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Titre
original |
La rafle |
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Réalisation |
Roselyne Bosch |
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Scénario |
Roselyne Bosch |
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Interprétation |
Mélanie Laurent (Annette Monod), Jean Reno (Docteur David Sheinbaum), Thierry Frémont (Capitaine Pierret), Gad Elmaleh (Schmuel Weisman), Sylvie Testud (Bella Zygler), Raphaëlle Agogué (Sura Weismann), Anne Brochet (Dina Traube), Hugo Leverdez (Jo Weismann), Oliver Cywie (Simon Zygler (sous le nom Olivier Cywie)), ... |
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Musique |
Christian Henson |
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Photographie |
David Ungaro |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h55’ |
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Genre |
Historique, Drame |
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Distributeur |
Belga Films |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 11 mars 2010 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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67 ans après les faits, voici le film de l’histoire de Joseph Weismann, rescapé sarthois de la rafle du Vel d’Hiv. Un film testament pour ne jamais oublier l’horreur de la rafle de 13 152 juifs parisiens et rendre hommage aux justes !
1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine... Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule... Du Vélodrome d'Hiver, où 13 152 juifs raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, "La Rafle" suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942. |
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Roselyne Bosch réalisatrice, productrice associé, scénariste française.
Avant de devenir réalisatrice, elle a parcouru le monde pour le compte de l’hebdomadaire Le Point.
Puis, peu à peu, elle signe de sa plume talentueuse de nombreux scénarios. Roselyne Bosch a notamment porté le projet de "1492 : Christophe Colomb" avec son partenaire producteur Alain Goldman.
Le film finalement mis en scène par Ridley Scott a mis plus d’une décennie à voir le jour ! Après ce succès international, Bosch change de genre et se tourne vers le drame "En plein cœur" que Pierre Jolivet réalise en 1998, avec Gérard Lanvin et Virgine Ledoyen entre autres.
La même année Ariel Zeitoun réalise son scénario intitulé "Bimboland", une comédie cette fois-ci, avec Judith Godrèche, qui, en thèse d'ethnologie, pénètre dans le milieu bimbo d'Aure Atika où tout est apparence et séduction.
Cinq ans plus tard, en 2003 elle écrit "Le Pacte du Silence", un thriller pour Graham Guit, où elle retrouve Gérard Depardieu aux côtés d' Elodie Bouchez. Bosch est très éclectique et change de genre comme de sujet, puisqu'elle écrit un thriller sur l'ADN qu'elle réalise elle-même, "Animal" en 2006. Bosch n'a pas froid aux yeux : en 2010 elle réalise "La Rafle".
Sources : Tout le Ciné.com et Zoom-Cinéma.fr
Toute la filmographie de Roselyne Bosch en tant que :
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A l'origine du film, il y a deux ans et demi de reportage et d'enquête.
Rose Bosch a rassemblé des témoignages, écrits ou enregistrés, pour construire son récit et ses personnages.
Elle est entrée en contact, avec l'aide de Serge Klarsfeld, avec trois témoins encore vivants : Fernand Bodevin, l’un des pompiers du Vel’d'Hiv’, Joseph Weismann et Anna Traube.
Elle a lu les lettres jetées sur les voies par les enfants déportés à Auschwitz, et visionné les "films de vacances" d'Eva Braun. Tous les faits et anecdotes du film sont véridiques, qu'ils soient directement liés ou non à la rafle et à la déportation. C'est par exemple le cas de Michel Muller, oublié devant l'école par son frère Jean, l’histoire ayant été attribuée dans le scénario à Nono et son frère Simon.
De même, c'est leur soeur Annette qui obtient la permission d'aller acheter un peigne, et qui se souvient de sa mère à genoux, suppliant pour que ses enfants ne soient pas arrêtés.
Les souvenirs des témoins sont aussi à l'origine de certains choix de mise en scène : le plan serré sur les mains de Nono, qui refuse d'être enfermé dans le wagon à la fin du film, est la transcription visuelle d'une phrase d'Annette Leiris Monod qui se rappelle "quatre bouts de doigts" quand Jacquot crie "je veux descendre".
