Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
 Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 03 septembre 2009
Les Regrets
 Projection le jeudi 10 septembre 2009
The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d'une Reine)
 Projection le jeudi 17 septembre 2009
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)
 Projection le jeudi 24 septembre 2009
Crossing Over
 Projection le jeudi 01 octobre 2009
Je suis heureux que ma mère soit vivante
 Projection le jeudi 08 octobre 2009
Mères et filles
 Projection le jeudi 15 octobre
Mademoiselle Chambon
 Projection le jeudi 22 octobre 2009
Looking for Eric
 Projection le jeudi 29 octobre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
 Projection le jeudi 12 novembre 2009
A l'origine
 Projection le jeudi 19 novembre 2009
My Sister's Keeper (Ma vie pour la tienne)
 Projection le jeudi 26 novembre 2009
Whatever Works
 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 Projection le jeudi 10 décembre 2009
Oscar et la Dame Rose
 Projection le jeudi 17 décembre 2009
Katalin Varga
 Projection le jeudi 07 janvier 2010
Millenium 2 : Flickan som lekte med elden
 Projection le jeudi 14 janvier 2010
Mr Nobody
 Projection le jeudi 21 janvier 2010
Le concert
 Projection le jeudi 28 janvier 2010
Up in the air
 Projection le jeudi 04 février 2010
Gainsbourg (vie heroique)
 Projection le jeudi 11 février 2010
John Rabe
 Projection le Jeudi 18 février 2010
Shutter Island
 Projection le Jeudi 25 février
Le ruban blanc
 Projection le Jeudi 04 mars 2010
Nine
 Projection le Jeudi 11 mars 2010
La rafle
 Projection le Jeudi 18 mars 2010
L'Arnacoeur
 Projection le Jeudi 25 mars 2010
The Ghost Writer
 Projection le Jeudi 01 avril 2010
Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles)
 Projection le Jeudi 22 avril 2010
Bright Star
 Projection le Jeudi 29 avril 2010
Precious : Based on the Novel Push by Sapphire
 Projection le Jeudi 06 mai 2010
Imogène McCarthery
 Projection le Jeudi 20 mai 2010
Extraordinary Measures
 Projection le Jeudi 27 mai 2010
A Single Man
 Projection le Jeudi 03 juin 2010
Greenberg
 Projection le Jeudi 10 juin 2010
Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
The Ghost Writer réalisé par Roman Polanski
    
Titre original The Ghost Writer
 Titre français The Ghost-Writer
Réalisation Roman Polanski
Scénario Roman Polanski (Adaptation) & Robert Harris (Screenplay)
 D'après "L'Homme de l'ombre", du romancier et journaliste anglais Robert Harris, publié aux éditions Plon.
Interprétation Ewan McGregor (le nègre), Pierce Brosnan (Adam Lang, l'ex-Premier Ministre), Kim Cattrall (Amelia Bly, l'assistante de Lang), Olivia Williams (Ruth Lang, la femme d'Adam), James Belushi (John Maddox), Timothy Hutton (Sidney Kroll), Eli Wallach (le vieil homme de l'île), Tom Wilkinson (Paul Emmett), Jon Bernthal (Nick Ricardelli), ...
Musique Alexandre Desplat
Photographie Pawel Edelman
Pays France, Allemagne, Royaume-Uni
Année 2010
Durée 2h08’
Genre Drame, Mystère, Thriller
 Distributeur BFD – Benelux Films Distributor
Site(s) officiel(s)  
 
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 25 mars 2010
Le film est projeté en version originale anglaise, sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Le mot "Ghost-Writer", "nègre" en français, désigne un auteur anonyme d’un texte signé par une autre personne, souvent célèbre. Lorsqu'un célèbre "nègre" littéraire anglais accepte d'achever les mémoires de l'ancien premier ministre Adam Lang, son agent lui assure que c'est la chance de sa vie. Mais le projet semble d'emblée marqué par la fatalité : le "nègre" apprend ainsi que son prédécesseur, fidèle bras droit d'Adam Lang, est mort dans un mystérieux accident ...
Un sublime thriller politique en forme de puzzle paranoïaque. (Excessif)
Roman Polanski, au sommet de son art, avec ce grand film manipulateur, duel entre un ex-Premier ministre britannique et son biographe, brillamment interprété par le duo Brosnan-McGregor. Un Polanski hitchcockien, savoureusement pervers qui tient en haleine jusqu'à son dénouement. La signature d'un maître, tout simplement. (Studio Ciné-Live)
 
 
 Berlin International Film Festival 2010
 
  • Ours d'argent du Meilleur Réalisateur décerné à Roman Polanski
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Roman Polanski Né le 18 août 1933 à Paris (France). De son vrai nom Roman Liebling, aussi connu sous les noms Roman Polanski, Roman Polañski, Acteur, Réalisateur, Producteur, Scénariste, Scénariste (Adaptation).

