Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Saisons
 Gala d'ouverture à 20H
 Projection le jeudi 03 septembre 2009
Les Regrets
 Projection le jeudi 10 septembre 2009
The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d'une Reine)
 Projection le jeudi 17 septembre 2009
Los Abrazos Rotos (Etreintes Brisées)
 Projection le jeudi 24 septembre 2009
Crossing Over
 Projection le jeudi 01 octobre 2009
Je suis heureux que ma mère soit vivante
 Projection le jeudi 08 octobre 2009
Mères et filles
 Projection le jeudi 15 octobre
Mademoiselle Chambon
 Projection le jeudi 22 octobre 2009
Looking for Eric
 Projection le jeudi 29 octobre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
 Projection le jeudi 12 novembre 2009
A l'origine
 Projection le jeudi 19 novembre 2009
My Sister's Keeper (Ma vie pour la tienne)
 Projection le jeudi 26 novembre 2009
Whatever Works
 Projection le jeudi 03 décembre 2009
La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy
 Projection le jeudi 10 décembre 2009
Oscar et la Dame Rose
 Projection le jeudi 17 décembre 2009
Katalin Varga
 Projection le jeudi 07 janvier 2010
Millenium 2 : Flickan som lekte med elden
 Projection le jeudi 14 janvier 2010
Mr Nobody
 Projection le jeudi 21 janvier 2010
Le concert
 Projection le jeudi 28 janvier 2010
Up in the air
 Projection le jeudi 04 février 2010
Gainsbourg (vie heroique)
 Projection le jeudi 11 février 2010
John Rabe
 Projection le Jeudi 18 février 2010
Shutter Island
 Projection le Jeudi 25 février
Le ruban blanc
 Projection le Jeudi 04 mars 2010
Nine
 Projection le Jeudi 11 mars 2010
La rafle
 Projection le Jeudi 18 mars 2010
L'Arnacoeur
 Projection le Jeudi 25 mars 2010
The Ghost Writer
 Projection le Jeudi 01 avril 2010
Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles)
 Projection le Jeudi 22 avril 2010
Bright Star
 Projection le Jeudi 29 avril 2010
Precious : Based on the Novel Push by Sapphire
 Projection le Jeudi 06 mai 2010
Imogène McCarthery
 Projection le Jeudi 20 mai 2010
Extraordinary Measures
 Projection le Jeudi 27 mai 2010
A Single Man
 Projection le Jeudi 03 juin 2010
Greenberg
 Projection le Jeudi 10 juin 2010
Crazy Heart
 Projection le Jeudi 17 juin 2010
An Education (Une éducation)
 Projection le Jeudi 24 juin 2010
Lebanon
 
 
 
Bright Star réalisé par Jane Campion
    
Titre original Bright Star
Réalisation Jane Campion
Scénario Jane Campion
Interprétation Abbie Cornish (Fanny Brawne), Ben Whishaw (John Keats), Paul Schneider (Charles Armitage Brown), Kerry Fox (Mme Brawne), Edie Martin (Margaret 'Toots' Brawne), Thomas Sangster (Samuel Brawne), Claudie Blakley (Maria Dilke), Gerard Monaco (Charles Dilke), Antonia Campbell-Hughes (Abigail O'Donaghue), ...
Musique Mark Bradshaw
Photographie Greig Fraser
Pays Grande-Bretagne, Australie, France
Année 2006
Durée 1h59’
Genre Biographie, Drame, Romance
 Distributeur Paradiso Film
Site(s) officiel(s)
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 22 avril 2010
Le film est projeté en version originale anglaise et française, sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Début XIXème siècle, un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, tombe amoureux de sa voisine, Fanny Brawne. Pourtant très différents l'un de l'autre, ils se rapprocheront peu à peu. Leur histoire d'amour sera alors semée d'embûches mais ils ne cesseront pas de partager cette passion beaucoup trop vite écourtée. C'est le personnage de Fanny et son amour pour elle qui inspira à Keats ses plus beaux poèmes.
Délicat et poétique, le nouveau film de Jane Campion est un instant délicieusement tragique. Un film subtil dans lequel l’amour et la jeunesse sont à portée de main. (Evene-Toute la Culture)
Un film qui touche aux sens et au cœur (Le Vif–L’Express)
 
 
 British Independent Film Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure photographie décernée à Greig Fraser
 National Society of Film Critics Awards 2010
 
  • Récompense du meilleur second rôle décernée à Paul Schneider
 Chlotrudis Awards 2010
 
  • Abbie Cornish nominée pour la meilleure actrice
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Jane Campion Née le 30 avril 1954 à Wellington (Nouvelle-Zélande). Actrice, Réalisatrice, Productrice, Scénariste, Monteuse, Directrice de casting, Productrice déléguée, Cadreur, Chef opératrice.