Ce parti pris de "restituer ces gens à la vie" se retrouve dans l'élaboration des personnages : le travail d'enquête a aussi eu pour objectif d’identifier "quelques destins".
Rose Bosch utilise la fiction pour ce qu'elle permet : montrer un réel que le documentaire ne peut enregistrer.
Elle le fait en travaillant à partir du réel, des témoignages qu'elle a recueillis. (Source : Espace pédagogique du film) |
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Les juifs à Paris en en 1939
En 1939, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la population juive en France compte environ 300 000 personnes. Celle-ci est plurielle, aussi bien d’un point de vue sociologique que politique ou encore au regard des origines : les Juifs français en représentent alors 60%, dont 110 000 par filiation, et 70 000 par naturalisation; le nombre de juifs de nationalités étrangères, immigrés d’Europe centrale et orientale dans les dernières décennies, approche quant à lui les 120 000. Paris est le coeur de cette population juive avec près de 200 000 personnes, dont la localisation dans les quartiers reflète le niveau social et les origines géographiques. C’est ainsi que les quartiers ouest abritent les gens les plus aisés, tandis que les nouveaux arrivants, polonais, hongrois, roumains ou russes s’installent dans le Marais, le XIème arrondissement, Belleville ou dans une moindre mesure, Montmartre et le XVIIIème, depuis les années 1920. (Source : Espace pédagogique du film)
Ce document d’accompagnement pédagogique a été rédigé par deux professeurs d’Histoire et de Géographie dont un enseignant en Cinéma-audiovisuel, sous la direction d’un inspecteur pédagogique régional d’Histoire et de Géographie de l’académie de Paris.
Une société diverse
Sur le plan social, environ les trois-quarts des Juifs, autochtones et immigrés confondus, se rattachent aux classes moyennes, de la plus aisée à la plus fragile : petits industriels, professions libérales, fonctionnaires, commerçants et artisans. Mais près de 25 000 Juifs, immigrés de date récente, vivent à Paris dans la pauvreté et parfois la misère. Plusieurs milliers, parmi eux, travaillent à façon dans la petite industrie du vêtement, du cuir, du meuble, souvent sans permis de travail, sans protection syndicale et sont sous-payés. Les vagues d’immigrés juifs des années 20 et 30 comportent un taux relativement élevé de militants politisés, répartis inégalement entre bundistes, communistes et sionistes. La population ouvrière, réceptive aux messages de la gauche, compte un nombre de militants relativement faible. Toutefois, les cercles culturels et sportifs animés par les nombreuses associations de différentes tendances ainsi que les organisations politiques touchent un public nombreux. Si la pratique religieuse peut rester sensible chez une partie des immigrés, la majorité s’en éloigne de plus en plus, le judaïsme s’inscrivant d’avantage dans une sociabilité et une culture, notamment l’usage du yiddish. Pour les Juifs français, la religion apparaît au contraire comme un élément identitaire certain. (Source : Espace pédagogique du film) |
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Tournage
Le tournage a eu lieu à Paris et à Budapest (Hongrie), du 15 mai au 13 août 2009.
Un film suivi
Un dossier d'accompagnement pédagogique pour le Second Degré a été rédigé par des enseignants d'Histoire et de Cinéma, supervisés par un Inspecteur d'Académie d'Histoire-Géographie.
Une première pour Elmaleh
Le comique Gad Elmaleh (photo), dernièrement vu dans son film Coco, tient ici son premier rôle à contre-emploi: il joue en effet le père de Joseph Weismann. Gad Elmaleh explique qu'au delà du rôle et du film, il a tout de suite "été intéressé par le projet humain, par ces questions qu'il soulevait sur tous les plans: social, philosophique, religieux, moral, historique, politique...".