Cinéaste phare du vingtième siècle, Roman Polanski a une enfance marquée par l’horreur de la seconde guerre mondiale, sans doute à l'origine de la noirceur de sa filmographie. Dans une école d'art de Cracovie il s'initie à la peinture, à la sculpture et aux arts graphiques, tout en jouant de petits rôles dans des films de Andrzej Wajda comme Une Fille a parlé. En 1955, il est accepté dans le cursus de mise en scène de l'Ecole nationale de Cinéma de Lodz. Étudiant, il réalise ses premiers courts métrages, dont Deux Hommes et une Armoire en 1958 et Quand les Anges tombent en 1959, primés dans différents festivals. De très courts métrages où pointe déjà son goût prononcé pour l'insolite et la violence stylisée.

Il est ensuite assistant auprès du réalisateur français Jean-Marie Drot, qui tourne une série de documentaires sur la culture polonaise. De 1959 à 1961, il travaille à Paris et réalise un nouveau court métrage, Le Gros et le maigre, puis retourne en Pologne et signe un dernier court en 1962, Les Mammifères. Conforté par son succès, Polanski réalise son premier long métrage en 1962 : Le Couteau dans l'eau, qui sera son dernier film polonais, un huis clos psychologique qui remporte le Prix de la critique au Festival de Venise. En 1965 sort Répulsion, film claustrophobique dans lequel Catherine Deneuve, sombre dans la névrose.
Roman Polanski
Il enchaîne avec Cul-de-sac, comédie sombre dans laquelle deux gangsters investissent une maison isolée sur une île, et remporte l'Ours d'or au Festival de Berlin. Suit enfin Le Bal des vampires, délirante parodie des films de vampires dans laquelle il joue lui-même aux côtés de son épouse Sharon Tate. Polanski traverse l'Atlantique pour la transposition d'un roman horrifique, Rosemary's Baby, avec John Cassavetes et la jeune Mia Farrow. Le succès international installe Polanski au Panthéon des jeunes réalisateurs. Mais la fiction rejoint la réalité : le 9 août 1969, Sharon Tate en fin de grossesse est assassinée par des fanatiques de la secte de Charles Manson.

Roman Polanski suspend sa carrière et effectue son retour en réalisant une adaptation de Macbeth en 1971. Le retentissement est moindre, ainsi que celui du très anecdotique Quoi ? (1973) comédie absurde avec Marcello Mastroianni. Après ces deux semi-échecs, le cinéaste revient à Hollywood. Chinatown, film noir avec Jack Nicholson en détective privé, est lauréat du Golden Globe en 1974 et nommé pour onze Oscars, dont meilleur film et meilleur réalisateur. Polanski tourne en France deux ans plus tard Le Locataire, nouvelle pierre angulaire du cinéma fantastique, où il incarne un homme persuadé que ses voisins le persécutent, aux côtés de Shelley Winters et Isabelle Adjani.

En 1979 la fresque campagnarde Tess remporte les oscars de la meilleure photo, de la meilleure direction artistique, des meilleurs costumes, et deux Césars : meilleure mise en scène et meilleur film. Le réalisateur marque alors une nouvelle pause qui durera huit ans. Huit ans durant lesquels il met en scène Amadeus de Peter Schaffer et écrit son autobiographie, Roman, best-seller dans de nombreux pays. Dans la foulée, le réalisateur est élu à l'Académie des Beaux-Arts. Avec Pirates en 1986, Polanski revient finalement au cinéma. Mais ce récit d'aventure est un échec commercial, et a de mauvaises critiques. Le réalisateur enchaînera avec un thriller hitchcockien, Frantic, avec Harrison Ford et Emmanuelle Seigner, qui deviendra sa compagne. En 1992, Lunes de fiel, thriller tragico-érotique, réunit Emmanuelle Seigner, Peter Coyote et Hugh Grant.