Célèbre réalisatrice néo-zélandaise, Jane Campion a été plébiscitée dans le monde entier comme réalisatrice et scénariste de La Leçon de piano, dans lequel elle dirigeait Holly Hunter, Sam Neill et Harvey Keitel. Couronné par plus de trente Prix internationaux - dont la Palme d'Or à Cannes en 1993 et le César du meilleur film étranger 94 -, le film a obtenu neuf citations aux Oscars et également les Australian Film Institute Awards du meilleur film, du meilleur scénario et de la meilleure réalisation. Jane Campion fait tout d'abord des études d'anthropologie. Après avoir obtenu sa licence de la Victoria University, elle se tourne vers les beaux-arts et étudie à la Chelsea School of Arts à Londres puis au Sydney College of Arts dont elle obtient son diplôme de peinture en 1979. Le jeune femme suit ensuite un cursus de cinéma et réalisation à l'Australian Film, Television and Radio School de la capitale australienne au début des années 80.

Jane Campion
Dès son premier court métrage, Peel, dont elle signe la mise en scène et le scénario en 1982, Jane Campion remporte la Palme d'or du meilleur court-métrage au Festival de Cannes 1986. Ses autres courts métrages sont tous primés, obtenant des prix tant en Australie que dans le reste du monde : A Girl's Own Story en 1983, Passionless Moments et After Hours en 1984, et le téléfilm Two Friends en 1986.

La réalisatrice tourne son premier long métrage, Sweetie, en 1989. Le film, dont elle est aussi la coscénariste, est présenté en compétition à Cannes, remporte plusieurs prix dont les Australian Critics Awards du meilleur film, de la meilleure réalisatrice et de la meilleure actrice. Son film suivant, Un ange à ma table, en 1990 - évocation de la vie tragique de la romancière néo-zélandaise Janet Frame adaptée par Laura Jones -, est très remarqué au Festival de Venise : il obtient sept prix, dont le Prix Spécial du Jury. Le film est également élu Film le plus populaire au Festival du Film de Sydney en 1990.

Après La Leçon de piano, Jane Campion poursuit sa galerie de personnages féminins exceptionnels avec Portrait de femme, drame adapté pour le grand écran par Laura Jones d'après le roman de Henry James et produit par Monty Montgomery, qui fait la clôture du Festival de Venise 1996 et remporte le Prix Francesco Pasinetti décerné par l'Union Nationale des Journalistes de Cinéma. Interprété par Nicole Kidman, John Malkovich, Shelley Winters, Shelley Duvall et Barbara Hershey, ce portrait de femme obtient également deux citations à l'Oscar. Puis, Jane Campion réalise et coécrit avec sa sœur Anna, Holy Smoke, un huit-clos entre Harvey Keitel et Kate Winslet au milieu des grands espaces autraliens. Elle dirige ensuite Meg Ryan, Mark Ruffalo, dans In the Cut, l'histoire d'une femme témoin d'un meurtre qui s'éprend d'un policier chargé de l'enquête, qui l'attire autant qu'il l'effraye.

En Mai 2009, la réalisatrice fait son retour sur la croisette cannoise avec Bright Star (sélection officielle). Jane Campion fidèle à ses thèmes dresse dans ce drame la passion tumultueuse entre le poète John Keats et Fanny Brawne. Parmi les nombreuses distinctions qui ont émaillé sa carrière, Jane Campion a reçu le Byron Kennedy Award pour sa contribution au cinéma australien et l'Icon Award de Women in Film à Hollywood, qui récompense son travail de réalisatrice attachée aux grands personnages féminins.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie de Jane Campion en tant que :
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Bright Star, une histoire vraie
 

L’amour qu’éprouva John Keats, ce grand poète romantique anglais, pour une jeune fille nommée Fanny Brawne lui inspira certaines des plus belles lettres d’amour jamais écrites. Fanny était la fille aînée de la famille Brawne, et John Keats la considéra tout d’abord comme une jeune fille effrontée et aguicheuse. Mais c’est à l’époque où il vécut dans la maison voisine de la sienne à Hampstead, un faubourg du nord de Londres, entre 1819 et 1820, qu’il connut une prodigieuse explosion de créativité et écrivit trois de ses plus beaux poèmes, "Ode on a Grecian Urn", "Ode on Melancholy" et "Ode to a Nightingale".

