels du Montmartre des années 20. Face à cette proposition Sfar reste dubitatif car pour lui, Pacsin est son "livre le plus porno, le plus bizarre, le plus invendable". Sans se démonter, le producteur persiste et arrive la phrase magique du dessinateur : "Tu sais, dans ma tête derrière Pacsin, il y a Gainsbourg. Je ferais bien un film sur Gainsbourg". Il n'en faut pas plus pour que Du Pontavice lance les hostilités en se fondant sur la volonté de départ de Sfar : "ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m'intéressent mais ses mensonges". Il faut savoir que ce dernier a originellement quitté Nice pour Paris à la fin des années 80 dans le but de rencontrer l'artiste pour réaliser une BD sur sa vie. Hélas, le chanteur est mort un mois avant l'emménagement du dessinateur.
2007, année scénaristique
Gainsbourg (vie héroïque) - Eric ElmosninoLe producteur et le futur réalisateur tombés d'accord sur l'approche qu'aura ce biopic, il faut maintenant convaincre les enfants Gainsbourg et la matriarche, Jane Birkin. Sans pour autant avoir un scénario bien défini, Joann Sfar réalise plusieurs croquis explicatifs, tirés en fac-similés et envoyés à la famille. Cette touche d'originalité a permis à Gainsbourg (Vie Héroïque) de se démarquer de la jungle des projets en cours concernant le sulfureux compositeur. La famille en poche, ce sont onze versions du scénario qui se succèdent au cours de l'année 2007, pour aboutir à un pavé de 164 pages, bientôt redécoupées. Durant cette même année, il est aussi question que Charlotte Gainsbourg interprète son père, selon le souhait de Jane Birkin, avant désistement.
L'acteur a la tête du chou
Gainsbourg (vie héroïque) - Anna Mouglalis, Eric ElmosninoAprès un long et tumultueux casting pour trouver SON Gainsbourg, Joann Sfar porte son dévolu sur un comédien de théâtre bien connu des amateurs, Éric Elmosnino. Celui-ci a mis les choses au clair dès leur premier rendez-vous : "je ne suis pas fan (de Gainsbourg), je m'en fous un peu (de Gainsbourg)". Le metteur en scène parvient à lui faire lire le scénario et à lui faire passer un essai. Après, on connaît la suite : "Ça me plaisait qu'Eric ne connaissait pas Gainsbourg, ça voulait dire qu'il ne serait pas écrasé par le personnage. Et dès le premier essai, j'ai aimé sa décontraction et son humour". Et en plus, il a des grandes oreilles.
Un film pâtissier
Gainsbourg (vie héroïque) - Eric Elmosnino, Lucy GordonPour communiquer entre-eux, Joann Sfar et le chef-opérateur Guillaume Schiffman ( OSS 117 : Rio ne répond plus) ont élaboré un vocabulaire bien à eux, relatif à l'univers boulanger. Grâce à cela, on en apprend un peu plus sur leur vision de la féminité, sur leur "même amour à la sensualité d'un corps féminin". Concernant Brigitte Bardot et Jane Birkin, "on voulait qu'elles soient sublimées et charnelle, mais chacune dans son genre, en tenant compte de leur personnalité, de l'image qu'elles véhiculent (...) On ne filme pas Bardot comme on filme Jane (Birkin)". Donc, lorsque Sfar décrit à Schiffman comment doit paraître Lætitia Casta (Bardot), c'est "comme une brioche sortant du four, dans laquelle on a envie de mordre". Idem pour les éléments architecturaux : alors que le premier baiser de Gainsbourg et Birkin a lieu devant Notre-Dame, la cathédrale devait être "comme un chou à la crème, dorée dans la nuit, irréelle, et que les quais ressemblent au paris des vieilles comédies américaines".
Jamaïque remake
Gainsbourg (vie héroïque) - Eric ElmosninoLe voyage en Jamaïque coûtant trop cher pour reproduire la période de Gainsbourg passée à Kingston (les albums reggaes Aux armes et caetera et Mauvaises nouvelles des étoiles), il a été décidé de la recréer dans... le Nord, à Berck. La transformation du paysage n'en a été plus que cocasse, si l'on en croit les propos d'Eric Elmosnino : "c'était marrant de filmer Kingston à Berck. ils ont planté des poteaux télégraphiques en rang d'oignons et un machino déplaçait les palmiers en pots pour qu'ils soient toujours dans le champ".
Déco Culte
Gainsbourg (vie héroïque) - Eric Elmosnino, Deborah GrallLe travail de la décoration est l'un des éléments immanquables de Gainsbourg (Vie Héroïque). Installés dans les studios Éclair à Épinay sur Seine, Christian Marti et son équipe ont entièrement recréé l’appartement des parents de Gainsbourg, son duplex de la rue de Verneuil ou la garçonnière du peintre Dali. D'autres lieux gainsbourriens mythiques sont recréés dans des endroits tels que l’abbaye de Royaumont ou la Cité Universitaire à Paris. Une grande partie du tournage s'est effectuée dans Paris : le quartier Latin, les bords de Seine, de nombreux restaurants et boîtes de nuits.