Deux ans plus tard, La Jeune Fille et la mort, suspense psychologique mettant face à face un bourreau et son ancienne victime, soit Ben Kingsley et Sigourney Weaver, est un succès, que ne trahit pas La Neuvième porte, film fantastique où le réalisateur met en scène Johnny Depp. En 2002, Roman Polanski revient avec Le Pianiste, d'après les mémoires de Wladyslaw Szpilman sur le ghetto de Varsovie. Le film remporte trois Oscars -meilleur acteur pour Adrien Brody, meilleur scénario adapté pour Ronald Harwood et meilleur réalisateur- la Palme d'Or du Festival de Cannes et sept Césars. En 2005, il produit et réalise Oliver Twist, mais le succès est plus mitigé. Après une nouvelle pause, il sort en 2010 le thriller L'Homme de l'ombre, avec Pierce Brosnan et Ewan Mcgregor. Personnage légendaire du 7e Art, Roman Polanski est sans doute aujourd'hui un des réalisateurs vivants les plus récompensés au monde.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie de Roman Polanski en tant que :

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Robert Harris
C'est en visitant l'imprimerie dans laquelle travaille son père que le jeune Robert Harris commençe à s'intéresser au monde de l'écriture. Devenu grand, il mène des études brillantes à Cambridge, où il est élu président de la Société des débats et écrit dans Varsity, le prestigieux journal de l'université.

Diplômé, Robert Harris rejoint la BBC, puis, dans les années 1980, le quotidien The Observer, en tant que rédacteur des pages politiques.

Il écrira aussi pour The Sunday Times et The Daily Telegraph. Dans le même temps, il commence à publier des enquêtes sur des sujets de société ou des thèmes historiques. Le plus notable de ces livres est sans conteste son essai sur les carnets secrets d'Hitler, qui lui permet de se faire connaître du grand public pour la qualité de son travail.

Mais c'est ensuite vers la fiction qu'il va se tourner : en 1992, il publie 'Fatherland', une uchronie qui dresse le portrait d'un monde dans lequel Hitler a gagné la Seconde Guerre mondiale.

D'autres livres suivent, avec autant de succès, dont certains font même l'objet d'adaptations sur petit et grand écrans. En 2010, sort en France 'Ghostwritter', réalisée par Roman Polanski tiré de l'oeuvre de Robert Harris qui co-signe le scénario.

Source : www.evene.fr

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The Ghost-Writer : D'après L’Homme de l’ombre, un livre sous haute-tension
 

Pour son roman, Harris a été influencé par le maître du suspense : "J’admire énormément les films d’Alfred Hitchcock," explique l’écrivain. "J’aime la manière dont un homme ordinaire se retrouve plongé dans un monde où il perd ses repères, mais où tout ce qui se passe autour de lui est totalement logique. Et pourtant, les choses deviennent de plus en plus délirantes. J’aime ce genre-là, et Hitchcock en était le maître." À la parution du livre, plusieurs journalistes ont voulu voir dans le personnage d’Adam Lang une allusion à peine voilée à Tony Blair, ancien ami de l’écrivain.

Harris s’explique sur la genèse du roman : "Cela fait plusieurs années que j’ai le projet de “L’Homme de l’ombre”. Cela remonte sans doute à une quinzaine d’années avant que Tony Blair ne devienne Premier ministre. Ce qui m’intéressait vraiment, c’était l’idée d’un mensonge imaginé par un ancien dirigeant politique face à un homme censé rédiger ses mémoires. Dès le départ, j’ai envisagé une sorte d’attirance entre le nègre littéraire et la femme de l’homme politique. Je les imaginais tous vivre dans un coin isolé, mais je ne me les représentais pas très clairement. Je n’arrivais pas à voir qui pouvait être ce dirigeant politique et où il vivait. Et au fil des années, à chaque fois que je repensais à cette idée, je finissais par l’écarter, et plus de dix ans se sont ainsi écoulés. En 2006, j’ai entendu à la radio une interview d’une personne qui souhaitait que Tony Blair soit poursuivi pour crimes de guerre et qui disait que son seul moyen d’y échapper serait de s’exiler aux États-Unis. J’ai eu comme un déclic et je me suis dit que je tenais mon personnage principal !"