Le jeune couple se fiança en octobre 1819, sans que cela soit officiel, mais John et Fanny ne purent jamais se marier. Frappé par la tuberculose, Keats partit en convalescence pour un climat plus chaud sur le conseil des médecins, et quitta l’Angleterre pour l’Italie en 1820. Il ne revit jamais Fanny et mourut à Rome en février 1821. Il n’avait que 25 ans et ne devint célèbre que bien après sa mort. Son ultime poème s’intitulait simplement "To Fanny". Fanny Brawne porta le deuil de John comme s’ils avaient été mariés, arborant une robe noire de veuve pendant trois ans et passant des heures dans sa chambre à relire ses lettres, ou bien errant seule à Hampstead Heath. En 1833, elle se maria, puis eut deux enfants, mais elle n’ôta jamais l’anneau que Keats lui avait donné. Elle conserva aussi plus d’une trentaine de ses lettres d’amour. Certains de ces écrits étaient de simples notes, d’autres de longues chroniques de sa dévotion envers elle. Ces lettres sont devenues célèbres et figurent parmi les plus belles lettres d’amour qu’un homme ait jamais écrites.

  Source : www.commeaucinema.com
   
Bright Star, la naissance du film
 

Le titre du film, Bright Star, a été inspiré par un poème d’amour écrit par Keats à Fanny Brawne sur la page de garde de son recueil d’œuvres de Shakespeare. Jane Campion rêvait de ce film depuis plusieurs années. Elle explique : "J’ai lu une biographie de Keats écrite par Andrew Motion et j’ai été frappée par le moment où il rencontre Fanny. Je suis tombée amoureuse de leur histoire d’amour... J’étais fascinée et profondément émue par leur souffrance et par la beauté et l’innocence de leur amour. Le livre m’a bouleversée. Ils étaient si jeunes ... C’était une histoire à la Roméo et Juliette.

Le livre était extrêmement bien documenté, et pourtant je n’avais jamais entendu parler de cette histoire d’amour. A la fin de ma lecture, je me suis mise à pleurer. C’est une histoire tellement tendre et tellement tragique...Le livre m’a aussi mieux fait connaître la poésie de Keats ; j’ai réalisé qu’il avait écrit sur sa vie, j’ai compris ce qu’il avait traversé et éprouvé. A l’époque, je n’arrivais pas réellement à visualiser le genre de film que l’on pouvait en faire. Je ne suis pas fan des biographies, et je pensais qu’il fallait trouver un angle spécifique." Jane Campion a alors décidé de raconter l’histoire de Keats à travers les yeux de Fanny, cette jeune fille méconnue, inconnue même. Avec Fanny, nous rencontrons Keats, nous découvrons sa poésie ; avec elle nous le perdons, et tout cela en deux courtes années... L’histoire du film se nourrit de plusieurs sources, dont les lettres et les poèmes de Keats, et la biographie émouvante écrite par Andrew Motion.

  Source : www.commeaucinema.com
   
Le personnage de Fanny dans Bright Star
 

Jane Campion s’est inspirée en partie de sa fille pour le personnage de Fanny Brawne. Elle confie : "Ecrire ce personnage a été très difficile pour moi. Ma fille Alice, qui a 13 ans, est passionnée et elle a la langue bien pendue. Chaque fois que je butais sur quelque chose et que je me demandais ce que ferait Fanny dans telle ou telle situation, il me suffisait d’imaginer Alice à sa place. Cela m’a beaucoup aidée. Elle a été un peu ma muse..."Et puis Abbie Cornish est arrivée. Elle a un esprit très singulier, elle aurait tout à fait le courage de faire ce qu’a fait Fanny, aller contre la pression de toute la société bien-pensante et choisir un partenaire qui allait inévitablement lui causer une immense souffrance. Abbie est capable de tout rendre présent et réel. Je ne sais pas comment elle fait. Elle a ce don, cette faculté de transformer les mots écrits sur la page en quelque chose de réel, de présent, de vivant dans notre monde.