Un rôle marquant
Jean Reno reconnait que le personnage du docteur David Sheinbaum qu'il incarne dans le film ne fait pas parti de ceux qu'on lui propose habituellement. A propos du tournage et de son personnage il déclare "J'ai toujours fait la différence entre l'acteur et la personne mais on dirait qu'aujourd'hui, Jean a accepté Jean Reno, a accepté l'âge de Jean Reno, a accepté l'absence de distance entre son travail et les personnages...".
Initialement
Au début du projet, Emmanuelle Seigner était pressentie au casting et le film devait s'intituler Vel' d'Hiv'. |
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Source : www.toutlecine.com |
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Entretien avec Rose Bosch, réalisatrice de La Rafle |
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Quelle a été votre réaction lorsqu’Ilan vous a parlé d’un film sur la rafle du Vélodrome d’Hiver ?
Depuis des années, Ilan me parlait de cette rafle elle l’obsédait. Quant à moi, le fait qu’il n’y ait aucune image – juste une photo des bus vides devant le Vel’ d’Hiv’ – me bouleversait. Je ne suis pas juive, mais nous avons beaucoup en commun, et surtout… des enfants ! Des enfants bi-culturels qui auraient pu être persécutés. Je crois que leur existence est ce qui m’a fait considérer la Seconde Guerre Mondiale et l’Holocauste d’un point de vue radicalement différent... |
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Entretien avec Ilan Goldman, producteur de La Rafle |
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C’est vous qui avez eu l’idée de consacrer un film à la rafle du Vel’ d’Hiv’…
L’impulsion était la mienne, depuis très longtemps. Et si Rose s’est totalement immergée dans le sujet, c’est pour savoir s’il était possible de le réaliser, d’une manière humaine, frontale et directe. Si l’impulsion est venue de moi, c’est qu’il s’agit d’un événement lié à ce que je suis au plus profond de moi-même et que produire un film qui raconte cette histoire me permet de mêler mon être et mon métier. Je suis un des fils de cette communauté de Juifs de Montmartre, qui a beaucoup souffert : un quart des enfants juifs raflés à Paris venaient de Montmartre. |
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Entretien avec Jean Reno, acteur dans La Rafle |
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Qu’est-ce qui vous a le plus surpris et touché à la lecture du scénario de La Rafle ?
Ce qui m’a surpris avant tout c’est qu’Ilan me propose le film. Ce n’est pas le genre de sujet ni de personnage qu’on a l’habitude de me demander. Ça m’a beaucoup touché. Il est venu me voir, il n’y avait pas encore de scénario, il y avait simplement son désir de témoigner, de raconter cet événement terrible, il m’a parlé de Joseph Weismann qu’ils venaient de retrouver… |
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Entretien avec Mélanie Laurent, actrice dans La Rafle |
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Quelle a été votre réaction à la lecture du scénario de La Rafle ?
Je l’ai lu d’un coup, mais non sans difficultés. En lisant la scène de la fouille au camp, par exemple, je ne pouvais plus respirer. C’était d’une telle violence... Je pleurais en tournant les pages. Arrivée à la fin du script, j’ai tout de suite appelé Rose, mais je pouvais à peine parler entre deux sanglots ! Déjà, la journée que j’avais passée avec elle avant qu’elle me donne le scénario m’avait bouleversée. Elle m’avait montré les documents, les photos... |
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Entretien avec Gad Elmaleh, acteur dans La Rafle |
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Avez-vous été surpris lorsque Rose Bosch et Ilan Goldman vous ont proposé de jouer Schmuel Weismann dans La Rafle ?
Je savais que Rose travaillait sur La Rafle depuis de nombreux mois puisque, à la même époque, je tournais Coco qu’Ilan produisait. Nous nous voyions donc souvent et j’entendais parler des recherches que faisait Rose. Quand j’allais chez eux, je la voyais sortir de son bureau, complètement immergée dans l’histoire de La Rafle. |
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Entretien avec Raphaëlle Agogue, actrice dans La Rafle |
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Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée dans La Rafle ?