Journaliste politique, Harris a été proche de Tony Blair juste avant son élection et au tout début de son mandat de Premier ministre. Du coup, il était aux premières loges de la vie politique britannique. "J’ai glané beaucoup d’informations de l’intérieur du système," affirme-t-il. "J’ai eu accès à des dossiers auxquels aucun journaliste n’avait accès à l’époque. J’ai pu me renseigner sur la manière dont certains se comportent sous la pression, la manière dont on vit quand on est sous protection rapprochée en permanence, sur le rapport au pouvoir, et sur l’excitation et l’adrénaline que cela procure. Ce qui m’a intéressé, c’est de capter une quantité infinie de petits détails plutôt que d’obtenir une approche globale du pouvoir, c’est tout cela qui nous renseigne sur la manière dont les gens évoluent dans ce type d’univers." Malgré les parallèles entre Tony et Cherie Blair d’un côté et le couple Lang de l’autre, Harris insiste sur le caractère universel des thèmes qu’il a souhaité aborder. "Ce qui m’intéresse le plus, c’est de traiter du pouvoir et tous mes romans, d’une manière ou d’une autre, en parlent."

  Source : www.commeaucinema.com
   
The Ghost-Writer : L'origine du projet
 

The Ghost-Writer est adapté de “L’Homme de l’ombre”, thriller contemporain du romancier et journaliste anglais Robert Harris. Début 2007, alors que ce dernier collabore avec Roman Polanski à l’adaptation de son roman “Pompéi”, cet ancien chroniqueur politique s’attelle à l’écriture d’un nouvel ouvrage.

Harris mène alors les deux projets de front et estime que “L’Homme de l’ombre” porte la marque de Polanski. Lorsque, pour des raisons diverses, le projet de Pompéi n’aboutit pas, Harris envoie à Polanski un exemplaire de son roman, avant même qu’il ne soit publié. Le cinéaste lui répond alors : "Travaillons plutôt là-dessus, cela me rappelle Chandler." Harris reprend : "Il voulait tourner un thriller et s’était, au départ, intéressé à mon premier livre, “Fatherland”, mais il s’est alors rendu compte qu’il avait déjà fait l’objet d’une adaptation. Résultat, suite à un étrange coup du destin – auquel il croit très fort – nous avons fini par nous attaquer à un projet totalement différent. Nous avons alors consacré plusieurs mois à l’écriture de ce nouveau scénario." Harris a trouvé en Polanski un collaborateur unique. "Il est très respectueux de l’œuvre originale et dit toujours que ‘le scénario, c’est le roman’," indique-t-il. "Du coup, pour un écrivain, c’est le metteur en scène idéal. Notre méthode a consisté à écrire un premier jet, en nous inspirant des scènes et de la structure du livre, puis à le reprendre et à le retravailler sans hésiter, en supprimant des passages entiers et en essayant d’améliorer le rythme. Ce qui m’a frappé en travaillant avec Roman, c’est que j’ai eu le sentiment de réécrire mon livre. Certains éléments dans le scénario sont plus réussis que dans le roman. Le script est plus percutant. Si le film est plus fort que le livre, c’est entre autres parce qu’on ne quitte jamais cet univers de bord de mer, et cette atmosphère de ports et de plages à l’abandon."

  Source : www.commeaucinema.com
   
Le casting de The Ghost-Writer
 

Dans la plupart de ses films, Polanski accorde une place centrale à la narration. Comme le rappelle le producteur Robert Benmussa : "Il y a toujours plusieurs niveaux d’interprétation dans le cinéma de Polanski, mais il y a aussi des constantes. Tous ses films sont racontés du point de vue d’un personnage en particulier. Dans The Ghost Writer, nous sommes avec le personnage principal du premier au dernier plan."