Je ne savais jamais à l’avance avec certitude ce qu’elle allait faire avec telle ou telle scène, mais ce dont j’étais certaine, c’était qu’elle possédait totalement le personnage. J’ai été non seulement surprise et émue par la richesse de son interprétation, mais aussi par sa manière d’être drôle et légère, et parfois même de se moquer d’elle-même.»

Jan Chapman avait été productrice exécutive du film qui avait révélé Abbie Cornish en 2004, Omersault, et elle était convaincue que la jeune actrice australienne saurait maîtriser l’accent anglais. Elle raconte : "J’étais très enthousiaste en imaginant Abbie dans le rôle de Fanny. C’est une fille directe et vraie, et elle possède en outre une sorte de liberté dans l’esprit et les actes, une vivacité qui allait à merveille au personnage. Abbie a un regard d’une franchise absolue tout en étant capable d’exprimer à la perfection des sentiments juvéniles et incontrôlés. Avec elle, Fanny passe de cette jeune fille légère et insouciante que Keats décrit comme frivole à quelqu’un ayant une vraie gravité." Abbie Cornish a été attirée par le projet en raison de la force du scénario et des personnages. "Je suis tombée amoureuse du scénario dès que je l’ai lu. L’histoire a bondi des pages et s’est installée dans mon esprit, et tout a commencé à prendre vie. Fanny est un personnage extraordinaire. Elle commence tout juste à découvrir l’amour et à se trouver elle-même à travers ce sentiment. Keats l’ouvre à la vie et je trouve cela magnifique. C’est une merveilleuse histoire d’amour." Elle ajoute : "Le parcours qu’accomplit Fanny durant ces deux années m’intéressait aussi au plus haut point. Elle tombe amoureuse, elle se fiance, et l’homme qu’elle aime meurt. Lorsque vous jouez un personnage qui a vraiment existé, vous avez une grande responsabilité : il faut le jouer le plus fidèlement et le plus authentiquement possible. Vous faites des recherches sur sa vie, puis vous vous efforcez de traduire cela à travers votre jeu, mais il faut aussi faire confiance à votre instinct."

  Source : www.commeaucinema.com
   
La musique de Bright Star
  Le compositeur de la musique originale de Bright Star, Mark Bradshaw, a 25 ans. Jane Campion commente : "Nous faisons un film sur un génie qui est mort à 25 ans, et je trouvais légitime de prendre des risques en faisant appel à des collaborateurs jeunes. Mark Bradshaw est effectivement très jeune, mais il a composé la musique pour mon cinquantième anniversaire et je l’ai trouvée formidable, c’était un mélange de sons très originaux. Il a travaillé sur mon court métrage, Le Journal De L’eau, et il a complètement compris ce que je voulais. Puisque Keats a écrit sa poésie la plus sublime à 23 ans, j’ai eu l’impression que ce film exigeait de moi de croire en des gens jeunes. Mark a fait un travail fantastique."
  Source : www.commeaucinema.com
   
 Les décors de Bright Star
 

Le tournage s’est déroulé en avril et mai 2008 dans des décors naturels, dans le Bedfordshire, en Angleterre – sauf pour une seule journée de tournage à Rome. Hyde House, près de Luton, a été le lieu de tournage principal. Les deux maisons que comportait la propriété étaient idéales pour représenter les maisons de Hampstead : Wentworth House, la maison que Brown partage avec les Brawne, et Elm Cottage, où la famille Brawne avait vécu auparavant. Jan Chapman confie : "C’était formidable de tourner dans un seul lieu pendant la presque totalité des neuf semaines. Cette propriété comportait deux bâtiments, exactement ce qu’il nous fallait pour l’histoire. Il y avait en plus des jardins incroyables qui pouvaient en partie servir pour les parcs. Cet endroit était miraculeux pour nous.»