Ça s'est fait très vite, quasiment du jour au lendemain ! Mon agent m’a appelée le vendredi pour des essais prévus le samedi. J'avais deux grosses scènes à travailler avec l'accent yiddish. C'est d’abord Olivier Carbone, le directeur de casting, qui m'a reçu. Puis j'ai rencontré Rose plusieurs fois dans son bureau où elle m'a fait jouer quasiment toutes mes scènes du film. Lorsqu'elle m'a annoncé que j'avais le rôle, j'ai eu à peine le temps de réaliser, le tournage était seulement trois semaines plus tard. |
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excessif - Laurent TITY |
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Le genre de film qu’il est difficile de critiquer, tant il a le mérite d’exister
Avec ce film, Rose Bosch prend le parti de suivre presque pas à pas le parcours funèbre de la communauté juive de France, ces Juifs Français qui se croyaient à l'abri au pays des droits de l'Homme. En décrivant les différentes étapes de cette mécanique morbide orchestrée par les Nazis et en mettant en avant le rôle et la responsabilité des autorités françaises, la réalisatrice force notre pays à regarder son Histoire en face. Une autocritique bienvenue et un rappel d'utilité publique à la démarche presque pédagogique.
Le principal écueil à éviter dans ces cas là est de tomber dans le pathos que la situation semble exiger. Un problème sans doute plus facile à gérer aujourd'hui car le sort du peuple juif a suffisamment été montré et son horreur soulignée pour qu'un film ne se sente pas obligé d'appuyer là où ça fait mal. Le simple fait d'expliquer la terrifiante logique à laquelle obéit la rafle et de décrire les conditions sanitaires déplorables dans lesquelles les Juifs furent parqués suffit à susciter l'émotion, le dégoût, la honte, le malaise.
Mêlant aisément didactisme et affect, un désir pédagogique évident et une sensibilité nécessaire à toute fiction, La Rafle parvient à dénoncer avec froideur des faits réels tout en s'attachant à des personnages campés par des stars de cinéma. A ce titre, une question se pose : le film n'aurait-il pas été plus fort encore avec des acteurs inconnus du grand public ? Pour autant, les vedettes participant à ce projet s'en tirent avec les honneurs, de Jean Reno à Mélanie Laurent, en passant par Gad Elmaleh et Sylvie Testud. Notons également la prestation étonnante de Raphaëlle Agogué, jolie révélation dans le rôle de la charmante épouse polonaise de Gad Elmaleh. Tous s'impliquent dans leurs rôles avec une conviction profonde et s'effacent très vite derrière leurs personnages.
Il faut dire que le métrage ne manque pas de scènes fortes en émotions, la réalisation laissant la place au jeu des acteurs, appuyant les regards, privilégiant les scènes intimistes, bien que le passage au Vélodrome d'hiver donne lieu à quelques mouvements de caméra plus virtuoses, jurant quelque peu avec la sobriété du reste du film.
Sans égaler la puissance narrative et formelle d'une Liste de Schindler, La Rafle remplit parfaitement son contrat en trouvant le bon dosage entre pédagogie et émotion. Le genre de film qu'il est difficile de critiquer, tant il a le mérite d'exister. |
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Source : www.excessif.com |
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israel valley |
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(...) Oui la réalisatrice a osé choquer avec détermination face à une réalité insupportable qui a touché avant tout des enfants, tant il est vrai que "si on ne connaît pas son histoire on est condamné à la répéter", surtout à l’heure où l’hydre antisémite renaît de ses tentacules. Et elle ne laissera pas "le bourreau tuer une seconde fois par l’oubli", selon le mot d’Elie Wiesel.
Mais elle a aussi voulu réconcilier le peuple de Paris avec ses Juifs, car même si des 4115 enfants déportés du Vel d’Hiv aucun n’est revenu, plus de la moitié des 25 000 Juifs fichés, soit 11 à 13000 ont été sauvés ; deux tiers de la communauté juive française a été épargnée selon Serge Klarsfeld. Elle le doit aux 2740 Français, reconnus comme "Justes parmi les Nations" par Israël.