Le rôle-titre a été confié à Ewan Mcgregor. Sachant qu’il ne dispo- sait d’aucune information sur le passé de son personnage, il a dû – avec l’aide du réalisateur et du scénariste – s’approprier son rôle et imaginer sa manière d’être et ses traits de caractère. Ewan Mcgregor était enchanté à l’idée de tourner sous la direction de Polanski : "Je m’attendais à ce que Roman me pousse à me dépasser, et c’est d’ailleurs ce que je souhaitais. Il donne toujours aux comédiens des indications pertinentes sur leur jeu, et leur fait des commentaires inattendus qui les aident à incarner leurs personnages. Il vous fournit énormément de détails sur le rôle et vous explique quel regard vous devez porter sur le monde autour de vous, comment vous êtes censé vous déplacer, et à quoi ressem- blent les décors.

Je crois que c’est grâce à son sens du détail que les situations sont aussi vraisemblables." Pour le rôle d’Adam Lang, Polanski tenait surtout à éviter toute ressemblance avec d’anciens Premiers ministres anglais. "Roman voulait que le personnage ne ressemble pas physiquement aux hommes politiques auxquels on aurait pu songer, c’était primordial," souligne Robert Benmussa. "Roman savait qui il voulait pour le rôle : Pierce Brosnan. Il ne pensait à personne d’autre." "Lang est une mosaïque de tous les hommes politiques que j’ai étudiés et qui m’ont intéressés," indique Robert Harris. "Il a du charme et on comprend parfaitement que l’on puisse voter pour lui. Pierce, lui aussi, a beaucoup de charme et de charisme." Pierce Brosnan a été captivé par le roman et intéressé par la complexité de l’intrigue et des personnages. "C’est un thriller politique, mais pas seulement," note-t-il. "C’est aussi une tragédie shakespearienne. Un homme se retrouve pris au piège à cause de son ego, et il est manipulé et calomnié par une femme qu’il ne connaît pas vraiment. Je ne savais pas si je devais aimer Adam Lang ou penser que c’était un abruti fini, ou encore si je devais me dire qu’il était sincère et qu’il faisait ce qu’il pouvait pour son pays. Tous ces personnages pratiquent sans cesse la dissimulation. Cette maison austère abrite un nid de vipères." "Cela m’a beaucoup plu d’interpréter un rôle pareil," reprend Brosnan, "et c’était un privilège d’observer Roman sur le plateau. Il est précis dans ses consignes et c’est formidable de voir un metteur en scène qui travaille avec une telle justesse."

La production s’est ensuite intéressée au personnage d’Amelia Bly. Là encore, Polanski n’avait qu’un seul nom en tête pour l’assis- tante d’Adam Lang : Kim Cattrall. "Pour moi, il y a deux épouses dans la vie d’Adam Lang," confie Cattrall. "Il y a Ruth et puis il y a Amelia. Cette femme a bâti sa carrière en se mettant au service des hommes politiques et elle devance systématiquement leurs besoins. Elle est intelligente, compétente et, pour tout dire, indispensable. Elle est acquise à Adam Lang de manière inconditionnelle." "Roman connaît son métier sur le bout des doigts, et il connaît aussi le métier d’acteur mieux que quiconque," poursuit la comédienne. "Il a été à la fois devant et derrière la caméra, il sait exactement ce qu’il veut et comment l’obtenir. C’est un vrai défi pour un acteur. Il lui arrive de mettre la main à la pâte et de réparer un micro, ou de scier une table ou bien de vous faire une réflexion sur votre accent ou votre maquillage. Quoi qu’il vous dise, son regard est d’une acuité hallucinante. C’est très stimulant." Restait encore à trouver l’interprète de Ruth Lang, l’épouse. Après avoir envisagé plusieurs comédiennes pour le rôle, Polanski a choisi Olivia Williams. "Je trouve que Ruth est le personnage le plus intéressant du film, " souligne Harris. "C’est la plus intelligente, et c’est sur elle que tout repose. J’ai échangé pas mal d’e-mails avec Olivia pour évoquer le personnage, et elle a la même finesse intellectuelle que Ruth. Elle était donc parfaite pour le rôle, et elle met idéalement en valeur Kim Cattrall." Les seconds rôles sont interprétés par de très grands comédiens, comme Tom Wilkinson, James Belushi, Timothy Hutton, Robert Pugh et Eli Wallach. "Quand on travaille avec Roman, l’avantage c’est qu’il a une formidable capacité à mobiliser les gens autour de lui," note le produc- teur Timothy Burrill. "Très peu d’acteurs refuseraient de tourner pour lui, même si on ne leur proposait que quelques jours de tour- nage, car il jouit d’une immense réputation chez les comédiens. Quand j’ai appris qu’Eli Wallach s’était vu confier un tout petit rôle, j’ai vraiment été ravi. faire venir en Europe un acteur comme Eli, âgé de 93 ans, pour tourner une seule scène prouve à quel point Roman est fascinant."