Jane Campion ajoute : "Nous avons fait de longues recherches, mais il ne reste plus beaucoup de constructions des années 1820, même en Angleterre. Heureusement, l’histoire se déroule dans deux maisons seulement et dans la splendide lande de bruyère qui les entoure. Hyde House a été le premier lieu de tournage que nous ayons étudié. Nous sommes allés en reconnaissance au premier étage et il y avait là une vieille photo de la famille devant le pub local. On pouvait lire l’enseigne, Bright Star... J’ai voulu y voir un signe. Ce qui est formidable quand on tourne dans un seul et même lieu, c’est qu’on peut le voir évoluer avec les saisons." Janet Patterson, la créatrice des décors et des costumes, avait travaillé précédemment sur plusieurs films de Jane Campion. La réalisatrice commente : "Janet et moi nous connaissons depuis le début de notre vie professionnelle. J’aime sa façon de voir les choses, sa manière de créer des mondes. Je voulais laisser transparaître naturellement toute la douceur et la sensibilité de l’histoire. J’aime beaucoup la période Régence, son mobilier, sa simplicité, son dépouillement. Il y avait là-dedans une simplicité naturelle. La maison de Keats était si nue que l’on a du mal à croire que quelqu’un y ait vécu !"

  Source : www.commeaucinema.com
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Tout le cine
 

Ultime poème

Bright Star est le nom de l'un des derniers poèmes qu'écrivit John Keats, peu de temps avant de mourir. Il le dédia à son aimée, Fanny Brawne.

En famille

La productrice Jane Chapman s'est associée à Caroline Hewitt. Cette dernière n'est pas inconnue à l'équipe du film puisqu'elle a déjà produit le film Loaded de Anna Campion, la sœur de Jane et a révélé Abbie Cornish dans Somersault en 2004.

L'inspiration filiale

Jane Campion avoue s'être inspirée de sa propre fille, Alice, pour créer le personnage de Fanny Brawne. La cinéaste explique : "Chaque fois que je butais sur quelque chose et que je me demandais ce que ferait Fanny dans telle ou telle situation, il me suffisait d'imaginer Alice à sa place. Cela m'a beaucoup aidée. Elle était un peu ma muse ... ."

L'inspiration Bresson

Campion confie s'être imprégnée du cinéma de Bresson pour donner à son cinéma une approche classique: "J'ai regardé certains films de Bresson et j'ai admiré leur magnifique simplicité, leur façon de permettre au spectateur de se faire sa propre opinion sur ce qu'il voit.".

  Source : www.toutlecine.com
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"J’ai toujours pensé que le cinéma engagé ne fonctionnait pas : ce qui m’intéresse, c’est de faire réagir les spectateurs en leur faisant partager des émotions." (Jane Campion)


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evene
 

Titre éclairé

Le titre du film a été inspiré par l'un des poèmes écrits par John Keats à Fanny Brawne qui se trouvait sur la page de garde de son recueil d'oeuvres de Shakespeare.

Inspiration poétique

Jane Campion confesse sa déférence vis-à-vis de son sujet : "J' ai imaginé ce film comme une ballade à la manière de celle qu'écrivit Keats, "Eve of Saint-Agnes". [... ] A mes yeux le monde de Keats et de Fanny est empreint de lumière ; il s'illumine littéralement et irradie, et même si Keats disparaît à la fin, la flamme allumée par son génie de la poésie et son esprit unique ne peut être éteinte."

Une jeunesse talentueuse

Respectueuse et admirative du talent de John Keats qui a écrit ses plus beaux poèmes à 23 ans, Jane Campion n'a eu aucun mal à confier la musique originale de son film a un jeune compositeur de 25 ans : le talentueux Mark Bradshaw.

Romance épistolaire

La relation entre John Keats et Fanny Brawne, qui sert de cadre au film, a permis au poète d'écrire des lettres d'amour enflammées. La proximité du poète et de la jeune fille correspond à la période féconde de l'écrivain, avec notamment les poèmes "Ode on a Grecian Urn", "Ode on Melancholy" et "Ode to Nightingale".

Simplicité

La volonté de se focaliser sur la relation entre les personnages et sur l'histoire a poussé les créateurs du film à simplifier au maximum le film. Ainsi, la période Régence durant laquelle le film se passe se caractérise par son dépouillement en termes de mobilier.

  Source :
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Evene
 

Portrait de femme INTERVIEW DE JANE CAMPION

Jane Campion revient sur le devant de la scène avec "Bright Star", fresque somptueuse et délicate sur les amours contrariées du poète John Keats et de sa jeune voisine.