A côté du devoir de mémoire, Roselyne Bosch prône le devoir de désobéissance : si un ordre est injuste on ne doit pas s’y conformer. La simple force d’inertie de la police française aurait suffi à empêcher les nazis d’agir. Voilà une éthique supérieure à enseigner dans les écoles. Comme référence sensorielle et émotionnelle, le film vient compléter l’information abrupte donnée en cours d’histoire-géographie.
Mélanie Laurent, Jean Reno et Gad Elmaleh et Sylvie Testud, depuis longtemps en empathie avec leur public, campent leur rôle d’une façon magistrale…
La Rafle, un film-hommage à ne manquer sous aucun prétexte, de préférence accompagné, pour partager le poids de l’insoutenable. |
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Source : www.israelvalley.com |
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cloneweb |
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(...) Rose Bosch réalise plus qu’un film, une véritable leçon d’histoire. Hyper documenté, le film ne montre que des situations ayant réellement eu lieu. Qu’on suivre Hitler, Pétain ou les Juifs entassés au Vel d’Hiv, tout est juste. Et tout est bouleversant. Il est vraiment impossible de rester impassible devant les raflés et ce qui leur arrive au fur et à mesure du film, comme il est impossible de rester de marbre face aux réactions des autorités françaises. La grande force de La Rafle,outre le coté documentaire, outre l’émotion que le film procure, outre les larmes qu’il fait couler, c’est d’être particulièrement juste. (...) |
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Source : www.cloneweb.net |
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cineman |
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(...) Extrêmement bien documentée, Rose Bosch raconte de manière poignante l'horreur absolue de cet évènement, et réussit un film bouleversant en s'appuyant sur des personnages, victimes et bourreaux, ayant réellement existé. |
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Source : www.cineman.ch |
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zoom-cinema - Marine N. |
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C'est un véritable moment d'émotions que nous offre Roselyne Bosch, la réalisatrice de La Rafle. Mais c'est surtout une œuvre qui relate un fait alors mal connu de beaucoup de français, celui de la Rafle de près de 13 000 juifs au matin du 16 juillet 1942 : la rafle du Vel d'Hiv.
Tous les faits racontés dans cette histoire se sont réellement déroulés, ce qui rend notre perception de La Rafle encore plus puissante et profonde. Ce long métrage réalisé avec une justesse extraordinaire et sans violons inutiles nous montre un visage de la guerre dont on parle peu, celui de la responsabilité de la police et de l'état français dans la déportation des juifs.
Il a suffit d'une nuit pour changer le destin de milliers de personnes. Roselyne Bosh a tenu a mettre en valeur la passivité de la France dans ce marchandage inhumain. Et le casting qu'elle a choisit pour remplir cette mission est à la hauteur du message à faire passer. Gad Elmaleh, Jean Reno, Melanie Laurent, Hugo Leverdez ou encore Raphaëlle Agogué... Tant d'acteurs qui ont su porter sur leurs épaules un sujet lourd et délicat.
Il ne faut pas oublier que La Rafle n'est pas un film de plus sur la déportation des juifs et sur l'horreur des camps de concentration et d'extermination. Ce long-métrage est un témoignage puissant sur la dénaturalisation des juifs français, sur le calvaire de la nuit du 16 juillet 1942, les conditions épouvantables du Vel d'Hiv, le peu de résistance de la police française ainsi que de l'existence de ces camps français, semblables à ceux de l'est. |
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Source : www.zoom-cinema.fr |
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StudioCiné Live Blog - Emmanuel Cirodde |
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(...) alors que La Liste de Schindler ou Le Pianiste décrivaient des héros solitaires capables de transcender l'atrocité de leur sort par leur pouvoir ou leur art, Rose Bosch inscrit, elle, son film dans l'ordinaire factuel des victimes d'un drame par essence collectif. On n'en ressort que plus concerné. |
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Source : www.premiere.fr |
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