  Source : www.commeaucinema.com
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 Robert Harris : Il possède une vision et n’en décolle pas
 

Roman a acheté les droits du livre en octobre 2007 et nous nous sommes mis tout de suite au travail. Il adore les bons restaurants, on a fait un nombre incalculable de déjeuners pour parler du film. Puis, en décembre, nous sommes allés passer une petite semaine dans un hôtel au Touquet, pour sentir l’ambiance hors saison et l’atmosphère du port et de plage à l’abandon. En janvier, nous nous sommes installés dans son chalet à Gstaad pour travailler. On vivait comme un vieux couple : de 10 heures jusqu’au déjeuner on travaillait puis, pendant que Roman faisait la sieste, je tapais les scènes dont nous avions parlé. Et on se remettait à écrire jusqu’au soir. Certaines scènes dans le scénario sont même plus réussies que dans le roman. Il approche chaque personnage pour trouver ses motivations comme un acteur. Il a une vision dans la tête et n’en décolle pas.

Sa vraie sensibilité musicale l’aide à trouver le bon rythme d’une scène. Il me fait penser à un chef d’orchestre qui dirigerait une symphonie, il est en plus d’une grande modestie, ce qui ne gâche rien. Pour rendre les choses plus réelles, il aime les petites complications du quotidien : une voiture ne doit jamais partir du premier coup, si vous faites un numéro vous vous trompez toujours la première fois. Parfois, il n’arrive pas à articuler les choses précisément mais il sait immédiatement si une scène fonctionne ou pas. Après son arrestation, Roman a continué à travailler avec son monteur sur les cassettes que son avocat lui apportait en prison. Je suis allé le voir en janvier à Gstaad, on s’est fait une première pour tous les deux avec une bonne bouteille de champagne ! "

  Source : www.parismatch.com
   
 evene
 

Comédie musicale

En 1967, Roman Polanski réalise 'Le Bal des vampires', chef-d' oeuvre qu'il adaptera en comédie musicale trente ans plus tard.

Monsieur le président

En décembre 2006, Roman Polanski est le président du jury du sixième Festival international du film de Marrakech.

Inspiration

The Ghost Writer est tiré du roman L' Homme de l'ombre de Robert Harris. Malgré les similarités avec Tony Blair, l'écrivain (ainsi que le réalisateur) dit ne s'être inspiré d'aucune personnalité politique particulière, mais de tous ceux qu'il avait pu rencontrer lorsqu'il était journaliste politique.

Scénario hitchcockien

Robert Harris qui co-signe le scénario du film explique s'être inspiré du travail d'Alfred Hitchcock dans son récit : 'J' aime la manière dont un homme ordinaire se retrouve plongé dans un monde où il perd ses repères, mais où tout ce qui se passe autour de lui est totalement logique. Et pourtant, les choses deviennent de plus en plus délirantes.J'aime ce genre-là, et Hitchcock en était le maître.'

  Source : www.evene.fr
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"Les Français aiment le réalisme ; ils pensent que si les comédiens sont trop beaux, le film ne ressemble pas à la réalité. Il a l'air d'un film. (Extrait du journal Courrier International - 7 mai 1997)"

"Je ne regrette pas les grosses sommes que j’ai dilapidées. L’idée d’être l’homme le plus riche du cimetière me répugne. (Roman Polanski)"

"Il est aussi absurde de regretter le passé que d’organiser l’avenir. (Roman Polanski)"

"Mes films sont l'expression de mes désirs du moment. Mes films sont différents les uns des autres ? Oui, comme les tableaux de Picasso. (Roman Polanski)"