Les sentiments exacerbés sont l'affaire de Jane Campion, seule femme à avoir reçu la Palme d'or pour "La Leçon de Piano"en 1993. Des oeuvres puissantes comme "Sweetie" (1989), "Un ange à ma table" (1990), "Portrait de femme" (1996), "Holy Smoke" (1999) ou "In the cut" (2003) lui ont permis d'explorer la nature humaine en général et la psychologie féminine en particulier. Dans "Bright Star", elle livre une nouvelle eau-forte en prenant pour modèle une Anglaise à peine sortie de l'enfance. La passion de son héroïne pour le poète John Keats, décédé à l'âge de 25 ans, peu de temps après leur rencontre, émerveille et bouleverse sans mièvrerie aucune. Entre deux tasses de thé, la réalisatrice évoque cette oeuvre intense et sa conception généreuse du 7e art.

Comment avez-vous construit votre film, entre romance, biographie et poésie ?

John Keats a été le meilleur des coscénaristes ! Je me suis appuyée sur ses poèmes et j'ai essayé de construire une ballade cinématographique. J'ai voulu filmer comme si j'écrivais des vers. Je voulais que le spectateur plonge avec tous ses sens dans l'univers de Keats. Le poète m'apportait la musique des mots. J'ai tenté d'y ajouter celle des images. J'espérais retrouver le rythme des textes en évitant de tomber dans les écueils des biographies trop cadrées. Je me suis accordé beaucoup de liberté pour que l'on ressente, avant tout, le côté humain des personnages.

C'est pour cela que votre mise en scène reste en retrait ?

J'ai essayé de me faire oublier. Ma caméra reste souvent statique pour laisser s'épanouir les sentiments entre les héros. Ma priorité était aussi de mettre en valeur les acteurs. J'ai donc filmé de manière très minimaliste, un choix qui m'a également été dicté par les décors très sobres basés sur la réalité de la fin du XIXe siècle. Si je devais citer un film qui m'a influencée pour "Bright Star", ce serait "Un condamné à mort s'est échappé" de Robert Bresson. La sobriété de sa réalisation est remarquable. Elle rend l'action encore plus déchirante. Peut-être est-ce en partie pour cela que son oeuvre n'a pas pris une ride. Je ne suis pas certaine que certains films d'action actuels qui bougent dans tous les sens vieillissent aussi bien.

Pourquoi avoir mis l'accent sur le personnage de Fanny, la fiancée de Keats ?

Elle est une auditrice privilégiée en même temps qu'une héroïne extraordinaire. Quand j'ai lu les lettres que Keats adressait à Fanny, j'ai eu envie de savoir qui était la jeune femme qui lui avait inspiré une telle passion. Aborder l'histoire de son point de vue était aussi une façon de traiter des thèmes qui me sont chers comme le désir de liberté et l'émancipation au féminin. La sexualité aussi, mais traitée de façon très allusive, car à cette époque puritaine, il était impossible aux jeunes gens de céder à leurs pulsions physiques. Chaque geste, chaque regard devait communiquer le désir qu'ils ressentent l'un pour l'autre. S'effleurer du bout des doigts détient un pouvoir aussi érotique qu'une étreinte passionnée.

Vous retrouvez-vous en Fanny ?

Pas de ce point de vue-là, mais c'est vrai qu'elle me ressemble un peu, si ce n'est que je suis devenue mûre et que je ressens moins le besoin de me singulariser pour m'affirmer. Quand j'étais gamine, j'aimais aussi provoquer, comme lors de sa rencontre avec Keats. C'était ma façon d'exister, mais je pense que c'est plus aigu chez elle car elle vivait à une époque où les femmes avaient assez peu le droit de se manifester. Je me sens proche de la façon dont Fanny s'impose avec un mélange de maladresse et de fraîcheur très touchant. Si je poussais un peu, je dirais qu'elle me permet de me revoir en adolescente ou qu'elle me rappelle Alice, ma fille de 15 ans !

C'est comme cela que vous avez présenté le personnage à la comédienne Abbie Cornish ?

Je n'en ai pas eu besoin. Elle l'a fait sien tout de suite de façon intuitive. Abbie affronte la puissance de ses émotions sans chercher à s'en protéger, ce qui est un cadeau prodigieux pour une réalisatrice. Elle a trouvé un partenaire de jeu idéal en la personne de Ben Whishaw. Leur alchimie était un élément capital. Si leur couple n'avait pas fonctionné, le film aurait sombré dans un mélodrame lourdaud que je voulais absolument éviter. Je me revois regardant leurs photos côte à côte en priant pour ne pas m'être trompée dans mon choix

Les femmes fortes vous intéressent particulièrement ?