Les étonnants Serge Gainsbourg
Gainsbourg (vie héroïque) - Eric ElmosninoRespect de l'artiste oblige, un soin tout particulier a été apporté à la musique, les morceaux bien connues étant réorchestrés par Olivier Daviaud, collaborateur de longue date de Dionysos, et conseillé par ces derniers à Joann Sfar. Il était hors de question pour les acteurs de chanter sur un playback des morceaux originaux. Ainsi, chaque comédien a été enregistré en studio, Elmosnino poussant le vice à apprendre le chant, la guitare, le piano et même la mandoline, bien que n'étant pas du tout musicien. De plus, une flopée d'artistes contemporains a été sélectionné en fonction de leur identité pour l'accompagner : Dionysos pour Nazi Rock, Emilie Loizeau et Jeanne Cherhal pour Qui est "In", qui est "out"?, Nosfell sur Love on the Beat, ou encore Zone Libre avec L'Hôtel Particulier), tandis que Gonzales joue toutes les parties de piano. Quelques chansons ont été interprété en direct sur le plateau : Le Canari sur le Balcon, par Lucy Gordon ou encore Bonnie and Clyde, piano-voix avec Casta et Elmosnino.
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Source : www.toutlecine.com |
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Evene |
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Editeur
Joann Sfar est également directeur de collection chez Gallimard. Son label 'Bayou' a notamment publié les séries 'Aya de Yopougon' et 'RG', très remarquées, ainsi que des auteurs comme Baudoin, Neel ou Nadja, et bien sûr Lewis Trondheim.
De la réussite !
En 1999, Joann commence les séries de 'Petit vampire', prix de la Jeunesse 2004 à Angoulême, et 'Grand vampire', en partie adaptées en dessin animé et film.
Et de deux !
Joann Sfar a reçu l''essentiel jeunesse' pour sa mise en bulles du 'Petit Prince' au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2009. |
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Source : www.evene.fr |
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Citations de Joann Sfar |
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" Mon côté séfarade, il m'a fallu du temps pour l'assumer. Je le voyais comme quelque chose de grotesque. Le côté ashkénaze, c'est plus facile à revendiquer, tout le monde est mort. "
" Tout a sans doute déjà été dit, mais comme personne n'écoute, il faut recommencer. "
" Quand je dessine trop, cela m'angoisse. Quand je ne dessine pas, cela me panique. "
"la culture est une marchandise comme les autres"
"Le dessin est mon hygiène de vie"
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comme au cinema |
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Ni film, ni biopic, un conte, donc. Gainsbourg (vie héroïque) est un coup de folie sublime parce qu'il ose montrer l'artiste accompagné par ses démons, marionnettes inquiétantes qu'on croirait sorties d'une BD. (...) On sort de ce film avec les yeux humides et le nez qui coule. Un enchantement. (Metro - Jennifer Lesieur)
C’est ainsi, sous les traits troublants de mimétisme d’Eric Elmosnino, que le génie naît sur la toile dans ce film d’une élégance rare. (Fabien Menguy - A nous Paris)
S’il crée l’événement, c’est que ce magnifique long-métrage remporte un pari difficile : raconter une idole en sortant des sentiers battus. (…) Sfar ose synthétiser les faits, poétiser la légende, proposer sa vision. (Le Parisien - Marie Sauvion)
Sfar fantasme la vie tumultueuse de Serge Gainsbourg. Pas une simple biographie, mais une succession de rêves, magnifiés par le regard tendre et pétillant d'intelligence du cinéaste. (VSD - O.B)
Gainsbourg, sa vie, son oeuvre, sous forme de kaléïdoscope chatoyant et sexy. Un biopic musical stylé. (Inrocks - Serge Kaganski)
Le projet était excitant. Le film est formidable. Pas de mais. Pas de néanmoins. (L'express Mag - C.Ca)
C’est inventif, inspiré, porté par l’époustouflant Eric Elmosnino, théâtreux qui ne devrait pas le rester, et par un casting féminin à vous mettre l’eau à la bouche. (Nicolas Schaller - TéléCinéObs)
Magique et inspirée: la légende Gainsbourg plus que sa vie. Sfar réussit son passage au cinéma. (Studio CinéLive So.B.) |
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Source : www.commeaucinema.com |
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fluctuat - Eric Vernay |
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Faisant fi des révérences, l'as de la BD Joann Sfar réenchante le mythe Gainsbourg à sa sauce fantastico-yiddish, pour un biopic foisonnant aux allures de conte musical. Fluide, tendre et très inspiré. (...) Par ses oublis volontaires (le billet de 500 francs brûlé devant une caméra de TV, par exemple) et son insistance sur d'autres points (la rencontre avec Vian, la polémique « La Marseillaise »), ses choix esthétiques marqués (morceaux qu'on redécouvre réarrangés et chantés par les acteurs, Gainsbourg joué par une non-star - Eric Elmosnino - au jeu subtilement décalé) et ses libertés réjouissantes (les frères Jacques joués par le Quatuor, jolis portrait des parents de Gainsbourg), le film de Sfar impose un vrai personnage de cinéma, un « Gainsfar » attachant, drôle, insaisissable et forcément fantasmé : à la hauteur du mythe. |