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Evene - Marion Haudebourg
 
Roman Polanski est un réalisateur prolifique et hétéroclite. Comédie, fantastique, épouvante, drame psychologique ou tout ceci à la fois, le cinéaste a exploré les genres avec plus ou moins de réussite. Pour ce qui sonne comme le dernier film de sa carrière, c'est vers le thriller politique qu'il s'est tourné, dans la veine de ses succès des années 1970. La boucle est bouclée. 'The Ghost Writer' mélange l'humour dont le réalisateur a souvent su faire preuve, notamment au travers de dialogues ciselés, avec une ambiance anxiogène et paranoïaque dont on le sait maître. Mais plus que le scénario efficace et prenant, c'est la maîtrise de la mise en scène qui crève l'écran. Chaque plan est construit, pensé, structuré. Les personnages s'isolent ou s'opposent dans ces décors ébouriffants : la maison au design moderne ou cette île aux paysages aussi magnifiques qu'inquiétants font passer, dans cette lumière électrique redoutable, le refuge d'un Premier ministre retraité pour le plus menaçant des lieux de villégiature. A cela s'ajoute le plaisir de voir l'implication de tous les acteurs, du plus petit rôle (tenu, excusez du peu, par Eli Wallach) au plus important, au service d'un metteur en scène exigeant, attentif à tous les détails. L'implacable machination de 'The Ghost Writer' n'est certes pas bien originale, mais son exécution laisse sans voix.
  Source : www.evene.fr/
   
Studio Ciné Live - Thierry Chèze
 

(...) Thriller politique cérébral à forte influence kafkaïenne, The Ghost Writer est un film dont on vit physiquement les péripéties tant Polanski se délecte de porter le fer dans la plaie encore à vif de cette atmosphère délétère de secrets et de mensonges qui a hanté récemment les relations américano-britanniques. Aidé par la lumière créée par Pawel Edelman et la BO aux accents inquiétants d'Alexandre Desplat, il s'amuse à jeter le trouble en tirant des ficelles dont les plus grosses ne sont jamais celles qu'on croit.

Ce film est en fait un Polanski hitchcockien, savoureusement pervers qui tient en haleine jusqu'à son dénouement. L'occasion de deux joyaux de mise en scène: un plan séquence où un papier passe de main en main jusqu'à celle de la principale concernée par les mots qui y sont écrits, puis une mort filmée hors champ où Polanski se focalise sur des pages de livres qui s'envolent et les regards interloqués des passants. La signature d'un maître, tout simplement.

  Source : www.lexpress.fr
   
excessif - Romain LE VERN
 

Paranoïa, schizophrénie, illogisme, aliénation, absurdité, cruauté, exclusion, voyeurisme, fatalité, impuissance et peur du contact humain martyrisent toutes les oeuvres de Roman Polanski. Elles portent l'empreinte d'un homme taraudé par la question des origines et de l'identité, traumatisé à vie par une enfance passée dans le ghetto de Cracovie où il a assisté à la mort de sa mère. Sous ses allures de thriller politique, The Ghost-Writer, adaptation d'un best-seller de Robert Harris, marque un aboutissement exceptionnel dans sa filmographie. Son meilleur film. (...).

  Source : www.excessif.com
   
Libération - Phillipe Azoury
 

(...) The Ghost-Writer, qui a la maîtrise pour sujet et une froideur de métal pour tempérament, est peut-être plus près de la crise de nerfs qu'on ne le croit ...

  Source : www.premiere.fr
   
 Le Figaro - Jean-Luc Wachthausen
 

Face à Pierce Brosnan, épatant en menteur dépassé par sa femme, Ewan McGregor nous met la peur au ventre.

  Source : www.premiere.fr
   
 Télérama - Louis Guichard
 

Invitation à interpréter quantité de signes et d'indices, The Ghost Writer est donc un film de pure mise en scène. Un régal d'ambiguïté, d'ironie trouble, d'angoisse dif­fuse. Roman Polanski n'a pas volé l'Ours d'argent (de la mise en scène) que le fes­tival de Berlin vient de lui décerner. The Ghost Writer n'est pas un film politique, au sens engagé, plutôt une spéculation romanesque bâtie par le scénariste-écrivain Robert Harris à partir de quelques faits réels. Mais c'est surtout la continuation éclatante de l'oeuvre polanskienne, le prolongement d'une vision du monde où le pire paraît peu à peu s'éloigner, comme un mauvais rêve, avant de revenir, soudain, envahir la réalité.