Sans doute parce que j'en suis une moi-même. Croyez-moi, il faut du caractère pour monter des films ! Financer "Bright Star" n'a pas été aisé. Quand je parlais d'un film en costumes sur un poète avec des acteurs inconnus, les producteurs ne manifestaient pas un grand enthousiasme. Je pense que la présence de mon film au Festival de Cannes va m'aider à le distribuer dans le monde entier mais ce n'était pas gagné d'avance ! On ne voit pas beaucoup d'histoires d'amour délicates dans le cinéma actuel et pourtant, j'estime que mon film est accessible pour le plus large public : tout le monde peut comprendre le sentiment amoureux.

Vos héroïnes ont souvent du mal à vivre pleinement leurs passions ...

Il faut dire que les femmes n'ont jamais été vraiment aidées. Le monde est beaucoup plus exigeant à leur égard qu'à celui des hommes ! Aujourd'hui encore, il leur faut composer entre deux idéaux difficiles à concilier. Elles doivent à la fois être des battantes et parvenir à une forme d'idéal romantique que leur renvoie la société de façon très agressive. Même si mes films n'abordent pas directement cette problématique, je suis persuadée que bien des femmes modernes peuvent se retrouver dans les personnages de "La Leçon de piano" ou d"'In the cut". Les époques ne sont pas les mêmes, mais le souci d'émancipation est toujours bien présent.

Est-il plus difficile d'être une réalisatrice qu'un réalisateur ?

C'est évident. Le milieu est très macho ! Et cela ne s'est pas arrangé avec les années. C'est sans doute pour cela qu'il y a si peu de femmes derrière la caméra. Les choses sont très insidieuses. Personne ne vous dit jamais en face : "On ne vous confie pas ce projet parce que vous êtes une femme." Il est cependant certain que les messieurs sont plus rassurés par leurs pairs et que, comme ils occupent la plupart des postes clés, les choses ne sont pas près de bouger. Et je ne parle pas des femmes qui ont réussi et qui privilégient les hommes pour éviter toute concurrence ! J'ai lu récemment un article disant qu'il n'y a que 6 % de projets hollywoodiens réalisés par des femmes. On a du pain sur la planche pour faire évoluer les mentalités !

Vous considérez-vous comme une féministe ?

Pas vraiment. Je milite pour la parité, pas pour la domination du monde par les femmes. J'aimerais qu'il nous soit plus facile de nous exprimer car j'estime que nous avons aussi un point de vue intéressant qu'il est bien dommage de ne pas voir davantage mis en avant. Le problème vient aussi des idées préconçues que bien des gens - femmes comprises ! - ont sur les goûts féminins. Je suis persuadée que cela est ridicule ! Le fait d'apprécier un bon film n'est pas une question de genre. Mais ces vieux concepts ont la vie dure. On offre toujours des poupées aux filles et des camions de pompiers aux garçons.

Vous estimez donc que les hommes peuvent apprécier "Bright Star" ...

Bien sûr ! De même que les dames peuvent prendre du plaisir à regarder "Batman" ! Ce que je défends, bec et ongles, c'est la diversité ! C'est ce qui manque le plus dans un monde où il est considéré comme rassurant de placer les gens dans des cases. J'aime à penser que les spectateurs qui apprécient mes films sont tous issus de milieux et d'origines différents. Je trouverais affreux de me trouver enfermée dans une catégorie quelconque. Cela irait à l'encontre des idées que j'ai défendues toute ma vie.

Pensez-vous que votre film restera dans les mémoires aussi longtemps que la poésie de Keats ?

Je ne suis pas si présomptueuse ! Il se dégage de sa poésie une magie intemporelle que j'ai du mal à assimiler à mon film. Ses poèmes sont comme des compagnons qu'on peut emporter n'importe où, un peu comme des amis intimes. Il est incroyable qu'un garçon de 25 ans ait pu décrire la vie de façon aussi juste et profonde. Je n'ai pas la prétention d'en faire autant. En revanche, si je parviens à faire découvrir son oeuvre à des spectateurs qui pourraient ne pas la connaître, je serais ravie. J'aimerais que mon film donne envie de lire Keats ! Cela dit, son oeuvre a été massacrée par la critique de son vivant avant d'être réévaluée au fil des années. Sans me comparer à son génie, je n'aurais rien contre le fait que certains de mes films connaissent un sort similaire ...