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Source : cinema.fluctuat.net |
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Les Inrocks - Serge Kaganski |
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De l’étoile jaune à Rouget de l’Isle de la Jamaïque, la “vie héroïque” de Serge Lucien Ginzburg vue par Sfar, c’est ça : un exemplaire parcours d’intégration républicaine, une identité nationale rêvée et réelle, à la fois indiscutablement française et sensuellement métèque, incarnée par un Juif érotomane, grilleur de Gitanes, mal rasé, qui a secoué l’héritage de Nerval, Prévert et Vian à coups de modernité anglaise et de déhanchements rastas. “Roll over Besson, tell Sarkozy the news” : apparemment situé dans le passé, le film de Sfar projette un roman national de salubrité publique pour notre temps. |
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Source : www.lesinrocks.com |
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L'Express - Christophe Carrière |
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Donner chair au double de Gainsbourg, le fameux Gainsbarre, grâce à une marionnette vivante affublée d'une gigantesque gueule de carnaval n'est pas la seule idée de génie du réalisateur. Il y a également cette volonté de montrer les femmes de Gainsbourg telles que l'inconscient collectif les désire (mention spéciale à Laetitia Casta en Brigitte Bardot) et la chance (il en faut aussi) d'être tombé sur Eric Elmosnino, suffisamment talentueux pour éviter le simple numéro mimétique. Et, de la décoration à la lumière en passant par les costumes, tout participe d'un élan artistique désignant Gainsbourg (vie héroïque) comme l'exemple parfait du vrai bon film français. |
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Source : www.lexpress.fr |
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lalibre - AFP |
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(...) Artiste prolixe, Joann Sfar fait son entrée officielle dans le monde du 7e art, avec un superbe premier long métrage: "Gainsbourg (vie héroïque)". Une entrée fracassante tant son film séduit, par sa mise en scène et sa direction d'acteur, mais aussi par sa vision fantastique et onirique de cet homme unique qu'était Lucien Ginsburg, alias Serge Gainsbourg, alias Gainsbarre, poète et provocateur de son état.
De Lucien à Serge Gainsbourg (Eric Elmosnino), de l'enfant anticonformiste à la figure mythique, "Gainsbourg" par Joann Sfar est une plongée dans la vie démesurée et hallucinée du chanteur français: ses parents juifs immigrés, son enfance dans Paris occupé, son imagination sans limites, sa passion pour le dessin et son entrée dans la chanson. Il y a aussi sa fascination pour les femmes, ses conquêtes inoubliables: Brigitte Bardot (Laetitia Casta), Jane Birkin (Lucy Gordon). Et ses penchants autodestructeurs, sa franchise déconcertante, ses textes provocateurs, son alcool et ses cigarettes. Une vie presque héroïque.
"Dans les disques et les magazines de ma maman, Gainsbourg était partout. J'ai grandi entouré de ça (...) Adolescent, je me suis mangé l'intégrale de Gainsbourg. Je l'écoutais en dessinant", confie Joann Sfar. "J'aimais l'idée qu'il ait voulu dessiner et qu'il n'y soit pas parvenu, qu'il ait été en recherche d'amour et de légitimité vis-à-vis de la France comme je l'étais moi, avec ma famille mi-russe mi-algérienne".
Alors, lorsqu'en 2006, le producteur Marc du Pontavice, fan de son travail d'auteur, lui proposera de réaliser un film, une création originale, le jeune dessinateur lance l'idée d'un long métrage sur Serge Gainsbourg, avant de préciser: "ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m'intéressent mais ses mensonges". Ses vérités, ses mensonges, ses angoisses et ses provocations, ses déceptions et ses amours: au final, tout y est, grâce à une création totalement originale, sensible et soignée...
Des décors aux costumes en passant par la mise en scène et les trouvailles scénaristiques et visuelles, ou le casting impeccable (Eric Elmosnino, génial en Gainsbourg, Laetitia Casta parfaite en "BB"), ce premier long métrage s'avère être un OVNI du cinéma français, mais un OVNI terriblement réussi... A tel point qu'on trépigne désormais en attendant le prochain film de Joann Sfar. Co-réalisé par Antoine Delesvaux, l'adaptation cinématographique du Chat du rabbin est attendue dans les salles en juin 2010. |
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Source : www.lalibre.be |
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