  Source : www.premiere.fr
   
 A voir à lire - Frédéric Mignard
 

Une claque, une vraie, l’une de ces belles leçons de cinéma dont sont capables les plus grands. Thriller austère dans son rythme (deux heures dix et une absence quasi totale d’action) et son goût esthétique pour la dépression (une météo insulaire morose, baignant dans une photographie désabusée), Ghost-writer est l’incarnation du film malin. Le cinéaste construit avec la dextérité d’un cinéaste Hitchcockien, un récit opaque aux vertus fascinantes de l’hypnose, rassemblant les pions d’un puzzle politique, sans jamais trop en dévoiler, brouillant les pistes pour mieux nous captiver, et érigeant la femme en maîtresse trouble d’un jeu de manipulation à plusieurs niveaux.

  Source : www.premiere.fr
   
 Le Monde - Jean-Luc Douin
 

Voilà un thriller à la mise en scène irréprochable et qui nous embarque dans un suspense parfaitement réglé, avec photos compromettantes, piste révélée par le GPS d'une voiture de location, poursuite sur un ferry, refuge dans un motel miteux. Le meilleur film que nous ait donné Roman Polanski depuis longtemps.

  Source : www.premiere.fr
   
 Les Inrocks - J.B. Morain
 

Qu’ils soient autobiographiques ou non, plus ou moins proches de ce que vivent leurs auteurs, tous les films expriment forcément une part plus ou moins forte de la vérité de celui qui les tourne. Avec Roman Polanski, et particulièrement avec The Ghost Writer, cette imbrication de l’œuvre et du vécu est manifeste, à tel point qu’on ne sait plus si ses films sont inspirés de sa vie ou s’ils inspirent sa vie. Reste à espérer que ce processus n’ira pas jusqu’au bout de sa logique et que les ennuis de Polanski avec la justice américaine se termineront de façon plus heureuse que son nouveau et superbe film.

  Source : www.premiere.fr
   
 Premiere - Gael Golhen
  (...) The Ghost Writer est le meilleur Polanski depuis bien longtemps. Un suspense politique où la force classique de la mise en scène (sobre, élégante) se marie à l’intelligence d’un script brillant et au travail impeccable des acteurs (le retour en force d’Ewan McGregor, étonnant ; le meilleur rôle de Pierce Brosnan depuis GoldenEye ; et l’avènement d’une actrice méconnue, Olivia Williams). The Ghost Writer est d’abord une formidable machinerie hitchcockienne qui plonge un jeune homme innocent dans un complot kafkaïen. Assassinats, trahisons, chausse-trappes..., le film est une course folle.
  Source : www.premiere.fr
   
 Pariscope - Virginie Gaucher
  L’aventure est digne d’Hitchcock : une demeure froide et isolée, ses habitants, dont tous - le cuisinière asiatique au regard inquisiteur, le jardinier qui balaie inlassablement une terrasse en pleine vent, l’hitchcockissime blonde assistante ou l’épouse malgracieuse -, semblent recéler un mystère, un innocent plongé dans un imbroglio où il risque sa peau. Les excellents polars ne sont pas légion : celui-ci en est un, qui mêle mêle jeux de pouvoir et d’identité. Adapté d’un roman de Robert Harris fortement inspiré de la réalité, Roman Polanski oppose la naïveté de l’un à la rouerie des autres dans un suspense qui va crescendo.
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 Télé 7 jours - Philippe Ross
 

Fan à un Pierce Brosnan reptilien à souhait, Ewan McGregor s'illustre en "écrivain fantôme" plongé dans les arcanes peu reluisants de la politique. Et si Polanski signait ici l'un de ses meilleurs films ?

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 Nouvel Obs - Olivier Bonnard
 

Un jeu de pouvoir et de manipulation où la vérité se dérobe sans cesse. Au-delà de ses évidentes résonances politiques (le personnage de Lang est un double à peine déguisé de Tony Blair, actuellement auditionné sur la participation de l’Angleterre à la "guerre contre la terreur"), le film est un autoportrait lucide (l’exil forcé de Lang, le scandale qui l’entoure renvoient à la situation personnelle de Polanski) en même temps qu’une sorte de film-somme. Autant de niveaux de lecture pour une œuvre à clés dans laquelle on peut aussi très bien ne voir qu’un thriller d’une efficacité diabolique.

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