  Source : www.evene.fr
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comme au cinema - Eléonore Guerra (Cannes, le 15 mai 2009)
 

Vendredi matin, il pleut à seaux sur la Croisette. De quoi, peut-être, se mettre dans le bain pour la projection de Bright Star de Jane Campion. Ils sont jeunes et aspirent à consumer leur vie, à vivre leurs rêves. Ils n’étaient certainement pas faits l’un pour l’autre, mais vont incarner bien malgré eux la passion romantique dans toute sa splendeur… et sa cruauté. Ils vivent à une autre époque, parlent un langage étrange et personnifient pourtant l’amour dans ce qu’il a de plus intemporel et universel. Lui, rien de moins que l’illustre - mais pauvre - John Keats (poète anglais mort à seulement 25 ans et auteur de déchirants textes d’amour). Elle, Fanny Brawne, sa bien-aimée, dont l’Histoire n’a pas retenu grand-chose, à part peut-être qu’elle inspira au jeune homme ses plus beaux poèmes.

De cette liaison passionnée, entière et tragique, Jane Campion (déjà bien connue du Festival de Cannes) a cherché à tirer l’essence : la curiosité, l’attirance, l’attente, la peur, l’exaltation, la passion, la séparation et la mort. A travers une photographie et un cadre d’une douceur par moment exceptionnelle, la réalisatrice de La Leçon De Piano nous peint le portrait de deux âmes incapables de vivre séparées et dont l’amour – malgré trois années de lutte – ne pourra pleinement s’accomplir que dans la mort et les écrits posthumes de Keats. Filmés au plus près, mais avec pudeur, Abbie Cornish et Ben Whishaw (dont le talent fou reste encore trop méconnu) incarnent ce désir et cette tendresse d’une douloureuse beauté avec une justesse rare.

Une réelle émotion.

  Source : www.commeaucinema.com
   
evene - Mélanie Carpentier
  Délicat et poétique, le nouveau film de Jane Campion est un instant délicieusement tragique. Quelle réussite que d’évoquer la vie d’un poète, en l’occurrence celle de John Keats, sans sombrer dans un banal biopic, plus prompt à dispenser des anecdotes qu’à se glisser entre les voiles de la création. La poésie se vit et ne s’apprend pas, voilà ce que nous dit Keats à travers la voix de Jane Campion. Chaque séquence du film se compose comme autant de vers éphémères et lumineux pour dire l’attachement de deux êtres, la beauté et l’innocence de l’amour, l’amitié… Dans cette nature magnifiée par l’objectif de Campion, le romantisme est exalté, l’intimité caressée. Teinté de classicisme, ‘Bright Star’ affiche cependant une spontanéité, une immédiateté, un rythme très moderne. Modernité que l’on retrouve dans l’envie de dresser le portrait d’une femme singulière, Fanny Brawne. Un film subtil dans lequel l’amour et la jeunesse sont à portée de main.
  Source : www.evene.fr
   
 Comme au cinema
 

Entre le ténébreux et l’insolente (qu’il traita de "pimbêche"), une fulgurante passion naquit que Campion raconte avec une remarquable élégance et des acteurs délicieux : Abbie Cornish et Ben Whishaw. (Comme au Cinema -La rédaction)

Jane Campion signe ici l'un de ses plus beaux films, une romance intense et pudique qui évite les éceuils de la reconstitution historique. (Métro - Jérôme Vermelin)

La force du film est de provoquer chez le spectateur une puissante empathie. (…) Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l’amour. (Télérama - Aurélien Ferenczi)

Après s’être fourvoyée avec In The Cut, thriller faussement sulfureux, Jane Campion revient aujourd’hui à une approche beaucoup plus suggestive de la passion, qui renoue avec l’évanescence de Sweetie et Un Ange à Ma Table. (Les Cahiers du Cinéma - Nicolas Azalbert)

Après presque six ans d’absence sur les écrans et plusieurs films bancals, Jane Campion retrouve enfin, grâce à Bright Star, la place qui est la sienne : au firmament du cinéma mondial. (Première - D.R.-B.)

Bright Star est une grande histoire d'amour chimérique, magnifiée par la mise en scène de Campion et la photographie de Greig Fraser. (Brazil - Johan Girard)

Jane Campion sublime la poésie. (Studio CinéLive - So.B.)

Une histoire d'un romantisme fou, que Jane Campion (...) sublime à l'écran. (Elle - Françoise Delbecq)

  Source : www.commeaucinema.com
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